| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 64 ans) |
| Nom dans la langue maternelle |
庾肩吾 (Yu Jianwu) |
| Nom de naissance |
庾肩吾 (Yu Jianwu) |
| Autres noms |
prénoms de courtoisie : Zishen (子慎) parfois écrit Shenzhi (慎之) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Mouvement |
école de la poésie style du palais |
| Distinction |
* marquis de Wukang (武康县侯) * titre posthume : conseiller impérial * titre posthume : ministre du Secrétariat central |
Yu Jianwu (chinois : 庾肩吾 ; chinois traditionnel : 庾肩吾 ; pinyin : ; Wade : Yü Chien-wu) (487-551), également connu sous le prénom de courtoisie de Zishen (子慎) parfois écrit Shenzhi (慎之), est un fonctionnaire, un écrivain, un calligraphe, un théoricien de la calligraphie et un poète chinois célèbre actif pendant la dynastie Liang du Sud. Originaire de la ville de Xinye, dans le district de Nanyang (actuellement dans le Henan). Il vit à Jiangling. Yu est l’un des promoteurs de la poésie style du palais qui est en vogue à l’époque. Il fait aussi partie du groupe de lettrés surnommé les « Érudits du Pavillon Élevé ». Ses réalisations artistiques se manifestent principalement dans la création poétique et la théorie de la calligraphie.
Yu Jianwu, à l’âge de huit ans, sait déjà écrire de la poésie. En l’an 523, il commence sa carrière en tant que conseiller du prince Xiao Gang (en) de Jian’an alors qu’il se trouve à Yongzhou. Lorsque Xiao Gang se déplace pour prendre le contrôle d’une autre région, Yu Jianwu le suit et il occupe ensuite plusieurs fonctions, dont celle d’officier militaire tout en étant simultanément secrétaire militaire pour les archives,.
Le prince Xiao Gang, passionné de littérature, accueille des lettrés et des érudits à sa cour. Yu Jianwu fait partie de ceux qui reçoivent des honneurs et qui sont chargés de copier et rédiger des livres enrichissant ainsi le trésor littéraire royal. Ce groupe porte le nom des « érudits du Haut Pavillon »,,. Par la suite, Yu occupe plusieurs postes, notamment ceux de commandant de la garde du Prince héritier et de fonctionnaire de haut rang. En 549, après l’accession au trône de l’empereur Jianwen Xiao Gang (en), il est nommé ministre des Finances et fonctionnaire principal du prince héritier. Lorsque le rebelle Hou Jing arrive à Jiankang, il falsifie un décret et envoie Yu Jianwu à Jiangzhou pour convaincre Xiao Daxin de se rendre. Yu Jianwu tente de fuir, mais il est capturé par Song Zixian, un général de l’armée de Hou Jing. Song Zixian souhaite tuer Yu Jianwu et lui dit que s’il compose un poème sur le champ, il aura la vie sauve. Yu Jianwu saisit rapidement son pinceau et compose avec une grande beauté ses mots :
« Les cheveux blancs arrivent avec la vieillesse,
Les soucis et les péchés se creusent profondément.
Je tiens à peine une bougie, vacillante au vent,
Illuminant brièvement le qin de Guangling,. »
Charmé, Song Zixian le nomme préfet de Jianchang. Yu Jianwu en profite pour fuir et se réfugie à Jiangling où se rallie à Xiao Yi — futur empereur des Liang de 552-556 — qui le nomme gouverneur de Jiangzhou, commandant de Yiyang et lui octroie le titre de marquis de Wukang. Yu Jianwu meurt en 551 et est honoré des titres posthumes de « conseiller impérial » et de « ministre du Secrétariat central ». Yu Jianwu a un fils, aussi poète, Yu Xin qui héritera plus tard du titre de marquis du comté de Wukang.
Yu Jianwu est un maître en poésie, en prose et en calligraphie.
Yu Jianwu pratique la calligraphie, excellant à la fois dans l’écriture régulière et dans l’écriture cursive. Il se fait appeler « Maître Xuanjing ». Il rédige l’ouvrage Appréciation des calligraphies (voir plus bas).
Dans ses premières œuvres, Yu Jianwu compose principalement des poèmes en réponse à des commandes, telles que des poèmes d’accompagnement, de banquets ou des remerciements, avec un style élégant et raffiné. À la cour de l’Est, il travaille avec le prince Xiao Gang et d’autres écrivains pour promouvoir la poésie de cour aussi appelée poésie style du palais. Alors, dans sa poésie, les mots décrivant les couleurs sont utilisés fréquemment, avec une tendance vers la richesse et l’éclat. Yu Jianwu prête également attention à la manière de combiner ces mots pour créer une atmosphère de luxe et de douceur,. Dans ses dernières années, après la rébellion de Hou Jing, le style poétique de Yu évolue. Par exemple, dans Poème après la rébellion, en passant par la Poste de Wu, il exprime son émotion face aux bouleversements de son époque. Ses mots sont empreints de passion et sa plume devient plus vigoureuse, :
« Pleurant des larmes de sang, je m'afflige de ma fuite vers l'est,
L'arme en main, pensant à la fuite vers le nord.
Je m'en remets désormais au prestige des Sept Temples impériaux,
Jurant de laver l'affront fait aux Cinq Mausolées. »
En raison de son souci du rythme et de la prosodie, certains de ses poèmes en cinq caractères possèdent déjà les caractéristiques des poèmes en cinq caractères de type régulier.
Yu Jianwu fait partie du groupe littéraire autour de Xiao Gang (en) et, de ce fait, il est l’un des fondateurs de la poésie style du palais (宫体诗), parfois appelée poésie palatiale ou poésie de cour. Yu Jianwu et son fils Yu Xin, Xu Chi et son fils Xu Ling sont les membres les plus en vue de ce groupe. Ensemble, ils dominent la scène littéraire de Liang entre 520 à 540, au point que la poésie style du palais, une poésie de « nouvelles transformations », est également connue sous le nom de « style Xu/Yu »,. Concrètement, la poésie style du palais, mise d’abord de l’avant par le poète Xu Chi, utilise un vocabulaire et des images caractéristiques pour décrire l’apparence des femmes, ce qu’elles portent, ce qu’elles font et ce qu’elles ressentent.
Les œuvres de Yu Jianwu se sont en grande partie perdues.
| Chinois
佳期竟不归, |
Traduction libre
Le rendez-vous est passé et il n’est point revenu, |
| Chinois
从来守未央, |
Traduction libre
Depuis toujours je garde le palais de Weiyang, |
Poème tiré de l’article sur la poésie style du palais :
| Chinois
春花竞玉颜, |
Traduction libre
Les fleurs de printemps rivalisent avec la beauté des jeunes femmes, |