| Sortie | 30/08/1974 |
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| Enregistré | 02/1974 Sound Ideas Studio, New York |
| Durée | 2:33 |
| Langue | anglais |
| Auteur | Leonard Cohen |
| Compositeur | Leonard Cohen |
| Producteur | John Lissauer |
Who by Fire est une chanson écrite par le poète et musicien canadien Leonard Cohen dans les années 1970. Elle fait explicitement référence aux racines juives de Cohen, reprenant les paroles de la prière Ounetanè Toqef, récitée pendant les Jours redoutables. Leonard Cohen a écrit cette chanson après les concerts improvisés qu'il a donnés aux soldats israéliens dans le Sinaï pendant la guerre du Kippour. Elle est interprétée en duo avec la chanteuse juive américaine Janis Ian et figure sur l'album New Skin for the Old Ceremony de Cohen, sorti en 1974.
Le , la guerre du Kippour éclate lorsqu'une coalition arabe menée par l'Égypte et la Syrie lance une attaque surprise le jour saint juif de Yom Kippour. Face aux lourdes pertes parmi les soldats israéliens et au désespoir qui s'empare du pays, Cohen arrive en Israël pour se produire près du champ de bataille, dans la péninsule du Sinaï, devant de petits groupes de soldats. Il déclare : « Je rejoins mes frères qui combattent dans le désert », ajoutant : « Peu m'importe que leur guerre soit juste ou non. Je sais seulement que la guerre est cruelle, qu'elle laisse des os, du sang et d'abominables souillures sur la terre sainte.» Il arrive pour jouer avec un groupe improvisé de quatre musiciens israéliens. Cohen rédige sur cette expérience un manuscrit, qu'il conserve de côté.
La chanson est une méditation sur la mort et s'inspire de la prière Ounetanè Toqef récitée dans les synagogues durant la période de Yamim Noraïm. La prière commence ainsi : « À Rosh Hachanah, il est écrit, et à Yom Kippour, il est scellé. Combien passeront et combien seront créés. » Dans son adaptation de la prière, Cohen a ajouté une question à la liturgie traditionnelle : « And who shall I say is calling? », soit « Et qui, oserais-je, nous appelle ? ».
En 2022, le journaliste canado-israélien Matti Friedman (en) fait référence au titre de la chanson dans son livre, Who by Fire : Leonard Cohen in the Sinai qui relate l’expérience de Cohen lors de ses concerts au Sinaï.