| Sierck-les-Bains | |
Le centre, l'église et la Moselle, depuis le château des ducs de Lorraine. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Moselle |
| Arrondissement | Thionville |
| Intercommunalité | Communauté de communes Bouzonvillois-Trois Frontières |
| Maire Mandat |
Helen Hammond 2020-2026 |
| Code postal | 57480 |
| Code commune | 57650 |
| Démographie | |
| Gentilé | Sierckois |
| Population municipale |
1 765 hab. (2023 |
| Densité | 368 hab./km2 |
| Population unité urbaine |
4 895 hab. (2023) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 26′ 35″ nord, 6° 21′ 39″ est |
| Altitude | Min. 145 m Max. 337 m |
| Superficie | 4,8 km2 |
| Type | Petite ville |
| Unité urbaine | Perl (ALL)-Sierck-les-Bains (partie française) (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Luxembourg (partie française) (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bouzonville |
| Législatives | Neuvième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | mairie-sierck.fr |
| modifier |
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Sierck-les-Bains [siʁk.le.bɛ̃] ⓘest une commune française du département de la Moselle, en région Grand Est.
Les habitants sont appelés les Sierckois en français et les Sierker en luxembourgeois (Siirker en platt).
Bourg lorrain et chef-lieu du pays de Sierck, le territoire communal est au nord frontalier du Luxembourg ainsi que proche de la frontière franco-allemande située au nord-est.
Zone de sismicité : très faible
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 800 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Amnéville à 26 km à vol d'oiseau, est de 10,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 884,1 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,9 °C, atteinte le .
Sierck est notamment desservie par la RD 656 (ancienne RN 856) et RD 654 (ancienne RN 53bis).
La commune est traversée, le long de la Moselle, par la ligne de chemin de fer de Thionville à Apach, qui assure l'une des connexions entre les réseaux français et allemands. La ligne et la gare ne sont desservies que les week-ends, à raison de deux trains par jour dans chaque sens, entre Metz et Trèves.
La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Moselle et le ruisseau de Montenach.
La Moselle, d’une longueur totale de 560 kilomètres, dont 315 kilomètres en France, prend sa source dans le massif des Vosges au col de Bussang et se jette dans le Rhin à Coblence en Allemagne.
Le Montenach, d'une longueur totale de 15,5 km, prend sa source dans la commune de Manderen-Ritzing et se jette dans la Moselle sur la commune, après avoir traversé six communes.

La qualité de la Moselle et du ruisseau de Montenach peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité. Ainsi en 2020, dernière année d'évaluation disponible en 2022, l'état écologique de la Moselle était jugé moyen (jaune).
Au , Sierck-les-Bains est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de "Perl (ALL)-Sierck-les-Bains (partie française)", une agglomération internationale dont la principale ville est la commune allemande de Perl et qui regroupe cinq communes françaises (Apach, Contz-les-Bains, Rettel et Rustroff, en plus de Sierck-les-Bains), dont elle est ville-centre,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris),.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (39 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (44,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (25,2 %), terres arables (23,1 %), zones urbanisées (17,6 %), cultures permanentes (12,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (10,5 %), eaux continentales (7,7 %), prairies (1,7 %), zones agricoles hétérogènes (1,6 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).


D'après certains auteurs, le nom de Sierck serait d'origine romaine, pourtant aucune découverte de cette époque n'y a été faite. N’est admise aujourd'hui que l'acception des mots latins circum et circulus correspond à la situation géographique de la localité bâtie sur la partie convexe d'un méandre de la Moselle à son confluent avec le ruisseau de Montenach. En fait circum est du latin médiéval et non pas du latin antique. La langue vieux haut allemand s'écrivait jadis aussi en latin médiéval. Le vieux haut allemand zirki (cercle) a été retranscrit en circum mais aussi en Sirke, Sirche, etc. Cette position, face à la colline du Stromberg, aux portes du Luxembourg et de l'Allemagne, justifie la présence d'un château fort qui semble avoir précédé la ville. [évasif]On situe leur construction au Xe ou XIe siècle. À cette époque, Sierck qui dépendait des archevêques-électeurs de Trèves devint possession du duc Gérard Ier de Lorraine et le resta jusqu'au traité de Vincennes en 1661 avec toutefois quelques interruptions.
Les origines de la famille de Sierck sont incertaines. Certains l'estiment issue de celle d'Ardenne, en la reliant à l'histoire du château. Quoi qu'il en soit, elle apparaît au Xe siècle et s'éteint vers 1530. C'est sous l'autorité de cette famille que la cité connut son plus grand développement, tant du point de vue économique qu'architectural. Certains de ses membres occupèrent de hautes fonctions religieuses, ce qui ne fut pas sans importance pour la ville. Il faut citer à ce titre Jean de Sierck, évêque d'Utrecht puis de Toul, mort en 1305 et Jacques de Sierck, archevêque de Trèves fondateur de l'université de cette ville, mort en 1456. C'est à Sierck que se réfugie la duchesse de Lorraine Marguerite de Bavière, lasse de la vie extra-conjugale de son mari le duc Charles II de Lorraine. Sous la conduite du chartreux Adolphe d'Essen, elle y développera la dévotion au Rosaire appelé à un grand succès notamment auprès des dominicains et soutint la fondation de la chartreuse de Marienfloss.
En 1285, Ferri de Sierck est présent au tournoi de Chauvency-le-Château, qui a lieu près de Montmédy, et joute contre Millet de Thil.
C'est en 1295, lorsque Ferry III de Lorraine lui octroie une charte d'affranchissement, que la ville s'entoure d'une enceinte fortifiée, l'arrière des maisons donnant sur la Moselle formant barrière défensive. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle le bourg ne sortira guère des limites ainsi fixées. Les rues s'organisent suivant deux axes imposés par les cours d'eau. De la Porte de Trèves au nord-est à la Porte de Thionville au sud-ouest, la Grand' Rue suit la courbe du méandre de la Moselle, tandis que les rues du Moulin et des Tanneries bordent le ruisseau de Montenach de la Porte des Broches à la place du Vieux-Marché. Arnould VI de Sierck fut à l'origine de plusieurs édifices majeurs de la région : le château de Meinsberg (commune de Manderen), longtemps résidence principale de la famille de Sierck, l'ancienne église de Contz-les-Bains, et à Sierck, la reconstruction presque complète du château, l'édification de l'église justifiant entre autres son érection en paroisse au milieu du XVe siècle.
En juin 1705, Marlborough arrive avec une armée de 60,000 hommes avec l'intention d'envahir la France pour l'alliance contre Louis IV, mais Villars qui est sur place à déja dénudé la vallée de fourrage, et fortifié sa position (jusqu'a environ 70,000 hommes). Marlborough éspère que son adversaire sera tenté de lui attaquer le pemier, et s'installe au chateau de Malbrouck en attendant des renforts de la part du Margrave Louis-Guillaume de Bade-Bade (ce qui lui donnerait un effectif de près de 100,000 hommes). En attendant, les deux ducs adversaires, qui sont aussi des amis, échangent des captifs et des cadeaux. La bataille n'aura pas lieux car le Margrave, incapacté par une blessure de l'orteil, n'arrive jamais.
La prospérité de la ville, jusqu'à la guerre de Trente Ans, avait favorisé l'exercice de nombreuses activités commerciales et artisanales. Les maisons et boutiques que bouchers, drapiers, tanneurs firent construire du XVe au XVIIe siècle, donnent encore aujourd'hui son caractère à la ville. Les fortifications ayant perdu de leur intérêt stratégique à la fin du XVIIIe siècle, un quai fut construit le long de la Moselle à partir de 1785 pour assainir la ville basse et faciliter la circulation ; les façades se tournèrent vers la rivière et les portes furent abandonnées ou détruites. La ville put alors s'étendre.
En 1661, la commune qui faisait partie du bailliage d'Allemagne, est cédée à la France via le traité de Vincennes. La même année, la prévôté royale de Sierck est créée par édit du mois de novembre. Ses appellations ressortissaient au bailliage de Thionville et elle était régie par la coutume de Lorraine.
Chef-lieu de canton de 1790 à 2015, Sierck fait partie de celui de Launstroff de 1802 à 1806. Les bombardements de 1944 détruisent toutes les maisons de la rue des Juifs et l'hôtel de ville. Sierck-sur-Moselle ne devient que tardivement Sierck-les-Bains. La nouvelle appellation fait référence à la courte existence au XIXe siècle d'un petit établissement thermal à l'emplacement de la gare actuelle. Aujourd'hui, si le commerce et l'artisanat restent les activités principales de cette petite ville, la qualité de son patrimoine l'autorise à envisager un développement du tourisme sans doute important pour son avenir.
Un habitant a été admis parmi les 4 281 Justes parmi les nations de France pour avoir sauvé des personnes juives persécutées par le régime nazi et le gouvernement de Vichy : Nicolas Duhr, secrétaire de la mairie de Sierck-les-bains, résistant, chef du réseau local, responsable de la région du Poitou. Sa fonction à la mairie lui permit de procurer des faux papiers à des persécutés, notamment Marcel Marx.

En 2021, le budget de la commune était constitué ainsi :
Avec les taux de fiscalité suivants :
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2020 : Médiane en 2020 du revenu disponible, par unité de consommation : 26 490 €.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 1 765 habitants, en évolution de +0,57 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Établissements d'enseignements proches :
Professionnels et établissements de santé:
La commune accueille des associations sportives, dont :
Le dialecte francique de Sierck-les-bains fait partie d'une petite zone linguistique, composée d'Apach, Belmach, Rustroff et Sierck, qui a des différences notables avec les dialectes de Merschweiller, Rettel et Schengen.
Le , une tache d'humidité évoquant un visage apparaît sur le mur du premier étage d'un bâtiment de la Grand-Rue. Le soir-même, un artisan nommé Paul Huther reconnaît dans ce visage celui du Christ. Rapidement, le bouche à oreille, relayé par les médias régionaux puis nationaux, attire plusieurs milliers de visiteurs et « pouss[e] en masse les fidèles vers le confessionnal ». L'évènement est ensuite peu à peu oublié, jusqu'au trentième anniversaire de l'évènement, en 2015, qui le remet en lumière, la tâche étant toujours présente. Toujours visible en 2020, le Christ de Sierck-les-Bains continue d'attirer des curieux et des pèlerins et est considéré par les habitants comme faisant partie de leur patrimoine.
Jacques Bretel décrit les armoiries de Ferri de Sierck qui sont également représentées dans les miniatures du manuscrit d'Oxford. Pour plus de détails voir l'armorial du Tournoi de Chauvency.