: mort de Dmitar Zvonimir. Les Croates sont alors divisés en un royaume de Croatie, né au Xesiècle au sud de la Pannonie, et les villes de la côte comme Zara (Zadar) ou Spalato (Split), dont la population latine commence à se slaviser. Venise cherche à mettre la main sur le littoral adriatique, et engage une guerre contre le roi de Croatie, qui fait appel à la Hongrie. À la mort de leur roi Zvonimir, peut-être assassiné, les tribus croates demandent à Ladislas Ier de Hongrie, frère de la veuve de Zvonimir, de faire valoir ses droits sur la Croatie et la Dalmatie. Ladislas occupe la Slavonie, puis se lance à la conquête de la Dalmatie. Venise et la papauté s’y opposent et la guerre se termine sous le roi Koloman (1095) par la reconquête de l’intérieur, tandis que les villes restent aux mains des Vénitiens.
28 - : prise de Rome par le pape Urbain II; il est chassé par l'empereur Henri IV en .
1erjuillet: Le pape écrit aux grands seigneurs de Catalogne pour les exhorter à réparer la ville de Tarragone afin d'y rétablir le siège épiscopal. Urbain II incite par ailleurs les chevaliers français à participer à la reconquête en Espagne (date controversé, entre 1089 et 1099).
: Robert le Frison, comte de Flandre, est à Jérusalem. Il rentre de son pèlerinage par Constantinople où il rencontre l'empereur Alexis Ier Comnène, qui lui demande de l’aide. Robert promet à Alexis Ier l’envoi de cinq cents chevaliers, qui collaboreront à la lutte contre les Turcs et les Petchenègues. Alexis parvient également à lancer contre les Petchenègues à plusieurs reprises un autre peuple nomade, les Coumans.
: concile de Melfi. Le duc Roger Borsa renouvelle l'hommage lige au pape Urbain II qui lui confère l'investiture de ses conquêtes avec un étendard pontifical. Reprise des négociations entre le pape Urbain II et l’empereur Alexis Ier Comnène qui cherchent à s’assurer un appui mutuel, l’un contre l’empereur Henri IV, l’autre contre les Normands de Sicile. Urbain II lève le ban d'excommunication contre Alexis Ier en présence des ambassadeurs de celui-ci.
Épidémie de Mal des Ardents en Viennois; la guérison d'un jeune noble, Guérin de Valloire, est à l'origine de la fondation de l'Ordre hospitalier de Saint-Antoine. Mais selon A. Mischlewski, le récit de la guérison miraculeuse du jeune Guérin de Valloire du mal des ardents semble ne reposer sur rien.
↑L’art au service du prince: Paradigme italien, expériences européennes (vers 1250-vers 1500), Viella Libreria Editrice (ISBN9788867287994, présentation en ligne).
↑Mischlewski Adalbert, Un ordre hospitalier au Moyen Âge, les chanoines réguliers de Saint-Antoine-en-Viennois, Presses Universitaires de Grenoble, , 216p..