| Régions d’origine | Algérie |
|---|---|
| Langues | Arabe |
| Religions | Islam sunnite |
| Ethnies liées | Arabes, Berbère, Ahl Ben Ali, Oulad Derradj |
Les Zemoul sont une tribu algérienne composée artificiellement d'éléments arabes et berbères créée par le Makhzen des Beys de Constantine.
D'abord au service des Beys de Constantine, les Zemoul ont ensuite joué un rôle clé lors des premières expéditions militaires françaises en Algérie, apportant un soutien précieux aux troupes dans la province.
Les Zemoul sont composés de diverses tribus des alentours de Constantine, d'origines multiples mélangées dans l'armée du bey. Ils sont principalement issues de la tribu hilalienne des Ouled Derradj venant de la région de Msila. Elle est une tribu historiquement nomade, ayant causé la crainte par ailleurs des sédentaires de la région du Bled Guerfia dû aux razzias pratiquaient par ces mêmes nomades.
On trouve également parmi les Zemoul des traces d'une ancienne communauté juive, notamment dans les environs de Aïn Fesguïa, où l'emplacement d’un cimetière juif est encore identifié. Selon les traditions locales, ces Juifs auraient été soit forcés à se convertir à l’islam, soit auraient quitté la région[réf. nécessaire]
Les Zemoul étaient une tribu militaire, dirigée par un chef : le "Caïd al-Zamalah" qui dirigé la tribu dans l'aide aux troupes turques en Algérie. D'autres sources affirment plutôt l'allégeance à un cheikh ayant l'autorité religieuse et politique des Zemouls[réf. nécessaire]. Ils furent privilégiés lors de la Régence d'Alger, ayant plusieurs terres et presque pas d'impôt à payer en échange de servir l'autorité et de protéger les soldats. Ces derniers considérés comme la tribu la plus puissante du Dahra[réf. nécessaire]. Les Zemoul étaient une tribu semi-nomade vivant sur des plaines agricoles contingus. Et dont les confrères nomades du Sud venait séjourné chez eux durant leurs grandes transhumances, en établissant sur leur passage des marchés aux dattes, où ils écoulent leurs récoltes et profitent de leur proximité avec Constantine pour acquérir du tissus et des haïks.
L'historien M. Vayssettes dans son livre l'Histoire des Beys de Constantine déclare a propos des Zemouls : "Les gens de la zmala, dans le principe, n'étaient autres que les serviteurs des beys, chargés de la garde des troupeaux de chameaux, bœufs et moutons, appartenant à l'État. Ils étaient, à cette époque, établis dans la vallée supérieure de l'oued Roumel, entre Constantine et Aïn Semara, et n'avaient, entre eux, d'autre lien commun que celui de servir un même maître."[...]"Leur nombre fût d'abord assez restreint, étant limité par les besoins mêmes du service qu'on exigeait d'eux. Mais à mesure que le pays se pacifiait, les impôts étaient perçus d'une manière plus régulière et sur un plus grand nombre de tribus"[réf. nécessaire]
En 1775, les Zemouls seront dans les rangs de Salah Bey se dirigeant vers Alger, où ils participeront à la défense de la ville lors de l'expédition d'Alger, qui sera une victoire pour la Régence[réf. nécessaire]. C'est toujours avec Salah Bey que les Zemouls vont acquérir les terres autours d'Ain Mlila, et revenant à leur compte et à celui du Makhzen du Beylicat de Constantine.
En 1804, alors que Osman Bey ben Mohammed poursuivait le chérif Bou Dali dans l'oued Zouhr, les Segnïa en profitèrent pour se soulever et dévaster complètement l’établissement de Fesguïa. En 1818, Mohammed-Chakar-Bey contraignit les Segnïa à reconstruire l’établissement à leurs propres frais[réf. nécessaire].
En 1836, lors du siège de Constantine, Mohamed Ben Sahnoun, chef de tribu Zemoul, prit part à un complot contre Hadjj Ahmed Bey et était en contact direct avec l'armée française. Toutefois, la clémence du bey l'a épargné.

En 1837, alors que l'ex-bey Hadjj Ahmed rassemblait ses forces à Oum el-Asnam, le kaïd Ali Ben Ba-Ahmed, investi à la tête des Zemoul par l'armée française, marcha contre le camp du bey[réf. nécessaire].
En janvier 1838, le général Négrier fut nommé commandant de Constantine. En l’espace de quatre mois, il mena cinq expéditions dans les régions avoisinantes, accompagné par les cavaliers des Zemoul[réf. nécessaire].
D'après le Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique de la Province de Constantine, « Dans toutes les expéditions que nos troupes firent dans la province, au commencement de l'occupation française, les Zemoul nous rendirent de grands services comme cavaliers auxiliaires, en éclairant la marche des colonnes, et plus tard, enfin, beaucoup d'entre eux, conservant leur esprit militaire, s'engagèrent dans nos escadrons de spahis. »[réf. nécessaire]
La chasse au faucon est présente culturellement chez les Zemoul, ce qui est d'ailleurs le cas chez certaines tribus qui sont une part de leurs origines (les Ouled Derradj).[réf. nécessaire]
Au début des années 1830, les Zemoul étaient divisés en 3 branches qui peuplaient les plaines de Ain Mlila :
- les Kouachi
- les Ouled Zoui
- les Marouana
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