Lancé en 1928, le Congrès mondial des bibliothèques et de l'information, en anglais World Library and Information Congress (WLIC), est une conférence internationale organisée chaque année par la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèques (IFLA) pour le secteur des bibliothèques et des services d'information.
Le congrès rassemble plus de 3 500 participants de plus de 130 pays. Il contribue à orienter les priorités et les enjeux internationaux de la profession de bibliothécaire et offre des opportunités de réseautage et de développement professionnel. Le congrès inclut un salon professionnel où sont présentées les recherches et innovations récentes, notamment en automatisation.
Selon l’IFLA, le congrès contribue à renforcer le sentiment d’unité entre des professionnels issus de différents horizons et à consolider le milieu des bibliothèques. De plus, la participation en personne permet d’effectuer des visites dans diverses bibliothèques, favorisant ainsi l’échange d’idées et l’inspiration.
Un sondage mené auprès des personnes participantes indique qu’elles apprécient particulièrement les occasions de réseautage, les possibilités de développement professionnel et les nouvelles idées favorisant la création de bibliothèques et de services d’information de grande qualité.
Au fil des décennies, plusieurs éditions du congrès ont été marquées par des contextes particuliers ou des événements mondiaux ayant influencé son déroulement.
Aucune édition du congrès n’a eu lieu entre les années 1940 et 1946 en raison de la Seconde Guerre mondiale.
En raison de la pandémie de Covid-19, l’IFLA a dû prendre la décision d’annuler l’édition 2020. L’édition de 2021, quant à elle, a pu se tenir, mais en mode 100% virtuel. C’était une première pour le WLIC.
En , l’IFLA avait initialement retenu Dubaï (Émirats arabes unis) pour accueillir le Congrès mondial des bibliothèques et de l’information (WLIC 2024). Ce choix a suscité un débat au sein de la communauté internationale, en raison des restrictions imposées à la liberté d’expression dans ce pays. Plusieurs associations nationales et internationales ont exprimé leur opposition. Certains groupes demandaient l’annulation de l’édition, tandis que d’autres demandaient des engagements du pays hôte. Un référendum consultatif a été mené auprès des membres. Les résultats de cette consultation ont démontré un fort appui au retrait du choix de Dubaï. Malgré ces critiques, l’IFLA a réitéré sa décision d’aller de l’avant en . Dubaï a finalement retiré sa candidature quelques semaines plus tard, en octobre de la même année. Comme c’était la seule candidature répondant aux critères selon l’IFLA, l'organisation n’a donc eu d’autre choix que de prendre la décision d’annuler cette édition. La présidente de l’IFLA, Vicki McDonald, a par la suite indiqué, dans un communiqué adressé aux membres, que cette annulation représentait une occasion de revoir le modèle organisationnel et la stratégie de l’IFLA.
L’IFLA souligne que cette édition promet d’être exceptionnelle, car cela sera le 100e anniversaire depuis la création de l’IFLA. Londres a déjà été retenue comme ville hôte.
Selon les informations disponibles sur le site officiel de l’IFLA, la sélection des villes hôtes se fait en trois étapes:
Un formulaire doit être rempli contenant des critères relatifs aux volets suivants :
Une liste courte est produite et permet à l’IFLA de préciser certaines informations. 1 à 3 finalistes sont alors sélectionnés.
Les finalistes sont contactés et de nouvelles informations sont alors vérifiées, notamment au niveau des finances, garanties ou autres éléments incitatifs. Des visites des lieux sont également prévues. Le Comité de l’IFLA fait alors une recommandation finale au CA.
Des retombées économiques directes sont généralement à prévoir pour la ville hôte. De plus, cela permet à la ville hôte de mettre au premier plan mondial des enjeux locaux.
Selon Kroll do Prado, l’IFLA présente des déséquilibres géographiques dans ses structures de gouvernance, ce qui pourrait influencer la sélection des lieux de congrès.
| Année | Ville, Pays | Thématique |
|---|---|---|
| 2027 | Londres, Angleterre | À venir |
| 2026 | Busan, Corée du Sud | À venir |
| 2025 | Astana, Kazakhstan | Uniting Knowledge, Building the Future |
| 2023 | Rotterdam, Pays-Bas | Let’s work together, Let’s Library |
| 2022 | Dublin, Irlande | Inspire, Engage, Enable, Connect |
| 2021 | Édition virtuelle | Let’s work together for the future |
Chaque année, une bibliothèque peut devenir la bibliothèque publique de l'année, mieux connue sous le nom de IFLA/Baker & Taylor Public Library of the Year Award (PLOTY). Baker & Taylor est le principal sponsor de l’évènement, offrant une remise d’un prix de 5000$ à la bibliothèque gagnante. Cependant, Baker & Taylor a annoncé sa fermeture en après 200 ans d’activité. Aucune réaction officielle de l’IFLA n’a été publiée à ce sujet.
Le , la bibliothèque Gabrielle-Roy a été couronnée bibliothèque de l’année. Sa candidature a été retenue pour sa qualité architecturale, ses relations communautaires, l’intégration des nouvelles technologies et son approche durable. Grande luminosité, espaces communs de travail et terrasse végétalisée font partie des nombreux ajouts effectués lors de la rénovation de la bibliothèque.