Vincenzo Cuoco

Vincenzo Cuoco
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signature de Vincenzo Cuoco
Signature.
Plaque commémorative.

Vincenzo Cuoco, né le et mort le , est un écrivain italien. Il est principalement connu pour son Saggio Storico sulla Rivoluzione Napoletana del 1799 (Essai Historique sur la Révolution Napolitaine de 1799).

Biographie

Platone in Italia, vol. 1, 1928

Jeunesse

Vincenzo Cuoco était né dans une famille de classe moyenne dans la ville de Civitacampomarano, près de Campobasso dans la région Molise du centre de l'Italie. Son père, Michelangelo Cuoco, est un avocat et un économiste, tandis que sa mère est Colomba de Marinis. Il a étudié dans sa ville natale.

La Révolution

Il vient à dix-sept ans faire son droit à Naples. Il s'y intéresse peu. Il se lie avec Cirillo, Delfico et surtout Galanti ; comme eux, il devient un disciple de Vico et de Filangieri.

Une révolution éclate dans sa patrie, en 1799, sous les auspices des Français ; il prend son parti et devient un des moteurs de la république parthénopéenne.

Il  vit avec la belle Luisa Sanfelice. Un partisan de la cause royale, nommé Baccher, s'éprend d'elle ; pendant que les troupes royales s’approchent de Naples, sous les ordres du cardinal Ruffo, il menace Cuoco de le livrer à la justice royale. Cuoco dénonce Baccher aux autorités de la république ; Baccher est arrêté et exécuté. L’armée royale entre dans Naples, Cuoco s'enfuit et madame Sanfelice est condamnée à mort.

Cuoco se réfugie en France ; il publie un tableau des évènements, sous le titre : Rivoluzioni di Napoli. Cet ouvrage est traduit en français par un anonyme dans la même année (Paris, 1800, in-8°).

Après la bataille de Marengo, Cuoco rentre en Italie. À Milan, il est accueilli par le président Melzi, qui lui confie la rédaction du journal officiel qu’il venait de créer, le Giornale Italiano.

Sans partager les idées du temps (renforcer le pouvoir impérial), il montre de la souplesse ; lorsqu’Eugène de Beauharnais devient vice-roi de la Lombardie, il reste en poste.

Il travaille à un roman philosophique : Platone in Italia. traduzione del greco, Milan. 1806. 3 vol. in-8°, une imitation du Voyage d’Anacharsis de Barthélémy.

Le roman a du succès ; Cuoco y contribue en lui publiant dans son journal des éloges fréquents et outrés, répétés par les journaux de la péninsule. Il eut plusieurs éditions, et fut traduit en plusieurs langues, en français par Bertrand Barère, sous le titre de Voyage de Platon en Italie, Paris, 1807, 3 vol. in-8°.

En 1806, les Bourbons sont expulsés de Naples, remplacés par Joseph Bonaparte. Cuoco revient à Naples, bien accueilli par le nouveau roi. Il est nommé membre de la cour de cassation, du conseil d’État, et commandeur de l’Ordre royal des Deux-Siciles.

Envoyé vers Napoléon, en 1810, il reçoit l’Ordre de la Couronne de fer. Murat remplace Joseph sur le trône de Naples. Cuoco est nommé à la direction du trésor public ; peu intéressé, il souhaite devenir ministre de l’intérieur, à la place de l’avocat Zurlo, sans succès.

En 1813, prévoyant que le trône de Joachim allait tomber, il manifeste son désir d'une nouvelle révolution dans sa patrie.

Restauration

La Restauration de 1815 le trouve dans cette espèce d’opposition. Ferdinand IV, en remontant sur le trône, lui conserve son emploi de directeur du trésor.

Cuoco vit au milieu d’une cour, qu’il a autrefois attaquée avec violence, d'où quelques désagréments.

Un jour qu’il s’entretenait avec le plus jeune des fils du roi, ce prince, qui ne connaissait pas sa conduite antérieure ni ses écrits, lui témoigne son désir de lire son Histoire de la révolution de Naples.

Cuoco en conçut une grande inquiétude, rentra chez lui dans une sorte de délire, et jeta au feu la plupart de ses manuscrits, notamment une suite à son Voyage de Platon. Il y soutenait que les chants d’Homère ne sont pas d’origine grecque, mais bien italienne.

Cuoco vivra encore dix ans, d’une modique pension due à la faveur royale ; il ne retrouva pas la raison. Il mourut à Naples, le , des suites d’une fracture de la cuisse.

Une longue notice sur lui parut dans l’Anthologie de Florence.

Notes et références

Liens externes

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