Yves Tenret

Yves Tenret
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Yves Auguste Ghislain TenretVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Yves Tenret, né le à Schaerbeek et mort à Paris le ,, est un écrivain et journaliste belge.

Biographie

Yves Tenret n'a pas connu son père. Comme il le raconte dans Maman, sa mère exercera différents métiers qui nécessitent de travailler la nuit ; ainsi, il est un enfant ballotté entre ses grands-parents maternels et différents pensionnats et écoles.

À 17 ans, il quitte le domicile familial. Après plusieurs années d'errance, il passe son bac à Strasbourg en candidat libre et poursuit par des études d'histoire de l'art à l'École des hautes études en sciences sociales de Paris.

Il sort en 1973 un premier livre à compte d'auteur, Un été. Il est par la suite publié dans de nombreuses petites publications marginales et finit, pendant un temps, par devenir journaliste. En 1990, il est embauché par la Haute École des arts du Rhin de Mulhouse comme professeur.

Ce n’est qu’à l’âge de 56 ans qu’il connaît une petite notoriété due à la parution de Comment j’ai tué la Troisième internationale situationniste[réf. incomplète].

Il multiplie les collaborations avec des architectes, des musiciens, des vidéastes et des preneurs de son et publie un second roman, Maman. Par la suite, le recueil de textes Funky boy est le témoin de ces collaborations puisqu’on y retrouve des commandes des architectes Berger & Berger, du sculpteur Olivier Estoppey, des musiciens improvisateurs de Now Cut ou du plasticien Étienne Chambaud.

Il vit à Paris et enseigne à l'École supérieure d'art de Mulhouse. Il anime l'émission La vie est un roman sur la radio Aligre FM,.

Œuvre

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L'œuvre de Yves Tenret peut être divisée en deux grandes parties : l’une consacrée à des fictions, l’autre consacrée à l’art.

Une vie d'artiste dans le canton de Vaud, 1967-1978, pensé, réalisé et écrit avec Pierre-Alain Schatzmann, est une coupe synchronique et sociale du champ de l’art vaudois, coupe courant sur une décennie, et bâtie sur soixante-neuf interviews d’agents directs ou indirects du milieu artistique local, des artistes, des propriétaires de galerie, des critiques d’art, des collectionneurs, des historiens d’art et des directeurs de musée. À sa sortie, le livre fait scandale ; de nombreux journalistes le critiquent négativement et la totalité du tirage est rapidement vendue[réf. incomplète].

La monographie sur Jacques Pajak (1930-1965), peintre strasbourgeois d’origine polonaise, était une commande de la fondation chargée de la gestion des œuvres de ce peintre. Faire impression – L’école d’art à Mulhouse entre industrie et beaux-arts (1829-2009) est un ouvrage patrimonial sorti à l’occasion des 180 ans de l’école des beaux-arts de Mulhouse.

Littérature

Dans Comment j’ai tué la Troisième internationale situationniste, Yves Tenret est à la fois auteur, narrateur et héros du livre. Et ce narrateur raconte, de façon précise et détaillée, comment il a tué dans l’œuf la Troisième internationale situationniste qui devait se fonder à Paris en .

Dans Maman, le fils-narrateur va occuper une position à l’exact opposé de la précédente : donner l'illusion au lecteur de son absence. Une vieille prostituée, en phase terminale d’un cancer général, tout en racontant sa vie, accable son fils de reproches. Elle le décrit comme un vague intellectuel teigneux, un pseudo-artiste, un improductif, un révolutionnaire à la noix, et surtout un être doué d’une formidable aptitude à ne rien faire. À part ça, Maman, bavarde et inventive, modeste et géniale, émouvante et insupportable, se passionne pour les tueurs en série, probablement parce qu’elle flaire que ce sont des mutants qui préfigurent l’humanité de demain.

Portrait de l’artiste en révolté n’est pas un roman mais un essai dans lequel on retrouve à la fois les racines belges de l’auteur et son passé de sympathisant situationniste. Il s’agit d’une série de courtes monographies commençant avec Jérôme Bosch et se terminant avec Jean Dubuffet. L'intention est annoncée dès le titre : définir la figure de l'insoumission dans l'art, à travers un certain nombre d'artistes dont le dénominateur commun est d’avoir une œuvre marquant non seulement une différence avec celles de beaucoup de leurs contemporains mais, plus encore, une œuvre qui cristallise un différend avec les mœurs et le système de pensée dominant.

Funky Boy est un recueil de textes disparates écrits pendant la première décennie du XXIe siècle. C’est une succession de nouvelles et de poésies traitant de sujets appartenant à la Pop culture, tel que les serial-killer, les Hell’s Angels, Philipp K. Dick, James Joyce, l’architecture comme moyen de contrôle des populations ou encore de l’usage de la voiture piégée par les diverses agences des états centraux, tout comme par les groupuscules anti-impérialistes des états périphériques.

Fourt, roman joycien dans lequel Yves Tenret martyrise les mots et les phrases, s’inscrit, ainsi que l’a souligné Patrick Morier-Genoud dans L’Hebdo,  dans l’illustre lignée des garnements de Quick et Flupke et de Zéro de Conduite.

Périodiques

Une large majorité des périodiques auxquels Yves Tenret a collaboré a été fondée et dirigée par le franco-suisse Frédéric Pajak. Une minorité d’entre eux ont été créés en réaction à ce même Frédéric Pajak. Le Petit Robinet illustré était sous-titré MjT, c’est-à-dire « Moi je Tenret ». Il a contribué aux mensuels Voir, consacré à toutes les formes d’expression artistique, Enfant d’abord et aux revues Social- etTraître et Le Cahier dessiné.

Performances

À la suite de la conjonction de deux événements distincts, une commande d’un texte sur les serial-killers par le groupe audonien de musique improvisée Now Cut et la création d’une radio Web nommée MNE (Mulhouse Net Expérimental), Yves Tenret fut amené à multiplier toutes sortes de performances, la plupart du temps assisté par des musiciens aux styles divers.

Ouvrages

Filmographie

Notes et références

  1. ↑ État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. ↑ « Post Facebook publié sur le compte du défunt, par sa famille », sur Facebook,
  3. ↑ (nl) « Yves Tenret (77) overleden - Un été schrijver », sur overleden.net, (consulté le )
  4. 1 2 Administrator, « Portrait : Yves Tenret », sur le13dumois.fr (consulté le ).
  5. ↑ Une demi-page dans le cahier Livres de Libération, un article dans l'Humanité, le quotidien 24h00 et l'Illustré.
  6. ↑ « La vie est un roman - Aligre FM - Paris 93.1 », sur aligrefm.org (consulté le ).
  7. ↑ « Des émissions littéraires radiophoniques françaises à écouter », Voyages en prose,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. ↑ Dans 24H00, B. Galland parle du « langage flic » de ces jeunes enquêteurs, et dans le même quotidien, J. Cornuz, les traite « d’aveugles de naissance ». B.-P. Cruchet, dans la Gazette de Lausanne, décrit le livre comme étant rempli « de haine et de ressentiments ». Quant à la section locale des Peintres et Sculpteurs suisses, elle publie un communiqué « critiquant vertement » un travail à l’honnêteté contestable.
  9. ↑ L'Hebdo du 20 mars 2014.
  10. ↑ Originaire de Saint-Ouen
  11. ↑ Labo Chamane, Lecture performance d'Yves Tenret & NowCut .

Voir aussi

Bibliographie

  • Les portraits de groupe de Pietro Fontana, Galerie Numaga, Auvernier, Suisse, 1979.Valerio Adami, Centre Culturel Gérard-Philipe, Brétigny, 1980.
  • Bram Van Velde, Centre Culturel Gérard-Philipe, Brétigny, 1981.
  • Sculptures, Entretiens avec T. Alkema, M. Borse, F. Limérat, J.L. Ricur et E. Saulnier, affiche, Centre Culturel Gérard-Philipe, Brétigny, 1983.
  • Raoul Hausmann Photographies, Centre Culturel Gérard-Philipe, Brétigny, 1984.
  • Tchine Yu-Yeung, 6 p., Galerie Au Fond de la Cour, Paris, 1983.
  • André Raboud, Musées cantonaux du Valais, Sion, 1989.
  • Francine Simonin, Aviso, Église des Jésuites, Sion, 1989.
  • Le dormeur du Val, Bex & Arts, Bex, 1990.
  • André-Paul Zeller, Antagnes, 1990.
  • Jean-René Hissard, Le Quai, École d’art de Mulhouse, 1991
  • Aidan Linehan, Vicente Fita, Le Quai, École d’art de Mulhouse, 1992.
  • Les Crucifiés du Futile, dans Lee 3 Tau Ceti Central Armory Show, Villa Arson, Nice, 2003.
  • Stéphane Magnin, Édition capc/Musée d’art contemporain de Bordeaux, 2002.
  • Les invendus, dans D’étoiles et d’écrits, Éditions Jean Scheurer, Lausanne, 2001.
  • Le souffle douleur, dans Gil Joseph Wolman - Défense de mourir, Éditions Allia, Paris, 2001.
  • Le gonflable comme expression du négatif, dans Air-Air Celebrating inflatables, Grimaldi Forum, Monaco, 2000.
  • Barrie Hasting, peintre de la semaine, Gérard Jacot, Belfort, 2007.
  • Tout le Gentil Garçon, cinq articles dans cette encyclopédie, Aventure, Ironie, Obsession, Peur, Utopie, Edition Les Requins Marteaux, Bordeaux, 2011.
  • Frédérique Lucien – Sans repentir, Semaine n°304, Arles, 2012.
  • Frédérique Loutz – Ut pictura poesis, Le Cahier du Refuge 225, CipM, Marseille, 2013.

Liens externes