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Walter Spitzer, né le à Cieszyn en Pologne, à la frontière de la Tchécoslovaquie et mort le à Paris, est un artiste peintre, lithographe et sculpteur français, d'origine polonaise, survivant et témoin de la Shoah.
Walter Spitzer naît le à Cieszyn en Pologne, à la frontière de la Tchécoslovaquie. Il est le fils de Samuel Spitzer, un fabricant de liqueur. Sa mère, Margaret (Gretta) Spitzer, est employée des chemins de fer. Il a un frère aîné, Harry Spitzer. La famille est peu pratiquante mais elle respecte les fêtes religieuses juives.
Son père, Samuel Spitzer, meurt de maladie après une chirurgie, en .
En , les Juifs sont bannis de Cieszyn et Walter Spitzer et sa famille se réfugient à Strzemieszyce Wielkie ou Strzemieszyce (aujourd'hui Dąbrowa Górnicza), où il travaille comme photographe et soudeur.
En 1940, son frère Harry Spitzer est arrêté par les Allemands.
En 1943, à l'âge de 16 ans, Spitzer est déporté au camp de concentration de Gross-Rosen, situé près de la gare ferroviaire de Breslau (appelé aujourd'hui Wroclaw, en Pologne), puis à Blechhammer, camp de travail rattaché à Auschwitz,.
À Auschwitz, il est tatoué avec le numéro « 78489 ». C'est à Auschwitz qu'il est séparé de sa mère. Après une tentative d'évasion, elle est exécutée par les nazis.
En , il fait partie d'une marche de la mort d'Auschwitz vers Buchenwald. À la libération, il sert d'interprète pour une unité de l'armée américaine.
Vers la fin de 1945, Spitzer immigre en France. Il passe quelque temps à Moissac (Tarn-et-Garonne) avec son ami Jules Fainzang. Il étudie aux Beaux-Arts de Paris. Il consacre sa vie à la mémoire de la Shoah.
Walter Spitzer a quatre enfants : Catherine, Anne, Benjamin et Eva.
Il meurt le , à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, dans le 14e arrondissement, après avoir lutté une semaine contre le Covid.