| Naissance | Liège (Belgique) |
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| Décès | (à 69 ans) Ixelles (Belgique) |
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| Origine | ||
| Grade | Lieutenant-général | |
| Années de service | 1877 | |
| Conflits | Première Guerre mondiale | |
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Victor Deguise, né à Liège le et mort à Ixelles (Bruxelles) , est un militaire belge. Lieutenant-général de l'armée belge il est durant la Première Guerre mondiale gouverneur-général de la position fortifiée d'Anvers et participe au siège d'Anvers.
Victor Joseph Dieudonné Deguise, né à Liège le , est le fils de Dieudonné Deguise, chef d'institution, et de Joséphine Derkens.
Le , il est admis à l'École royale militaire dans la section armes spéciales (génie). En 1877, Il est promu lieutenant du génie. Répétiteur du cours de fortification en , il est nommé à partir de (jusqu'en 1908), professeur de fortifications à l'École royale militaire. Dans sa mission d'enseignement et dans ses écrits, il s'inspire des idées et des principes du général Brialmont dont il se considère le disciple. Il se montrait cependant favorable à des ouvrages de fortification plus petits qui offraient une cible moins importante.

Entre 1909 et 1911, il est le commandant des unités du génie à Bruxelles. Entre 1911 et 1914, il devient directeur des fortifications de la Position fortifiée de Liège, sous les ordres du gouverneur de la place (et de la troisième circonscription militaire).
En , il est délégué belge aux expériences d'Otchakoff (sur la mer noire) qui démontrent que des blindages similaires à ceux des fort belges de type Brialmont ne résistent pas à des tirs d'artillerie de calibre 280 mm. D'autre part, le commandement russe informe Deguise que l'Allemagne disposera sous brefs délais de pièces d'artillerie d'un calibre égal ou supérieur à 280 mm et que les Autrichiens disposent déjà de pièces d'artillerie à tir vertical d'un calibre supérieur à 280 mm. Au vu de ces résultats, Deguise propose vainement pour les forts belges l'application d'armatures métalliques (en béton armé). Le , il fournit à la demande du général Leman, gouverneur de la position fortifiée de Liège, un plan détaillant les ressources nécessaires à la défense pour résister à une attaque venant de l'Allemagne.

Le , il est promu lieutenant-général, grade le plus élevé dans la hiérarchie militaire belge.

Au début de la Première Guerre mondiale en , il est l'adjoint du lieutenant-général Arthur Dufour, gouverneur militaire de la position fortifiée d'Anvers. Á ce poste, il est chargé de mettre en état de défense les fortifications d'Anvers. Le siège d'Anvers par l'armée allemande ayant déjà débuté, il est nommé le , en remplacement du général Dufour relevé de ses fonctions pour ses critiques sur le plan stratégique belge. Sur base de son expérience des fortifications, il savait que la place forte d'Anvers et ses forts était dépassés vu les progrès de l'artillerie de siège. Il tient pourtant tête aux allemands jusqu'au début , l'armée belge effectuant trois sorties offensives avant le repli de l'armée belge et du contingent britannique sur l'Yser. L'arrivée de l'artillerie de siège allemande libérée par la chute de la place forte de Maubeuge et l'effet destructeur des obusiers de 420 mm (« Grosse Bertha ») à partir du , rend la position des forts d'Anvers intenable.

Le , l'armée belge de campagne évacue la place forte. Le , les forts tombent progressivement, étant soit détruits par l'artillerie allemande soit abandonnés. La deuxième ligne de forts et la ville d'Anvers, se retrouvent sous le feu de l'artillerie allemande. Ce même jour, le commandant des fusiliers anglais notifie à Deguise le retrait des forces anglaises ce qui l'incite à y ajouter le retrait de la 2edivision d'armée belge pour rejoindre l'armée de campagne belge. La résistance à Anvers est désormais assumée par les seules troupes belges de forteresse dont une partie a déjà d'initiative accompagné l'armée de campagne. Le souci principal de Deguise, sachant la place condamnée, était d'extraire le maximum de soldats belges de la place, leur permettant ainsi de reprendre le combat sur le front d' l'Yser.
Le soir du 8, Deguise quitte Anvers pour s'installer avec une partie de son état-major et s'installe au fort Sainte-Marie sur la rive gauche de l'Escaut. Le , il se résigne à rendre la place d'Anvers aux Allemands.
Prisonnier à Magdebourg en Allemagne puis interné en Suisse et enfin rapatrié en France pendant la guerre, il ne reçoit après l'armistice de 1918 aucun honneur pour la résistance d'Anvers. Un conseil de guerre l'acquitte du fait de la reddition de la place d'Anvers.
Á la suite de son décès à Ixelles (Bruxelles) , ses funérailles ont lieu dans l'intimité.