| Président BonSens.org (d) | |
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| Directeur de la publication FranceSoir | |
| Rédacteur en chef FranceSoir |
| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Domicile |
Saint-Cloud (- |
| Activités |
Éditeur associé, militant anti-vaccins, homme d'affaires |
| A travaillé pour |
McKinsey & Company ( - |
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| Propriétaire de | |
| Membre de |
BonSens.org (d) |
Xavier Azalbert, né le à Revel (Haute-Garonne), est un entrepreneur et conspirationniste français.
D'abord employé de grandes entreprises, il se met à son compte puis prend en 2014 la tête du quotidien en ligne généraliste France-Soir, qu'il transforme en un site d'actualités complotiste portant le même nom : FranceSoir. Le média s'oriente alors vers la publication de fausses informations, beaucoup relevant du complotisme. Il diffuse par ailleurs de la désinformation sur plusieurs sujets.
Xavier Azalbert se fait également connaître pour ses prises de positions controversées ; à partir des années 2020, il est régulièrement condamné par la justice.
Xavier Azalbert naît le à Revel, en Haute-Garonne,.
Il fait des études de mathématiques et d'économie et sort diplômé de l'université de Toulouse en 1988, avec une spécialisation en économétrie. Il prétend par la suite avoir étudié à la Toulouse School of Economics, créée en 2011, ce que l'établissement dément.
Il se fait embaucher par le cabinet de conseil McKinsey, avant de rejoindre Fidelity Investments, multinationale américaine spécialisée dans la gestion d'actifs. Il s'oriente ensuite vers le secteur de la banque en ligne, du BTP et de la dépollution des sols (notamment avec une entreprise majeure du secteur, Valgo), en créant ou reprenant des entreprises. Il est notamment le dirigeant de la société Mutualize, qui rachète en 2016 la néo-banque Morning. Il possède des parts dans un restaurant de plage brésilien et y a implanté des sociétés immobilières. En 2019, il aurait même demandé à y résider.
Amateur de cyclisme et de triathlon, il voyage au Brésil ou en Afrique du Sud pour participer à des courses.
En 2014, Xavier Azalbert prend le contrôle de France-Soir, journal fondé en 1944 par Pierre Lazareff, issu de la Résistance et édité uniquement sur l'internet depuis 2011. France Soir appartient alors à une petite entreprise qui propose un jeu en ligne et une solution innovante de paiement en ligne et dont le PDG est Philippe Mendil. Ce dernier sera évincé de France Soir par Azalbert.
Dans un premier temps, Azalbert n'impose pas de changement brusque de la ligne éditoriale, FranceSoir se contentant de reprendre des dépêches d'agences de presse comme l'AFP. Il utilise le site pour faire la promotion de ses performances sportives et de ses entreprises. Il est apprécié par les employés pour sa capacité à attirer des investisseurs et ses talents de négociateur. Rapidement, son esprit « crédule face aux fausses informations » fait sourire en interne.
En 2019, les journalistes se mettent en grève : ils revendiquent le respect de leur convention collective et la création d'une mutuelle d'entreprise. Les collaborateurs du journal protestent également contre ce qui est décrit par un ancien employé comme « un modèle à base de jeux concours et de sponsoring de rubriques ». Les relations avec Xavier Azalbert se tendent ; celui-ci exige désormais de relire chaque article avant publication et met en place « un climat de méfiance et de surveillance généralisée ». Après six semaines de grève, les quatre derniers employés sont licenciés « pour motif économique ». Ils sont remplacés par des contributeurs dont l'identité reste floue. Xavier Azalbert est « seul maître des publications »" . Selon l'avocat des journalistes, c'est le début d'un « virage éditorial » qui oriente le média vers la désinformation et le complotisme.
Le site perd son agrément en 2022 au motif de défaut d'intérêt général.
En 2020, Xavier Azalbert participe au documentaire conspirationniste Hold-up sur la pandémie de Covid-19. FranceSoir sert de relais à des vidéastes connus pour leur désinformation sur le sujet, notamment Silvano Trotta. Azalbert défend le microbiologiste controversé Didier Raoult,. Il intervient régulièrement sur CNews et Sud Radio. Il est qualifié par Le Parisien de « figure du complotisme français ». Xavier Azalbert se rapproche également de l'association brésilienne de médecins antivax, Medicos pela vida.
Le site FranceSoir est épinglé à plusieurs reprises pour ses textes conspirationnistes, notamment par Conspiracy Watch qui le décrit comme ayant « basculé dans le complotisme le plus échevelé ».
En , Azalbert participe avec de nombreuses personnalités de la sphère antivaccins et complotiste, à la création de l'association BonSens dont il prend la présidence. L' association a pour but de veiller « à ce que toute activité et tout projet médical, de transition énergétique ou environnementale quels qu’ils soient tant à l’échelon local […] que national s’exerce dans le respect des Français, de la Constitution ».
En , Le Point révèle que Xavier Azalbert s'est associé le au Brésil à Jean-François Lesgards et Dominique Cerdan, deux membres de la sphère antivax, pour déposer un brevet de traitement médical. Le traitement permettrait selon eux de lutter à la fois contre le Covid-19, en particulier le Covid long, mais aussi de prétendus effets secondaires des vaccins contre cette maladie. Plus facile à mettre sur le marché qu'un médicament en raison de la législation plus souple sur les compléments alimentaires au Brésil, le traitement ne serait en réalité qu'un complément alimentaire basé sur des produits laitiers, en lien avec l'entreprise Protelicious de Jean-François Legards. Afin de valoriser leur produit, les trois associés publient dans une revue prédatrice un article scientifique qui relève de la désinformation dans l'objectif de défendre leur thèse,.
En , Xavier Azalbert donne la parole à Peter Ford, ancien ambassadeur britannique et acteur de la propagande du régime de Bachar-el-Assad via le lobby British Syrian Society fondé par le beau-père du dictateur syrien. Azalbert et Ford lient les théories conspirationnistes sur la pandémie, sur le réchauffement climatique (climato septicisme), et sur le conflit syrien en dénonçant une prétendue manipulation.
Azalbert fait un parallèle, entre la gestion de la crise sanitaire et la politique étrangère de l'OTAN au Moyen-Orient, tandis que Peter Ford accuse la politique de lutte contre le réchauffement climatique de « [catastrophiser] sur le climat », à l'encontre du consensus scientifique sur le sujet . De là il fait une analogie avec ceux qui accusent le régime syrien de crimes de guerre, prétendant à une manipulation de l'opinion. La journaliste Élie Guckert note que « le rapport ne semble pas évident » .
Azalbert est présent lors de la fondation du Mouvement international russophile, dont le premier congrès a lieu en . Il participe par la suite à une réunion du Dialogue franco-russe aux côtés de Thierry Mariani, député européen membre du Rassemblement national et président du lobby pro-Kremlin.
La Presse relève des campagnes massives de la part de Xavier Azalbert, parfois secondé par Idriss Aberkane,.
En 2021, un internaute sur le réseau social Twitter révèle l'existence d'un groupe de désinformation nommé « groupe CIA » qui sévissait pendant la pandémie et utilisait des méthodes de cyberharcélement au besoin. Des captures d'écran sont alors partagées par cet internaute, montrant Xavier Azalbert comme faisant partie du groupe de désinformation,dont il aurait été l'administrateur. Selon un ancien membre du collectif, celui-ci est chargé de réaliser une contre-communication intensive et violente à toute critique de Didier Raoult. Cette boucle de messagerie privée sur Twitter est gérée par Xavier Azalbert. Elle réunit Éric Chabrière, le porte-parole de l'IHU et une trentaine de comptes actifs. Le « groupe CIA » injurie et pratique le doxxing envers les internautes qui émettent des doutes sur la méthodologie de l'IHU ou du professeur Didier Raoult ,.
L'affaire survient au moment où la Commission paritaire des publications et des agences de presse envisage de retirer son agrément de service de presse en ligne à FranceSoir. Le site « Fact & Furious » étant au bénéficie d'un agrément, une fusion/rachat aurait pu permettre à France Soir de continuer à bénéficier de cette reconnaissance.
À partir de , Xavier Azalbert et le you tubeur Idriss Aberkane entament une campagne de harcèlement visant Antoine Daoust et son entreprise, le site Fact & Furious dont la venteà Azalbert fut refusée par Daoust. La qualité et la renommée de l'entreprise et attaquée, son fondateur lui est attaqué sur le plan personnel. Sa procédure de divorce sert de levier au chantage exercé par Azalbert,,. Antoine Daoust est aussi victime de menaces de mort. L'Express recense plus de 150 tweets hostiles. Des articles divulguant des informations privées sont diffusés sur le site de France-soir. Ce harcèlement aurait conduit Antoine Daoust à une tentative de suicide en . L'ancien dirigeant Fact & Furious a déposé deux plaintes contre Xavier Azalbert,.
Antoine Daoust cède finalement son site à Xavier Azalbert qui « se félicite (ant) de l’acte de décès de Fact & Furious, et annonçe (ant) la naissance de «Fact & Serious», aux couleurs de FranceSoir. » après la perte d'agrément CPPAP de FranceSoir . Azalbert assure avoir l'intention de publier une « enquête » sur Antoine Daoust et continue sa campagne de dénigrement des fast checkeurs.
En , Xavier Azalbert est condamné en appel pour diffamation envers un médecin de Metz après avoir publié en la tribune « Covid (diagnostic, traitements, vaccin) : panorama d’une escroquerie ». Relaxé en première instance, la cour d’appel relève que Xavier Azalbert « ne justifie nullement qu’il a mis en œuvre une enquête sérieuse ». Il est condamné à verser 3 000 € de dommages et intérêts. Xavier Azalbert annonce se pourvoir en cassation,.
En , Xavier Azalbert est assigné en justice avec une citation directe pour des faits de diffamation envers l'ancien fact-checker Antoine Daoust. Le directeur de la publication de France Soir l'accuse publiquement depuis 2022 de trafic de faux tests PCR et d'ordonnances falsifiées. Antoine Daoust et sa compagne déposent alors plusieurs plaintes pénales à son encontre.
Le , Xavier Azalbert est cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Versailles pour diffamation, après avoir affirmé sur France Soir qu'Antoine Daoust fabriquait et vendait de fausses ordonnances et de faux tests PCR. Lors du procès, Xavier Azalbert confirme avoir été contacté par la femme d'Antoine Daoust qui affirme avoir réalisé et vendu de faux tests avec son ex-mari afin de réduire les dettes de la famille. Selon l'avocat d'Antoine Daoust, Xavier Azalbert a tenté d'exercer un chantage sur lui pour qu'il lui vende le site Fact & Furious afin de profiter des avantages fiscaux du site, le diffamant ensuite uniquement par vengeance après son refus. L'avocat relève également l'absence d'expertise qui confirme la création de faux tests PCR par Antoine Daoust. Le , Xavier Azalbert est reconnu coupable de treize chefs de diffamation à l'encontre d'Antoine Daoust,. Il est cependant relaxé en appel . Antoine Daoust renonce à se pourvoir en cassation.
En , la cour d'appel de Paris donne raison à Philippe Mendil, l'ancien associé d'Azalbert chez FranceSoir, déclarant que « l'entrepreneur [a] été évincé sans « juste motif » », et condamne Xavier Azalbert à 50 000 € de dommages et intérêts, qui se pourvoit en cassation.
En 2021, Xavier Azalbert attaque le médecin Mathias Wargon en diffamation, pour des propos qu'il a tenus le , dans l'émission Polonews, sur BFM TV. Ce jour-là, Xavier Azalbert est invité pour défendre la tribune publiée sur France Soir en faveur de Didier Raoult et qui attaque la gestion de la pandémie de Covid-19 par la France, ainsi que plusieurs médecins et organismes de santé publique français. Le texte se terminait par« la Veuve s'impatiente », surnom de la guillotine ce que nie Xavier Azalbert et provoque de vives réactions. Au cours de la séquence diffusée à la télévision, Mathias Wargon critique de manière virulente la tribune. Xavier Azalbert dépose plainte.Le tribunal de Paris le déboute, estimant que l'émission constitue une « critique virulente, mais légitime », et que les propos de Mathias Wargon « ne visaient pas directement Xavier Azalbert, [ou relevaient] d’une « interprétation personnelle et subjective » de la tribune » et qu'ils ne sont pas diffamatoires.
Le , il saisit la Cour de justice de la République, avec Christian Perronne, contre le ministre de la Santé Aurélien Rousseau, qui a déclaré trois jours plus tôt : « on a un vaccin [pour lequel] on a maintenant trois ans de recul, on sait qu'on n'a pas d'effets secondaires, et donc il faut y aller ». Il l'accuse de « propos fallacieux » ; la plainte est classée sans suite et le ministre réaffirme l'efficacité du vaccin.
Début , Azalbert fait l'objet d'une plainte de cyberharcèlement déposée par le vidéaste Thomas C Durand qui aurait reçu « 3 200 tweets menaçants, injurieux, humiliants et présentant parfois un caractère homophobe » et une panoplie d'insultes.
Le , Xavier Azalbert comparait auprès du tribunal correctionnel de Paris pour diffamation envers le site Conspiracy Watch et Rudy Reichstadt pour des propos tenus sur Twitter le . Le verdict est prévu pour le .