| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Victor Marie Robert Emmanuel Dillard |
| Nationalité | |
| Formation |
Droit, économie, philosophie et théologie |
| Activités |
| Ordre religieux | |
|---|---|
| Membre de | |
| Grade militaire | |
| Conflits | |
| Lieu de détention | |
| Distinctions | |
| Fête |
| Victor Dillard | |
| Ordre religieux | Compagnie de Jésus |
|---|---|
| Béatification | Paris par Léon XIV |
| Fête | 5 mai |
| modifier |
|
Victor Dillard, né le , à Blois (Loir-et-Cher, France) et mort le au camp de concentration de Dachau (Allemagne), est un prêtre jésuite français. Écrivain social dans l'entre-deux-guerres et prêtre au service des Français victimes du STO en Allemagne, il est arrêté par la Gestapo. Il fait partie des cinquante martyrs français de la Seconde Guerre mondiale béatifiés en par le pape Léon XIV, représenté par le cardinal Jean-Claude Hollerich.
Victor Dillard, né le à Blois (Loir-et-Cher), est issu d'un milieu bourgeois, au sein d'une fratrie de dix enfants (sept fils), dont Robert (1889-1968, polytechnicien, élève de l'école navale, futur contre-amiral), Pierre (1891-1915, mort pour la France, élève comme son frère de l'école navale. Un autre de ses frères, Étienne Dillard, est le père de la chanteuse Françoise Hardy.
Victor Dillard est un élève brillant au Lycée privé de Notre-Dame des Aydes de Blois et est reçu au baccalauréat en . Voulant apporter une contribution active à sa patrie lors la Première Guerre mondiale, il s’engage dans l’armée française cette même année. Sous-lieutenant, il est blessé et plusieurs fois cité.
Démobilisé, il entre en chez les jésuites pour faire son noviciat. Durant sa formation, il étudie le droit, l'économie politique et la théologie. Dès 1927, il fait paraître des études qu'il rédige sur base de ses expériences lors de voyages en Angleterre, Allemagne, Suisse et Autriche. Il est ordonné prêtre en 1931 et commence ses prédications à destination des jeunes où se manifestent ses préoccupations économiques et sociales. Son livre Lettres à Jean-Pierre pour devenir un homme (1938) en est la traduction littéraire.
En 1937, il est nommé à l'association Action Populaire de Vanves. Il voyage beaucoup en Europe et en Amérique et, avec la documentation rassemblée, il écrit de nombreux articles qui sont publiés dans les revues Action populaire, Études, La Vie intellectuelle, etc. Parallèlement, il prépare une thèse portant sur L'évolution des la monnaie en France qu'il soutiendra en 1941 à Toulouse.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé comme capitaine d'artillerie. À la suite de la bataille de France de mai-juin 1940 et l'invasion consécutive de la France par l'armée allemande, il est fait prisonnier. Il s'évade et prêche à Vichy (Radio Londres l'appelle « le seul homme courageux »). Il retrouve des Jocistes dans des camps de vacances et trouve le temps d'écrire un second volume de Lettres à Jean-Pierre. Il fonde également un groupe d'Action catholique des fonctionnaires et soutient la Résistance. Visitant les prisonniers politiques à Bourrassol, il se fait remarquer par la Gestapo.
Il pense d'abord s'exiler en Afrique du Nord, mais lorsque l'occupant décide d'imposer le Service du travail obligatoire (STO), le Père Dillard décide d'organiser pour ces travailleurs-prisonniers une aumônerie clandestine outre-Rhin. Il arrive à Wuppertal comme électricien. Trahi et arrêté en tant que religieux catholique, il est interné au camp de concentration de Dachau en . Il y meurt le , affaibli par la maladie et les atrocités du camp.
Outre ses nombreuses publications, il a collaboré avec la Revue d'économie politique, La Revue des Deux Mondes, la Revue des jeunes, les Cahiers d'action religieuse et sociale, Le Monde ouvrier et surtout Cité nouvelle.
L'abbé Victor Dillard est récipiendaire des décorations suivantes :
