| Naissance | |
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| Décès |
(à 51 ans) Annecy |
| Sépulture |
Cimetière de Loverchy à Annecy |
| Nationalité |
française |
| Activité | Militaire Buraliste |
| Conflit | |
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| Distinction |
Victor Curtat-Cadet, couramment appelé Victor Curtat, né le à Annecy et mort dans la même ville le , est un militaire français qui s'est illustré au cours de la guerre franco-allemande de 1870 : alors qu'il avait dix-huit ans, il a pris à Dijon l'un des deux seuls drapeaux allemands conquis pendant le conflit.

En avril 1869, à l'âge de 16 ans, Victor Curtat s'engage volontairement dans la Légion Romaine. Il la quitte en 1870, lorsqu'elle est dissoute. En 1870, il rejoint les francs-tireurs du Mont-Blanc du capitaine Léon Tappaz, qui font partie de la 4ème Brigade de l'Armée des Vosges dirigée par Ricciotti Garibaldi, fils du révolutionnaire italien Giuseppe Garibaldi.
Du 21 au 23 janvier 1871 se déroule la troisième et dernière bataille de Dijon, les forces allemandes voulant conquérir la ville. Dans l'après-midi du 23 janvier, près de la route de Langres, actuelle avenue du Drapeau, des chasseurs des Alpes, des francs-tireurs de l'Isère et des francs-tireurs du Mont-Blanc (parmi lesquels se trouve Curtat) se retranchent dans l'usine de noir animal Bargy pour attendre l'attaque d'un bataillon d'Allemands bien supérieur en nombre. Par des tirs réussis depuis l'usine, les Français anéantissent quasiment le bataillon ennemi. Au péril de sa vie, Curtat sort dans la cour de l'usine et s'empare du drapeau du 8ème Bataillon du 61ème régiment poméranien,. Il a raconté :
« Je suis sorti tout seul, par la petite porte de l’usine, malgré la défense expresse qui en avait été faite et ai arraché, sous le feu de l’ennemi, le drapeau à un Prussien blessé. Il était 4 heures du soir. » Et Curtat a précisé que « La hampe du drapeau a été brisée, alors que je rentrais en courant, au milieu d’une grêle de projectiles, portant le drapeau sur mon épaule ».
Ce drapeau est l’un des deux seuls capturés par les forces françaises durant la guerre, ce qui fait de cet événement un exploit exceptionnel. Oublié un moment à Paris, il est remis en 1888 aux Invalides où il a été exposé dans la chapelle.
Après la guerre, Curtat n’est pas oublié, mais il ne reçoit pas de distinction honorifique pour son acte héroïque. Il a douze enfants dont sept survivent, et qu'il élève avec le salaire de l'emploi modeste qu'il exerce à Annecy. C'est tardivement, l'année de sa mort, qu'il reçoit la médaille militaire.
