Longwy (/lɔ̃wi/ le g est muet) est une ville lorraine du Nord-Est de la France, du département de Meurthe-et-Moselle et de la région Grand Est, chef-lieu du canton du même nom. Elle est arrosée par la Chiers, un affluent de la Meuse.
C'est l'une des principales villes de Meurthe-et-Moselle. Ses habitants, appelés Longoviciens, sont au nombre de 15 679 en 2023. L'agglomération de Longwy regroupe 11 communes de Meurthe-et-Moselle, avec 50 806 habitants en cette même année et l'aire d'attraction de Longwy en compte 50 282 répartis sur 23 communes. Située non loin des trois frontières entre la Belgique, la France et le grand-duché de Luxembourg, la ville fait également partie de l'Agglomération transfrontalière du pôle européen de développement qui regroupe une population de 148 301 habitants et dont elle est la principale cité.
Jadis grand pôle sidérurgique, la ville a vu l’ensemble de ses usines disparaître dans les années 1980, et est depuis principalement connue pour être une ville fortifiée par Vauban dont elle est membre du réseau de sites majeurs et classée au patrimoine mondial de l'UNESCO pour la « ville neuve », quartier fortifié sur les hauteurs de la ville.
La ville est également une importante cité-dortoir pour les travailleurs frontaliers du Luxembourg (80 % de la population active hors fonction publique), la deuxième en importance après Thionville. Cette particularité vaut au Pays-Haut de connaître une forte expansion démographique ces dernières années.
La ville est célèbre pour ses productions de faïences d'art (les émaux de Longwy) et de terres de pipe glaçurées telle la soupière de la Légion d'honneur (c. 1810).
La ville est située dans le Nord du département de Meurthe-et-Moselle, dans le Pays-Haut et jouxte le tripoint des frontières avec la Belgique et le grand-duché de Luxembourg.
La commune a une superficie de 534 hectares.
Les communes limitrophes sont Cosnes-et-Romain, Herserange, Lexy, Longlaville, Mexy, Mont-Saint-Martin et Réhon.
La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Chiers et le ruisseau la Moulaine,.
La Chiers, d'une longueur de 127 km, prend sa source au Luxembourg, passe par la Belgique (Athus) et se jette dans la Meuse à Remilly-Aillicourt, après avoir traversé 46 communes. Les caractéristiques hydrologiques de la Chiers sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 3,21 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 64,2 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 100 m3/s, atteint le même jour.
La Moulaine, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Tiercelet et se jette dans la Chiers sur la commune, après avoir traversé six communes.

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification concerne le périmètre des anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants hydrographiques associés qui s’étend sur 2 418 km2. Les bassins versants concernés sont celui de la Chiers en amont de la confluence avec l'Othain, et ses affluents (la Crusnes, la Pienne, l'Othain), celui de l'Orne et ses affluents et celui de la Fensch, le Veymerange, la Kiesel et les parties françaises du bassin versant de l'Alzette et de ses affluents (Kaylbach, ruisseau de Volmerange). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est.
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 934 mm, avec 14,1 jours de précipitations en janvier et 9,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villette à 16 km à vol d'oiseau, est de 10,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 909,4 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,8 °C, atteinte le .
La commune est installée sur une des nombreuses cuestas qui forment la Lorraine et est bordée par la Chiers.
Longwy a une altitude minimale de 250 m et une maximale de 396 m, son altitude moyenne est de 323 m tandis que celle de sa mairie est de 300 m.
La formation géologique des marnes de Longwy tire son nom de la ville.
La cuesta de la Chiers orientée ouest-est : partant de l'Othain aux alentours de Marville vers Longwy, qui est bordée par la Chiers.
Ville industrielle, Longwy se développa rapidement en même temps que les industries de Lorraine. La Société des aciéries de Longwy fut fondée en 1880 par MM. Jean-Joseph Labbé, baron Oscar d’Adelswärd, comte Fernand de Saintignon (maître de forges de la Société des Hauts-Fourneaux de Longwy et La Sauvage), Gustave Raty, d’Huart Frères, Robert de Wendel.
Au , Longwy est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Longwy (partie française), une agglomération internationale regroupant onze communes, dont elle est ville-centre,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Longwy, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (85,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (75 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (61,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (19,3 %), forêts (14,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,7 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

La ville est divisée en trois sections :
L’agglomération de Longwy s’est étendue progressivement et rejoint aujourd’hui les agglomérations à la fois de la Belgique (Aubange) et du Luxembourg (Pétange, Differdange), dont les frontières sont très proches. Mais, depuis les années 1970, la restructuration industrielle du bassin lorrain a fortement touché Longwy. En une trentaine d’années, la ville est passée de plus de vingt-trois mille habitants à moins de quinze mille. L’agglomération transfrontalière qui regroupe vingt-trois communes de Lorraine, de Belgique et du Grand-Duché rassemble quant à elle environ cent vingt mille habitants. On estime généralement que près de la moitié de la population active de la région de Longwy travaille au Luxembourg,,. La partie française de l’agglomération tendrait à devenir la banlieue-dortoir des communes luxembourgeoises, la première proposant des logements moins chers, les secondes des emplois plus nombreux et mieux payés.
Pour des raisons de statistiques et de recensement de la population, la commune de Longwy est découpée par l'INSEE en sept quartiers qui sont[réf. nécessaire] :
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 8 392, alors qu'il était de 7 994 en 2013 et de 7 456 en 2008.
Parmi ces logements, 89,2 % étaient des résidences principales, 1,6 % des résidences secondaires et 9,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 34,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 63,7 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Longwy en 2018 en comparaison avec celle de Meurthe-et-Moselle et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,6 %) inférieure à celle du département (2 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 36,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (37 % en 2013), contre 57,3 % pour la Meurthe-et-Moselle et 57,5 % pour la France entière.
| Typologie | Longwy | Meurthe-et-Moselle | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 89,2 | 88,7 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 1,6 | 2 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 9,2 | 9,3 | 8,2 |
Les différents projets d’aménagements à Longwy sont :
Longwy est relié à Longlaville et à Pétange au Luxembourg par la RN 52a. L'autoroute A30 relie Longwy à la frontière franco-belge. L'autoroute A31 dessert les villes de Thionville, Metz, Nancy et Dijon. La route nationale 52 permet quant à elle de desservir Longwy à Metz par une route nationale.
La gare de Longwy, établie sur la ligne de Longuyon à Mont-Saint-Martin (vers Athus), est desservie par les trains du réseau TER Grand Est (lignes de Longwy à Metz-Ville, à Nancy-Ville, à Reims et à Charleville-Mézières) et par les autocars du réseau TER Grand Est (lignes de Longwy à Longuyon, ainsi que par des trains Regional-Express (RE) des CFL à destination de Luxembourg (ligne 70)
La commune de Longwy dispose d'un réseau desservant les communes membres du S.M.I.T.R.A.L (Syndicat mixte intercommunal des transports de l’agglomération de Longwy). Il existe six lignes urbaines (A à E et la super navette), ainsi que du transport à la demande, des lignes scolaires et deux lignes transfrontalières (vers le Luxembourg).
Longwy est en zone de sismicité 1 (très faible) selon l’article D. 563-8-1 du Code de l’Environnement.

Avant la conquête romaine, le site de Longwy et le Pays-Haut appartiennent territorialement probablement à la tribu des Leuques, un peuple celte installé entre les vallées de la Meuse et de la Moselle. Leur capitale se situait à Nasium (actuelle Naix-aux-Forges, près de Bar-le-Duc). Le territoire leuque couvrait le sud de l’actuelle Meuse, le nord de la Meurthe-et-Moselle et s’étendait jusqu’à l'actuelle Longwy, soit la limite avec la tribu celte des Trévires (autour de Trèves et du Luxembourg) mais aussi des Médiomatriques. Longwy était donc une zone frontière entre ces tribus, au croisement de trois sphères celtiques majeures de la Gaule belge. Les fouilles et prospections autour de Longwy et Mont-Saint-Martin ont livré des tessons de céramique gauloise (âge du Fer final, IIᵉ–Iᵉ siècle av. J.-C.), des outils en fer et fragments d’amphores italiques (échanges commerciaux), des nécropoles celto-romaines sur les hauteurs de la Chiers. Morfontaine offre quant à elle des vestiges d’un oppidum ou site fortifié protohistorique probable sur le plateau qui domine la vallée (non fouillé intégralement mais signalé par le Service régional d’archéologie de Nancy).
Ces indices montrent que le site était habité avant la conquête romaine, probablement pour son positionnement stratégique : un promontoire dominant la vallée de la Chiers, au contact des voies de circulation celtiques reliant Reims (Durocortorum) à Trèves (Augusta Treverorum). Après la guerre des Gaules (–58 à –51), le territoire des Leuques est définitivement intégré à la Gaule belge et entre dans la sphère culturelle gallo-romaine. Longwy, bien qu’à la marge, conserve une occupation continue avec une implantation de villae rusticae (domaines agricoles) sur les plateaux, une proximité de la voie romaine Reims–Trèves, qui passe par Longuyon et Mont-Saint-Martin et des indices de petits habitats gallo-romains à Réhon, Herserange et Saulnes. Ces établissements modestes se maintiennent jusqu’à la fin de l’Empire romain.
D'après l'Histoire de Verdun de M. Clouet, on attribue la fondation de Longwy au duc Martin, seigneur austrasien qui est assassiné par Ébroïn en 680. Au IXe siècle, un bourg fortifié se développe, puis au XIIe siècle apparut la ville basse, dite Neuveville. Selon M. Mussey, Longwy était au Moyen Âge le siège d’un comté indépendant, que Mathilde[Qui ?] porte dans la maison de Luxembourg vers 1060 et qu’un autre mariage fait entrer dans la maison de Lorraine sous Ferry II. En 1276, le comté de Longwy est soumis à la loi de Beaumont ; Ferry III le vend en 1296 au comte de Bar et il rentre, avec ce duché, sous l'autorité des ducs de Lorraine[Quoi ?]. Longwy fait ensuite partie du Barrois non mouvant jusqu’en 1368 où elle est cédée, en paiement d’une dette, au duc de Luxembourg, avant d’être restituée au duc de Bar en 1378. En 1480, à la mort de René Ier d'Anjou duc de Bar et veuf d’Isabelle de Lorraine, Longwy comme l’ensemble du duché de Bar partage son souverain avec le duché de Lorraine sous le sceptre du petit-fils du défunt, René II de Lorraine.
Au début du XVIIe siècle, Longwy et ses environs font toujours partie du duché de Bar, dirigé par le duc Charles IV. Le territoire, bien qu’indépendant, est vassal du Saint-Empire romain germanique, tout en étant voisin immédiat du royaume de France et des Pays-Bas espagnols (actuels Luxembourg et Belgique). Cette position intermédiaire fait de la Lorraine une zone tampon stratégique entre les grandes puissances européennes. Lorsque la guerre de Trente Ans éclate en 1618 dans l’Empire, à la suite du soulèvement des princes protestants de Bohème contre l'empereur Habsbourg, la Lorraine choisit de rester neutre. Henri II, catholique convaincu mais diplomate prudent, entend préserver son autonomie et éviter la dévastation de son duché. Il interdit le passage des armées étrangères sur son territoire, cherchant à maintenir une « neutralité armée » mais meurt en 1624. Néanmoins son neveu - et futur successeur -, Charles, se distingue dans les rangs catholiques pendant la Bataille de la Montagne Blanche.
Durant cette période, le Pays-Haut lorrain, où se situe Longwy, reste largement épargné par les combats. Région rurale, peu peuplée et économiquement modeste, elle ne présente pas d’intérêt militaire immédiat. Les grands axes logistiques passent plus au sud (Metz, Pont-à-Mousson, Nancy) ou plus au nord (Thionville, Arlon). Longwy n’est alors qu’un bourg fortifié de 800 à 1000 habitants, vivant du commerce du fer, des moulins de la Chiers et d’un petit artisanat local. Les données démographiques reposent sur le service historique de Meurthe-et-Moselle qui conserve les « états des tailles et impositions » du bailliage de Longwy et Longuyon entre 1615 et 1630. Ces documents recensent 162 foyers dans la cité en 1625 et 140 en 1630, juste avant l’invasion française. À cette époque, on estime en moyenne 4 à 6 personnes par feux (incluant domestiques et enfants)[réf. nécessaire]. Jusqu’en 1633, le duché connaît donc un calme relatif, profitant d’une paix fragile grâce à l’habileté diplomatique du duc.
Contrairement à d’autres régions du Saint-Empire, la Lorraine n’a jamais été directement envahie par les troupes suédoises[Quoi ?]. Toutefois, la crainte de leur avancée vers la France à partir de 1631 pousse le cardinal de Richelieu à occuper militairement le duché en 1633, afin de prévenir tout passage étranger. Ce prétexte marque la fin de la neutralité du duc Charles IV et déclenche l’occupation française de la Lorraine. Les destructions dans le Pays-Haut, notamment autour de Longwy, résultent ensuite des affrontements entre troupes françaises, impériales et espagnoles entre 1635 et 1640.
Les troupes françaises envahissent le duché, occupent Nancy, et forcent Charles IV à l’exil. Le duc trouve alors refuge à Bruxelles auprès du roi d’Espagne Philippe IV et de l'empereur Ferdinand II, ce qui aligne la Lorraine dans le camp impérial. Le Pays-Haut, frontalier du duché de Luxembourg, se retrouve au cœur des affrontements. Les premiers passages de troupes dans la région de Longwy ont lieu entre 1634 et 1635, mais c’est à partir de 1636 que la situation dégénère : les armées successives pillent les campagnes, la peste se propage par les colonnes militaires, la famine décime les survivants. Les villages de la vallée de la Chiers comme Mont-Saint-Martin, Herserange, Cutry, Cosnes ou Rehon, sont partiellement ou totalement ruinés. Longwy, prise et reprise plusieurs fois entre Français et Espagnols, est incendiée et ruinée. L'ancien château de Longwy sert au commandant Franz Von Mercy, originaire de la maison de Mercy et qui donne son nom aux localités proches de Mercy-le-bas et à la ville de Mercy-le-Haut, afin de superviser la guerre au profit du duc Charles IV. Certaines sources estiment Von Mercy comme originaire de Longwy, mais la question est débattue par les historiens.
Les registres paroissiaux du diocèse de Verdun évoquent des « terres désertes et sans labours », signe d’une disparition presque totale de la population. Dès lors, deux administrations se succèdent : celle du duc légitime (exilé, mais émettant toujours des ordonnances depuis ses territoires restants) et celle du maréchal de Créqui, gouverneur français de la Lorraine occupée. Les ordonnances de Charles IV (1630–1633) et celles de Créqui (1636) interdisent expressément aux habitants de quitter leurs villages ou de se réfugier hors du duché, sous peine de confiscation de biens et de mort. Ces textes visent à freiner l’exode des paysans et à maintenir la production agricole malgré les guerres et les réquisitions. Malgré ces interdictions, de nombreux habitants du Pays-Haut fuient la guerre. Les archives luxembourgeoises de l'archidiocèse de Luxembourg mentionnent, dans plusieurs registres paroissiaux du milieu du XVIIe siècle, l’arrivée de réfugiés venus de Longwy, Morfontaine et Hussigny, venus se mettre à l’abri dans les villages frontaliers du Luxembourg. Ces mouvements de population sont également attestés par les curés locaux qui évoquent « les familles venues de la frontière de Longwy ». Vers 1640, la région est vidée de ses habitants.
La fin de la guerre en 1648, marquée par la paix de Westphalie, laisse une Lorraine exsangue. Le traité des Pyrénées (1659) confirme la domination française sur le Pays-Haut, mais la région met plusieurs décennies à se relever. Lorsque la France reprend le contrôle effectif de Longwy après 1670, les ingénieurs militaires dépêchés sur place estiment que l’ancienne ville, bâtie au fond de la vallée, entourée de collines boisées et traversée par la Chiers est impossible à défendre contre une artillerie moderne. Les rapports du génie royal décrivent Longwy comme une position « inutile et ouverte aux attaques venues du Luxembourg ». Ces inspections sont menées par des ingénieurs du roi sous ministre Louvois, peu avant l’arrivée de Sébastien Le Prestre de Vauban, commissaire général des fortifications.[réf. nécessaire]
Sur ordre de Louis XIV, il est décidé de ne pas reconstruire la ville médiévale de Longwy-Bas, mais de créer une nouvelle place forte sur le plateau voisin : Longwy-Haut. C'est à cette occasion que le vieux château médiéval de Longwy est rasé. Les travaux commencent en 1679 et s’achèvent vers 1692. Vauban conçoit une cité fortifiée hexagonale, composée de six bastions, d’une enceinte, intégrant casernes, poudrières et église. La nouvelle ville de Longwy devient ainsi un poste avancé du système défensif royal, complétant la ceinture de fer des forteresses du nord-est. Bien que Vauban soit à l'origine des plans, son action à l'échelle nationale l'empêche de rester sur place. Il confie la supervision de la construction de l'enceinte de Longwy à son proche, Thomas de Choisy. Quand Vauban visite Longwy en 1679, la région du Pays-Haut sort à peine des ravages de la guerre de Trente Ans (désertification rurale), du siège de 1646 et des passages d’armées, puis de la destruction complète de 1670. Le pays est alors quasiment vide : les villages autour de Longwy (Morfontaine, Mont-Saint-Martin, Hussigny, Saulnes) comptent parfois moins d’une dizaine de foyers. Vauban sait qu’une place forte sans habitants ne peut pas vivre ni se défendre : il faut ramener des familles, relancer les cultures et réorganiser les métiers civils nécessaires à la garnison. Dans plusieurs de ses lettres adressées à Louvois, Vauban propose des subventions pour le repeuplement de la nouvelle ville. Les mesures qu’il préconise sont concrètes : remise d’impôts et de corvées pour les nouveaux habitants, subventions royales pour la construction des maisons et ateliers, prêts sans intérêt pour les artisans essentiels (boulangers, forgerons, charpentiers), octroi de terrains aux familles venant s’établir sur le plateau, appel explicite à des réfugiés lorrains dispersés depuis la guerre de Trente Ans pour revenir dans leur “pays d’origine”. Ces propositions sont acceptées partiellement par Louvois et appliquées dès 1681.
La citadelle de Longwy est opérationnelle dès la fin du XVIIe siècle. Elle devient une garnison permanente du royaume, intégrée au pré carré de Vauban, le réseau défensif frontalier voulu par Louis XIV. Durant le XVIIIe siècle, Longwy vit essentiellement au rythme de sa garnison : casernes, ateliers, poudrières, commerces liés à l’armée, artisanat du cuir, du fer et du textile pour les besoins militaires. L’ancien bourg médiéval, dans la vallée (Longwy-Bas), reprend lentement vie autour des moulins et forges de la Chiers. La ville se développe à l’intérieur des fortifications. On construit de nouvelles casernes, des magasins à poudre, et l’église Saint-Dagobert. Longwy abrite un atelier de fonderie militaire et un embryon de production métallurgique civile, grâce aux gisements de fer de la région. À la veille de la Révolution française, c’est une ville close, de 2 000 à 3 000 habitants, structurée autour de l’armée et de petits métiers et de sa garnison.
Au XVIIIe siècle, après les ravages des guerres du XVIIe siècle et la période d’occupation française, plusieurs familles de Longwy et de ses environs immédiats participent à la colonisation du Banat de Temesvár, région reprise aux Ottomans par les Habsbourg. Ils seront qualifiés de « Lorrains du Banat ». Ce mouvement, organisé à partir de 1723 sous le gouverneur Claude Florimond de Mercy, descendant direct de Franz Von Mercy, vise à repeupler les terres conquises par l’empire d’Autriche. Pour ses services militaires, la famille de Mercy reçoit alors plusieurs fiefs dans le Banat, dont Mercydorf (aujourd’hui Sânandrei, en Transylvanie Roumaine). Des colons lorrains — dont certains venus du bailliage de Longwy — y sont installés avec des exemptions d’impôts et des terres à cultiver. Ces nouveaux arrivants conserveront longtemps la langue et les traditions du pays d’origine. La ville de Longwy quant à elle, est une possession dès 1766 du Grand-gouvernement de Lorraine-et-Barrois.

Sous la Révolution française, la ville devient le chef-lieu du district de Longwy au sein du département de la Moselle de 1790 à 1795.
Durant la guerre de la première coalition, la ville, assiégée le se rend au duc de Brunswick, sous la pression de la population qui craint les retombées d'un bombardement. La garnison capitule après plusieurs semaines de ces bombardements, la ville est gravement endommagée. Cet épisode provoque la colère de la Convention nationale, qui ordonne la démolition partielle des remparts et le jugement à mort du commandant Louis‑François Lavergne‑Champlorier. Après la victoire française à Valmy, la ville est reprise et fortifiée de nouveau.
En 1798, la manufacture de faïence fondée dans une ancienne caserne se spécialise dans les émaux cloisonnés, qui feront la renommée artistique de Longwy au XIXe siècle. Sous Napoléon Ier, la forteresse est réparée et redevient un poste stratégique face au département des Forêts. Une nouvelle poudrière et un hôpital militaire sont ajoutés. La ville connaît une relative prospérité grâce à la présence des troupes et aux échanges avec l'ancien duché de Luxembourg voisin.
La situation change avec la défaite de Napoléon à Waterloo (18 juin 1815). Les armées alliées (britanniques, prussiennes, autrichiennes, russes) envahissent la France lors de la guerre de la septième coalition. Les troupes prussiennes du maréchal Blücher pénètrent en Champagne-Ardenne et en Lorraine. En parallèle, un corps d’armée allié commandé par le prince de Hesse-Hombourg, au service du roi de Prusse, reçoit l’ordre de réduire les places fortes encore tenues par les garnisons napoléoniennes, notamment Longwy, Thionville et Montmédy. Ces garnisons, bien que la capitulation de Paris ait déjà été signée, refusent initialement de se rendre et attendent des ordres officiels du gouvernement provisoire. La place est alors défendue par une petite garnison française, commandée par le chef de bataillon Noirot. Les fortifications de Vauban, bien qu’anciennes, sont encore en état de service ; la garnison compte environ 600 hommes. Les assiégeants établissent leurs batteries sur les hauteurs dominant Longwy-Haut. Après quelques bombardements d’artillerie, les murs subissent de lourds dégâts, mais la garnison résiste pendant plus de trois semaines. Le , Noirot obtient une capitulation honorable : la garnison sort avec les honneurs de la guerre, les soldats conservent leurs armes et sont autorisés à se retirer vers Metz. Les Prussiens occupent ensuite Longwy au nom de la coalition. Le prince de Hesse-Hombourg installe un commandant prussien de garnison, le major von Schuler de la 6e division de l'armée prussienne. Les drapeaux français sont abaissés et remplacés par ceux de la coalition.
L’occupation prend fin progressivement après la ratification du second traité de Paris, le , qui rétablit la frontière française. La place est rétrocédée à la France début 1816, lors du redéploiement des forces d’occupation vers la « ligne de l’Est » (Luxembourg–Sarre–Moselle). Longwy est restituée aux français le à l'initiative du Major.
À partir des dernières années du XIXe siècle, Longwy est fortement marquée par l’implantation des usines sidérurgiques, qui emploient la très grande majorité de la population active pendant près d’un siècle. Un haut-fourneau est érigé en 1848 à Longwy-Bas par monsieur Limbourg, d’où son nom de Fourneau-Limbourg. Il sera reconstruit, puis exploité, par la maison de Saintignon jusqu’à la Première Guerre mondiale, après laquelle l’usine n’est pas reconstruite.
À compter des années 1850–1870, la sidérurgie du bassin de Longwy se développe rapidement : ouverture de nouveaux hauts-fourneaux, introduction du procédé Thomas-Gilchrist (à partir de 1879), expansion du réseau ferroviaire (Ligne Longwy-Thionville) et création de grandes sociétés métallurgiques (De Wendel, Saintignon, Châtillon-Commentry, La Providence). Cet essor transforme profondément la région, tant sur le plan économique que social.
Ce développement est permis en grande partie sur la reconversion de l’ancienne noblesse lorraine en bourgeoisie industrielle. Après la disparition du duché de Lorraine et son rattachement à la France, plusieurs familles seigneuriales — acceptées sous la monarchie mais déclassées après la Révolution — investissent leur capital foncier (forêts, rivières, gisements de fer) dans la sidérurgie moderne. Des lignages comme les de Saintignon, installés à Longwy et Herserange, ou les de Wendel, à Hayange, deviennent les principaux maîtres de forges du Pays-Haut. Certains historiens qualifient ce modèle de « féodalité industrielle », soulignant la continuité entre pouvoir nobiliaire et capital industriel,.
La croissance rapide des usines rend la main-d’œuvre locale insuffisante, entraînant le recours à une immigration de masse. Dès les années 1880, le bassin de Longwy attire des travailleurs belges et luxembourgeois, bientôt rejoints par des Italiens, des Polonais et des Slaves du Sud. Vers 1900, les registres d'états civils de Meurthe-et-moselle attestent que près de 40 % de la population ouvrière est d’origine étrangère. Ces communautés, installées dans les cités industrielles d’Herserange, Mont-Saint-Martin, Gouraincourt ou Saulnes, donnent à la région une identité ouvrière et cosmopolite durable.
L’expansion du réseau ferroviaire et les liens économiques avec la Belgique, le Luxembourg et l’Allemagne inscrivent Longwy dans un espace transfrontalier dynamique. Dès la fin du XIXe siècle, la ville s’intègre à un corridor industriel européen reliant la Wallonie, la Sarre et la Ruhr, préfigurant ce que les géographes du XXe siècle nommeront la « dorsale européenne » ou « banane bleue ».
Durant la guerre franco-allemande de 1870, la ville est assiégée (en) par les Prussiens du au . Après d'intenses bombardements d'artillerie de l'armée prussienne, les défenseurs français de Longwy placés sous le commandement du colonel Massaroly capitulent. À la suite du traité de Francfort de 1871, Longwy reste française mais devient une ville-frontière stratégique, voisine du Luxembourg et de la Moselle annexée. Cette position, conjuguée à la présence de gisements de minette ferrugineuse, favorise dès la seconde moitié du XIXe siècle un essor industriel majeur. De sa position frontalière retrouvée, elle intègre en 1874 le système Séré de Rivières qui octroie une modernisation de son système de remparts et de sa garnison.
La Société des Hauts-Fourneaux de Longwy et de la Sauvage possède des hauts-fourneaux à Gouraincourt, dont un sera repris par la Société des Hauts-Fourneaux de la Chiers en 1921. En 1881, la société anonyme d'Ougrée-Marihaye fonde la Société des Hauts-Fourneaux de la Chiers, qui exploite, dès 1883, deux hauts-fourneaux à Longwy-Bas et Gouraincourt.
Longwy se modernise et affirme son caractère citadin. En 1890 est attestée la fondation du Journal de Longwy, premier quotidien industriel du Pays-Haut. En 1900, la ville se dote d'une gare et en 1901, elle accueille le réseau du tramway de Longwy. L'année 1905 voit l'apparition de syndicats et des premières grèves ouvrières qui sont réprimées par l'armée,. La société anonyme d'Ougrée-Marihaye qui détenait deux hauts-fourneaux à Longwy-Bas et à Gouraincourt les fait remplacer en 1911 par des installations plus modernes.
Au début de la Première Guerre mondiale, Longwy est sur le chemin du plan Schlieffen et n'est défendue que par un seul bataillon et capitule après un nouveau siège de 24 jours le . Après la guerre, la ville est décorée de la croix de guerre avec palme et de la Légion d’honneur le :
« Sentinelle avancée à quelques kilomètres de la frontière, a eu l’honneur de jouer un rôle important aux grandes heures de l’histoire. A fait preuve, en résistant à l’envahisseur de 1914, du même héroïsme que pendant les trois sièges de 1792, 1815 et 1870. N’a succombé que sous l’effet d’un lourd bombardement, dont elle a vivement souffert, après avoir retenu devant elle d’importantes forces ennemies. A subi fièrement, pendant plus de quatre ans le joug de l’ennemi, exaspéré par sa belle résistance. »
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la commune est le théâtre de combats du 10 au dits bataille de Longwy entre alliés franco-britanniques et Allemands pendant la bataille de France.

En 1955, l’usine dispose donc de cinq hauts-fourneaux. Dans la seconde moitié des années 1960, ces cinq hauts-fourneaux sont répartis en deux secteurs : les hauts-fourneaux 1, 2 et 3 à Longwy-Bas et les hauts-fourneaux 4 et 5 à Gouraincourt ; quatre de ces hauts-fourneaux sont en service, le no 3 est en cours de réfection ; le chargement se fait à l’aide de bennes Staehler transportées par des ponts à commande automatique et la production mensuelle avoisine les 60 000 à 65 000 tonnes de fonte.
À Longwy — comme à Thionville —, l’entreprise Usinor est un exemple de la puissance industrielle française. C’est le premier employeur privé du bassin longovicien.
Le démantèlement de la sidérurgie longovicienne, jugée non-compétitive, est amorcé par les gouvernements Barre à la fin des années 1970, et finalisé par les gouvernements socialistes du début des années 1980, l’annonce des plans de fermeture donnant alors lieu à de très violentes émeutes dans la ville (1979 et 1984 notamment). Ainsi, en plein hiver 1978, Longwy subit l’annonce de milliers de suppressions d’emplois dans la sidérurgie.
Le , les hauts-fourneaux 4 et 5 de Gouraincourt sont arrêtés. Un four électrique de 60 tonnes est arrêté en 1981.
Au siècle suivant, l'ancien château de direction abrite la manufacture d'émaux de Longwy Saint-Jean l'Aigle et ses ateliers d'art, son musée technologique, une bibliothèque de sept cents volumes techniques, un centre de formation aux métiers de la céramique.
Le déclin de la sidérurgie à la fin du XXe siècle coïncide avec la montée en puissance de l'économie de service au grand-duché du Luxembourg voisin. Avec un taux de croissance moyen du PIB du Luxembourg quatre fois supérieur à celui de la France, la demande de main-d’œuvre transfrontalière explose.
Dans tout le secteur, on observe un phénomène inattendu : une croissance de la population, du nombre d’actifs, mais une baisse de l’emploi. L'essentiel des actifs de Longwy (80 % hors fonction publique) travaille en effet au grand-duché de Luxembourg et de nombreuses entreprises locales déménagent de l'autre coté de la frontière pour bénéficier d'une fiscalité plus attractive. De nombreux salariés français sont embauchés sous contrat luxembourgeois tout en effectuant la majeure partie de leur travail en France. Paradoxalement, de plus en plus de frontaliers sont Luxembourgeois, préférant s'installer en France et travailler dans leur pays du fait de la cherté des logements et de la vie au grand-duché de Luxembourg. Une dualité s'est installée au sein de la population entre ceux qui bénéficient de la manne luxembourgeoise (salaires, allocations, retraites) et les autres (retraités du système de pension français, fonctionnaires, chômeurs).
La commune se trouve dans l'arrondissement de Briey du département de Meurthe-et-Moselle.
Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Longwy, remanié en 1973 et réduit alors à la seule commune de Longwy. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Longwy porté à huit communes.
Pour les élections législatives, elle fait partie de la troisième circonscription de Meurthe-et-Moselle.
Longwy est le siège de la communauté d'agglomération dénommée depuis 2021 Grand Longwy Agglomération, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2017 sous le nom de communauté d'agglomération de Longwy par transformation de la communauté de communes de l'Agglomération de Longwy et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Cette communauté de communes avait elle-même été créée en 2002 par transformation d'un district constitué en 1960 et qui avait progressivement intégré d'autres communes.
La commune est également membre de l'Agglomération transfrontalière du pôle européen de développement.
Depuis plusieurs décennies, la population de Longwy vote à gauche, tant aux élections municipales qu'aux élections nationales.
Cependant, c'est une liste UMP qui remporte la mairie lors des élections de 2008, à la faveur d’une triangulaire : deux listes se réclamant du Parti socialiste réunissent près de 60 % des voix, mais ne s'entendent pas pour fusionner entre les deux tours.
En 2014, l'ancien maire PS reconquiert la mairie.
Au second tour de l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron (La République en marche) recueille 69,3 % des voix à Longwy, contre 30,7 % à Marine Le Pen (Front national). On décompte par ailleurs 4,45 % de votes blancs et 1,4 % de votes nuls parmi les votants.
Depuis l'après-guerre, neuf maires se sont succédé à la tête de la commune.

| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Differdange | Luxembourg | depuis | ||
| Nagold | Allemagne | depuis | ||
| Freital | Allemagne | - | ||
La commune de Longwy dépend de l'académie de Nancy-Metz (rectorat) et les écoles primaires de la commune dépendent de l'inspection académique de Meurthe-et-Moselle.
Pour le calendrier des vacances scolaires, Longwy est en zone B.
Sur la commune de Longwy, 19 établissements scolaires sont ouverts : 12 écoles, 3 collèges et 4 lycées.
La population du bassin de vie longovicien bénéficie de la présence dans la ville de Mont-Saint-Martin du centre hospitalier Hôtel Dieu. D'une capacité de 350 lits, celui-ci dispose d'un service d'urgences et de spécialités médicales attendues d’un établissement de cette dimension (cardiologie, médecine générale, maternité, endocrinologie, médecine gériatrique, pneumologie, chirurgie…).
| Vols et cambriolages | 281 | 18,11 ‰ |
| Violences | 278 | 17,94 ‰ |
| Dégradations | 204 | 13,17 ‰ |
| Traffic et usage de stupéfiant | 99 | 6,39 ‰ |
| Escroqueries | 72 | 4,65 ‰ |
La zone police de Longwy couvre 8 communes : Longwy, Herserange, Réhon, Mexy, Mont-Saint-Martin, Longlaville, Haucourt-Moulaine et Saulnes.
L'ensemble de ces communes représente une population de 40 920 habitants.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 15 679 habitants, en évolution de +9,05 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 49,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (48,0 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 18,8 % la même année, alors qu'il est de 20,7 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 7 614 hommes pour 8 065 femmes, soit un taux de 51,44 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,40 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Chaque année, la foire de Pâques est le plus grand rassemblement de forains du bassin de Longwy. Elle s'étale sur deux semaines et l'ouverture a toujours lieu la veille de Pâques.
Depuis 2008, un carnaval vénitien a lieu entre la place Darche et les fortifications de Vauban / Porte de France. Étalé sur deux jours, il est accompagné d'un feu d'artifice, d'ateliers pour créer ses costumes et de marchands italiens.
Un festival a lieu tous les ans sur Longwy avec des concerts gratuits pendant une semaine, l'endroit du concert changeant chaque soir (place Darche, remparts de Vauban, porte de France, etc.), quelques grands chanteurs sont venus comme Mickey 3D ou Lussi (Nouvelle Star 2010) en . Le festival acquiert une notoriété de plus en plus importante.
Dans les années 1960, la municipalité de Longwy souhaite construire un nouvel équipement aquatique. Un site emblématique est sélectionné : le parc des Récollets, l’un des vestiges du projet thermal longovicien initié en 1907. Conçu par l’architecte paysagiste Edouard André, ce parc en déclivité se trouve au cœur de l’une des centralités de la commune, à l’abri des imposantes installations sidérurgiques. Ce contexte semble donc être un cadre privilégié pour créer une complexe sportif emblématique capable de répondre en grande partie aux demandes des clubs sportifs de la ville. Le conseil municipal missionne l’architecte André Filliatre pour concevoir un programme à la hauteur de la puissance économique de la commune et du parc. C'est en 1969 qu'est inauguré le complexe sportif des Récollets labellisée Architecture contemporaine remarquable.
Depuis les premières faïences en 1798, le savoir-faire longovicien crée encore de nos jours des collections traditionnelles ou contemporaines qui font appel à la créativité d’artistes et de designers de renommée nationale ou internationale. Les faïenciers sont au nombre de six à Longwy-Bas qui perpétuent la tradition artistique dont deux qui sont dirigées par un Meilleur Ouvrier de France.




La citadelle de Longwy fait partie des fortifications de Vauban inscrites à l'Unesco. La Porte de France, la maison de l'Intendance, le puits de siège, l'hôtel de ville, et de nombreux bastions et ouvrages, sont classés au titre des monuments historiques ,.
Les fortifications ont été construites de 1679 à 1690, la première pierre étant posée en 1680, sous l’angle du bastion 1, dit du Faubourg.
Il y a un perfectionnement du système défensif à partir de 1789, inachevé au moment du siège de 1792, avec construction d’un cavalier dans l’ouvrage à corne. Une redoute est construite sur le site de l’ancien château entre 1789 et 1792 pour commander la vallée de la Moulaine et les plateaux de Mexy et de Pulventeux et un prolongement du passage de la porte de France en 1822 (date portée par l’intrados de la voûte). En outre des travaux de renforcement, en arrière de la demi-lune 7 et de la première porte de France, sont effectués en 1827.
En 1856 est entrepris une restauration de la porte de France, et un escalier installé dans la gorge de la demi-lune 7 après 1870-1871. Une casemate est ajoutée à la porte de France en 1883. Une redoute du vieux château est améliorée en 1884. Une autre redoute, dite de Romain ou du bel arbre, étant construite la même année sur le vieux chemin de Romain.
On détruit en 1827 la lunette 32, dite de Bourgogne et en 1914 la porte de Bourgogne avec éboulement des courtines l’entourant et percement d’une route dans le bastion 1, dit du bourg, entre 1920 et 1926, prolongée vers le nord en 1930. Il y a une destruction et comblement de toutes les parties non classées entre 1921 et 1926 puis en 1953-1954 pour permettre l’accroissement de la ville (l'enceinte entre bastion 3 est conservé partiellement et le bastion 6 est conservé en totalité). Enfin, l’ouvrage à corne et de la lunette 35, dite du fort de Bitche, est détruit en 1958.
À l’intérieur de la place forte, il y avait neuf casernes et sept pavillons abritant cinq mille hommes et huit cents chevaux, sept corps de garde, deux magasins à fourrage, un magasin à palissade, un arsenal, l’hôtel du gouverneur et cinq puits dont le puits de la place d’armes.


| Blason | D'azur, à deux barbeaux adossés d'or, accompagnés de quatre croix pommetées au pied fiché d'argent. |
|
|---|---|---|
| Détails | ||
| Alias |