«Wanshū» provient du nom d'un émissaire chinois qui aurait introduit ce kata à Okinawa.
«Empi» (en japonais (燕飛?)) signifie «le vol de l'hirondelle», en référence au saut atypique qu'il contient,.
Origines
Le kata Wanshū aurait été introduit à Okinawa par l'émissaire chinois qui lui a donné son nom, probablement à la fin du XVIIesiècle, et en tout cas avant le milieu du XIXesiècle. Il associait alors des éléments empruntés aux arts martiaux chinois, combinés à ceux d'Okinawa.
D'abord pratiqué uniquement dans la région de Tomari, dont il est emblématique du style, il se scinde ensuite en deux versions, l'une transmise par Shin'unjō Sanaeda à Kōsaku Matsumora, et l'autre modifiée par le maître Itosu. Cette dernière version est reprise par son disciple, le maître Gichin Funakoshi, fondateur du style Shōtōkan-ryū et initiateur de la japonisation du karaté, qui le renomme alors en «Empi» vers 1936 et l'intègre au répertoire des kata shotokan,.
Au XXIesiècle, Wanshū continue d'être pratiqué sous ce nom dans divers styles okinawaiens, notamment le Wadō-ryū, et sous le nom de Empi dans l'école du Shōtōkan-ryū.
Description
Embusen
L'embusen de Empi est relativement complexe. Il s'effectue sur deux axes principaux et autour d'un point central, avec de nombreux micro-déplacements et allers-retours.
Embusen kata Enpi
Caractéristiques
Empi est composé de 40 mouvements ponctués de deux kiai, et s'effectue en environ 80 secondes, ce qui en fait l'un des plus longs katas du style shotokan.
Empi contient de nombreux changements de direction, vifs ou lents, ainsi que des techniques légères et rapides qui peuvent expliquer son nom de «vol de l'hirondelle». On y trouve un enchaînement caractéristique, répété plusieurs fois, qui contient un coup de poing montant suivi d'une saisie à la tête et d'un coup de genou. Le kata s'ouvre par ailleurs sur une technique de projection à deux mains, et se conclut par un saut caractéristique nommé jōhō kaiten-tobi.
Rythme
Empi est un kata souvent qualifié de virevoltant, qui doit dégager un sentiment de vivacité sans toutefois être exécuté dans la précipitation. Certains passages sont très rapides et secs, notamment l'enchaînement récurrent du kata, mais d'autres sont plus lents, voire au ralenti, par exemple les mouvements de saisie en kami-zukami ou la série de teishō-morote-uke qui précède le saut, ce qui en fait un kata semi-respiratoire.
Difficultés
Empi repose sur de nombreux micro-déplacements (retrait d'un pied, volte-face...), ce qui retire la possibilité de chercher de la puissance dans l'élan du déplacement. C'est donc le travail de rotation dynamique des hanches qui doit être recherché pour permettre de propulser les techniques.
Déroulé
Le kata se déroule comme suit dans la tradition shōtōkan: