| Exploitant(s) | SNCF |
|---|---|
| Désignation | Z 601 à 608 |
| Type | automotrice |
| Motorisation | Électrique |
| Couplage | UM2 |
| Construction | 8 automotrices |
| Constructeur(s) | Decauville |
| Mise en service | 1958 |
| Effectif | 0 (2017) |
| Service commercial | 1958 - 2008 |
| Disposition des essieux | Bo'Bo' |
|---|---|
| Entrainement | adhérence |
| Écartement | métrique (1 000 mm) |
| Alimentation | 3e rail 850 V CC |
| Moteurs de traction |
4 moteurs Oerlikon EM 29C 750 V autoventilés |
| Puissance continue | 400 kW |
| Masse en service | 40,9 t |
| Longueur | 18,200 m |
| Largeur | 2,680 m |
| Hauteur | 3,790 m |
| Empattement | 10,500 m |
| Empattement du bogie | 2,750 m |
| Diamètre des roues | Ø800 |
| Places 1re cl. | 8 |
| Places 2e cl. | 32 |
| Vitesse maximale | 70 → 60 km/h |
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Les Z 600 sont des automotrices électriques à voie métrique utilisées sur la ligne Saint-Gervais - Vallorcine. Leur alimentation électrique est assurée par troisième rail.
Au nombre de huit, elles ont été livrées en 1958 accompagnées de quatre remorques ZR 20600. Elles ont assuré des trains de voyageurs jusqu'en 2008, et des trains de travaux jusqu'en 2017.
Dès 1936, le PLM étudie un matériel moderne pour succéder aux Z 200 et maintenir l'intérêt touristique de la ligne mais la Seconde Guerre mondiale reporte ce projet. Les études ne reprennent que dans les années 1950. Quatre rames de deux motrices et d'une remorque sont commandées à Decauville (partie mécanique) et Oerlikon (équipement électrique). Une concertation avec le chemin de fer Martigny-Châtelard permet de concevoir un matériel partiellement interopérable avec les BDeh 4/4 de ce dernier, commandées à la même époque. Notamment, les deux séries de matériel sont équipées d'attelages Scharfenberg. Les Z 600 sont livrées en 1958.
Une automotrice est organisée ainsi : une cabine de conduite, un fourgon à bagages, un compartiment de 1re classe (huit places), une plate-forme d'accès avec deux strapontins, un compartiment de 2de classe (32 places). Au total, 42 places assises sont disponibles, auxquelles s'ajoutent 28 places debout. Une automotrice est équipée de deux bogies de deux essieux moteurs. Les quatre moteurs Oerlikon développent une puissance totale de 400 kW. Les résistances sont placées sur le toit. Le couplage en unités multiples est réalisé par un circuit électrique.
Les Z 600 disposent de quatre dispositifs de freinage :
Les Z 600 sont complétées par des remorques ZR 20600, disposant de 59 places assises et 45 debout.

À l’origine, elles revêtent une livrée rouge et crème. Une révision importante intervient entre 1981 et 1985, à l’issue de laquelle le matériel Z 600 reçoit une nouvelle livrée gris et orange « TGV ». La commande de nouvelles rames prenant du retard dans les années 1990, une révision destinée à un prolongement de parcours est effectuée en 1997-1998. Une troisième livrée rouge et blanc, dite « Mont Blanc », évoquant celle du matériel Z 800, est alors appliquée.
Lors d'essais sur profil facile, une automotrice Z 600 atteint la vitesse de 82 km/h. Il est alors décidé d'autoriser en service une vitesse maximale de 70 km/h, ultérieurement ramenée à 60 km/h.
La Z 601 a été baptisée Chamonix-Mont-Blanc le .
Les automotrices Z 600 sont complétées par quatre voitures remorquées, immatriculées ZR 20601 à ZR 20604. De cette façon, il est possible de composer quatre rames, dans lesquelles une remorque ZR 20600 est encadrée par deux automotrices Z 600. Cependant, d'autres configurations sont pratiquées : Z+Z ou Z+ZR, Z+Z+Z, Z+Z+ZR+Z, ou encore Z+ZR+Z+ZR+Z.
Les Z 600 circulaient sur l'ensemble de la ligne, de la gare de Saint-Gervais-les-Bains-le Fayet à la gare du Châtelard-Frontière, en correspondance avec le réseau du Martigny-Châtelard (MC). En 1972, la Z 602 est gravement endommagée par un incendie provoqué par une surintensité.
À partir de 1986, des Z 600 circulent en adhérence jusqu'à Salvan sur le réseau du MC. Aller au-delà leur est impossible du fait de la crémaillère. Ces services internationaux ont cessé au début des années 1990.
Les Z 600 sont de moins en moins utilisées à partir de la livraison des automotrices Z 800 en 1996, puis des Z 850 en 2005. Elles assurent néanmoins des trains de voyageurs jusqu'en 2008. Certains éléments restent en service jusqu'en 2017, date à laquelle l’ensemble de la série devient inapte à la circulation, faute de compatibilité avec le nouveau système de sécurité déployé sur la ligne.