| Grand Est | |
Logo de la région Grand Est. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Préfecture | Strasbourg |
| Départements et collectivités territoriales | Ardennes (08) Aube (10) Marne (51) Haute-Marne (52) Meurthe-et-Moselle (54) Meuse (55) Moselle (57) Collectivité européenne d'Alsace (67/68) Vosges (88) |
| Arrondissements | 38 |
| Cantons | 200 |
| Communes | 5 118 |
| Conseil régional | Conseil régional du Grand Est |
| Président du conseil régional Mandat |
Franck Leroy (DVD) 2023-2028 |
| Préfet | Amaury de Saint-Quentin |
| Code Insee | 44 |
| Code ISO 3166-2 | FR-GES |
| Démographie | |
| Gentilé | Alsaciens Champenois (ou Champardenais) Lorrains |
| Population | 5 563 378 hab. (2023 |
| Densité | 97 hab./km2 |
| Rang (population) | 6e sur 18 |
| Langues régionales |
Alsacien Champenois Francique lorrain Lorrain roman Franc-comtois Wallon |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 35′ nord, 7° 45′ est |
| Superficie | 57 441 km2 |
| Rang | 5e sur 18 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | grandest.fr |
| modifier |
|
Le Grand Est est une région administrative française résultant de la fusion, le , des anciennes régions administratives Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine. Elle compte plus de cinq millions d'habitants. Sa plus grande ville est Strasbourg, qui est aussi le chef-lieu de la région.
La région s'étend du bassin parisien au Rhin sur 57 441 km2, regroupant ainsi des territoires de l'Europe rhénane (l'Alsace, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle et l'Est des Vosges) à l'est et des territoires du bassin parisien (les Ardennes, l'Aube et la Marne) à l'ouest, séparés par des territoires moins densément peuplés habituellement dans la « diagonale du vide » (qui inclut la Haute-Marne et la Meuse). La région est frappée par une baisse de sa population résultant d'une baisse de la natalité accompagnée d'un faible solde migratoire dans un contexte de vieillissement de sa population. En 2025, la collectivité européenne d'Alsace est le seul territoire du Grand Est à gagner des habitants, ce qui ne compense plus les pertes des autres départements désormais tous en déclin démographique.
La Région Grand Est, qui regroupe les régions culturelles et historiques d'Alsace, de Lorraine et de Champagne, se partage entre une zone de tradition latine et une zone de tradition germanique. L'Alsace-Moselle est par ailleurs soumise à un droit local qui se substitue au droit général français dans certains domaines depuis 1919. Ce territoire, berceau de La Marseillaise, a eu une influence considérable dans la construction nationale française sous la Troisième République par le revanchisme que sa perte, à la suite de la défaite face à la confédération prussienne, a provoqué.
Le Grand Est est la première région frontalière de la France métropolitaine : elle partage des frontières sur plus de 750 kilomètres avec quatre pays, la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne, qui sont aussi membres de l'Union européenne, ainsi que la Suisse, qui fait partie de l'espace Schengen comme la France et les autres pays. Ces frontières sont ouvertes et sont traversées par de nombreux flux, de travailleurs frontaliers notamment. La région entretient de nombreux liens avec ses voisins européens.
De 1948 à 1964, les dix départements constituant l'actuelle région Grand Est étaient regroupés au sein de l'Igamie de Metz.

La région est issue de la fusion des trois régions Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine, suivant l'acte III de la décentralisation (2013). Selon France Stratégie, institution rattachée au Premier ministre, la fusion de ces trois régions est économiquement cohérente pour tous les départements et en dehors de cette fusion seule l'intégration du Territoire de Belfort mais aussi de l'Aisne renforcerait encore cette cohérence. Les Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) des régions Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine de 2015 ont fourni un rapport incluant les contrastes dans la situation économique (PIB, spécialisation, commerce extérieur, enseignement, recherche et innovation), sociale (formation, démographie, répartition des revenus et pauvreté, emploi, chômage, emploi frontalier, qualité de vie), et environnementale (gestion des déchets, énergie, transport et mobilité, utilisation des sols, qualité de l'air et de l'eau, biodiversité). Aucun de ces rapports n'analyse ni le coût de fonctionnement de la nouvelle région ni le risque de déséconomie d'échelle.
En 2018, le taux de pauvreté, de 14,8 %, est proche de la moyenne nationale.
Cette fusion a fait l'objet de débats, notamment en Alsace, où elle s'est heurtée à une opposition farouche, tant de la part des élus que de la population. Elle a ainsi donné lieu à plusieurs manifestations rassemblant à chaque fois plusieurs milliers de personnes. Sur le plan politique, aucun député alsacien ne vote pour la fusion, les députés du PS Armand Jung et Philippe Bies étant favorables à la fusion administrative avec la seule Lorraine, mais ne se prononçant pas sur la fusion avec la Champagne-Ardenne. Deux députés UMP des Ardennes votent pour la fusion, alors que Jean-Paul Bachy, président de la région Champagne-Ardenne, est contre une fusion avec l'Alsace. Les députés lorrains sont très partagés : ont voté pour la fusion les onze députés du PS, et contre, les dix députés UMP. En ce qui concerne le projet d'une fusion Alsace-Lorraine, les conseillers régionaux lorrains de gauche étaient plutôt pour alors que ceux de droite (UMP et FN) étaient plutôt contre,.
L'acte III de la décentralisation s'articule en deux volets :
Strasbourg est désignée chef-lieu de région par la loi (alinéa I.4° de l'article 2 de la loi du ). C'est le seul parmi les chefs-lieux des nouvelles régions à être désigné de cette façon. Plusieurs élus lorrains et champenois ont critiqué ce choix fait sans concertation locale.
L'instauration d'un droit d'option dans la loi relative à la délimitation des régions permettra également au Territoire de Belfort de se prononcer, après le , pour une intégration à la nouvelle région, évoquée par certains élus,,,.
Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe a critiqué cette réforme territoriale, les rapporteurs se montrant « préoccupés par l'absence de véritable consultation des collectivités locales avant le vote de la loi entrée en vigueur le , ainsi que par le déséquilibre financier entre les collectivités territoriales dû à un système inadapté de péréquation et à une recentralisation au niveau national des décisions fiscales locales ».
Le conseil régional est élu le . La région est officiellement créée le et Philippe Richert devient président le . L'organisation d'une consultation sur le nouveau nom est votée par le conseil régional le .
Trois noms sont initialement proposés : Rhin-Champagne, Acalie et Nouvelle-Austrasie. Face aux remontées négatives de la population, un quatrième nom, envisagé comme plus consensuel, Grand Est, est ajouté à la liste soumise au vote par internet du au .
Les résultats sont les suivants :
Philippe Richert annonce sa démission le . Jean-Luc Bohl assure l'intérim jusqu'à l'organisation de nouvelles élections. Jean Rottner est élu nouveau président de la région le . Franck Leroy (DVD) lui succède le .


La disparition administrative de l'Alsace n'étant pas du tout acceptée par une grande majorité de ses habitants et de ses élus,,,,,, au point que l'on parle couramment d'un « malaise alsacien »,, des initiatives visant à ressusciter l'ancienne région Alsace se font jour régulièrement. Une fusion des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin est à l'œuvre comme préalable à cette possible révision de la nouvelle région Grand Est, à l'initiative des Conseils départementaux des deux ensembles,,.
Pour le président de la République Emmanuel Macron, il est hors de question de revenir sur le découpage régional. En revanche, en réponse aux appels des élus et de la société civile alsacienne, il a indiqué qu'il verrait d'un bon œil la fusion des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin dans l'objectif de former une « entité » alsacienne, aux compétences élargies,. Une mission en ce sens a effectivement été confiée au préfet Jean-Luc Marx en .
Ce dernier a rendu son rapport le , dont les conclusions ont été rendues publiques le , celui-ci y indique :
« À l'issue de ces semaines d'échanges denses et de préparation assidue, je suis conduit à une double certitude : il existe un véritable « désir d'Alsace », une quête de connaissance et de reconnaissance dont le contenu n’est certes pas seulement institutionnel. L'Alsace culturelle, linguistique, historique, climatique, […] existe et nombre de ses habitants aspirent à être identifiés à ce territoire ; les territoires objets de mon rapport présentent des spécificités que l'État peut reconnaître, valoriser dans l'intérêt de ses habitants comme de la communauté nationale. […] »
Ce rapport ambitieux, ouvre donc la voie à une concertation pour la création d'une collectivité à statut spécifique, au sein du Grand Est au moins dans un premier temps, débutant par la fusion des départements avec l'octroi de nouvelles compétences,.
Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires, a été mandatée par le Premier ministre pour mener les concertations qui devraient aboutir en ,. L'intéressée affirme à l'occasion des discussions que « le gouvernement fera tout pour que cela aboutisse »,, malgré l'opposition marquée du conseil régional et surtout de son président, Jean Rottner, à autre chose qu'une éventuelle simple fusion des départements au sein du Grand Est et sans nouvelle compétence.
Le rapport fait donc sérieusement bouger les lignes dans le débat institutionnel au sein même de la nouvelle région et ouvre la voie à une évolution institutionnelle par rapport à la réforme de 2015.
Cette évolution probable interpelle et inquiète nombre d'élus des autres départements, qui y voient un risque sur le devenir et la subsistance même du Grand Est, à moins de bénéficier eux-mêmes des mêmes prérogatives,,.
Un projet de fusion des départements lorrains de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle au sein du Grand Est a ainsi été lancé par le Président de ce dernier département Mathieu Klein, mais a été aussitôt rejeté fermement par son homologue mosellan qui écarte toute idée de fusion avec quiconque,, quoique la question de l'extension des nouvelles compétences éventuellement déléguées à l'Alsace au département de la Moselle soit directement posée dans le rapport.
Certains élus et responsables politiques mosellans de diverses sensibilités ont de leur côté profité de ce rapport pour relancer aux côtés de leurs confrères alsaciens l'idée d'un éventuel « décrochage » du Grand Est et la création d'une région « Alsace-Moselle »,. Cet objectif vient principalement d'une volonté de sauvegarder le droit local d'Alsace-Moselle et de nombreux points communs tels que les langues, la formation professionnelle, l'économie transfrontalière et la culture régionale. L'idée reste minoritaire auprès des populations concernées depuis la création de la Grande Région. Le , les sénateurs mosellans Jean-Louis Masson et Christine Herzog déposent une proposition de loi au Sénat visant à donner la possibilité aux électeurs d'une région supprimée en 2015, comme la Lorraine, d'obtenir son rétablissement par référendum. Fin , Jean-Louis Masson propose un nouvel amendement dans le cadre du projet de loi visant à fixer la date des élections régionales pour proposer que les « trois anciennes régions du Grand Est élisent leurs propres conseillers régionaux ». Entretemps, différents personnalités, élus et associations de Lorraine réclament via une pétition le retour d'une Région Lorraine de plein exercice par la création d'une collectivité territoriale réunissant les quatre départements lorrains (Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle et Vosges). Comme en Alsace, d'autres revendiquent également en Lorraine le démembrement de la Région Grand Est.
Le , la ministre Jacqueline Gourault annonce que « le gouvernement est prêt à soutenir la création d'une collectivité alsacienne qui serait faite à partir des deux départements ». Cette collectivité resterait dans la région Grand Est mais bénéficierait – en plus des compétences des départements – de « compétences particulières qui sont dues au transfrontalier notamment et à l'identité alsacienne rhénane ». Le , le Premier ministre Édouard Philippe, la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, la ministre chargée des Transports, Élisabeth Borne, le président du conseil régional du Grand Est, Jean Rottner, et les présidents des conseils départementaux du Bas-Rhin, Frédéric Bierry, et du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, signent l'acte créant la « collectivité européenne d'Alsace ». Sa création est actée par décret du , le projet de loi définissant les compétences de cette nouvelle collectivité étant présenté en conseil des ministres le même jour,. La nouvelle collectivité voit le jour le , à la suite de la loi du , formant la Collectivité européenne d'Alsace. Elle bénéficie de certaines compétences particulières (notamment en matière de coopération transfrontalière et de promotion du bilinguisme). Une telle évolution interroge et inquiète les élus des autres départements sur le maintien éventuel de l'Alsace dans le Grand Est et le devenir même de la région,,,.
Le , Frédéric Bierry, président de la nouvelle collectivité européenne d'Alsace, appelle en effet au démantèlement de la grande région, en s'appuyant sur les critiques du premier ministre Jean Castex vis-à-vis de la réforme territoriale.
Différents élus de la Grande Région, dont le sénateur Jean-Louis Masson, ou l'ancien président de la région Lorraine Jean-Pierre Masseret, émettent le même souhait, l'avenir de la région posant de réelles interrogations,. Le président de la République écarte à nouveau l'idée de sortie de l'Alsace.
Le président du conseil départemental de la Moselle, Patrick Weiten, revendique également un « droit à la différenciation et à l'expérimentation ». Cette évolution passe toutefois mal auprès des représentants des autres départements qui y voient le prélude au démembrement de la région malgré les assurances de l'État,.
Un sondage BVA d' sur le découpage régional de 2015, réalisé pour la presse régionale, indiquait un mécontentement des habitants contre la création de la région Grand Est : 69 % des habitants de la région s'en disant insatisfaits. La proportion est de 70 % en Champagne-Ardenne et va jusqu'à 82 % en Alsace.
Le , la Collectivité européenne d'Alsace lance une consultation citoyenne sur la sortie de l'Alsace du Grand Est et la reconstitution d'une région Alsace. Le président de la collectivité, Frédéric Bierry, précise que cette consultation aura une portée politique et non juridique. Le , les résultats de la consultation sont annoncés à Colmar. Sur les 153 844 bulletins validés, 92,4 % (142 200 voix) se sont exprimés en faveur de la sortie du Grand Est.
En , le député mosellan et conseiller régional Grand Est Laurent Jacobelli (Rassemblement national) déclare qu'il va déposer une proposition de loi sur la sortie de l'Alsace du Grand Est.
Près de dix ans après la création de la région, le rejet du Grand Est est toujours fort en Alsace. Un sondage Institut français d'opinion publique (IFOP) publié en indique en effet que 72 % des Alsaciens souhaitent que l'Alsace sorte de la région Grand Est.
Le 8 avril 2026, l'Assemblée nationale adopte la proposition de loi de Brigitte Klinkert faisant de la collectivité européenne d'Alsace une collectivité à statut particulier avec Alsace comme nom unique et disposant des compétences d'un département, de celles d'une région et de celles spécifiques qui avaient été transférées à la collectivité européenne d'Alsace. Deux collectivités ne pouvant pas exercer ces compétences sur une même partie du territoire, l'Alsace sortira du Grand Est,.

Le nom provisoire retenu par la loi était « Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine », une juxtaposition des noms des anciennes régions par ordre alphabétique. Ce nom temporaire est parfois abrégé en ALCA ou ACAL dans les médias.
Le nouveau nom définitif « Grand Est » a fait l'objet d'un décret en Conseil d'État le , sur proposition du conseil régional de la région fusionnée qui a soumis la dénomination au débat et au vote en séance plénière le , cette dénomination ayant été adoptée avec 104 voix.
Le nom Grand Est permet également de faire subsister les trois régions historiques. Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine, dont les noms apparaissent sur le logo de la grande région, constituent le Grand Est de la France. Avant le débat au conseil régional, le nom a été soumis à des sondages et à un plébiscite par internet.
Différents noms comme « Nord-Est », « Grand Est Europe », « Cœur d'Europe », « Austrasie »,, « Eurorégion Est », « Lotharingie » ou encore « Est Europe » ont été évoqués.
D'une manière générale, les médias ont utilisé spontanément le nom « Grand Est » pour désigner la nouvelle région fusionnée,,.
Une consultation conjointe de France 3 Champagne-Ardenne et France 3 Lorraine a montré que le nom « Région Grand Est » arrivait en tête parmi les sondés avec 29,38 % des votes. Un sondage de L'Est républicain a également placé « Grand Est » en tête avec 43 % des votes.
Bien que le nom « Grand Est » soit arrivé largement en tête au sein de la population, le comité d'experts chargé de recenser et de filtrer les propositions de nom l'a exclu et a choisi de soumettre au vote trois noms inédits dont la pertinence est remise en question,,.
L'exécutif régional s'est finalement réuni lundi et a acté à l'unanimité l'intégration de « Grand Est » dans les propositions aux citoyens. Les quatre noms retenus étaient donc les suivants :
À la suite du vote de la population par Internet, l'appellation « Grand Est » a été plébiscitée avec plus de 75 % des suffrages sur les 277 000 votes enregistrés.
Les habitants du Grand Est n'ont pas d'appellation reconnue officiellement. Ils demeurent Alsaciens, Champenois et Lorrains.
L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) emploie toutefois le terme « Grands Estois » en 2017 et « Grandestois » en 2019 ; divers médias utilisent également le nom « Grand-Estois », ainsi que « Grand-Estiens », depuis 2016.

Le conseil régional du Grand Est, créé par la loi relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral du , est issu de la fusion des anciens conseils régionaux d'Alsace, de Champagne-Ardenne et de Lorraine. Le nombre de conseillers régionaux par section départementale en vue des élections de décembre 2015 est réparti de la manière suivante : 35 sièges pour le Bas-Rhin, 34 pour la Moselle, 25 pour le Haut-Rhin, 24 pour le département de Meurthe-et-Moselle, 19 pour la Marne, 14 pour les Vosges, 11 pour les Ardennes et pour l'Aube et 8 pour la Meuse et pour la Haute-Marne.
Le chef-lieu de la région a été désigné avant même la fusion, contrairement aux autres régions fusionnées pour lesquelles le conseil régional se prononcera ultérieurement. En effet, l'Assemblée nationale a désigné Strasbourg comme chef-lieu par la loi adoptée le 17 décembre 2014. Le conseil régional conserve toutefois la possibilité de déterminer la répartition exacte des différents services.
Ainsi, bien que le siège du conseil régional se trouve à Strasbourg, Metz et Châlons-en-Champagne (les anciens chefs-lieux de Lorraine et de Champagne-Ardenne) ont conservé des hôtels de région.
L'exécutif, l'administration et l'assemblée du conseil régional sont fixés à Strasbourg ; le lieu de réunion pour l'assemblée plénière est quant à lui fixé sur le site de l'ancien conseil régional de Lorraine à Metz.
La Région Grand Est s'appuie depuis 2016 sur douze Maisons de région, réparties sur l'ensemble du territoire régional. Elles assurent notamment des missions relatives à la construction et à la maintenance des lycées, aux transports scolaires et interurbains, au développement économique, à la formation professionnelle et à l'accompagnement des projets locaux. Ce maillage vise à rapprocher l'administration régionale des habitants, des collectivités locales, ainsi que des acteurs du monde économique, social et associatif.
Certaines Maisons de région disposent de plusieurs sites afin de couvrir leur territoire d'intervention. Les douze Maisons de Région sont implantées à Charleville-Mézières, Châlons-en-Champagne, Epinal, Metz, Mulhouse, Nancy, Saint-Dizier/Bar-le-Duc/Verdun, Saverne/Haguenau, Sélestat, Strasbourg, Thionville-Longwy et Troyes/Chaumont.
Fin juillet 2015, l'État se prononce sur la répartition des directions régionales des différents services déconcentrés :
Le siège de la Zone de défense et de sécurité Est est à Strasbourg. Certaines infrastructures hors direction restent néanmoins implantées à Metz.
Les anciens sièges régionaux conservent leur implantation : DREAL Alsace à Strasbourg, Insee Lorraine à Nancy, Insee Champagne-Ardenne à Reims, DIRECCTE Lorraine à Metz, DRAC Champagne-Ardenne à Châlons-en-Champagne. Leurs effectifs sont réduits et ils sont transformés en pôles dits « d'excellence », en fonction de leur spécificité territoriale.
La Chambre régionale de Commerce et d'Industrie (CRCI) était pressentie à Nancy, déjà siège de la CCI Lorraine couvrant l'ensemble de l'ancienne région (alors que les autres CCI de la grande région ne couvrent généralement qu'un département, voire moins, comme en Alsace où 3 CCI coexistent (Strasbourg, Colmar, Mulhouse), en plus de la CCI Alsace), mais celle-ci est provisoirement installée à Strasbourg.
La ville de Strasbourg accueille le Parlement européen, l'organe parlementaire de l'Union européenne (UE), ainsi que l'organe de contrôle de l'UE, le médiateur européen. À l'échelle de la « Grande Europe », Strasbourg accueille le siège du Conseil de l'Europe (CdE) (dont dépendent la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) et la pharmacopée européenne, toutes deux également implantées à Strasbourg). Le réseau informatique du système d'Information Schengen est piloté depuis Strasbourg.
Strasbourg est aussi le siège de la Commission centrale pour la navigation du Rhin (CCNR) qui existe depuis 1815 et permet de gérer la navigation sur le Rhin. Le fleuve, cœur de la « banane bleue » et axe structurant de l'économie européenne, est en effet soumis à un statut international.
La Commission internationale de l'état civil (CIEC), axée sur la coopération internationale en matière d'état civil et dont le but est d'améliorer le fonctionnement des services nationaux d'état civil, siège également à Strasbourg.
| Scrutin | Département | 1er tour | 2d tour | ||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | Abs | 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | Abs | ||||||||||
| Présidentielle 2012 | Grand Est | UMP | 28,60 | PS | 23,27 | FN | 23,21 | MODEM | 9,85 | 20,31 | UMP | 55,91 | PS | 44,09 | Pas de 3e | Pas de 4e | 20,25 | ||||||||||
| 08 | PS | 28,93 | FN | 24,50 | UMP | 24,43 | FG | 9,28 | 20,61 | PS | 51,89 | UMP | 48,11 | 20,62 | |||||||||||||
| 10 | UMP | 30,33 | FN | 25,12 | PS | 22,79 | MODEM | 8,37 | 18,64 | UMP | 57,37 | PS | 42,63 | 18,87 | |||||||||||||
| 51 | UMP | 29,87 | PS | 24,05 | FN | 22,44 | MODEM | 9,50 | 20,95 | UMP | 55,31 | PS | 44,69 | 21,15 | |||||||||||||
| 52 | UMP | 27,99 | FN | 25,26 | PS | 23,75 | FG | 8,89 | 19,68 | UMP | 54,43 | PS | 45,57 | 19,77 | |||||||||||||
| 54 | PS | 27,92 | UMP | 24,21 | FN | 21,17 | FG | 12,07 | 20,05 | PS | 53,06 | UMP | 46,94 | 20,27 | |||||||||||||
| 55 | UMP | 26,56 | FN | 25,82 | PS | 23,40 | MODEM | 9,23 | 18,27 | UMP | 53,80 | PS | 46,20 | 18,43 | |||||||||||||
| 57 | UMP | 25,93 | FN | 24,73 | PS | 24,53 | FG | 9,52 | 21,85 | UMP | 53,50 | PS | 46,50 | 21,90 | |||||||||||||
| 67 | UMP | 33,62 | FN | 21,21 | PS | 19,58 | MODEM | 11,94 | 20,17 | UMP | 63,44 | PS | 36,56 | 19,84 | |||||||||||||
| 68 | UMP | 31,91 | FN | 23,43 | PS | 18,89 | MODEM | 11,39 | 20,60 | UMP | 63,33 | PS | 36,67 | 19,95 | |||||||||||||
| 88 | UMP | 25,32 | PS | 24,68 | FN | 24,18 | FG | 9,68 | 17,99 | UMP | 50,94 | PS | 49,06 | 81,94² | |||||||||||||
| Européennes 2014 | Grand Est | FN | 29,63 | UMP | 22,65 | PS | 12,71 | MODEM | 9,93 | 58,09 | Tour unique | ||||||||||||||||
| 08 | FN | 33,50 | UMP | 23,11 | PS | 13,18 | MODEM | 7,17 | 59,55 | ||||||||||||||||||
| 10 | FN | 32,13 | UMP | 25,41 | PS | 10,67 | MODEM | 7,56 | 55,27 | ||||||||||||||||||
| 51 | FN | 29,17 | UMP | 25,82 | PS | 11,83 | MODEM | 9,79 | 57,66 | ||||||||||||||||||
| 52 | FN | 33,03 | UMP | 24,56 | PS | 11,41 | MODEM | 7,06 | 55,29 | ||||||||||||||||||
| 54 | FN | 28,25 | UMP | 19,08 | PS | 15,86 | MODEM | 9,96 | 57,21 | ||||||||||||||||||
| 55 | FN | 33,72 | UMP | 21,65 | PS | 12,93 | MODEM | 8,59 | 54,27 | ||||||||||||||||||
| 57 | FN | 31,09 | UMP | 19,71 | PS | 13,50 | MODEM | 11,86 | 62,07 | ||||||||||||||||||
| 67 | FN | 25,31 | UMP | 24,89 | PS | 13,21 | MODEM | 10,84 | 57,67 | ||||||||||||||||||
| 68 | FN | 30,05 | UMP | 23,40 | MODEM | 10,28 | PS | 9,51 | 58,60 | ||||||||||||||||||
| 88 | FN | 31,61 | UMP | 21,62 | PS | 12,75 | MODEM | 8,26 | 54,02 | ||||||||||||||||||
| Régionales 2015 | Grand Est | FN | 36,07 | LR | 25,83 | PS | 16,11 | EELV | 6,70 | 52,09 | LR | 48,40 | FN | 36,08 | PS | 15,51 | Pas de 4e | 40,98 | |||||||||
| 08 | FN | 38,54 | LR | 28,87 | PS | 15,76 | EELV | 4,57 | 53,08 | LR | 42,30 | FN | 38,80 | PS | 18,90 | 42,53 | |||||||||||
| 10 | FN | 40,42 | LR | 24,65 | PS | 14,08 | DLF | 7,70 | 50,53 | LR | 42,86 | FN | 40,86 | PS | 16,28 | 40,49 | |||||||||||
| 51 | FN | 37,29 | LR | 25,82 | PS | 15,89 | DLF | 6,42 | 52,51 | LR | 46,74 | FN | 37,15 | PS | 16,11 | 41,62 | |||||||||||
| 52 | FN | 42,20 | LR | 23,03 | PS | 15,44 | DLF | 6,57 | 50,54 | FN | 42,28 | LR | 39,27 | PS | 10,36 | 40,53 | |||||||||||
| 54 | FN | 34,88 | PS | 24,34 | LR | 20,39 | EELV | 6,77 | 51,84 | LR | 45,64 | FN | 33,78 | PS | 20,58 | 40,74 | |||||||||||
| 55 | FN | 40,40 | LR | 20,21 | PS | 20,03 | DLF | 6,99 | 49,31 | FN | 40,49 | LR | 40,03 | PS | 19,47 | 38,78 | |||||||||||
| 57 | FN | 38,90 | LR | 22,07 | PS | 20,04 | EELV | 5,94 | 56,64 | LR | 45,37 | FN | 37,39 | PS | 17,24 | 44,55 | |||||||||||
| 67 | LR | 33,29 | FN | 30,69 | PS | 10,77 | REG | 10,07 | 50,43 | LR | 59,19 | FN | 31,14 | PS | 9,66 | 39,04 | |||||||||||
| 68 | FN | 34,73 | LR | 27,98 | REG | 12,64 | PS | 9,49 | 51,00 | LR | 51,79 | FN | 36,98 | PS | 11,23 | 40,37 | |||||||||||
| 88 | FN | 37,19 | LR | 22,78 | PS | 19,71 | EELV | 6,71 | 48,91 | LR | 43,68 | FN | 36,96 | PS | 19,36 | 38,05 | |||||||||||
| Présidentielle 2017 | Grand Est | FN | 27,78 | EM | 20,72 | LR | 19,73 | LFI | 16,31 | 21,32 | EM | 57,94 | FN | 42,06 | Pas de 3e | Pas de 4e | 24,69 | ||||||||||
| 08 | FN | 32,41 | EM | 18,33 | LFI | 17,83 | LR | 17,22 | 22,68 | EM | 50,73 | FN | 49,27 | 25,67 | |||||||||||||
| 10 | FN | 30,33 | LR | 23,05 | EM | 18,98 | LFI | 13,97 | 19,11 | EM | 54,15 | FN | 45,85 | 22,41 | |||||||||||||
| 51 | FN | 28,07 | LR | 22,15 | EM | 20,75 | LFI | 15,12 | 21,29 | EM | 57,01 | FN | 42,99 | 24,93 | |||||||||||||
| 52 | FN | 33,22 | LR | 19,12 | EM | 18,00 | LFI | 15,01 | 21,45 | EM | 50,48 | FN | 49,52 | 23,92 | |||||||||||||
| 54 | FN | 25,86 | EM | 22,04 | LFI | 20,38 | LR | 16,50 | 21,51 | EM | 60,66 | FN | 39,34 | 25,22 | |||||||||||||
| 55 | FN | 32,32 | EM | 19,35 | LR | 18,02 | LFI | 14,97 | 20,23 | EM | 51,62 | FN | 48,38 | 22,88 | |||||||||||||
| 57 | FN | 28,35 | EM | 21,05 | LFI | 17,90 | LR | 17,17 | 23,63 | EM | 57,66 | FN | 42,34 | 26,85 | |||||||||||||
| 67 | FN | 24,70 | EM | 22,29 | LR | 22,00 | LFI | 14,78 | 20,10 | EM | 63,07 | FN | 36,93 | 23,90 | |||||||||||||
| 68 | FN | 27,16 | LR | 22,34 | EM | 19,76 | LFI | 14,32 | 21,00 | EM | 57,97 | FN | 42,03 | 24,48 | |||||||||||||
| 88 | FN | 29,12 | EM | 19,86 | LR | 18,03 | LFI | 16,64 | 19,95 | EM | 55,26 | FN | 44,74 | 22,40 | |||||||||||||
| Européennes 2019 | Grand Est | RN | 28,24 | LREM | 20,62 | EELV | 11,96 | UDC | 8,60 | 49,41 | Tour unique | ||||||||||||||||
| 08 | RN | 35,92 | LREM | 16,88 | EELV | 8,43 | UDC | 8,14 | 49,10 | ||||||||||||||||||
| 10 | RN | 33,43 | LREM | 18,35 | UDC | 10,81 | EELV | 8,74 | 46,76 | ||||||||||||||||||
| 51 | RN | 30,24 | LREM | 21,37 | UDC | 9,85 | EELV | 9,83 | 48,86 | ||||||||||||||||||
| 52 | RN | 36,12 | LREM | 16,90 | UDC | 9,22 | EELV | 7,80 | 45,90 | ||||||||||||||||||
| 54 | RN | 26,42 | LREM | 20,10 | EELV | 12,35 | UDC | 7,38 | 49,55 | ||||||||||||||||||
| 55 | RN | 34,09 | LREM | 18,67 | EELV | 9,17 | UDC | 7,81 | 45,84 | ||||||||||||||||||
| 57 | RN | 29,12 | LREM | 19,77 | EELV | 11,32 | UDC | 7,16 | 52,86 | ||||||||||||||||||
| 67 | LREM | 23,96 | RN | 22,71 | EELV | 15,41 | UDC | 9,57 | 48,67 | ||||||||||||||||||
| 68 | RN | 25,84 | LREM | 21,58 | EELV | 13,97 | UDC | 8,49 | 50,42 | ||||||||||||||||||
| 88 | RN | 30,30 | LREM | 18,64 | EELV | 10,79 | UDC | 8,74 | 46,35 | ||||||||||||||||||
| Régionales 2021 | Grand Est | UCD | 31,15 | RN | 21,12 | UGE | 14,60 | UC | 10,77 | 70,39 | UCD | 40,30 | RN | 26,30 | UGE | 21,22 | UC | 12,17 | 69,76 | ||||||||
| 08 | UCD | 42,01 | RN | 21,94 | UGE | 10,47 | UG | 8,79 | 68,34 | UCD | 51,14 | RN | 26,41 | UGE | 16,77 | UC | 5,68 | 67,09 | |||||||||
| 10 | UCD | 35,99 | RN | 25,73 | UGE | 12,36 | LP | 8,32 | 67,98 | UCD | 44,48 | RN | 30,32 | UGE | 17,73 | UC | 7,48 | 67,92 | |||||||||
| 51 | UCD | 39,95 | RN | 22,55 | UGE | 12,61 | UG | 8,14 | 71,21 | UCD | 46,91 | RN | 26,55 | UGE | 19,06 | UC | 7,48 | 70,66 | |||||||||
| 52 | UCD | 34,69 | RN | 25,77 | UGE | 10,79 | UG | 8,84 | 64,02 | UCD | 43,67 | RN | 30,81 | UGE | 17,49 | UC | 8,03 | 64,27 | |||||||||
| 54 | UCD | 26,31 | RN | 21,89 | UGE | 18,93 | UG | 14,29 | 70,38 | UCD | 34,42 | UGE | 30,89 | RN | 25,70 | UC | 8,99 | 69,40 | |||||||||
| 55 | UCD | 31,81 | RN | 24,43 | UGE | 12,77 | UG | 10,84 | 65,67 | UCD | 41,07 | RN | 31,15 | UGE | 20,05 | UC | 7,73 | 64,38 | |||||||||
| 57 | UCD | 29,17 | RN | 23,91 | UGE | 15,61 | UG | 10,60 | 73,32 | UCD | 39,05 | RN | 29,32 | UGE | 23,20 | UC | 8,44 | 72,94 | |||||||||
| 67-68 | UCD | 27,10 | UC | 19,15 | RN | 17,00 | UGE | 14,64 | 70,97 | UCD | 37,29 | RN | 22,95 | UC | 20,60 | UGE | 19,16 | 70,35 | |||||||||
| 88 | UCD | 37,21 | RN | 21,71 | UGE | 14,80 | UG | 8,68 | 67,10 | UCD | 45,19 | RN | 26,93 | UGE | 20,36 | UC | 7,53 | 66,22 | |||||||||
| Présidentielle 2022 | Grand Est | RN | 29,54 | LREM | 27,28 | LFI | 17,63 | REC | 7,17 | 26,10 | LREM | 52,07 | RN | 47,93 | Pas de 3e | Pas de 4e | 26,31 | ||||||||||
| 08 | RN | 36,02 | LREM | 23,64 | LFI | 16,64 | REC | 6,55 | 26,51 | RN | 56,67 | LREM | 43,33 | 25,83 | |||||||||||||
| 10 | RN | 32,95 | LREM | 25,60 | LFI | 15,02 | REC | 7,60 | 25,48 | RN | 51,68 | LREM | 48,32 | 24,95 | |||||||||||||
| 51 | RN | 30,56 | LREM | 28,63 | LFI | 15,64 | REC | 7,11 | 26,54 | LREM | 52,10 | RN | 47,90 | 26,10 | |||||||||||||
| 52 | RN | 36,60 | LREM | 23,33 | LFI | 14,10 | REC | 6,88 | 25,72 | RN | 56,96 | LREM | 43,04 | 25,20 | |||||||||||||
| 54 | RN | 27,49 | LREM | 26,92 | LFI | 20,89 | REC | 6,65 | 26,61 | LREM | 54,41 | RN | 45,59 | 27,08 | |||||||||||||
| 55 | RN | 35,11 | LREM | 24,91 | LFI | 13,76 | REC | 7,46 | 25,29 | RN | 55,60 | LREM | 44,40 | 24,09 | |||||||||||||
| 57 | RN | 30,37 | LREM | 26,01 | LFI | 19,10 | REC | 7,51 | 28,19 | LREM | 50,46 | RN | 49,54 | 28,53 | |||||||||||||
| 67 | LREM | 30,70 | RN | 25,30 | LFI | 18,22 | REC | 7,02 | 24,43 | LREM | 59,00 | RN | 41,00 | 25,36 | |||||||||||||
| 68 | LREM | 27,85 | RN | 27,77 | LFI | 17,20 | REC | 7,86 | 25,93 | LREM | 52,90 | RN | 47,10 | 26,56 | |||||||||||||
| 88 | RN | 32,23 | LREM | 25,25 | LFI | 16,03 | REC | 6,47 | 24,80 | RN | 52,42 | LREM | 47,58 | 24,39 | |||||||||||||
La région Grand Est compte au total 49 circonscriptions (soit une moyenne de 113 392 habitants par circonscription) :
| Ardennes | Aube | Marne | Haute-Marne | Meurthe-et-Moselle |
|---|---|---|---|---|
| Meuse | Moselle | Bas-Rhin | Haut-Rhin | Vosges |

Le Conseil régional du Grand Est ne s'est pas encore doté d'armoiries ni de drapeau traditionnels. À l'instar des autres régions françaises, il a adopté un logo susceptible d'évoluer. En 2016, le conseil régional du Grand Est a adopté un logo initial reprenant les couleurs des logos des anciens conseils régionaux : bleu pour l'Alsace, vert pour la Champagne-Ardenne et jaune pour la Lorraine. Les noms des trois régions composant le Grand Est y figuraient également. Celles-ci sont d’ailleurs symbolisées dans les trois barres horizontales de la lettre « E ».
Une nouvelle version du logo, faisant disparaître les noms des trois anciennes régions et anciennes entités régionales (Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine), est introduite en mai 2022. À la suite de la polémique suscitée par cette mesure, une seconde version du logo avec les noms des trois territoires et le slogan « La force d'un tout » est présentée en juin 2022. Ce slogan montre la force unie des trois anciennes entités régionales.
Cependant, le conseil régional n'a pas officiellement adopté de blason ni de drapeau. Ce sont donc principalement les drapeaux et blasons des trois régions du Grand Est qui continuent d’apparaître et de figurer, notamment devant les mairies.
Depuis septembre 2022, la région de gendarmerie du Grand Est utilise un insigne comportant en haut les armoiries de l’Alsace, en bas à gauche les armoiries de la Champagne et en bas à droite les armoiries de la Lorraine. L'établissement principal des munitions Champagne-Lorraine utilise pour sa part un insigne comportant les armoiries de la Champagne à gauche, les armoiries de l'Alsace en haut à droite et les armoiries de la Lorraine en bas à gauche.

La région est limitrophe de la Belgique et du Luxembourg au nord, de l'Allemagne au nord-est et à l'est, de la Suisse au sud-est, de la Bourgogne-Franche-Comté au sud, et de l'Île-de-France et des Hauts-de-France à l'ouest. Le point central de la région est situé à Void-Vacon, à l'angle des rues Jeanne-d'Arc et de Strasbourg. À l'est, elle est bordée par le Rhin, axe majeur de la communication et des échanges économiques en Europe, qui a le statut d'eau internationale depuis le congrès de Vienne (1815). L'usage du fleuve est piloté par la Commission centrale pour la navigation du Rhin (CCNR) siégeant à Strasbourg.
La région est à cheval entre le Bassin parisien à l'ouest et l'Europe rhénane à l'est, ces deux zones étant séparées par la diagonale du vide ou diagonale des faibles densités qui la traverse.
Longeville-en-Barrois et Grandfontaine constituent un des vingt-trois points du Réseau de référence français.
Le Grand Est s'étend sur les bassins versants de la Seine, de la Meuse et du Rhin,. La gestion de la Seine est confiée à l'Agence de l'eau Seine-Normandie, tandis que celle du Rhin et de la Meuse relève de l'Agence de l'eau Rhin-Meuse, sise à Metz.
La Marne et l'Aube sont les principaux affluents de la Seine, tandis que la Moselle et l'Ill sont les principaux affluents du Rhin, dans la région. La Meuse prend sa source en Champagne-Ardenne, au Châtelet-sur-Meuse. Les grands lacs de Seine, situés pour partie en Champagne-Ardenne, contribuent à la régulation de la Seine, avant qu'elle ne rejoigne Paris.
La nappe phréatique rhénane dans la plaine d'Alsace, et plus généralement dans le fossé rhénan, constitue la plus grande réserve d'eau douce d'Europe. Le Saulnois présente des mares salées remarquables, uniques en France continentale, où poussent des plantes halophiles telles que la salicorne.

La région compte 5 559 051 habitants au d'après le Journal officiel, 5 550 389 habitants en 2020.
La population est essentiellement concentrée à l'est, dans la partie rhénane, le long du Rhin, de ses affluents (la Moselle en Lorraine et l'Ill en Alsace) et de ses sous-affluents. La partie située dans le Bassin parisien à l'ouest est moins peuplée et plus rurale. La diagonale du vide (ou « diagonale des faibles densités »), qui traverse la France de l'Ardenne aux Pyrénées, atteint dans la région ses plus faibles densités de population dans la Meuse (31 hab./km2), dans l'Aube (51 hab./km2) et en Haute-Marne (29 hab./km2). Le département des Ardennes est couvert lui aussi par la diagonale du vide, mais sa population réside majoritairement à l'ouest dans le bassin parisien. Le département des Vosges est dans une situation similaire, la partie ouest étant occupée par la diagonale du vide, mais l'est appartient au sillon mosellan, partie lorraine de l'Europe rhénane. À l'inverse, l'Alsace (229 hab./km2), située en bordure du Rhin, fait partie des territoires les plus densément peuplés de France. Cette densité de population est encore plus forte en plaine, l'Alsace étant couverte par des massifs montagneux à l'ouest et au sud.
| Département | Population (2023) |
Densité (hab./km²) |
|---|---|---|
| Départements dont la population est majoritairement située dans l'Europe rhénane | ||
| Meurthe-et-Moselle (54) | 732 236 | 140 |
| Moselle (57) | 1 051 309 | 168 |
| Alsace (67/68) | 1 934 548 | 229 |
| Vosges (88) | 357 248 | 64 |
| Départements dont la population est majoritairement située dans l'ex-espace urbain de Paris : | ||
| Ardennes (08) | 265 893 | 54 |
| Marne (51) | 563 076 | 70 |
| Départements dont la population est majoritairement située dans la diagonale des faibles densités : | ||
| Aube (10) | 310 447 | 51 |
| Haute-Marne (52) | 168 331 | 29 |
| Meuse (55) | 180 290 | 31 |
| Source Insee. |
L'évolution de la population est positive ; elle montre une progression depuis 1968. Cette évolution est toutefois très inégale ; les régions frontalières de la partie rhénane connaissent une nette progression de leur population tandis que le reste de la région connaît une stagnation, voire un déclin démographique.
| Source : Insee / Historique des populations légales depuis 1968. |
Les aires urbaines de Metz, Mulhouse, Nancy, Reims et Strasbourg dépassent les 250 000 habitants. À l'extrême-ouest, Reims a un temps été incluse dans le grand bassin parisien défini par l'Insee. Les quatre autres villes de l'Europe rhénane situées de part et d'autre du massif des Vosges font partie de la mégalopole européenne.
Les aires urbaines de moindre taille mais dépassant les 100 000 habitants sont celles de Thionville, Troyes, Colmar, Charleville-Mézières et aire urbaine de Sarrebruck-Forbach.
| Nom | Code Insee |
Département | Superficie (km2) |
Population (dernière pop. de réf.) |
Densité (hab./km2) |
Modifier |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Strasbourg | 67482 | Bas-Rhin | 78,26 | 293 771 (2023) | 3 754 | |
| Reims | 51454 | Marne | 46,90 | 177 674 (2023) | 3 788 | |
| Metz | 57463 | Moselle | 41,94 | 122 572 (2023) | 2 923 | |
| Mulhouse | 68224 | Haut-Rhin | 22,18 | 104 978 (2023) | 4 733 | |
| Nancy | 54395 | Meurthe-et-Moselle | 15,01 | 103 671 (2023) | 6 907 | |
| Colmar | 68066 | Haut-Rhin | 66,57 | 66 970 (2023) | 1 006 | |
| Troyes | 10387 | Aube | 13,20 | 62 088 (2023) | 4 704 | |
| Charleville-Mézières | 08105 | Ardennes | 31,44 | 45 560 (2023) | 1 449 | |
| Châlons-en-Champagne | 51108 | Marne | 26,05 | 42 971 (2023) | 1 650 | |
| Thionville | 57672 | Moselle | 49,88 | 42 658 (2023) | 855 | |
| Haguenau | 67180 | Bas-Rhin | 182,59 | 36 391 (2023) | 199 | |
| Schiltigheim | 67447 | Bas-Rhin | 7,63 | 34 708 (2023) | 4 549 | |
| Épinal | 88160 | Vosges | 59,24 | 32 251 (2023) | 544 | |
| Vandœuvre-lès-Nancy | 54547 | Meurthe-et-Moselle | 9,46 | 29 942 (2023) | 3 165 | |
| Illkirch-Graffenstaden | 67218 | Bas-Rhin | 22,21 | 27 872 (2023) | 1 255 | |
| Saint-Dizier | 52448 | Haute-Marne | 47,69 | 22 858 (2023) | 479 | |
| Saint-Louis | 68297 | Haut-Rhin | 16,85 | 22 805 (2023) | 1 353 | |
| Épernay | 51230 | Marne | 22,69 | 22 174 (2023) | 977 | |
| Montigny-lès-Metz | 57480 | Moselle | 6,70 | 21 718 (2023) | 3 241 | |
| Chaumont | 52121 | Haute-Marne | 55,26 | 20 827 (2023) | 377 | |
| Forbach | 57227 | Moselle | 16,32 | 20 493 (2023) | 1 256 | |
| Sarreguemines | 57631 | Moselle | 29,67 | 20 143 (2023) | 679 | |
| Lingolsheim | 67267 | Bas-Rhin | 5,69 | 20 826 (2023) | 3 660 |

L'acte III de la décentralisation renforce essentiellement deux types de collectivités : la région grâce à la loi NOTRe et l'intercommunalité grâce à la loi MAPTAM. Le premier volet a donné lieu à la création de la grande région tandis que le second est axé sur les grandes agglomérations régionales. La région Grand Est compte en effet cinq grandes agglomérations de plus de 200 000 habitants au centre de grandes aires d'attraction des villes dépassant toutes 350 000 habitants. Il s'agit de Strasbourg, Metz, Nancy, Mulhouse et Reims.
| Ville intra-muros | Unité urbaine 2021 (habitants) |
Aire d'attraction des villes 2019
(habitants) |
|---|---|---|
| Strasbourg | 484 217 | 853 110 |
| Metz | 290 554 | 370 889 |
| Nancy | 285 660 | 510 306 |
| Mulhouse | 246 565 | 410 254 |
| Reims | 215 160 | 354 855 |
Ces agglomérations concentrent l'essentiel des services déconcentrés de l'État, des zones commerciales, des infrastructures culturelles, des zones industrielles, des technopoles, des ports fluviaux et des infrastructures aéroportuaires. Afin de piloter la dynamique de ces grandes agglomérations (politique de l'habitat, de mobilité, aménagement du territoire, etc.), une partie importante des communes qui les composent se sont donc regroupées au sein des cinq établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) suivants (population municipale au recensement de 2023) :
L'Eurométropole de Strasbourg, qui accueille 25 institutions internationales, est la plus grande intercommunalité de la région avec plus de 500 000 habitants et plus d'un million dans sa forme transfrontalière, l'Eurodistrict de Strasbourg-Ortenau. La partie française de son aire d'attraction totalise plus de 15 % de la population du Grand Est. Elle est suivie par la communauté urbaine du Grand Reims, Mulhouse Alsace Agglomération, la Métropole du Grand Nancy et l'Eurométropole de Metz qui comptent toutes plus de 200 000 habitants. Structurant le territoire du fait de leurs vastes aires d'attraction, elles font par ailleurs, toutes les cinq, partie des grandes agglomérations françaises légalement contraintes de mettre en place des zone à faibles émissions au plus tard le .
Quatre de ces intercommunalités ont choisi de coordonner leur action dans le cadre de territoires plus vastes. Ainsi, la métropole du Grand Nancy et l'Eurométropole de Metz se sont regroupées (avec deux autres agglomérations lorraines) au sein du pôle métropolitain européen du Sillon lorrain tandis que l'Eurométropole de Strasbourg et Mulhouse Alsace Agglomération (ainsi que trois autres agglomérations alsaciennes) ont fondé le pôle métropolitain d'Alsace.
L'agglomération strasbourgeoise est située dans le département du Bas-Rhin au sein de la collectivité européenne d'Alsace et compte 494 536 habitants en 2023, au cœur d'une aire urbaine de 1 242 186 habitants (802 437 habitants pour la partie française). Elle est centrée sur la commune de Strasbourg et sur l'Eurométropole de Strasbourg. Cette dernière fait partie de l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau, qui compte 1 006 000 habitants sur un territoire de 2 445 km2 représentant 107 communes. Parmi les principaux projets de cet Eurodistrict figure le projet de l'Écocité « Strasbourg – Métropole des deux rives » visant à établir une métropole transfrontalière, à travers notamment le développement des transports publics transfrontaliers.
Les serments de Strasbourg du sont considérés comme l'« acte de naissance de la langue française »,,. Johannes Gutenberg y commence ses premiers travaux sur l'imprimerie entre 1434 et 1444. Son université a été fondée en 1538. La ville devient française en 1681 et La Marseillaise y est écrite par Claude Joseph Rouget de Lisle dans la nuit du au . Sous domination allemande entre 1871 et 1918, la ville est la capitale de l'Alsace-Lorraine (Reichsland Elsaß-Lothringen). Strasbourg connaît alors à cette époque d'importants bouleversements urbanistiques grâce notamment à la volonté du gouvernement berlinois qui veut faire d'elle la vitrine du savoir-faire allemand. Neustadt (nouvelle ville) est l'un des plus beaux exemples de l'architecture germanique de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
Strasbourg est le chef-lieu de la région mais aussi le siège de multiples institutions européennes et internationales et à ce titre, elle est une des capitales de l'Union européenne. Elle est ainsi l'une des seules villes avec Genève, La Haye, Montréal et New York à être le siège d'organisations internationales sans être capitale d'un pays. Strasbourg est une ville de congrès internationaux, la deuxième de France après Paris. Le port autonome de Strasbourg est le deuxième port fluvial de France. Strasbourg est aussi la deuxième place bancaire et financière et, en raison de la présence des sièges du Conseil de l'Europe et du Parlement européen et de 75 ambassades et représentations diplomatiques, la seconde place diplomatique de France après Paris.
Son centre-ville, situé sur la Grande Île, est entièrement inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) depuis 1988 et comprend notamment la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, deuxième cathédrale la plus visitée de France avec plus de 4 millions de visiteurs par an, ainsi que le quartier de la Petite France.
Strasbourg est aussi une ville étudiante de dimension internationale grâce à son université qui est la seule de France en dehors de Paris à figurer dans le [[classement académique des universités mondiales par l'Université Jiao-tong de Shanghai|top 100 du classement de Shanghai]] et qui a accueilli dix-huit prix Nobel mais aussi grâce à ses grandes écoles dont le Cuej, l'École nationale d'administration, Sciences Po, l'EM, l'INSA, l'International Space University (ISU) ou encore l'Institut supérieur de gestion (ISEG Business & Finance School).
Strasbourg est une importante ville de garnison avec, entre autres, le corps européen, le commandement des actions dans la profondeur et du renseignement, la brigade de renseignement et cyber-électronique, la 2e brigade blindée, la 2e compagnie de commandement et de transmissions et le 291e Jägerbataillon allemand.
Sur le plan culturel, Strasbourg n'est pas en reste avec de nombreux établissements de rayonnement national. Le théâtre national de Strasbourg, l'opéra national du Rhin, la bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, seconde bibliothèque patrimoniale de France, ainsi que de nombreux établissements culturels municipaux.
L'agglomération nancéienne, située dans le département de Meurthe-et-Moselle et à 150 km à l'ouest de Strasbourg, est centrée sur la commune de Nancy et le Grand Nancy, seconde métropole régionale à compter du . En 2017, elle compte 286 041 habitants, au cœur d'une aire urbaine de 435 356 habitants. Fondée au XIe siècle par Gérard d'Alsace, Nancy devient peu après la capitale du duché de Lorraine et le reste jusqu'au rattachement de celui-ci au royaume de France en 1766. Le , René II met fin aux ambitions de Charles le Téméraire lors de la bataille de Nancy. La capitale ducale bénéficie d'une période de prospérité sous le dernier duc de Lorraine, Stanislas Leszczynski, qui y fait construire la célèbre place Stanislas, inscrite au patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) avec les places de la Carrière et de l'Alliance.
L'urbanisation de Nancy est originale : au cœur initial de la ville édifiée au Moyen Âge fut jouxtée, sous le règne de Charles III, la ville-neuve, un projet urbanistique particulièrement innovant pour l'époque. Ces deux villes étaient fortifiées indépendamment : les huit portes fortifiées encore présentes aujourd'hui, dont la plus ancienne est la fameuse porte de la Craffe (XIVe siècle), en sont le témoignage. Les deux villes furent reliées au XVIIIe siècle par le complexe urbanistique voulu par Stanislas. La ville possède un riche patrimoine préservé par l'intermédiaire d'un vaste secteur sauvegardé de 166 hectares, englobant la vieille-ville, l'ensemble XVIIIe siècle et la ville-neuve. Le palais des Ducs de Lorraine ainsi que l'église des Cordeliers, lieu de sépulture des ducs, furent classés dès 1840, sur la première liste des monuments historiques. Nancy connaît un important essor démographique après le rattachement de l'Alsace et de la Moselle à l'Allemagne en 1871 avec l'installation de nombreux optants, parmi lesquels un grand nombre d'intellectuels et d'industriels. Grâce à l'École de Nancy, la cité ducale devient à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle l'un des principaux foyers de l'Art nouveau, mouvement artistique dont elle conserve aujourd'hui de nombreux bâtiments classés dont le plus emblématique est la villa Majorelle. Ce riche passé artistique et historique a fait de Nancy une ville de musées avec le Musée Lorrain, le musée des Beaux-Arts, le Museum-Aquarium et le musée de l'École de Nancy, et de culture avec notamment l'opéra national de Lorraine mais aussi le Zénith, le Ballet national de Lorraine et le théâtre de la Manufacture. C'est aussi une ville verte avec de nombreux parcs dont les plus connus sont le parc de la Pépinière, situé juste derrière la place Stanislas, et le parc Sainte-Marie qui a accueilli l'exposition internationale de l'Est de la France en 1909. Par ailleurs, Nancy devrait devenir, d'ici 2020, la plus grande commune thermale de France.
L'agglomération de Nancy est un important centre universitaire grâce aux nombreuses facultés et à ses neuf écoles d'ingénieurs de l'université de Lorraine (dans le top 300 du classement de Shanghai), dont elle abrite le siège et la plus grande partie des infrastructures, mais aussi des écoles telles que le campus franco-allemand de Sciences Po Paris, AgroParisTech, l'école nationale supérieure d'architecture ou encore l'alliance Artem qui regroupe l'école des Mines, l'ICN Business School (ICN) et l'école nationale supérieure d'art. Elle abrite aussi un important pôle de santé publique et universitaire et privé. Le technopôle de Nancy-Brabois, l'un des premiers aménagés en France, est un lieu privilégié pour l'implantation des complexes universitaires et hospitaliers, ainsi que pour les entreprises. Nancy est d'ailleurs le siège de plusieurs directions régionales de l'État et de grands groupes comme Électricité de France (EDF) ou Pertuy Construction, et la 5e place financière de France. C'est également une ville de garnison avec le Commandement de la logistique de l'énergie opérationnelle (CLEO) et le Centre de soutien technique et administratif (CSTA) du service de l'énergie opérationnelle et la Base aérienne 133 Nancy-Ochey.
L'agglomération messine est située au nord-est de la région et à 150 km à l'ouest de Strasbourg, dans le département de la Moselle. Elle est centrée sur la commune de Metz, préfecture du département de la Moselle et de l'ancienne région Lorraine, et l'Eurométropole de Metz. Elle comptait 286 510 habitants en 2016 au centre d'une aire urbaine de 391 187 habitants. Cette cité, dont les fondations remontent à l'époque gallo-romaine, a longtemps été au cœur de tensions politiques et économiques entre les mondes français et allemands.
Au début du Moyen Âge, Metz devient la capitale du royaume franc d'Austrasie, ainsi qu'un centre commercial et culturel de premier ordre, notamment car elle est le berceau de la dynastie carolingienne. Au temps du Saint-Empire germanique, la ville s'érige en république autonome, enrichie par le commerce et la rente. Convoitée puis conquise par le royaume de France, elle perd son indépendance mais devient un réel enjeu stratégique qui en fait une des principales places fortes du royaume ; pour Vauban, elle « défend l'État ». L'annexion allemande survint en 1871, après la toute première prise de la ville par l'ennemi : la résistance multiséculaire de la cité lui avait valu le surnom de « pucelle ». Le début du XXe siècle est alors marqué par une modernisation urbaine aux allures germaniques. La physionomie de la ville est alors partagée entre une vieille-ville classique et gothique, accueillant la cathédrale Saint-Étienne, et le quartier impérial, une « nouvelle ville » représentative de l'architecture wilhelmienne. Après-guerre, Metz verra un développement et un accroissement démographique continus jusque dans les années 2000 ; ce développement s'accompagnera d'une forte poussée urbaine et de la création de la première université moderne de la ville en 1969. L'urbanisation massive va aussi être le terreau de la mise en place d'une politique d'écologie urbaine,, depuis les années 1980, matière dont la ville est pionnière en France.
L'agglomération voit se développer des lieux consacrés à l'art contemporain, comme le centre Pompidou-Metz ou la plateforme TCRM-Blida et, en parallèle, un pôle centré sur les activités et les technologies de l'information et de la communication. Le pôle universitaire de Metz, uni depuis 2012 à celui de Nancy sous le nom d'Université de Lorraine, s'accompagne de l'implantation sur le technopôle d'écoles prestigieuses comme l'ENSAM ParisTech, CentraleSupélec, l'école nationale d'ingénieurs et Georgia Tech Lorraine. Dans les années 2010, des politiques de grands travaux permettent encore de moderniser massivement la ville et de contribuer à son développement et à son rayonnement. Malgré le départ et la dissolution de plusieurs unités dans le cadre de la réforme de la carte militaire, Metz reste une importante ville de garnison avec, entre autres, l'état-major interarmées de la zone de défense et de sécurité Est, le commandement de l'aviation légère de l'Armée de terre, l'hôpital d'instruction des armées Legouest, le 3e régiment de hussards, le détachement du 6e régiment du matériel et le 1er régiment du service militaire volontaire.
L'agglomération mulhousienne située à 100 km au sud de Strasbourg, compte 248 789 habitants qui résident à 45 % (110 370 habitants) « intra muros » et à 55 % (136 141 habitants) dans sa banlieue, ce qui provoque une importante migration pendulaire. Elle est centrée sur la commune de Mulhouse et sur la communauté urbaine appelée Mulhouse Alsace Agglomération (M2A). Son aire urbaine compte 285 948 habitants et la zone d'emploi regroupe 432 083 habitants. Elle fait partie de RegioTriRhena, la plate-forme trinationale (France, Allemagne, Suisse) de coopération politique dans la région du sud du Rhin supérieur regroupant 2,3 millions d'habitants. C'est la ville de France métropolitaine qui a la plus forte proportion de jeunes. « Archétype de la ville fabriquée par les flux migratoires » depuis la révolution industrielle, Mulhouse est une ville très cosmopolite. La ville est située à proximité de l'Allemagne et de la Suisse. L'aéroport international de Bâle-Mulhouse-Fribourg est le plus important du Grand Est français tandis que les ports de Mulhouse-Rhin, troisième port fluvial de France, permettent un transport de conteneurs direct entre l'agglomération et le port de Rotterdam.
Mulhouse a longtemps été une cité-État calviniste : la République de Mulhouse. Propulsée dans l'aventure industrielle en 1746 et « réunie » à la France en 1798, elle devint un des premiers pôles industriels d'Europe. Cette identité industrielle se traduit culturellement, Mulhouse possède ainsi plusieurs musées d'envergure mondiale, : la Cité de l'automobile, le musée EDF Electropolis et la Cité du train. L'Opéra national du Rhin et le Ballet de l'Opéra national du Rhin se produisent à La Filature et au théâtre de la Sinne. Mulhouse a vu naître et grandir le capitaine Alfred Dreyfus, dont l'affaire a coupé en deux la France entière. Terre de la Réforme, Mulhouse accueille en son cœur le temple Saint-Étienne qui est l'édifice protestant le plus haut de France tandis que la tour de l'Europe, qui domine le centre-ville, est le plus grand gratte-ciel du Grand Est. Du fait de la présence de l'industrie spatiale, Mulhouse est membre de la communauté des villes Ariane.
L'agglomération rémoise est située dans le département de la Marne et se trouve excentrée par rapport à Strasbourg. Centrée sur la commune de Reims et formant une partie de la communauté urbaine du Grand Reims, elle compte 212 949 habitants au recensement de 2015, au cœur d'une aire urbaine de 322 264 habitants. Desservie par l'axe Paris–Strasbourg, Reims se situe à la limite occidentale de la Champagne crayeuse. C'est la seule des cinq grandes agglomérations de la région à être située dans le grand bassin parisien, les quatre autres faisant partie de l'Europe rhénane.
Reims est surnommée « la cité des sacres » ou « la cité des rois ». En effet, c'est sur le futur emplacement de Notre-Dame de Reims que Clovis est baptisé par saint Remi et que fut sacré un grand nombre de rois de France pendant plus de dix siècles à partir de Louis le Pieux en 816 jusqu'à Charles X en 1825. Outre la cathédrale, le patrimoine culturel et historique de Reims est important ; il comporte de nombreux monuments historiques et façades Art déco. Grâce aussi à ses nombreuses manifestations culturelles, elle est désignée Ville d'art et d'histoire et compte trois sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Le champagne, inventé au XVIIe siècle par Dom Pérignon, constitue l'un des atouts historiques de l'économie rémoise.
D'autres agglomérations, moins peuplées que les cinq citées précédemment, ont aussi une influence sur la structuration du territoire à un niveau plus local. Deux d'entre elles dépassent les 100 000 habitants. Les communes qui les composent sont regroupées au sein des intercommunalités suivantes :
Trois autres intercommunalités ne disposent pas d'une unité urbaine de plus de 100 000 habitants mais sont néanmoins au centre d'une aire urbaine de plus de 100 000 habitants. Il s'agit des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) suivants :
On peut également citer, dans un sens strictement administratif, la Communauté d'agglomération de Châlons-en-Champagne Cités-en-Champagne (80 835 habitants en 2015) dont la ville-centre est la préfecture du département de la Marne et conserve des sièges administratifs du fait de son statut d'ancienne préfecture de la région Champagne-Ardenne.

Le massif des Vosges ainsi que le Jura alsacien ont un climat sous influence montagnarde. La végétation est composée essentiellement de conifères qui laissent place aux pâturages et aux plantes basses des hautes-chaumes au niveau des crêtes des Vosges.
La partie ouest de la Champagne est soumise à un climat de type océanique dégradé, tandis que sa partie est connaît un climat semi-continental. C'est dans cette zone de transition qu'a pu se développer le vignoble de Champagne, le plus septentrional de France. Le climat du reste de la région est également de type semi-continental. C'est le cas pour le sillon lorrain, pour le nord de la plaine d'Alsace et pour la partie sud de cette dernière située face à la trouée de Belfort.
Le centre de la plaine d'Alsace, situé entre les Vosges à l'ouest et la Forêt-Noire à l'est, est également situé dans la zone climatique semi-continentale, mais il est soumis à l'effet de foehn qui rend son climat particulier. Ce phénomène se traduit par une pluviométrie moindre et des températures plus élevées l'été. L'influence de l'effet de foehn se ressent depuis le nord-ouest de la région mulhousienne (aux environs de Cernay) jusqu'au sud-ouest de Strasbourg (aux environs d'Obernai), là où l'altitude des Vosges qui font face à la plaine est la plus élevée. C'est dans cette zone que s'étend la partie la plus importante du vignoble d'Alsace. La partie la plus exposée, appelée les collines sèches et située aux alentours de Rouffach, abrite des espèces animales et végétales liées au climat méditerranéen ; une partie de la zone est protégée au sein de la réserve naturelle régionale des Collines de Rouffach. Le même phénomène est à l'origine des pelouses steppiques du nord de la forêt de la Hardt et de la forêt de Nonnenbruch.
Nicolas Hulot, ministre de l'environnement, lance un appel en faveur de la protection du climat : « je ne peux m'accommoder d'un futur où les températures pourraient atteindre 55 °C dans l'Est de la France »,.


Le principal massif marquant le paysage est celui des Vosges, situé entre la Lorraine et l'Alsace. Le point culminant de ce massif, qui est aussi le point culminant de la région, est le Grand Ballon avec 1 424 mètres d'altitude. Les Vosges montent progressivement en altitude en partant du côté lorrain mais laissent brutalement place à la plaine d'Alsace (plaine alluviale) sur le versant oriental. C'est sur ce versant que se trouvent les sommets les plus élevés.
Deux massifs de moindre importance occupent une partie du territoire de la région. Le Jura alsacien qui culmine à 816 mètres d'altitude au Glaserberg, situé à la frontière avec la Suisse, et la partie méridionale du massif ardennais qui culmine à 504 mètres d'altitude à la Croix-Scaille, située à la frontière avec la Belgique.
Le vaste fossé rhénan s'étend sur tout l'est, dans la plaine d'Alsace. Cette plaine située entre les Vosges, la Forêt-Noire et le Jura a une altitude moyenne de 200 mètres.
Bordée à l'est par le Rhin, la région est arrosée par la Meuse, la Moselle, la Meurthe, la Marne, la Saône et l'Ill. La Moselle prend sa source dans les Vosges et traverse le sillon lorrain tandis que l'Ill prend sa source dans le Jura alsacien et traverse la plaine d'Alsace ; ces deux rivières sont des affluents du Rhin. Les lacs naturels les plus importants sont le lac de Gérardmer, le lac d'Alfeld, le lac de Longemer, le lac Blanc, le lac de Retournemer et le lac des Corbeaux. Ils sont moins étendus que les retenues utilitaires comme le lac de Kruth-Wildenstein, le lac de Michelbach, le réservoir de Bouzey, le lac de Madine et le lac de Pierre-Percée. Les principaux lacs artificiels sont les « Grands lacs de Seine ».
Le sous-sol de la région possède plusieurs ressources exploitées qui sont présentes dans le bassin potassique d'Alsace, le bassin ferrifère lorrain, le bassin salifère lorrain, le bassin houiller lorrain, le bassin houiller keupérien des Vosges, le bassin houiller de la vallée de Villé et le bassin sous-vosgien. Un grand nombre de minerais (argent, cobalt, plomb, arsenic ou encore cuivre) ont été exploités dans le Val d'Argent, dans les Hautes-Mynes du Thillot et dans d'autres points du massif des Vosges. Du pétrole a été exploité de façon industrielle entre 1740 et 1964 à Pechelbronn.
Cette grande variété de reliefs, d'espaces aquatiques et de nature des sols conjuguée aux particularités climatiques locales permet l'épanouissement d'une faune et d'une flore abondantes et fortement diversifiées. Des dents de mammifères, trouvées à Saint-Nicolas-de-Port, en Lorraine, figurent parmi les plus vieux restes de mammifères connus au monde.
Devant le souhait exprimé par la région et les administrations régionales d'avoir un interlocuteur unique en face d'elles, les fédérations de protection de la nature d'Alsace, de Champagne-Ardenne et de Lorraine se sont fédérées au sein de « France Nature Environnement Grand Est ».
Le bureau régional de l'Office français de la biodiversité est implanté à Moulins-lès-Metz. Par ailleurs, la mission des agences de l'eau (Rhin-Meuse – sise à Châtel-Saint-Germain, près de Metz – et Seine-Normandie) est élargie à la protection de la biodiversité, non seulement aquatique, mais terrestre en général.
La région Grand Est se distingue par sa mobilisation en faveur de la protection de l'environnement et de la réduction de la consommation d'énergie en particulier.
L'Office des données naturalistes du Grand Est (Odonat Grand Est) s'est donné pour objectif de recenser la biodiversité de la région. Il comprend naturellement des associations naturalistes.
Outre le Conservatoire des sites lorrains et le Conservatoire d'espaces naturels Alsace, les membres en sont les suivants :
Le Conservatoire botanique de Nancy, en tant que membre de la Fédération des Conservatoires botaniques nationaux, constitue un des conservatoires botaniques nationaux, tandis que le Conservatoire botanique national du Bassin parisien a une délégation en Champagne.
Odonat Grand Est est un partenaire privilégié de la région du Grand Est en matière de biodiversité. Dans le cadre des « 24 heures de la biodiversité », les naturalistes d'Odonat Grand Est venus des quatre coins du Grand Est se sont retrouvés sur l'Île du Rhin à Fessenheim en mai 2018. Une centaine de personnes étaient présentes, comptant dans leurs rangs des ornithologues, mammalogistes, entomologistes, herpétologues (spécialistes des serpents) ou encore malacologues (spécialistes des mollusques). Mais il n'y avait aucun spécialiste des coléoptères sur place. Les centres agréés de soins pour la faune sauvage du Grand Est décident de coopérer.
L'agriculture industrielle constitue un sujet d'inquiétude en Champagne. Ainsi, l'association « Robin Wood » fournit les consommations de pesticides cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques en France. L'Aube occupe la première place avec 788 tonnes par an, suivi de la Marne avec 701 tonnes par an. En matière de consommation de glyphosate, l'Aube occupe également la première place avec 276 tonnes par an. L'interdiction de ce dernier se fait attendre.
En Champagne, les taux d'utilisation des pesticides atteignent des records nationaux,. FNE appelle le « G7 environnement » qui se tient à Metz en mai 2019 à prendre la mesure de l'urgence absolue en matière de biodiversité. L'extinction du grand tétras semble imminente.
La région compte six parcs naturels régionaux au sein desquels la faune et la flore sont protégées.
Le parc naturel régional des Ballons des Vosges, à cheval sur quatre départements : Haut-Rhin, Haute-Saône, Vosges et Territoire de Belfort, et couvrant près de 3 000 km2, est le plus grand de la région et l'un des plus vastes de France. Il abrite une faune et une flore importantes : chouette de Tengmalm, faucon pèlerin, Grand Tétras, linaigrette gracile, œillet superbe, canneberge, droséra, mais également de grands prédateurs tels que le lynx boréal et le loup gris et d'autres grands mammifères comme le cerf élaphe, le chamois, le daim, le cerf sika, le cerf de Virginie, le chevreuil et le sanglier. Le parc englobe des espaces diversifiés comme les Hautes-Vosges et leurs versants boisés, les vallées vosgiennes, haut-rhinoises et comtoises, le plateau des Mille Étangs, le pays sous-vosgien et le piémont viticole alsacien mais également des milieux naturels rares, tels que les hautes-chaumes, les tourbières, les hêtraies-sapinières, les forêts collinéennes de chênes et de hêtres, les pelouses calcaires, les cours d'eau, les lacs et les étangs. Le castor, qui avait disparu, a été réintroduit et est présent notamment dans la vallée de la Doller, mais aussi dans d'autres rivières issues du massif. Le dernier bouquetin du massif a été abattu dans la vallée de Munster en 1798,, l'animal n'a pas été réintroduit depuis. Le lynx boréal a été réintroduit dans les années 1980–1990, mais malgré sa densité de 1,5 à 2 lynx/100 km², sa population se reconstitue et semble encore fragile notamment en raison d'un braconnage persistant et des risques liés à la circulation automobile. Le loup gris a fait officiellement son retour dans les Vosges, le 8 juillet 2011, dans le secteur du Ventron et du col du Bonhomme. Le suivi hivernal 2011–2012 a confirmé l'existence de la « Zone de Présence Permanente des Hautes-Vosges » s'étendant sur les départements du Haut-Rhin, des Vosges et de la Haute-Saône. La présence de louveteaux a été enregistrée fin août 2013, dans la partie Haut-Rhinoise du parc. Ils seraient nés en mai 2013, ce qui en fait la première reproduction confirmée en France en dehors des Alpes. La colonisation du massif se poursuit désormais vers le nord et l'ouest et le nombre de loups augmente d'année en année.
Le parc naturel régional de Lorraine s'étend sur 2 100 km2 dans les départements de la Meuse, de Meurthe-et-Moselle et de la Moselle. Il n'est pas continu mais coupé en deux parties et couvre davantage de zones rurales que de zones naturelles protégées. Les zones protégées sont des pelouses calcaires, des vallons forestiers, des mares salées, des prairies humides, des étangs et des cours d'eau.
Le parc naturel régional des Vosges du Nord, qui couvre 1 276 km2, est à cheval sur les départements du Bas-Rhin et de la Moselle. Il fait partie de la Réserve de biosphère transfrontalière des Vosges du Nord-Pfälzerwald et n'est pas centré sur le massif vosgien (dont les sommets sont à plusieurs dizaines de kilomètres plus au sud), mais seulement sur sa périphérie. Les Vosges du Nord étant considérées aussi bien comme la marche septentrionale du massif des Vosges que la part méridionale du massif de la Vasgovie. Il regroupe plusieurs milieux forestiers tels que la hêtraie, la chênaie, l'aulnaie ou encore la pinède sur tourbe qui abritent notamment le pic noir, l'aspérule odorante, le mélampyre des prés et le populage des marais. Les nombreux ruisseaux, étangs, marais, roselières, friches ainsi que les rares tourbières à sphaignes réunies au sein de la Réserve des Rochers et Tourbières du Pays de Bitche, abritent eux aussi une faune et une flore très particulières : potamots, renoncules, libellules, grèbes, locustelle et l'épipactis des marais, une gracieuse orchidée terrestre. Les forêts affectionnent les grès du Buntsandstein, caractéristiques des sols des Vosges du Nord.
Le parc naturel régional des Ardennes couvre 1 160 km2 dans le département des Ardennes. Il est essentiellement boisé et composé de chênes, hêtres, charmes, et bouleaux[réf. incomplète]. De grands mammifères s'y maintiennent, tels que le cerf élaphe ou le sanglier (un des emblèmes de ce domaine de l'ancienne déesse celte Arduinna).
Le parc naturel régional de la forêt d'Orient s'étend sur 715 km2 dans le département de l'Aube. Ce parc abrite en son sein de grands lacs-réservoirs. Le lac Amance, le lac du Temple et le lac d'Orient font partie du système de régulation du débit de la Seine mis en place depuis le milieu des années 1960 et abritent une faune avicole abondante et très variée.
Le parc naturel régional de la Montagne de Reims s'étend sur 530 km2 dans le département de la Marne. On y trouve la plus importante concentration de hêtres tortillards d'Europe.
À ces parcs naturels régionaux s'est ajouté en 2019 le Parc national des forêts, entre Champagne et Bourgogne, couvrant 241 hectares partagés avec la région Bourgogne-Franche-Comté. Il a pour but de protéger la forêt de Châtillon-sur-Seine, la forêt d'Arc-en-Barrois et la forêt d'Auberive, représentatives d'une forêt de feuillus de plaine.
Le parc national de forêts, l'un des derniers parcs nationaux créés, situé à cheval sur le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté, est critiqué par France Nature Environnement comme étant une « coquille vide ». En effet, depuis sa création en novembre 2019, il est possible d'y pratiquer la chasse à courre, l'agriculture intensive de céréales ainsi que des coupes rases de parcelles forestières.
La région a une forte dimension industrielle. Frontalière avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne et la Suisse, elle est particulièrement ouverte à de grands marchés internationaux. Le Rhin, à l'est, est la colonne vertébrale de la mégalopole européenne et l'axe majeur des échanges économiques du continent. Il a le statut de fleuve international depuis le congrès de Vienne (1815). Les ports fluviaux de Strasbourg, Mulhouse, Metz et Nancy permettent ainsi le transfert de marchandises directement vers et depuis les ports de Rotterdam et Anvers situés sur la « rangée nord-européenne », par le Rhin, la Moselle et le réseau des canaux, tandis que les aéroports de Strasbourg et l'EuroAirport, aéroport franco-suisse et unique plateforme aéroportuaire binationale au monde, complète cette connexion à l'international.
L'économie repose essentiellement sur l'industrie, l'agriculture et le tourisme[réf. nécessaire]. Avec 7 591 salariés, l'usine Stellantis de Mulhouse est le premier site industriel de la région et le sixième de France, suivi par l'usine Stellantis de Trémery (3 442 salariés), ArcelorMittal Atlantique et Lorraine à Florange (2 650 salariés), la SOVAB (usine Renault de Batilly, 2 440 salariés) et Schaeffler France à Haguenau (2 156 salariés). Le secteur de l'automobile est donc le premier employeur industriel de la région. Dans ce secteur, l'entreprise Bugatti, de Molsheim, est spécialisée dans les automobiles de luxe ; le Grenadier d'Ineos est produit à Hambach (au sein de l'ancienne usine Smart), et le fabricant de boîtes de vitesses automatiques Punch Powerglide est installé à Strasbourg.
Dans le secteur aérospatial, Clemessy, basée à Mulhouse, développe l'informatique industrielle du contrôle-commande du remplissage pour le lanceur Ariane ainsi que la séquence synchronisée du compte à rebours. Toujours dans l'industrie lourde, l'Alsace dispose d'une forte tradition ferroviaire. Cet héritage est toujours présent de nos jours avec De Dietrich Ferroviaire (groupe Alstom) à Reichshoffen, Lohr Industrie à Duppigheim et Geismar à Colmar.
Dans le domaine des produits de luxe, l'entreprise Lalique est présente à Wingen-sur-Moder et la maison Pierre Hermé, présente dans le monde entier, dispose toujours de sa manufacture de chocolats et de macarons en Alsace, à Wittenheim. Il y a également la cristallerie de Saint-Louis, propriété d'Hermès et renommée dans le monde entier, qui fait partie de la richesse de ses produits de luxe.
La banque coopérative Crédit Mutuel a son siège à Strasbourg. L'agglomération strasbourgeoise compte plusieurs sièges sociaux dont l'équipementier Le Coq sportif à Entzheim, Puma France à Illkirch-Graffenstaden, Steelcase à Schiltigheim et Adidas France à Strasbourg.
La ville de Sarrebourg en Moselle-Sud accueille notamment le siège et l'usine du fabricant de chaussures Mephisto ainsi que le siège français de l'enseigne de grande distribution Norma.
Dans le secteur de Saverne, l'entreprise de matériels agricoles Kuhn emploie 1 450 salariés.
Dans le secteur tertiaire, la plateforme aéroportuaire internationale de l'Euroairport représente environ 6 500 emplois. Avec les ports rhénans, elle donne à la région une ouverture internationale forte en matière de fret et de déplacements professionnels.
La région compte plusieurs pôles de compétitivité dont notamment :
Le pôle TIC Rhénatic regroupe 120 entreprises dans le domaine des nouvelles technologies et représente 2 500 emplois. Ce sont principalement des entreprises de robotique, bureautique, intelligence artificielle, numérisation de l'information, télématique, autoroute de l'information, communication interactive par fibre optique, câblodistribution, téléphonie et de transmission par satellite.
L'Alsace et la Lorraine sont respectivement les première et troisième régions brassicoles de France. Le Grand Est est, de très loin, la première région productrice de bière du pays avec cinq des huit grandes brasseries françaises : Kronenbourg, l'Espérance, Meteor, Licorne et Champigneulles. L'Alsace est aussi la première région française productrice de houblon. La Lorraine est la première productrice de mirabelles au monde. Elle assure en effet près de 80 % de la production mondiale. La région compte également deux des plus grands vignobles français : le vignoble de Champagne qui s'étend sur 34 500 hectares et le vignoble d'Alsace qui s'étend sur 15 527 hectares, ainsi qu'un autre, beaucoup plus petit, le vignoble lorrain.
L'Alsace compte 67 gravières et sablières en activité en 2023 et des centaines existent en comptant celles qui ont stoppées l'extraction. 33 millions de tonnes de granulats alluvionnaires sont produits annuellement, rendant l'Alsace autosuffisante. Un tiers de la production est exporté, vers le reste de la région Grand Est et vers l'étranger (Allemagne, Pays-Bas, Belgique et Suisse).
Les agglomérations de Nancy et de Metz sont celles qui dépendent le plus de l'emploi public avec respectivement 40,7 % et 39,8 % d'emplois dans les services non marchands. À l'inverse, Mulhouse, suivie de Strasbourg, a la proportion d'emplois publics la plus faible. Hormis Mulhouse, toutes ont une proportion d'emplois dans le secteur marchand inférieure à la moyenne nationale. Malgré la crise industrielle, avec 17,5 % d'emplois industriels (contre 10 % au niveau national), Mulhouse reste l'agglomération la plus industrialisée de la région, suivie de Reims (11,3 %) ; aucune des autres grandes agglomérations ne dépasse la moyenne nationale. Dans le secteur des emplois scientifiques, techniques et de support aux entreprises, aucune des grandes agglomérations de la région ne dépasse la moyenne nationale (13 %) ; seule Strasbourg s'en approche avec 12,8 %. C'est également l'agglomération strasbourgeoise qui offre le plus d'emplois tertiaires dans la totalité du secteur marchand. À l'inverse, toujours dans le secteur tertiaire, avec 20,8 % d'emplois dans le commerce, le tourisme et les transports, Nancy est la seule agglomération à ne pas dépasser la moyenne nationale. Le tableau ci-dessous montre la répartition de l'emploi dans les grandes agglomérations de la région lors de la formation du Grand Est :
| Industrie (%) | Commerce, tourisme et transports (%) | Emplois scientifiques, techniques et de support (%) | Emplois publics et non marchands (%) | |
|---|---|---|---|---|
| Metz | 8,3 | 22,3 | 10,3 | 39,8 |
| Mulhouse | 17,5 | 23,4 | 10,7 | 30,1 |
| Nancy | 7,7 | 20,8 | 11,1 | 40,7 |
| Reims | 11,3 | 23,6 | 11,2 | 34,1 |
| Strasbourg | 9,9 | 23,8 | 12,8 | 32,1 |
| « Moyenne des grandes agglomérations françaises » | 10,0 | 22,0 | 13,0 | 32,0 |
Le Grand Est présente un contraste entre une importante production électrique, grâce au nucléaire, et une consommation encore largement fondée sur les carburants et combustibles fossiles.
Énergie et effet de serre sont intimement liés. Cela explique l'importance prise par les questions relatives à l'énergie de nos jours. En ne partant pas des hypothèses portées par l'accord de Paris, qui limite le réchauffement à 1,5 °C, mais en adoptant les hypothèses d'un scénario que l'on pourrait qualifier de « business as usual », les périodes de canicules pourraient durer jusqu'à deux mois en continu, entre mai et octobre, dès 2050, et des records de température de 55,3 °C pourraient tomber dans le Grand Est à cette date. « On va dans le mur […], mais les mesures qui empêcheraient cela tardent à se mettre en place »,.
Une interconnexion avec le réseau de gaz suisse (et indirectement italien) est en cours de réalisation à Oltingue,,, une autre interconnexion avec l'Allemagne existe à Obergailbach. Un centre de stockage souterrain du gaz se trouve à Cerville.
La plus grande centrale solaire thermique de France sera construite dans le Grand Est.
ATMO Grand Est tient à jour les statistiques énergétiques et climatiques régionales sous forme de diagramme de flux. Ces statistiques sont également disponibles à l'échelle de tous les établissements publics de coopération intercommunale.
L'énergie produite et l'énergie finale annuelle sont exprimées en térawattheures.
| Catégorie d'énergie | Production | Consommation |
|---|---|---|
| Électricité | 76,6 | 37,2 |
| Carburants ou combustibles | 23,4 | 122,3 |
| Chaleur primaire | 7,2 | 8,4 |
Les gaz à effet de serre sont exprimés en kilotonnes équivalent CO2.
| - | ktéqCO2 |
|---|---|
| Liées à l'énergie | 27 582 |
| Non liées à l'énergie | 10 456 |

Les transitions écologique et énergétique passent par l'électrification des usages fossiles. En France, l'électricité est généralement considérée comme durable, en raison de sa production. Le Gouvernement a retenu en 2026 neuf « territoires d'électrification » dans le Grand Est :
Les énergies renouvelables recensées dans la région sont les énergies hydroélectrique, éolienne, solaire, géothermique, ainsi que la biomasse. L'énergie éolienne est tout particulièrement bien développée en Champagne-Ardenne (et dans une moindre mesure en Lorraine, où le vent couvrait déjà fin 2011 environ 10 % de la consommation d'électricité en Lorraine), à tel point que le Grand Est représente près du quart des capacités éoliennes en France,. L'hydroélectricité est principalement représentée en Alsace, le long du Rhin.
En juin 2020, après la mise à l’arrêt définitif de la centrale nucléaire de Fessenheim, la région compte trois centrales nucléaires en exploitation : centrale nucléaire de Cattenom, Chooz, et Nogent-sur-Seine. Incidemment, le stockage des matières nucléaires est une activité présente au travers des centres de stockage de Morvilliers et de l'Aube, et du projet Cigéo à Bure. Les centrales nucléaires , ainsi que les interconnexions européennes jouent un rôle de stabilisation d'un réseau davantage alimenté par des énergies renouvelables intermittentes. La centrale de pompage de Revin, en Champagne-Ardenne, assure un rôle de régulation du réseau électrique. Ce rôle est également dévolu au plus grand site de batteries en France, construit près de Reims,.
Le Grand Est est la région de France où le transport intermodal est le plus développé. Depuis 1990, le trafic routier s'est accru de 39 % dans la région. L'usure des freins et des pneus ainsi que l'abrasion des routes (voir Pollution de l'air § Poussières) sont les principaux facteurs expliquant la présence de particules PM10 dans l'air. Les transports sont le principal émetteur de cuivre.
Les transports constituent un important poste de consommation d'énergie dans le Grand Est. En 2023, les transports routiers ont consommé environ 48 TWh de combustibles, contre seulement 0,1 TWh d'électricité. Les autres modes de transport ont consommé environ 1,1 TWh de combustibles et 0,5 TWh d'électricité. Le poids de la route et des combustibles fossiles demeure donc très important malgré la présence d'un réseau ferroviaire développé et d'infrastructures fluviales majeures, et la volonté d'électrifier les transports.

Avec un trafic de 5,06 millions de passagers et plus de 100 000 tonnes de fret en 2022, l'Aéroport international de Bâle-Mulhouse, dont le nom commercial est « Euroairport », est l'un des trois aéroports du Grand Est. La région dispose aussi de deux autres aéroports, l'aéroport de Strasbourg-Entzheim et l'aéroport de Metz-Nancy-Lorraine. Ces deux aéroports ont transporté respectivement 2,492 millions de passagers et 255 390 passagers en 2022. L'aéroport Châlons-Vatry, dit aussi Paris-Vatry, se situe à 25 km de Châlons-en-Champagne et à 135 km de Paris.
La région compte cinq grands ports fluviaux. Les ports autonomes de Strasbourg et de Mulhouse basent leur activité sur le Rhin et sont respectivement les deuxième et troisième ports fluviaux de France après le port autonome de Paris. Le port de l'Aube de Nogent-sur-Seine constitue le quatrième port fluvial français. Le nouveau port de Metz et le port de Nancy basent leur activité sur la Moselle canalisée. Le Nouveau port de Metz est le premier port céréalier de France et le sixième port fluvial français.
La grande région est traversée par la ligne à grande vitesse Est européenne. Le premier tronçon de cette ligne à grande vitesse, reliant Paris à Baudrecourt, a été mis en service en tandis que le second tronçon (entre Baudrecourt et Vendenheim) a été ouvert le . En Alsace-Moselle, les trains roulent à droite, héritage de l'annexion allemande, alors que dans le reste de la France, les trains roulent à gauche, selon le modèle britannique (voir Saut-de-mouton : Sauts-de-mouton entre l'Alsace-Moselle et le reste de la France). Sur la LGV Est, les trains roulent à gauche sur la totalité du trajet, y compris en Alsace-Moselle. Le Grand Est est également traversé par les lignes classiques Paris – Nancy – Strasbourg et Paris – Troyes – Chaumont – Mulhouse. Les deux autres principaux axes ferroviaires de la région sont Bâle – Mulhouse – Strasbourg (– Metz – Luxembourg) et Nancy – Metz – Luxembourg, avec plus de 20 000 trajets quotidiens. Grâce à la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, les TGV Marseille – Lyon – Francfort-sur-le-Main transitent par l'Alsace (Mulhouse et Strasbourg).
En février 2024, la région annonce qu'elle va devenir propriétaire de quinze lignes de desserte fine du territoire. Pour entretenir ces lignes, la société publique locale « Grand Est Mobilités » est créée,.
La plus grande gare de triage de France se trouve à Woippy, au nord de Metz. Deux autres importantes gares de triage sont situées à Hausbergen, près de Strasbourg, et à Mulhouse-Nord. La grande région compte plusieurs terminaux de transport combiné notamment à Champigneulles (près de Nancy) et à Strasbourg-Port-du-Rhin. Le TER Grand Est est issu de la fusion des réseaux TER Alsace (75 000 voyageurs par jour), TER Lorraine (65 000 voyageurs par jour) et TER Champagne-Ardenne (10 000 voyageurs par jour).
Le projet d'interconnexion entre TGV et TER à Vandières (déplacement de la gare de Lorraine TGV) serait abandonné.
Dans le cadre des contrats de plan, la région du Grand Est, et dans une moindre mesure l'État, vont s'engager dans l'entretien des voies ferrées secondaires. La région va moderniser la ligne TER Charleville-Mézières – Givet et électrifier la ligne Paris – Troyes – Belfort (entre Gretz et Troyes). Les négociations conduites avec l'État conduisent au transfert de la gestion de trois « trains d'équilibre du territoire » à la région, à savoir Paris – Troyes – Belfort, Reims – Dijon, et Lille – Hirson – Metz. La région du Grand Est veut faire des économies, en ouvrant le transport ferroviaire de passagers à la concurrence, selon Reporterre.
La région proteste contre la réorganisation des dessertes TGV de l’Est vers le Sud de la France. En particulier, la SNCF souhaiterait supprimer les liaisons entre la Lorraine et le sud de la France, ce que la région n'accepte pas.
La grande région possède un vaste réseau autoroutier, constitué de :
Le projet de l'A31bis, qui a fait l'objet d'un débat public organisé en 2015 dans toute la Lorraine, est en cours[Quand ?] d'étude.
Ce réseau autoroutier est complété par d'autres axes nationaux d'envergure comparable à des autoroutes, notamment la RN4 qui lie Paris à Strasbourg via Nancy par un tracé largement à 2 × 2 voies (parfois même doublé par des autoroutes) dans la région :
Enfin, la Voie sacrée, qui relie Verdun à Bar-le-Duc, est un axe historique majeur.

Le premier service express régional métropolitain (SERM) mis en place est France est le REME à Strasbourg. Le RER trinational de Bâle et le REM Lorraine-Luxembourg sont à l'étude.
La volonté de mettre en place de nouveaux systèmes de transports éco-responsables pousse les différents acteurs régionaux à proposer différents projets, comme le projet nancéien UrbanLoop, en cours de réalisation.
Tramway et tram-train
Les agglomérations de Strasbourg, Mulhouse et Reims possèdent chacune un réseau de tramways. Le premier tramway de Strasbourg a été mis en service en 1878 avant de cesser son activité en 1960 ; la première ligne du nouveau tramway de la ville alsacienne a été inaugurée en 1994. Le premier tramway de Reims a circulé de 1881 à 1939 ; le tramway actuel fonctionne depuis 2011. À Mulhouse, un premier tramway a été construit à partir de 1882 et a fonctionné jusqu'en 1957. Depuis 2006, un tramway circule à nouveau dans la plus grande ville du Haut-Rhin. Les voies du tramway mulhousien sont connectées au réseau ferré national et un tram-train circule aussi bien en ville que sur les voies de la SNCF. Le choix du tram-train s'explique essentiellement par les caractéristiques urbaines de l'agglomération mulhousienne avec une part importante de sa population située dans sa banlieue et dans sa couronne périurbaine.
Ces trois réseaux de tramways se découpent de la manière suivante :
En plus de ces réseaux, on peut également mentionner :
Trolley
La ville de Nancy a choisi d'opter pour un mode de transport différent du tramway, le transport léger guidé de Nancy qui s'organise en une ligne unique. Ce système particulier, jugé plus adapté à la morphologie urbaine de Nancy (en dénivelé), a permis de réutiliser les anciennes infrastructures du trolley. Ce mode de transport n'est pas un transport sur rails, contrairement aux tramways, mais un transport sur pneumatiques comme le sont les trolleys classiques, à la différence près que dans le cas nancéien, ce trolley est guidé par un rail central sur une partie du réseau et non guidé sur le reste.
Il fut arrêté le 12 mars 2023et remplacé par un trolley-bus mis en service le 5 avril 2025
Bus à haut niveau de service
L'agglomération de Metz possède un réseau de BHNS mis en service le . Il est composé de deux lignes structurantes. L'agglomération de Nancy a créé trois lignes de BHNS en complément de sa ligne de trolley. La ligne 2 a été mise en service le et la ligne 3 le . Strasbourg, quant à elle, a créé deux lignes BHNS complémentaires au réseau de tramway. En , Mulhouse a également mis en service une ligne BHNS en complément de son réseau de tramway : la « ligne 4 ».
Vélo en libre-service

Les agglomérations suivantes disposent de systèmes de vélos en libre-service avec plusieurs stations réparties dans la ville :
Les zones de moyenne à faible densité sont le périurbain, les petites villes et la campagne.
L'organisation des transports interurbains est confiée aux régions, en lieu et place des départements, depuis le . La région regroupe l'ensemble des anciens réseaux départementaux sous la marque Fluo Grand Est en 2019.
Il est plus difficile d'avoir un mode de vie à faible empreinte environnementale à la campagne qu'en ville,. Lors de la crise du carburant liée à la guerre d'Iran de 2026, le politologue et chercheur François Gemenne considère que « le signal-prix est quand même le déterminant majeur des changements de comportement », avant les motifs écologiques.


La région Grand Est est caractérisée par une grande diversité dialectale, puisqu'elle est située à cheval sur la frontière linguistique séparant les parlers germaniques des parlers romans, qui longe l'Alsace par la crête des Vosges et traverse la Moselle du sud-est au nord-ouest.
À l'ouest de ladite frontière se trouve la plus grande partie de la région qui représente un pays de langues d'oïl romanes. Ces parlers, qui sont peu vivaces dans les années 2010, sont encore usités en milieu rural. On compte parmi eux le wallon qui est parlé dans les Ardennes en Wallonie française, le champenois dont l'étendue se situe principalement dans l'ancienne région Champagne-Ardenne, ainsi que le lorrain roman qui englobe « grosso modo » les trois quarts de l'ancienne région lorraine. Le parler welche désigne, quant à lui, le lorrain roman de la région romanophone d'Alsace située dans le massif des Vosges. Il s'ajoute à cela environ 10 communes comtophones dans le sud-ouest de l'Alsace.
Au-delà de la frontière linguistique à l'est, se trouve une grande variété de dialectes qui composent le continuum dialectal germanique. L'alsacien, parlé dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et dans une infime partie du sud-est de la Moselle (soit environ 12 localités), domine numériquement le groupe des locuteurs de dialectes germaniques dans la région avec environ 700 000 locuteurs. Appartenant au groupe linguistique de l'allemand supérieur, il est plus proche du badois outre-Rhin que de son homologue mosellan. En Alsace, l'alsacien, ou autrement dit le bas-alémanique d'Alsace, n'est pas l'unique dialecte : au sud, dans la région du Sundgau, se trouve le haut-alémanique aussi parlé dans la région de Bâle en Suisse et, au nord près de Wissembourg, on note la présence du francique méridional qui est aussi présent en Allemagne, à Karlsruhe par exemple. De plus, l'Alsace bossue (région de Sarre-Union) est caractérisée par le parler francique rhénan de Lorraine qui représente par ailleurs la plus grande des trois zones franciques de Moselle germanophone.
Le département de la Moselle témoigne également d'une grande diversité dialectale, bien que la pratique de ceux-ci soit devenue moins vivace que chez le voisin alsacien. En plus d'être traversée par une frontière linguistique entre une partie occidentale traditionnellement romane (dont la région de Metz) et une zone orientale de parlers traditionnels germaniques, cette dernière compte trois dialectes germaniques différents reconnus. Ils sont regroupés depuis la seconde moitié du XXe siècle sous le terme de « francique lorrain » ; ces trois dialectes font partie du groupe linguistique du moyen allemand et plus précisément de l'occidental. L'arrondissement de Thionville partage un parler luxembourgeois avec le Luxembourg. Dans la région adjacente du pays de Nied, on parle traditionnellement un dialecte proche, le francique mosellan. Enfin, à partir de Saint-Avold, la partie orientale de la Moselle germanophone est la région du francique rhénan de Lorraine qui s'étend également en Alsace bossue.

La Saint-Nicolas, qui se déroule le 6 décembre, est une fête d'origine germanique, très populaire dans le Grand Est français, notamment en Lorraine dont il est le saint patron. Elle met en scène deux personnages : Nicolas de Myre, dit saint Nicolas, et le Père Fouettard (ou Hans Trapp). L'hypothèse majoritaire est que cette fête serait issue d'un syncrétisme entre les anciennes traditions païennes locales du culte de « Wotan »,, et le christianisme nouvellement arrivé. Une partie des attributs régionaux de saint Nicolas est en effet reprise du dieu germanique « Wotan », appelé aussi Wodan ou Odin, tout comme son caractère de « dieu vagabond », allant de village en village. « Wotan » était traditionnellement représenté sur son cheval Sleipnir, rôle repris par l'âne de saint Nicolas, et accompagné de deux corbeaux faisant le lien entre le dieu et les mortels et dont le rôle peut être rapproché de celui du Père Fouettard :
Dans la plupart des écoles du Grand Est, saint Nicolas et le Père Fouettard passent visiter les jeunes enfants le 6 décembre et donnent parfois des friandises à ces derniers. Un défilé est organisé par les communes chaque année dans les rues de la ville ; saint Nicolas traverse les villes sur son âne accompagné du Père Fouettard.
Lors de sa tournée, saint Nicolas distribue traditionnellement des manneles, une orange, une mandarine ou une clémentine et du pain d'épices portant son effigie. Le Père Fouettard (ou le Boucher), vêtu de noir et porteur d'un grand fagot, parfois le visage barbouillé de suie, l'accompagne, et distribue une trique (une branche de son fagot) aux enfants qui n'ont pas été sages et menace de les frapper. Saint Nicolas est censé voyager sur un âne ; aussi les enfants doivent-ils, le soir, préparer de la nourriture (foin, paille ou grain) pour l'animal. Au matin, ils trouvent les friandises (ou la trique, du charbon) à la place de ce qu'ils ont préparé pour l'âne.
À Saint-Nicolas-de-Port, le 6 décembre ou le samedi le plus proche a lieu un pèlerinage religieux dédié au saint patron des Lorrains.
En Alsace, une brioche spécifique à la Saint-Nicolas, en forme de bonhomme, s'appelle « Mannele » à Strasbourg (Bas-Rhin) et en Moselle germanophone, « Mànnala » à Mulhouse (Haut-Rhin), « Coualés » dans les Vosges et « Jean Bonhomme » dans le Territoire de Belfort et les zones alentour.

Les marchés de Noël sont des marchés de plein air associés à la célébration de Noël et de la Saint-Nicolas. Ils se tiennent traditionnellement pendant la période de l'Avent. On y trouve tout ce qui touche aux fêtes de Noël et de Saint-Nicolas. Historiquement, les marchés de Noël étaient implantés en Europe centrale et en Europe de l'Ouest dans des pays comme l'Autriche, la Suisse et l'Allemagne ainsi que dans l'est de la France, notamment en Alsace, en Lorraine et en Franche-Comté. Ils se sont diffusés dans l'ensemble de la moitié nord de la France. En France, des villes comme Strasbourg, Mulhouse, Colmar, Montbéliard et Metz, auxquelles s'ajoute désormais Reims, sont réputées pour leurs marchés de Noël.
Le Comité du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a inscrit au patrimoine mondial plusieurs sites situés dans la région :
Industries :
Mines :
Si le tourisme est moins favorisé que dans les régions littorales, la région compte le plus ancien site de vélorail de France, avec le plus grand parcours, ouvert dès 1990, au départ de Magnières (Meurthe-et-Moselle), à une vingtaine de kilomètres au sud de Lunéville.
Le Grand Est compte 25 Petites Cités de Caractère disséminées sur l'ensemble du territoire. Ces petites villes entretiennent leur cadre bâti et valorisent les patrimoines. Lieux de visite et d'animations originales, ils sont aujourd'hui des destinations touristiques complémentaires aux sites les plus fréquentés.