Zostérops du Japon

Zosterops japonicus

Zosterops japonicus
Description de cette image, également commentée ci-après
Zostérops du Japon
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Zosteropidae
Genre Zosterops

Espèce

Zosterops japonicus
Temminck & Schlegel, 1847

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Zostérops du Japon (Zosterops japonicus) est une espèce d'oiseau de la famille des Zosteropidae. Petit oiseau vivant dans les zones ouvertes, il possède une grande quantité de sous-espèces à l'aspect variable, en raison de sa répartition sur de nombreuses îles différentes.

Dénomination

Le nom Zostérops est issu du grec ζωστήρ (zoster) signifiant « ceinture » et ὤψ (ops) signifiant « œil », en référence au cercle blanc qui entoure ses yeux. Le qualificatif « du Japon » et l'épithète japonicus se réfèrent à son origine géographique, bien que la répartition de l'espèce telle qu'elle est maintenant acceptée s'étende en dehors du Japon.

Description

Le Zostérops du Japon mesure entre 10 et 11,5 cm pour un poids allant de 7,5 à 13,9 g. Son dos et sa tête sont vert olive, avec le cercle oculaire blanc caractéristique des zostérops, interrompu d'une tâche noire qui complète des lores noirs. Sa gorge et sa poitrine sont jaunes, avec des dessous gris et des flancs ocre ; son bec et ses pattes sont gris.

La femelle est identique au mâle ; les juvéniles ressemblent fortement aux adultes, à l'exception d'un cercle oculaire plutôt gris.

Répartition et habitat

Répartition

Le Zostérops du Japon vit dans une large partie de l'Asie du Sud-Est et de l'Est. On le trouve notamment au Japon (d'où son nom), ainsi que sur de nombreuses îles au sud de l'archipel, et plus au sud en Indonésie et aux Philippines. Il a été introduit dans l'archipel d'Hawaï (dans le but de combattre les insectes) au début du XXe siècle, et y est devenu l'un des oiseaux les plus communs,. Il a également été introduit sur les îles Ogasawara et en Nouvelle-Calédonie[réf. nécessaire].

Habitat

Le Zostérops du Japon vit principalement dans les forêts ouvertes (notamment les forêts secondaires) ou les fourrés. Il fréquente également les parcs et les jardins, ainsi que les zones cultivées. On le trouve principalement à basse altitude bien qu'il ait pu être observé jusqu'à 1 000 m d'altitude.

Écologie et comportement

Alimentation

Le Zostérops du Japon se nourrit majoritairement d'insectes de petite taille ; il peut également se nourrir de nectar et de fruits. Il trouve sa nourriture à tous les étages de la forêt ; il a tendance à se nourrir directement sur les arbres,.

Reproduction

La période de reproduction du Zostérops du Japon est très cariable en fonction de la localisation géographique ; elle commence en février et se termine en juillet-août à Hawaï, mais peut commencer dès janvier aux Phillipines. Il est monogame et les deux parents participent à la construction du nid. Celui-ci est un bol, placé dans les branches d'un arbre; il est fait d'herbes liées par de la soie d'araignée. Une couvée comprend généralement entre 2 et 3 œufs de couleur blanche, qui sont couvés par les deux parents, typiquement durant 11 jours. Les jeunes zostérops sont capables de quitter le nid après 10 à 12 jours, devenant ensuite indépendants 15 à 20 jours plus tard.

Prédation

Les nids du Zostérops du Japon sont notamment victimes de la Pie-grièche bucéphale ou du Rat noir.

Répartition et sous-espèces

Le Zostérops du Japon a initialement été décrit par Coenraad Jacob Temminck et Hermann Schlegel en 1845. Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (15.1, 2025) il se répartit en quinze sous-espèces (ordre phylogénique) :

Les sous-espèces montanus, difficilis, parkesi, whiteheadi, diuatae, vulcani, pectoralis et halconensis étaient auparavant regroupées dans une espèce séparée, le Zostérops montagnard (Z. montanus). Le traitement actuellement adopté par les autorités taxonomiques est principalement fondé sur une étude moléculaire de 2018, qui apporte de nombreux changements au genre Zosterops, fusionnant montanus et japonicus, et confirmant la séparation de Zosterops simplex (vivant sur le continent) de japonicus.

Le Zostérops du Japon et l'humain

Conservation

Le Zostérops du Japon est considéré comme une « préoccupation mineure » par l'UICN (), en raison du faite qu'il soit assez commun, bien que sa population ne soit pas connue précisément.

Galerie

Références externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Références

  1. ↑ (en) James A. Jobling, The Helm dictionary of scientific bird names : from aalge to zusii, Christopher Helm, (ISBN 978-1-4081-3326-2, 1-4081-3326-1 et 978-1-4081-2501-4, OCLC 659731768, lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 5 (en) Sandra Guest Van Riper et Bas van Balen, « Warbling White-eye (Zosterops japonicus) », dans Birds of the World, Cornell Lab of Ornithology, (DOI 10.2173/bow.warwhe1.01, lire en ligne)
  3. ↑ Congrès ornithologique international, 24 mars 2024.
  4. ↑ Documentaire "Pacifique Sud : Splendeurs insolites" de la BBC
  5. ↑ Madhvi Venkatraman, Robert C. Fleischer et Mirian T. N. Tsuchiya, « Comparative Analysis of Annotation Pipelines Using the First Japanese White-Eye (Zosterops japonicus) Genome », Genome Biology and Evolution, vol. 13, no 5,‎ , evab063 (ISSN 1759-6653, PMID 33760049, PMCID 8120012, DOI 10.1093/gbe/evab063, lire en ligne, consulté le )
  6. 1 2 (en-US) Sandra J. Guest, « A reproductive biology and natural history of the Japanese White-eye (Zosterops japonica japonica) in urban Oahu », International Biological Program Technical Report, vol. 29,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. 1 2 (en) Kazuto Kawakami et Hiroyoshi Higuchi, « Interspecific interactions between the native and introduced White‐eyes in the Bonin Islands », Ibis, vol. 145, no 4,‎ , p. 583–592 (ISSN 0019-1019 et 1474-919X, DOI 10.1046/j.1474-919X.2003.00197.x, lire en ligne, consulté le )
  8. 1 2 3 (en) Sayaka Horie et Masaoki Takagi, « Nest positioning by male Daito White‐eyes Zosterops japonicus daitoensis improves with age to reduce nest predation risk », Ibis, vol. 154, no 2,‎ , p. 285–295 (ISSN 0019-1019 et 1474-919X, DOI 10.1111/j.1474-919X.2011.01204.x, lire en ligne, consulté le )
  9. ↑ Philipp Franz von Siebold, Philipp Franz von Siebold, W. de Haan et H. Schlegel, Fauna japonica, sive, Descriptio animalium, quae in itinere per Japoniam, jussu et auspiciis, superiorum, qui summum in India Batava imperium tenent, suscepto, annis 1823-1830, vol. v.[4] Aves, Apud Auctorem, (lire en ligne)
  10. ↑ Congrès ornithologique international, 15.1, 2025.
  11. ↑ British Ornithologists' Union, British Ornithologists' Union et British Ornithologists' Union, Ibis, vol. ser.6:v.3=no.9-12 (1891), Published for the British Ornithologists' Union by Academic Press, (lire en ligne)
  12. ↑ (en) British Ornithologists' Club., Bulletin of the British Ornithologists' Club, vol. 15, British Ornithologists' Club, (lire en ligne), p. 45
  13. ↑ Nihon Dobutsu Gakkai., Annotationes zoologicae japonenses / Nihon dōbutsugaku ihō, vol. v.5 (1903-1906), Societas, (lire en ligne)
  14. ↑ British Ornithologists' Union, Ibis, vol. 6,1, Published for the British Ornithologists' Union by Academic Press, (lire en ligne), p. 229
  15. ↑ British Ornithologists' Club., Bulletin of the British Ornithologists' Club, vol. 43, British Ornithologists' Club, (lire en ligne), p. 526
  16. ↑ Rothschild, Lionel Walter et Rothschild, Baron, Novitates zoologicae : a journal of zoology in connection with the Tring Museum, vol. v. 7 (1900), Zoological Museum, (lire en ligne)
  17. ↑ Charles-Lucien Bonaparte, Conspectus generum avium, vol. t.1 (1850), Apud E.J. Brill, (lire en ligne)
  18. ↑ (en) Delaware Museum of Natural History., Nemouria; occasional papers of the Delaware Museum of Natural History, vol. 3, Delaware Museum of Natural History, (lire en ligne), p. 4
  19. 1 2 British Ornithologists' Club., Bulletin of the British Ornithologists' Club, vol. 14, British Ornithologists' Club, (lire en ligne), p. 13
  20. ↑ (en) New York Zoological Society., Zoologica : scientific contributions of the New York Zoological Society, vol. 30, t. 3, (lire en ligne), p. 116
  21. ↑ (en) Industrial Technology Development Institute (Philippines), The Philippine journal of science, vol. 2, t. 5, Bureau of Science, (lire en ligne), p. 360
  22. ↑ (en) Bryan T. M. Lim, Keren R. Sadanandan, Caroline Dingle et Yu Yan Leung, « Molecular evidence suggests radical revision of species limits in the great speciator white-eye genus Zosterops », Journal of Ornithology, vol. 160, no 1,‎ , p. 1–16 (ISSN 2193-7206, DOI 10.1007/s10336-018-1583-7, lire en ligne, consulté le )
  23. ↑ UICN, consulté le .