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Missionnaire, mémorialiste, itinerant minister, prédicatrice, cheffe religieuse |
Zilpha Elaw est une prédicatrice abolitionniste américaine et une autobiographe spirituelle. Elle est citée comme « l'une des premières femmes noires à s'exprimer ouvertement aux États-Unis ». Mitzi Smith suggère qu'Elaw et d'autres femmes noires de l'époque, telles qu'Old Elizabeth, ont utilisé les textes bibliques de Paul pour développer leur propre « politique des origines ».
Zilpha Elaw est née près de Philadelphie en 1790 dans une famille noire libre,. Élevée à Philadelphie par une famille noire profondément religieuse, après le décès de sa mère en 1802, elle est envoyée vivre chez une famille quaker, Pierson et Rebecca Mitchell ; son père meurt deux ans plus tard. Elle rapporte avoir eu une vision de Jésus quand elle était enfant,, elle rejoint une communauté méthodiste en 1808, épouse Joseph Elaw et s'installe à Burlington, dans le New Jersey, en 1811. Le couple a une fille, Rebecca en 1812.
En 1817, Elaw participe à un camp de réveil spirituel pendant une semaine et, après être entrée en transe, elle prononce son tout premier discours public. Elle tombe malade en 1819 et, durant les deux années de sa maladie, reçoit une visite angélique. Après la mort de Joseph, emporté par la tuberculose en 1823, Elaw ouvre une école pour enfants afro-américains à Burlington.
Convaincue d'avoir reçu l'appel du ministère pastoral, elle part en 1825 pour une mission de prédication auprès des esclaves du Maryland et de la Virginie. Elle devient prédicatrice itinérante, portant son message et celui de son Seigneur. De 1827 à 1840, elle exerce son ministère comme prédicatrice itinérante aux États-Unis, et sa présence à Nantucket en 1832 est rapportée.
Elle vit à Turner Street et y prêche au moins jusque dans les années 1860 , rédigeant en 1846 les « Mémoires de la vie, de l’expérience religieuse et des voyages et travaux ministériels de Mme Zilpha Elaw, une Américaine de couleur ». D’après ses mémoires, elle prononce plus de 1 000 sermons en Grande-Bretagne durant ces années, mais se heurte souvent à l’hostilité et aux vives critiques du clergé britannique victorien, qui juge inconvenant qu’une femme prêche . On ignore si elle retourne aux États-Unis avant sa mort.
Elle meurt en 1845. Les registres des cimetières de la Cité de Londres et de Tower Hamlets (1841-1966) indiquent que Zilpha Shum est inhumée au cimetière de Tower Hamlets le , à l’âge de 80 ans, à Turner Street. Elle repose dans la tombe E718 .
« However, the unmarked and unmapped burial plot in the Tower Hamlets Cemetery belies her success. »(consulté le )