Le Vide KBC (en anglais KBC Void ou Local Hole) est une immense région spatiale relativement vide. Il est nommé d'après les astronomes Ryan Keenan, Amy Barger et Lennox Cowie, qui l'ont étudié en 2013, bien que l'existence de cette zone avec une sous-densité ait été l'objet de différentes publications et d'articles de recherche avant 2013,.
Cette sous-densité est proposée comme étant à peu près sphérique, d'environ 2 milliards d'années-lumière (600 mégaparsecs) de diamètre. Comme pour les autres vides, il n'est pas complètement vide mais contient la Voie lactée, le Groupe local et la plus grande partie du Superamas de Laniakea. La Voie lactée se trouve à quelques centaines de millions d'années-lumière du centre du vide.
La question de savoir si l'existence du vide KBC est compatible avec le modèle ΛCDM est débattue. Alors que Haslbauer et al. défendent que des vides aussi grands que le vide KBC sont incompatibles avec ΛCDM, Sahlén et al. soutiennent en revanche que l'existence de supervides tels que le vide KBC est cohérente avec la théorie. Les galaxies à l'intérieur d'un vide subissent une attraction gravitationnelle de l'extérieur du vide, ce qui donne une valeur locale plus grande pour la constante de Hubble, une mesure cosmologique de la vitesse d'expansion de l'univers.
Une étude de 2025 démontre que les données relatives aux mesures des oscillations acoustiques baryoniques (en anglais, BAO), effectuées depuis 20 ans, s'écartent des attentes de la cosmologie homogène du modèle ΛCDM de Planck et semblent bien confirmer l’existence du vide local KBC, qui introduit des contributions additionnelles au décalage vers le rouge; vide local dont l’existence a été démontrée antérieurement par des considérations sans rapport avec les données BAO ou la tension de Hubble,.
Références
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé «KBC Void» (voir la liste des auteurs).
↑À ne pas confondre avec le Vide local, désigné Local Void en anglais.
↑(en) M. Haslbauer, I. Banik et P. Kroupa, «The KBC void and Hubble tension contradict LCDM on a Gpc scale – Milgromian dynamics as a possible solution», Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol.499, no2, , p.2845–2883 (ISSN0035-8711, DOI10.1093/mnras/staa2348, Bibcode2020MNRAS.499.2845H, arXiv2009.11292)
↑(en) Indranil Banik et Vasileios Kalaitzidis, «Testing the local void hypothesis using baryon acoustic oscillation measurements over the last 20 yr», Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol.540, (lire en ligne)