| Coordonnateur de formation École nationale de la magistrature | |
|---|---|
| depuis le | |
| Porte-parole du ministère de la Justice | |
| - | |
| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Youssef Badr |
| Nationalité | |
| Formation |
École nationale de la magistrature (- Université Sorbonne-Paris-Nord (diplôme universitaire de technologie en carrières juridiques (d)) |
| Activité |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Sport | |
| Maître |
Dany Cohen (d) |
Youssef Badr, né le à Levallois-Perret, est un magistrat français, porte-parole du ministère de la Justice de 2017 à 2019.
Né d'une mère femme de ménage et un père ouvrier dans le bâtiment, immigrés marocains arrivés en France à la fin des années 1970, Youssef Badr est l'avant-dernier d’une fratrie de cinq enfants. Enfant, il se voyait avocat et rêvait d'étudier en école de commerce.
Youssef Badr est titulaire d'un diplôme universitaire de technologie en carrières juridiques obtenu à la faculté de Villetaneuse. Après un premier échec à l'oral, il réussit le concours d'entrée à l'École nationale de la magistrature en et est nommé auditeur de justice en 2008.
À sa sortie de l'École nationale de la magistrature en 2010, Youssef Badr commence sa carrière comme substitut du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Meaux.
En , il rejoint le parquet du tribunal de grande instance de Bobigny en tant que référent sur les violences conjugales, puis intègre la division des affaires criminelles et de la délinquance organisée.
En , il est nommé substitut près le tribunal de grande instance de Paris, où il passe quelques mois à la section P12 (comparutions immédiates) avant d'intégrer la juridiction inter-régionale spécialisée.
En , Youssef Badr est nommé premier substitut à l'administration publique centrale et devient le porte-parole du Ministère de la justice sous Nicole Belloubet lors du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, poste qu'il occupe pendant deux années,.
Il quitte le poste de porte-parole de la Chancellerie le pour être détaché auprès de l'École nationale de la magistrature en tant que coordonnateur de formation au pôle « communication judiciaire »,, poste qu’il occupe durant trois années.
En , il intègre le groupe de travail présidé par Élisabeth Guigou consacré à la présomption d'innocence. Le rapport est remis au ministre de la Justice le .
En , il est nommé premier vice-président adjoint au tribunal judiciaire de Bobigny.
Le , Youssef Badr est décoré chevalier de l’Ordre national du mérite.
En juin 2026, suite à la condamnation de six mois avec sursis d'Erik Tegnér, directeur du magazine de d'extrême droite identitaire Frontières, par le tribunal correctionnel de Bobigny en raison du « risque causé à autrui » à travers la divulgation d’informations personnelles concernant des avocats habitués au contentieux des étrangers, et leur lieu d’exercice, Youssef Badr fait l'objet d'attaques racistes et de menaces qui sont condamnées par le ministre de la justice Gérald Darmanin. Il porte plainte et doit annuler une rencontre universitaire pour ne pas « exposer les étudiants à un risque ». Selon Libération, Youssef Badr a été médiatisé avec la publication de son essai Pour une justice aux 1 000 visages, présenté comme un « plaidoyer pour l’égalité des chances dans le système scolaire ». Il est présenté par Marianne comme « un juge médiatique qui ne cache pas ses engagements politiques valorisant le multiculturalisme ».
Youssef Badr parraine des étudiants des différents IUT de Seine-Saint-Denis depuis 2018. Il a été le parrain d’honneur de l’association « La Grande famille » qui parraine chaque année plusieurs étudiants issus de ces IUT (Bobigny, Villetaneuse et Saint-Denis).
Avec d'autres personnes, il contribue à la création en de « la Courte Echelle », association destinée à lutter contre le décrochage universitaire.