
La zoom fatigue — calque direct de l'anglais Zoom fatigue — est la fatigue, l'anxiété ou le burnout associés à la surutilisation des plates-formes virtuelles de communication, en particulier la visioconférence. Le terme a été popularisé pendant la pandémie COVID-19, au cours de laquelle l'utilisation de logiciels de vidéoconférence permettant aux gens de parler et de communiquer avec d'autres pendant qu'ils restaient à la maison a augmenté.
Le phénomène a été attribué à une surcharge de signaux non verbaux et de communication qui ne se produit pas dans une conversation normale, et à l'augmentation de la taille moyenne des groupes dans les appels vidéo.
Gianpiero Petriglieri, professeur agrégé à l'INSEAD, suggère que la zoom fatigue résulte du fait que les gens doivent prêter plus d'attention aux signaux non verbaux tels que la hauteur et le ton de la voix, les expressions faciales et le langage corporel, un processus qui oblige l'esprit à travailler beaucoup plus que dans un face à face. De plus, la latence supplémentaire ressentie lors du relais des appels vidéo crée également une impression négative des autres, tandis que les gens deviennent anxieux chaque fois qu'il y a un silence. Marissa Shuffler, professeure agrégée à l'université Clemson, soutient que les gens ont une plus grande conscience d'être regardés lorsqu'ils sont filmés par une caméra et peuvent ressentir une plus grande conscience de soi en voyant leur image : « Lorsque vous êtes en visioconférence, vous savez que tout le monde vous regarde ; vous êtes sur scène, il y a donc une pression sociale et le sentiment que vous avez besoin de jouer. Être performant est angoissant et plus stressant ».
Selon le psychologue américain Jeremy Bailenson, directeur en 2021 du Virtual Human Interaction Lab (en) à l'université Stanford, la zoom fatigue est causée par au moins quatre facteurs :