: le sultan d'ÉgypteQala'ûn rompt la trêve et prend Tripoli, où, dit-on, les Vénitiens l’aurait fait appeler. Une partie de la population parvient à s’enfuir par la mer, mais le reste des hommes est massacré, les femmes et les enfants sont réduits en esclavage. La ville, pillée, est démolie et rasée du sol.
Juillet: pressé par ses émirs d’en finir avec les Francs d’Acre, Qala’ûn refuse de violer le traité de 1283 et renouvelle la trêve pour dix ans. Il encourage les musulmans à profiter d’Acre pour leurs échanges avec l’Occident, par l’intermédiaire des commerçants vénitiens et des Templiers, devenus les principaux banquiers de Syrie, et des marchands damascènes. Le port d’Acre connaît une période de prospérité. Cependant, au lendemain de la chute de Tripoli, le roi d’Acre Henri dépêche des messagers à Rome pour demander des renforts.
- : une ambassade du Génois Buscarel de Gisolf est à Rome auprès du pape Nicolas IV. elle se rend ensuite auprès de Philippe le Bel (novembre-décembre). Arghoun, ilkhan d’Iran, propose au roi de France d’attaquer conjointement la Syrie au printemps 1291.
En Chine, création d’un bureau spécial pour le culte nestorien.
: une trêve de deux ans est signée entre Charles II d'Anjou et Jacques le Juste, qui peut rembarquer ses troupes en Sicile. Le comte Robert II d'Artois, mécontent, abandonne l'Italie pour la France avec les barons français.