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Win Lyovarin (thaï : วินทร์ เลียววาริณ ;RTGS: Win Liaowarin), né le dans la province de Songkhla, est un architecte, designer, graphiste et écrivain thaïlandais. Son style mêle textes et images, ainsi que mots et visuels. Auteur de près de 40 ouvrages depuis 1994, il a obtenu à deux reprises le prix des écrivains de l'Asie du Sud-Est (S.E.A Write Award). Il est de plus reconnu comme Artiste national de Thaïlande en 2013 par le Ministère de la culture thaïlandais.
Win Lyovarin naît le dans le sud de la Thaïlande, dans la province de Songkhla, district de Hat Yai. C'est le fils d'un cordonnier chinois, élevé de façon très traditionnel.
Enfant, il souffre du racisme latent contre les chinois qui gangrène une partie de la société thaïlandaise.
En 1973, à 17 ans, il étudie à Bangkok d'abord l'architecture à l'université Chulalongkorn puis le marketing à l'université Thammasat.
Après ses études, il part à Singapour travailler pour un cabinet d'architectes, y reste plus de trois ans et y rencontre sa future femme Lilian ; puis il part à New-York, trouve un emploi d'architecte d'intérieur et apprend le graphisme sur ordinateur ; il y vit deux ans.
En 1986, à l'âge de 30 ans, il retourne à Bangkok. Il trouve alors un travail dans une agence de publicité et commence à écrire des nouvelles.
En 1994, il auto-publie son premier recueil de nouvelles intitulé Aphet Kamsuan, (litt. Mauvais Présages), recueil dans lequel on peut lire le Petit Lexique à l'usage des Bangkokiens de classe moyenne, La Ville des pêcheurs et Lokiya-Nipphan (litt. Plaisir sexuel-Nirvana) ; et un deuxième recueil de nouvelles, Samut pok dam kap baimai si daeeng (litt. Le Cahier noir et la feuille d'arbre rouge).
En 1994, il édite son roman historique intitulé Prachathiptai bon sen khanan (litt. La Démocratie sur des voies parallèles ; traduit et publié en anglais en 2003 sous le titre Democracy, Shaken and Stirred). Ce roman est critiqué par des historiens qui relèvent de nombreuses erreurs dans le récit, est qualifié avec humour par la revue française Jentayu de roman politico-historique à la James Bond ... et il reçoit le prix des écrivains de l'Asie du Sud-Est pour la Thaïlande (S.E.A. Write Award), l'équivalent du prix Goncourt en Asie du Sud-Est, en 1997.
En 1995, il sort un nouveau recueil de nouvelles : Duean chuang duang den fa da dao (litt. La lune est claire dans le ciel étoilé).
En 1999, il reçoit de nouveau un second prix des écrivains de l'Asie du Sud-Est avec son recueil Sing mi chiwit thi riak wa khon (litt. Cette chose vivante que l'on appelle l'homme).
En 2001, il publie l’ouvrage Nung wan diao kan (หนึ่งวันเดียวกัน ; litt. En un seul jour), recueil de 55 nouvelles.
De 2002 à 2007, il publie conjointement avec Prabda Yoon, lauréat du prix des écrivains de l'Asie du Sud-Est en 2002, Khwam Na Cha Pen Bon Sen Khanan (ความน่าจะเป็นบนเส้นขนาน ; litt. Le Possible sur des voies parallèles) ...
Le traducteur Marcel Barang trouve dans un premier temps les écrits de Win Lyovarin médiocres et il le qualifie de "petite cylindrée de la plume très pointue sur le plan formel" (en 1999), son opinion évolue cependant et il finit par traduire quelques uns de ses textes. La traductrice française Louise Pichard-Bertaux, très élogieuse envers Win Lyovarin, reproche à Marcel Barang de trop rechercher l'originalité et de perdre en qualité littéraire ce qu'il gagne en non conformisme.
Publication conjointe avec Prabda Yoon, lauréat du prix des écrivains de l'Asie du Sud-Est en 2002 :
La traduction de Win Lyovarin est n'est pas simple du fait du style de l'auteur, comme l'explique Louise Pichard-Bertaux.
Nouvelles traduites en français :