Vincent Batbedat

Vincent Batbedat
Vincent Batbedat en 1995.
Naissance
Décès
Nom de naissance
Albert Louis Vincent BatbedatVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Formation
Mouvement
Influencé par
Père
Gérard Batbedat (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Fratrie
Site web

Vincent Batbedat né le à Poyanne (Landes) et mort le dans le 4e arrondissement de Paris,, est un sculpteur et graveur français.

Biographie

Vincent Batbedat est le fils de l'écrivaine Jeanne Laborde Batbedat, connue sous le pseudonyme de Claude Fayet (1895-1986). Il étudie à Paris à l'École d'architecture, puis à l'École nationale supérieure des beaux-arts et à l'Académie Julian de 1950 à 1954.

Sa rencontre, en 1962, avec Michel Seuphor influence une partie de son œuvre vers un art construit rigoureux.

L'art de Vincent Batbedat est essentiellement une mise en forme du vide. Ses sculptures reposent d'abord sur le travail de la pierre puis du tube carré en métal. Il appartient au groupe Co-Mo (constructivisme et mouvement). On l'a connu longtemps pour ce qui est vite apparu comme sa spécificité : le travail de tubes d'acier inoxydables de section carrée qu'à force de pliures et à l'aide de quelques soudures, il est parvenu à modeler dans une extrême rigueur géométrique et selon plusieurs échelles, du bijou au monument.

Également dessinateur, il rencontre l'imprimeur en taille-douce Paul Haasen qui l'initie à la gravure. Auteur de burins, il a publié onze livres — où ses œuvres sont parfois accompagnées d'un texte de sa composition ou de celui d'un autre auteur — entre 1972 et 1999.

Son autofiction, Le Prix de mon âme. Notes pour servir à la vie d’un sculpteur, est publiée de manière posthume en 2012 par les Éditions Al Manar.

Il était marié à Michèle Broutta, galeriste spécialisée dans l'estampe.

Expositions

Œuvre

Sculpture monumentale

« La première intention de la sculpture fut de mettre en correspondance les hommes et les dieux. Et il en reste bien des traces. Aujourd’hui, dans notre monde occidental, beaucoup ne croient plus ni au ciel ni aux dieux, et le divorce entre l’architecture et la sculpture est irrémédiable. L’architecte abandonne une place au sculpteur : il ne la lui aménage pas ; encore moins construit-il pour elle. N’empêche que nous, les sculpteurs, rêvons encore de monumental intégré à l’architecture, car si la sculpture est apte à humaniser certains lieux, c’est surtout l’homme qu’elle cherche à humaniser, à travers ces lieux. »

— Vincent Batbedat[réf. nécessaire]

  • 1956 : Relief en pierre, taille directe, Forge d'Uza (Landes).
  • 1963 : Relief bois peint, 200 × 200 cm, rue Exelmans, Versailles.
  • 1969 : Fontaine, acier inox hauteur 800 cm, Versailles.
  • 1971 : Structure d’angle, acier inox, 500 × 250 × 250 cm, Banque de l’union Occidentale, Paris.
  • 1971 : Épure d’un lieu, acier inox hauteur 800 cm, CES Mortain.
  • 1975 : Triangle tridimensionnel, acier inox hauteur 500 cm lycée Alain, Alençon.
  • 1975 : Structuration d’espaces couverts, aluminium 600 × 5 000 cm, La Madeleine Evreux.
  • 1975 : Mur courbe et axiale, acier inox mur 600 × 200 cm, axiale hauteur 500 cm, Elancourt Maurepas.
  • 1975 : Oblique, acier inox longueur 1 000 cm, Orsay.
  • 1976 : Mur d’entrée, 200 × 200 cm avec structures grilles 200 × 600 cm, acier inox, ESEAT Rennes.
  • 1976 : Structure relief, acier inox, 350 × 900 cm, centre commercial du Mont Pilat, Saint-Étienne.
  • 1976 : Mobiles, acier inox, 500 × 1 500 cm La Ferté-Macé.
  • 1976 : Mur du soleil, acier inox, diam. 400 cm, faculté des sciences, Rennes.
  • 1977 : Structure verticale, acier inox, 250 cm, Houilles.
  • 1978 : Structure enroulée, Le Chesnay.
  • 1978 : Envol, acier inox, école maternelle du Chesnay.
  • 1978 : Piège de lumière, acier inox, hauteur 600 cm, Sarcelles.
  • 1979 : Mur transparent, inox, Bois de Maurepas.
  • 1979 : Structure, acier peint, 180 × 700 × 300 cm, Foire internationale Washington.
  • 1979 : La Timone, relief mural, acier inox, 400 × 900 cm, Marseille.
  • 1981 : Le Grand Losange, inox, CES Louis Blériot, Toury.
  • 1981 : Grand losange', acier peint, 200 × 200 × 45 cm, FnAc Syrinks.
  • 1984 : Les Gardiens, inox, Decize.
  • 1985 : Double pyramide, acier inox, hauteur 500 cm, Saint-Amand-Montrond.
  • 1986 : Ziggourat, grès, musée des Beaux-Arts de Dijon.
  • 1987 : Éloge du carré, acier inox, 160 × 160 × 100 cm, château Siran, Labarde.
  • 1991 : Paris-Tokyo, acier inox, 190 × 70 × 50 cm, Aérospatiale, Suresnes.
  • 1991 : Enroulement triangulaire, acier inox, 200 × 140 cm, Témoignage chrétien, Paris.
  • 1994 : Spirale, acier inox, hauteur 800 cm, chambre de commerce et d’industrie, Mont-de-Marsan.
  • 1998 : Relief en hommage à Marcel Dupré, acier inox, Conservatoire de musique, Meudon.
  • 1999 : Signe du temps, acier inox, 180 × 320 × 620 cm.
  • 2003 : La Lune, acier inox, hauteur 500 cm, localisation inconnue.
  • 2010 : Odyssée, acier inox, 510 × 80 × 80 cm, localisation inconnue.

Bibliophilie

  • Le Prix de mon âme. Notes pour servir à la vie d'un sculpteur, Paris, éditions Al Manar, , 162 p. (ISBN 979-10-90836-12-9).
  • La Légende de Silice,
    textes et reproductions de l'artiste, 21 × 21 cm.
  • Les Manteaux de soleil, Paris, éditions OGC Michèle Broutta, , 39 p. (BNF 39057582)
    dessins et textes.
  • Tours d'ivoire et de Terre, Paris, éditions OGC Michèle Broutta, (BNF 40290055)
    textes et illustrations en lithographie tirés par l'Imprimerie nationale.
  • Méditations géométriques. Hommage à Luc Peire, Paris, éditions OGC Michèle Broutta,
    album de 8 sérigraphies numérotées et signées, 48 × 48 cm.
  • Les Arbres, Paris, éditions OGC Michèle Broutta,
    textes inédits et 9 sérigraphies, 25 × 25 cm, numérotées et signées.
  • Les Villages, Paris, éditions OGC Michèle Broutta,
    textes inédits et 14 sérigraphies, 25 × 25 cm, numérotées et signées.
  • Les Marches, Paris, éditions OGC Michèle Broutta,
    album de 5 sérigraphies, 37,5 × 55 cm, numérotées et signées.
  • Michel Virlogeux, Les Ponts, Paris, éditions OGC Michèle Broutta,
    préface de M. Virlogeux, postface de V. Batbedat, poèmes anonymes et 9 sérigraphies, 25 × 25 cm, numérotées et signées.
  • Les Roues, Paris, éditions OGC Michèle Broutta, (BNF 40345218)
    textes et 9 sérigraphies numérotées et signées, 25 × 25 cm.
  • Les Portes, Paris, éditions OGC Michèle Broutta,
    album de 10 sérigraphies, 25 × 25 cm, numérotées et signées.
  • Le Vide, Paris, éditions OGC Michèle Broutta,
    album de 9 sérigraphies, 25 × 25 cm, numérotées et signées.
  • Le Lézard ou la structuration du geste de la joie, Paris, éditions OGC Michèle Broutta, , 79 p. (BNF 41622777)
    dessins et textes, 80 p., 53 dessins, 24,5 × 24,5 cm.
  • Paysages à pas comptés, Paris, éditions OGC Michèle Broutta,
    album de 10 sérigraphies numérotées et signées, 100 × 25 cm, texte de Jean Cabriès.

Notes et références

  1. ↑ « Fichier des décès », sur deces.matchid.io (consulté le ).
  2. 1 2 3 « Vincent Batbedat (1932-2010) », Nouvelles de l'estampe, no 232, 2010, p. 66.
  3. ↑ Présentation de l'exposition sur amac-chamalieres.com.

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes