Vline Buggy

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Vline Buggy
Description de cette image, également commentée ci-après
Vline Buggy lors de la remise des insignes des Arts et des Lettres en 2018.
Nom de naissance Liliane Konyn
Naissance
16e arrondissement de Paris
Décès (à 97 ans)
Neuilly-sur-Seine
Nationalité française
Profession
Ascendants
Géo Koger (père)
Famille
Vline (sœur)
Auteur
Genres

Œuvres principales

Biche, ô ma biche, Belles ! Belles ! Belles !, Céline
Le Pénitencier, Adieu monsieur le professeur
Les Bals populaires, Pour le plaisir

Vline Buggy est une parolière française, née le dans le 16e arrondissement de Paris et morte le à Neuilly-sur-Seine.

Elle débute sous le pseudonyme de Buggy, écrivant en duo avec sa sœur, Évelyne Yvonne Konyn (1926-1962) dite Vline. Après la mort prématurée de celle-ci, elle combine leurs pseudonymes pour poursuivre sa carrière sous le nom de Vline Buggy.

Biographie

Jeunesse

Évelyne Yvonne et Liliane Konyn, nées respectivement le dans le 17e arrondissement et le dans le 16e arrondissement de Paris, sont les filles du parolier Georges Konyn dit Géo Koger (1894-1975), connu notamment pour sa collaboration avec le compositeur Vincent Scotto sur les chansons J'ai deux amours chanté par Joséphine Baker et La Java bleue créée par Fréhel,, et de Thérèse Serette Lévy (1899-1956).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la famille, d'origine juive, doit quitter Paris ; une grand-mère et une tante des deux jeunes femmes meurent dans les camps de concentration nazis.

Carrière

Vline et Buggy

Buggy en 1946, lors de son inscription à la Sacem.

Au lendemain la Seconde Guerre mondiale, les deux sœurs se lancent à leur tour dans l'écriture de chansons sous les pseudonymes de Vline et Buggy. Vline adhère comme autrice à la Sacem le 7 mars 1945 en qualité d'autrice, puis le 27 mars 1947 en tant que compositrice ; Buggy le 9 septembre 1946 comme autrice, puis le 26 juin 1949 comme compositrice

Elles écrivent notamment pour Georges Ulmer (Nicole, L'Amour et l'Argent), Anny Gould (Je crois rêver), Yves Montand (Le Puits), Luis Mariano (Encore) avant de se tourner à la fin des années 1950 vers la nouvelle génération des yéyés.

Elles adaptent entre autres plusieurs chansons de Cliff Richard pour Les Chats sauvages : C'est pas sérieux (Theme for a Dream), Sous le ciel écossais (When the Girl in Your Arms), Laisse-moi rire (Lessons in Love) et Au moins huit jours (Please Don't Tease).

Vline Buggy

Évelyne tombe malade et meurt en ,. Liliane continue alors sous leurs pseudonymes réunis : Vline Buggy,,.

Elle entre la même année aux éditions Tropicales. Le directeur, Rudy Revil, lui demande alors d’adapter une chanson américaine, Made to Love des Everly Brothers. Après avoir modifié le « Rien, rien, rien » de sa première version en « Belles, belles, belles », la chanson est enregistrée par Claude François, devenant le premier succès d'une longue collaboration comprenant plus de soixante-dix chansons dont Si j'avais un marteau (1963), La Ferme du bonheur (1964), Le Jouet extraordinaire (1966) et C'est comme ça que l'on s'est aimé (1977), et interrompue par une fâcherie avec le chanteur en 1967, puis par la mort du chanteur en 1978.

En 1964, elle adapte avec Hugues Aufray Le Pénitencier pour Johnny Hallyday. Deux ans plus tard, Hugues Aufray enregistre une chanson refusée par Claude François et Richard Anthony, et qui devient l'un de ses plus grands succès : Céline,. En 1968, ils cosignent deux autres tubes du chanteur : Adieu monsieur le professeur et Le Petit Âne gris.

Parmi les autres grands succès de Vline Buggy (qui ne parle pas anglais), on peut citer Biche, ô ma biche pour Frank Alamo adapté de Sweets for My Sweet du groupe The Drifters, La vie commence à soixante ans pour Tino Rossi, Les Bals populaires, Et mourir de plaisir et J’habite en France pour Michel Sardou, etc.

En 1971, Vline Buggy met un studio d'enregistrement à la disposition du compositeur Michel Pelay et du jeune Alain Chamfort. C'est là qu'ils produisent des chansons pour Sylvie Vartan, Sheila, Nicoletta, Hervé Vilard, Petula Clark, etc..

En 1973, sa chanson Tu te reconnaîtras, interprétée par Anne-Marie David et composée par Claude Morgan, remporte le grand prix du Concours Eurovision de la chanson pour le Luxembourg.

Vline Buggy contribue également à la popularité de Linda de Suza (Le Portugais, Les Œillets rouges) et d'Herbert Léonard (Pour le plaisir, Amoureux fous avec Julie Pietri).

Retraite et mort

Après plus de quarante ans de carrière, Vline Buggy décide de prendre sa retraite.

Elle meurt le à Neuilly-sur-Seine à l'âge de 97 ans,,.

Chansons

Pour Claude François

(par ordre chronologique)

  • Belles ! Belles ! Belles ! (Made to love « Girls, girls, girls » des Everly Brothers, musique de Phil Everley), 1962
  • Marche tout droit (Walk right in de Gus Cannon et Hosea Woods), 1963
  • Pauvre petite fille riche, musique de Hubert Giraud, 1963
  • Si j'avais un marteau (If I Had a Hammer, de Lee Hays et Pete Seeger), 1963
  • La Ferme du bonheur (Mockingbird Hill de Les Paul, Mary Ford, de V. Horton, adaptation musicale de René Rouzaud), 1964
  • Donna Donna, musique de S. Secunda, 1964
  • Je sais, musique de Claude François et Gérard Gustin, 1964
  • Geordie (d'après Geordie, un folk-song anglo-écossais), 1965
  • Les Choses de la maison (The Things in this house de Bobby Darin), 1965
  • Mais combien de temps, musique de Claude François, 1966
  • Le Jouet extraordinaire (The Marvellous toy de Tom Paxton), 1966
  • Tout ça c'était hier (Spare A Thought For Me de Jon Washington, Barry Mason & Les Reed)
  • Tout le monde rit d'un clown (Everybody loves a clown de Gary Lewis & The Playboys de Gary Lewis, L. Russell et T Lesslie), 1966
  • J'attendrai (Reach Out I'll Be There des The Four Tops, musique de Lamont Dozier), 1966
  • Amoureux du monde entier (Lovers of world unite de The Vogues (en), œuvre de Roger Cook & Roger Greenaway), 1966
  • Sur le banc 21 (Bench #3 at Waterloo station de Filter Deluxe et Stephens Geoffroy), 1966
  • Chacun à son tour (Gone from my mind de Les Reed), 1966
  • Avec la tête, avec le cœur, musique de Claude François et Jean-Pierre Bourtayre, 1968
  • Toute la vie, musique de Guy Magenta, 1967
  • Tu n'as pas toujours dit ça, musique de Jean-Pierre Allane et Claude François, 1968
  • Une petite fille aux yeux rouges, musique de Jean-Pierre Bourtayre, 1969
  • Mon cœur est une maison vide, musique de Claude François et Jean-Pierre Bourtayre, 1969
  • Menteur ou cruel, musique de Claude François et Jean-Pierre Bourtayre, 1969
  • Il reste toujours, musique de Claude François et Jean-Pierre Bourtayre, 1969
  • Olivier, musique de Jacques Revaux et Claude François, 1970
  • C'est Noël et j'aurai tout ça, musique de Claude François, 1970
  • Des roses de Noël, coécrite avec Yves Dessca, musique de Michel Pelay et Alain Chamfort, 1970
  • Vivre de soleil, musique de Michel Pelay et Alain Chamfort, 1970
  • Les Femmes de France, musique de Chris Gautry, 1971
  • Quelquefois, musique de Claude François et Jean-Pierre Bourtayre, 1976
  • Quand je chanterai une chanson d'amour (Everytime I sing a love song, de Gloria Sklerov et Phyllis Molinary), 1977
  • C'est comme ça que l'on s'est aimé, musique de Claude François et Jean-Pierre Bourtayre, 1977
  • Comme une chanson triste, musique de Claude François et Jean-Pierre Bourtayre, 1977
  • Drame entre deux amours (Torn Between Two Lovers de Mary MacGregor, composé par Yarrow Cheney, Peter, Paul and Mary), 1977

Note : la liste est incomplète, Vline Buggy ayant écrit en tout 73 textes de chansons pour Claude François selon la source citée en tête de section.

Pour d'autres chanteurs

(par ordre alphabétique)

Distinctions

Son insigne lui est remis par Hugues Aufray le , dans les locaux de la Sacem, en présence du président Jean-Claude Petit, de nombreux artistes et d'amis compositeurs ou paroliers.

Récompenses

Notes et références

Notes

  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 Coécrite avec Claude François.
  2. 1 2 3 4 5 Coécrite avec Yves Dessca.
  3. ↑ Grand prix du Concours Eurovision de la chanson 1973 pour le Luxembourg.
  4. ↑ Représentant le Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson 1976, il arrive à la 14e place.

Références

  1. ↑ Tables décennales (1923-1932) du 17e arrondissement sur Paris-Archives.
  2. ↑ Tables décennales (1923-1932) du 16e arrondissement sur Paris-Archives.
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Denis Cosnard, « Vline Buggy, parolière de Claude François, Johnny Hallyday et beaucoup d’autres, est morte », Le Monde, .
  4. 1 2 « Les fans de Céline en deuil : la star derrière le tube d'Hugues Aufray et ceux de Claude François (Belles, belles, belles) n'est plus », sur La DH Les Sports+, (consulté le ).
  5. ↑ « Vline », sur Musée Sacem.
  6. 1 2 3 4 5 « Vline Buggy », sur Musée Sacem.
  7. 1 2 3 « Belles! Belles! Belles, Pour le plaisir… Vline Buggy, parolière à succès de la chanson française, s'est éteinte à 97 ans », sur BFM TV, .
  8. 1 2 3 4 5 6 7 8 Anne Berthod, « Mort de Vline Buggy, parolière des plus grands succès de la variété française », Télérama, .
  9. ↑ État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  10. ↑ « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres été 2017 », sur ministère de la Culture, (consulté le ).
  11. ↑ Bertrand Guyard, « Hughes Aufray raconte comment Vline Buggy “a bouleversé le destin” de Céline Dion », sur Le Figaro, Paris, (consulté le ).

Liens externes