Le volume de transport est une mesure des quantités transportées. Il est notamment exprimé en passagers-kilomètres (pkm) pour le transport de passagers et en tonnes-kilomètres (tkm) pour celui des marchandises.
À l'échelle des pays, on emploie généralement les milliards de passagers-kilomètres, notés Gpkm. Cela correspond aux distances sur lesquelles les personnes se sont déplacées.
La demande de transport, mesurée en passagers-kilomètres, peut se décomposer selon :
avec :
Les véhicules-kilomètres (vkm) mesurent la circulation des véhicules. Les distances parcourues par les véhicules s'expriment en véhicules-kilomètres (de).
Le taux d'occupation est, d'après la tautologie de l'écologie des transports, le rapport entre le volume de transport exprimés en pkm, et la circulation des véhicules exprimées en vkm.
Le taux d'occupation moyen se mesure en nombre de passagers par véhicule. Dans l'identité de Kaya appliquée aux transports, l'inverse du taux d'occupation apparaît.
Un taux d'occupation élevé concourt à la décarbonation des transports. Dans le cas des transports collectifs, les consommations énergétiques intègrent dans la majorité des cas les volumes de transports et ne sont plus mesurées en kWh/100 km mais en kWh/100 pkm ou kWh/100 tkm (voir Efficacité énergétique dans les transports § Unités).
De façon similaire, le volume de transport s'exprime classiquement en tonnes-kilomètres.
À l'échelle des pays, on emploie généralement les milliards de tonnes-kilomètres, notés Gtkm.
Le tourisme à l'échelle mondiale exerce un effet néfaste sur l'environnement. Selon Nature, il serait hautement souhaitable de limiter la croissance du volume de transport de l'aviation, tout particulièrement celle générée par les vols à longue distance.
Le constat émanant de l'Union européenne selon lequel « la réduction de la demande pour l’aviation est le moyen le plus efficace de réduire [ses] émissions » pourrait augurer d'un report modal de l'avion court-courrier vers le train.
La mobilité à longue distance correspond aux déplacements au-delà de 50 km.
Pour l'Allemagne, la comparaison des années 2008 et 2018 donne les volumes de transport suivants pour les différents modes de transport :
| Gpkm et Gtkm respectivement | 2008 | 2018 |
|---|---|---|
| Ferroviaire | Courte distance: 46,971 Longue distance: 35,568 | Courte distance: 55,183 Longue distance: 42,886 |
| Marchandises sur route | 115,652 | 133,000 |
| Canaux | 0,0281 | 0,0141 |
| Maritime | 0,0346 | 0,0203 |
| Transports en commun |
Entreprises communales: 48,231 Privées: 31,351 | Entreprises communales: 47,674 Privées: 31,213 |
| Avion (lignes aériennes) | 159,0 | 215,0 |
| Motorisé individuel | 888,5 | 934,8 |
| Pipe-lines | 15,7 | 17,2 |
Selon une étude de l'Umweltbundesamt (en), la réduction de vitesse sur autoroutes et routes en Allemagne conduirait à un report modal vers le rail, d'autant plus prononcé que la réduction de vitesse serait importante.
La mobilité à longue distance (aussi appelée « voyage ») correspond aux déplacements au-delà de 80 km. Elle représente en moyenne 6,3 voyages par Français et par an. La mobilité à courte distance, aussi appelée mobilité du quotidien, correspond conséquemment aux déplacements en-deçà de 80 km.