| 18e régiment d’infanterie | |
Insigne régimentaire du 18e RI | |
| Création | 1703 |
|---|---|
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment d’infanterie |
| Rôle | Infanterie |
| Garnison | Pau |
| Ancienne dénomination | Régiment de Gâtinais Régiment Royal-Auvergne |
| Devise | Brave 18e, devant toi l'ennemi ne tient pas |
| Inscriptions sur l’emblème | Rivoli 1797 Austerlitz 1805 La Moskowa 1812 Sébastopol 1855 Les Deux-Morins 1914 L'Aisne 1917 L'Avre 1918 Vauxaillon 1918 AFN 1952-1962 |
| Guerres | Guerres révolutionnaires Guerres napoléoniennes Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
| Fourragères | aux couleurs du ruban de la Médaille militaire |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 quatre palmes Croix de guerre 1939-1945 une palme |
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Le 18e régiment d'infanterie (18e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment Royal-Auvergne, un régiment français d'Ancien Régime.
Colonels tués ou blessés alors qu'ils commandaient le 18e RI :
Officiers tués ou blessés alors qu'ils servaient dans le 18e RI durant la période 1804-1815 :
L'ordonnance du 1er janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme 17e régiment d'infanterie ci-devant Royal-Auvergne.
Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.
De 1792 à 1795, le 18e régiment d’infanterie de ligne fait partie de l’armée du Nord puis de l’armée de Sambre et Meuse. C’est d’ailleurs en souvenir de cette dernière campagne que le chef de musique du 18e, François-Joseph Rauski (1837-1910), composa ultérieurement la fameuse « marche de Sambre et Meuse » .
Conformément aux lois du 21 février, du 12 août 1793 et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (8 janvier 1794), on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires.
La 18e demi-brigade n'est pas formée étant donné que le 2e bataillon du 9e régiment d'infanterie (ci-devant Normandie) qui devait former le noyau de cette demi-brigade était aux colonies.
La 18e demi-brigade de deuxième formation est formée, le 4 février 1796, par l'amalgame des :
Par décret du 1er vendémiaire an XII (), le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815.
Ainsi, le 18e régiment d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la 1er, 2e et 3e bataillons de la 18e demi-brigade de deuxième formation.
Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire. À cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.
Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La légion du Gers et la légion des Landes, qui deviendront le 18e régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820.
En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le 18e régiment d'infanterie de ligne est formé avec les bataillons des légions du Gers (23e légion) et des Landes.


Casernement : Pau
72e brigade, 36e Division d'Infanterie au 18e corps d'armée. Le régiment fait partie de la 36e division d'infanterie d' à .
Le régiment prend une partie du front du secteur du Chemin des Dames.
D' à , le 18e R.I. a perdu 3 200 morts et plus de 10 000 blessés.
Pendant les sept jours suivants, le 18e se replie en bon ordre sur près de 300 kilomètres, livrant des combats continuels malgré des ravitaillements de plus en plus espacés.
Plusieurs officiers, sous-officiers et soldats du 18e seront décorés de la croix de guerre ou de la Légion d’honneur du fait de leur héroïsme lors des combats d’Attigny. Le 18e RI sera cité à l’ordre de l’Armée pour son fait d’armes à Attigny. Ville détruite en 1914 et 1940, Attigny est titulaire de deux croix de guerre. Un monument au 18e RI sera inauguré le près du pont du canal. Une plaque célébrant la réconciliation franco-allemande y sera ultérieurement apposée par les Amicales du 18e RI et du 20e infanterie regiment de Ratisbonne. Ce régiment faisait partie des forces allemandes assaillantes à Attigny.

Le 18e régiment d'infanterie est reformé à Pau après l'armistice, à partir de nouvelles recrues, au sein de l'armée de vichy.
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes, :

"Brave 18e, devant toi l'ennemi ne tient pas"