| Saverne | |
Le château des Rohan, façade donnant sur la ville. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Collectivité territoriale | Collectivité européenne d'Alsace |
| Circonscription départementale | Bas-Rhin (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Saverne (chef-lieu) |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Saverne (siège) |
| Maire Mandat |
Stéphane Leyenberger (LR) 2020-2026 |
| Code postal | 67700 |
| Code commune | 67437 |
| Démographie | |
| Gentilé | Savernois |
| Population municipale |
11 460 hab. (2023 |
| Densité | 441 hab./km2 |
| Population unité urbaine |
18 794 hab. (2023 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 44′ 32″ nord, 7° 21′ 46″ est |
| Altitude | 320 m Min. 177 m Max. 463 m |
| Superficie | 26,01 km2 |
| Type | Centre urbain intermédiaire |
| Unité urbaine | Saverne (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Strasbourg (partie française) (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Saverne (bureau centralisateur) |
| Législatives | Septième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.saverne.fr |
| modifier |
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Saverne ([savɛʁŋ] ⓘ, Zàwere en alsacien [tsɑːvəʁə]) est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.
Ses habitants sont appelés les Savernois.
Saverne est située au nord-ouest du département du Bas-Rhin, à la limite du département de la Moselle (commune de Danne-et-Quatre-Vents) et de l'ancienne région Lorraine.
Saverne se trouve à 33 km au nord-ouest de Strasbourg, 87 km au nord-est de Nancy, 96 km au sud-est de Metz et 368 km à l'est de Paris (distance orthodromique).
Les communes limitrophes sont Danne-et-Quatre-Vents, Eckartswiller, Furchhausen, Gottenhouse, Haegen, Monswiller, Ottersthal, Otterswiller, Schwenheim et Waldolwisheim.
| Ottersthal | Ottersthal / Monswiller | Monswiller | ||
| Phalsbourg / Danne-et-Quatre-Vents | N | Monswiller / Waldolwisheim | ||
| O Saverne E | ||||
| S | ||||
| Haegen / Gottenhouse | Otterswiller | Schwenheim / Furchhausen |
Commune membre du Parc naturel régional des Vosges du Nord.
Espaces naturels :
* Quatre espaces protégés hors Natura 2000 :
Le col de Saverne sépare les basses Vosges gréseuses ou Vosges du Nord et les hautes Vosges gréseuses ou Hautes Vosges.
La commune est située dans une zone de sismicité modérée.
La ville occupe une position stratégique sur le col de Saverne (413 m d'altitude), un des passages naturels entre le plateau lorrain (Nancy, 270 m ; Phalsbourg, 200 à 380 m) et la plaine d'Alsace (Strasbourg, 140 m d'altitude) à travers l'extrémité nord du Massif des Vosges.

La commune est arrosée par la Zorn, affluent de la Moder, elle-même affluent du Rhin. La Zorn a comme affluents locaux (en rive gauche) : le ruisseau de la Fontaine Mélanie et le Schlettenbach (en partie souterrain).
Mais le principal cours d'eau est le canal de la Marne au Rhin, qui relie Vitry-le-François à Strasbourg ; il entre dans la ville par une double écluse (anciennement, les deux écluses n° 30 et 31), avec une différence de niveau entre l'amont et l'aval de 5,10 m.
Un port de plaisance situé au centre de l'agglomération accueille une base de location de bateaux.
La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le canal de la Marne au Rhin, la Zorn, la Mossel, le ruisseau le Michelbach, le ruisseau de la Fontaine Melanie, le ruisseau le Stutzbach, le ruisseau le Weinerbaechel et la Zornhof Dérivation,.
Le canal de la Marne au Rhin, d'une longueur totale de 314 km, et 178 écluses à l'origine, relie la Marne (à Vitry-le-François) au Rhin (à Strasbourg). Par le canal latéral de la Marne, il est connecté au réseau navigable de la Seine vers l'Île-de-France et la Normandie.
La Zorn, d'une longueur totale de 96,7 km, prend sa source dans la commune de Walscheid et se jette dans le canal de la Marne au Rhin à Rohrwiller, après avoir traversé 34 communes. Les caractéristiques hydrologiques de la Zorn sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 2,1 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 42,2 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 45,6 m3/s, atteint le même jour.
La Mossel, d'une longueur totale de 21,2 km, prend sa source dans la commune de Dabo et se jette dans la Zorn à Dettwiller, après avoir traversé douze communes.
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Ramsthal (0,8 ha),.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C). Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 803 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 10,2 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Wangenbourg-Engenthal à 13 km à vol d'oiseau, est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 131,8 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 37,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,9 °C, atteinte le .
Au , Saverne est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Saverne, une agglomération intra-départementale regroupant huit communes, dont elle est ville-centre,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris),.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (66,5 %), zones urbanisées (15,8 %), terres arables (6,7 %), prairies (5,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,4 %), cultures permanentes (1,6 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

La commune propose deux moyens de transports urbains : des voitures en libre service (Citiz) et un service de transport à la demande baptisé « La Comète ».
Depuis 2021, la ville a mis en place une ligne de bus électrique et gratuite nommée e-lico. Chaque navette est géo-localisable via une application.
La commune se trouve sur le tracé de l'ancienne RN 4 (Paris-Strasbourg via Vitry-le-François, Saint-Dizier et Nancy) et de l'autoroute A4 (Paris-Strasbourg via Reims et Metz).
À l'échelle locale, Saverne est reliée à Lutzelbourg par la D 132 et à Brumath par la D 421.
Saverne est traversée par la ligne Paris – Strasbourg, à la sortie de la vallée de la Zorn. La gare de Saverne, construite dans les années 1850, est aujourd'hui une importante gare TER pour les mouvements pendulaires entre Strasbourg et Nancy. Elle bénéficie également d'une liaison vers Paris en TGV. Le TGV a ramené le meilleur temps de parcours vers la capitale à 2 h 40 min.
Dans le cadre des travaux du second tronçon de la LGV Est européenne (mis en service le , un tunnelier de 2 200 tonnes a creusé, d' à 2013, le tunnel de Saverne (4 km de long, nécessitant environ 7 mois de creusement par tube, à raison d'une avancée moyenne de 22,50 m par jour, réalisée sans interruption nocturne en travail posté), tout en supprimant les effets de fragmentation écologique induit par les lignes à grande vitesse non enterrées. Ce tunnel traverse un sous-sol marno-calcaire (à l'est) ou gréseux, faillé dans une zone centrale d'environ 500 m. Il a nécessité : 307 000 m3 d'excavations par tube, 31 000 voussoirs, 60 000 m3 de béton de structure et de remplissage, 614 000 m3 de marinage dont 320 000 m3 réutilisés sur place, et 8 200 tonnes d'acier.
Saverne est une étape sur le parcours cyclable longue distance EuroVelo 5 (via Romea Francigena). Ce parcours emprunte le chemin de halage aménagé du canal. Il est revêtu sur toute sa longueur entre la sortie du tunnel d'Arzviller et Strasbourg, où il rejoint l'EV15 (Véloroute Rhin) qui relie Rotterdam à Andermatt en Suisse.
L'ancienne voie ferrée entre Saverne et Molsheim a été reconvertie en piste cyclable.
Le sentier de grande randonnée 53 (Wissembourg-Donon à travers les Vosges du Nord) passe par Saverne.

Saverne conserve les traces d'un passé qui remonte à l'Antiquité : vestiges du mur d'enceinte romain, mur médiéval, église romane, cloître, maisons anciennes remarquables.
Dans la Gaule pré-romaine, le site de Saverne relève de la cité des Médiomatriques qui, au IIe siècle av. J.-C., ont installé un oppidum près du col : l'oppidum du Fossé des Pandours, situé sur un éperon rocheux aujourd'hui réparti entre les communes de Saverne et d'Ottersthal. Aucune trace d'occupation gauloise antérieure n'a été retrouvée.
Dans l'Empire romain, une agglomération gauloise nommée « Tres Tabernae », apparaît dès le Ier siècle de notre ère à côté d'un camp romain.
Au IIIe siècle, la ville de Tres Tabernae, située sur les hauteurs, est fortifiée, comme nombre d'autres villes de l'Empire à cette époque.
À partir de 1236, Saverne fait partie des possessions des princes-évêques de Strasbourg, qui la conservent jusqu'à la Révolution.
En 1394, Saverne devient résidence épiscopale, ce qui favorise son développement : l'habitat urbain s'étend hors de l'enceinte romaine. Une ville basse s'établit au-delà de la porte « Mitteltor » et est précédée de l'autre côté de la Zorn par une agglomération appelée « Kleinstadt ». Moulins et tanneries se développent le long de la Zorn.
Un document atteste la présence de Juifs à Saverne en 1338. L'évêque Robert de Bavière les expulse en 1440 et la ville leur est interdite pendant près de deux siècles.

Pendant la guerre des paysans Saverne est prise par l'armée du duc de Lorraine en 1525 ; la population est massacrée ainsi que les membres des bandes paysannes qui s'y sont réfugiées (environ 15 000 morts).
En 1613, l'évêque Léopold d'Autriche consent aux Juifs le droit de commercer, sans toutefois les autoriser à ouvrir boutique. En 1616, il impose aussi un péage réservé aux Juifs (Judenzoll) pour entrer dans la ville. En 1632, la communauté juive obtient l'autorisation d'inhumer ses morts sur une pâture communale située sur le Judenberg, ouvert à tout vent et n'a l'autorisation de l'enclore qu'en 1754.

En 1634, le Grand Chapitre de Saverne accorde sa protection à deux Juifs. L'évêque Franz Egon de Furstenberg les contraint à habiter dans des maisons d'une cour de la basse-ville, sur la rive droite de la Zorn. L'endroit est appelé « Judenhof » : la Cour des Juifs. En 1689, le recensement ordonné par l'intendant Jacques de la Grange, conclut que six familles juives habitent à Saverne sur les 525 réparties dans la province d'Alsace.
Le 14 juillet 1636, assiégée par les Français, la ville capitule,. Comme le reste de la province d'Alsace, Saverne entre dans le royaume de France à la fin de la guerre de Trente Ans. La ville est lentement reconstruite après les sièges et les incendies dûs à celle-ci.
À partir du milieu du XVIIe siècle, un règlement établit que toutes les constructions doivent être de même hauteur et correctement alignées. Au début du XVIIIe siècle, le cardinal Armand Gaston Maximilien de Rohan facilite la construction du quartier entre la Porte Haute et la rue des Bains.
En 1744, pendant la guerre de Succession d'Autriche, Saverne subit un moment d'occupation par les pandoures du baron de Trenck.
En 1779, grâce à la générosité de Salomon Lippmann et Simon Cerf, les Juifs de Saverne disposent d'une première synagogue (pour 36 hommes) située dans la Judenhof. Elle est dirigée par le « substitut-rabbin » Samuel Kahn. À cette époque, la communauté juive de Saverne compte 103 personnes. La plupart sont « peimesshaendler », maquignons, marchands de bestiaux.
La cité connaît un grand essor démographique au XVIIIe siècle. Malgré l'antisémitisme, la communauté juive s'élève à 252 personnes, environ 5 % de la population, au recensement de 1806.
En 1794, la municipalité jacobine de Saverne ordonne la destruction de toutes les pierres tombales juives dans la ville, les déclarant « manifestations de fanatisme ».
Le , par la voix de Joseph Rose, juge de paix du canton de Saverne, Napoléon statue dans l'affaire opposant Louis Wollbrete, premier adjoint au maire de la ville, contre le négociant Lazare Simon, pour avoir proferé des injures contre le Maire, Claude Pierre Monet, et condamne le défendeur à un emprisonnement de deux jours et aux dépens à 25,71 francs. Néanmoins, le juge fait remarquer que depuis le début de l'administration dudit maire, les cotes d'imposition des juifs « ont été singulièrement augmentées tant pour leurs impositions personnelles et mobilières que patentes », sans compter les taxes sur les baux communaux que la communauté juive est la seule à payer à Saverne, et ce depuis 15 ans ; que les citoyennes et citoyens juifs sont « de jour comme de nuit » perpétuellement vexés, insultés, agressés dans les rues (à coups de pierre, de boue, boules de neige, forçage de porte, vol ou dégradation d'objets ou nourriture...) « partout où ils passent », sans que le maire, qui leur promet à chaque fois de faire justice à leurs plaintes, ne tienne parole, et ne se prive pas de dire qu'il veut se débarrasser de tous les juifs de la ville ; que ce même maire « a attenté à la Liberté des Consciences et des Cultes » en ordonnant l'inhumation dans le cimetière juif de Russes décédés d'épidémie lors de leur passage comme prisonniers de guerre dans cette ville. Le juge en déduit que le maire Monet « est un nonchalant pour remplir les devoirs que lui imposent ses fonctions et un opiniatre ennemi des individus juifs qui sont sous son administration » mais qu'il faut toutefois se prémunir contre « l'insubordination judaïque », d'où la condamnation du défendeur.

Un discours prononcé par le député Adolphe Crémieux à Saverne en 1844 conduit à l'abolition du serment More judaico, que les juifs devaient respecter jusque-là dans leurs relations avec les tribunaux d'Alsace, comme celà se faisait alors dans d'autres pays d'Europe. Mais en 1848, de violentes émeutes anti-juives ont lieu à Saverne, au cours desquelles leurs biens sont pillés et saccagés.
Le chemin de fer arrive a Saverne voit l’arrivée du le avec l’ouverture de la section qui va de Sarrebourg à Strasbourg de la ligne Paris - Strasbourg.
A l'arrivée du chemin de fer, s'ajoute la construction du canal de la Marne au Rhin en 1853, qui permettent un développement accru du commerce et de l’industrie.
Vers 1860, l'activité industrielle contribue à la croissance de la communauté protestante.
De grands personnages ont séjourné à Saverne, comme Johann Wolfgang von Goethe et Victor Hugo.
De 1871 à 1918, la ville est rattachée à l'Empire allemand, comme toute l'Alsace-Lorraine. Elle fait partie du district de Basse-Alsace. Son nom allemand officiel est « Zabern ».
En 1872, c'est à Saverne qu'est fondé le Club vosgien.
Fin 1913, Saverne est le théâtre d'événements au retentissement international, connus sous le nom d'incident de Saverne.
La commune redevient française à la fin de la Première Guerre mondiale.

En 1922, le 10e bataillon de chasseurs à pied, le « bataillon du drapeau » prend garnison à Saverne.
La ville fait partie des territoires annexés par l'Allemagne en 1940 ; les Malgré-nous sont enrôlés dans la Wehrmacht, les récalcitrants sont assassinés ou déportés.
Saverne est libérée le par la 2e division blindée du général Leclerc, préalable à la libération de la plaine d'Alsace et Strasbourg.
En 1964, la ville participe à la réconciliation et à l'amitié franco-allemande en inaugurant son jumelage avec la ville allemande de Donaueschingen.
La période permet également la construction de nouveaux logements, notamment le quartier des Gravières à l'est de la ville. Depuis 2015, il est intégré au sein d'un quartier prioritaire qui s'étend jusqu'à la rue Ruth, avec presque 1 600 habitants,.
La commune de Saverne est membre de la communauté de communes du Pays de Saverne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saverne. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux.
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saverne, à la circonscription administrative de l'État du Bas-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est.
Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton de Saverne pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Bas-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace.
| Scrutin | Candidat | Suffrages | Pourcentage inscrits | Pourcentage exprimés | Blancs et nuls | Abstentions | Inscrits | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Élection présidentielle de 2022 | Emmanuel Macron | 3 272 | 41,72 % | 64,72 % | 7,56 % | 30,27 % | 7 843 | |
| Marine Le Pen | 1 784 | 22,75 % | 35,28 % | |||||
| Législatives 2024 | Patrick Hetzel | 3 420 | 42,61 % | 69,41 % | 3,55 % | 36,36 % | 8 026 | |
| Denis Kieffer | 1 507 | 18,78 % | 30,59 % | |||||
| Élections européennes de 2024, | La France revient | 962 | 11,89 % | 24,50 % | 2,17 % | 50,39 % | 8 091 | |
| Besoin d’Europe | 714 | 8,82 % | 18,18 % | |||||
| Réveiller l’Europe | 617 | 7,63 % | 15,71 % | |||||
| Élections régionales de 2021 | Jean Rottner | 988 | 12,80 % | 42,46 % | 2,35 % | 69,13 % | 7 720 | |
| Eliane Romani | 474 | 6,14 % | 20,37 % | |||||
| Brigitte Klinkert | 448 | 5,80 % | 19,25 % | |||||
| Laurent Jacobelli | 417 | 5,40 % | 17,92 % | |||||
En 2025, le budget de la commune était constitué ainsi :
Avec les taux de fiscalité suivants :
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2023 : médiane en 2023 du revenu disponible, par unité de consommation : 25 230 €.
La commune dispose de plusieurs écoles maternelles, écoles primaires,, collèges et lycées.
Professionnels et établissements de santé :
La compétence territoriale du tribunal judiciaire de Saverne, juridiction de première instance dépendant de la cour d'appel de Colmar, couvre environ toute la moitié ouest du département.
Saverne dispose d'une brigade de gendarmerie, d'une police municipale ainsi que d'une brigade de surveillance intérieure des douanes depuis 1993.
La ville de Saverne a connu une croissance modérée du nombre de ses habitants depuis la Seconde Guerre mondiale. La hausse du prix des logements conduit aujourd'hui à construire un habitat plus dense, d'immeubles de taille moyenne sur les terrains encore vacants.
L'aire urbaine de Saverne est constituée de sept communes et comptait 16 366 habitants en 1999.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 11 460 habitants, en évolution de +1,97 % par rapport à 2017 (Bas-Rhin : +3,4 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement âgée. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 43,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (47,8 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 24,1 % la même année, alors qu'il est de 19,7 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 5 542 hommes pour 5 918 femmes, soit un taux de 51,64 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,31 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Un cyclo-cross se déroule sur le chemin de halage aménagé du canal ; il a été le support de deux manches du Challenge la France cycliste de cyclo-cross en 2010 et 2012.
Saverne dispose d'un centre nautique, « l'Océanide ».

Le , Saverne accueille le relais de la flamme olympique des Jeux Olympiques d'été de Paris 2024. L'athlète spécialiste de marche rapide Pauline Stey participe au relais en tant que porteuse de la flamme, avant-dernière dans l'ordre de passage.
Cultes présents sur la commune :
L’église Notre-Dame-de-la-Nativité.
C'est le plus ancien édifice religieux subsistant de la commune est dont les parties les plus anciennes remontent probablement au milieu du XIIe siècle. L’édifice a été fortement modifié entre 1380 et 1420 puis entre 1480 et 1501, avec notamment la construction d’un chœur gothique et d’un collatéral ainsi qu’avec le voûtement de la nef et le réhaussement de la tour. L’église comporte de nombreux éléments de mobilier classés monuments historiques, dont une chaire réalisée par Hans Hammer, un saint sépulcre monumental, des fonts baptismaux de Hans Faber ou encore des statues taillées par Nicolas de Haguenau. Le couvent des Récollets, construit en 1303, est utilisé comme école depuis 1811. La ville comptait au Moyen Âge une troisième église, la Bergkirche, construite en périphérie au Xe siècle. Abondonnée en 1714, elle est rasée en 1747 et ses pierres réutilisées pour construire le nouvel hôpital.
La grotte Saint-Vit (en alsacien : Vitsgrotte), aménagée en chapelle, située dans la vallée de la Zorn dans le massif des Vosges, à proximité de Saverne, doit son nom à saint Guy dont Vit ou Vite est la traduction alsacienne issu du latin Vitus. Saint Guy est connu pour la danse qui animait certains malades.
Les anciens cimetières étaient établis autour des églises.
La chapelle-ossuaire Saint-Michel. Le vestige le plus remarquable en est située à côté de l’église Notre-Dame-de-la-Nativité. Ces cimetières ont disparu après la création du nouveau cimetière en 1789,.
La ville comportait également un cimetière juif, créé en 1632, qui est désormais abandonné et recouvert par la forêt.
La synagogue.
Après la guerre, les travaux de reconstruction de la synagogue, conçus par Edmond Picard
architecte strasbourgeois, restituent globalement l'apparence originale de l ’édifice, avec un bulbe un peu plus large et moins élancé, entouré de quatre petites tourelles.
Le Consistoire israélite du Bas-Rhin a donné son accord pour la transformation du bâtiment abritant l'oratoire en maison communautaire pouvant accueillir familles et groupes, notamment de jeunes afin que ces lieux durement éprouvés par l'histoire (notamment le saccage sous l'occupation pendant la Shoah), contribuent à préserver l'histoire de la communauté juive locale.
Fortifiée dès l’Antiquité tardive, Saverne conserve quelques éléments de son enceinte romaine, généralement visibles dans les parties basses de l’enceinte médiévale qui lui a succédé. Celle-ci est adaptée à l’artillerie à partir du XVIe siècle avec la construction de bastions et d’une citadelle. Les fortifications ont progressivement été abandonnées et détruites à partir du XVIIIe siècle et il n’en subsiste que des vestiges. La ville comporte également à la fin du Moyen-Âge deux châteaux, l’Unterhof et l’Oberhof, servant de résidences fortifiées aux évêques et à leur administration. Il n’en reste que quelques vestiges, le premier ayant été remplacé par le château des Rohan et le second par la sous-préfecture,.
Du fait de sa situation géographique proche d’un important point de franchissement des Vosges, plusieurs sites fortifiés se trouvent dans les montagnes faisant partie du territoire de la commune. L’oppidum du Fossé des Pandours, construit à l’époque de La Tène par les Médiomatriques, et l’un des plus grands oppidum d’Alsace et a été réutilisé ponctuellement comme fortification jusqu’au XVIIIe siècle. Les châteaux du Haut-Barr et du Greifenstein sont construits au XIIe siècle,.



| Blason | D'or à la bande de sable chargée d'une licorne bondissante du champ, accornée et onglée d'argent. |
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