| Messancy | |||||
La maison communale, ou « Hôtel de ville ». | |||||
Héraldique |
Drapeau |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Arlon | ||||
| Bourgmestre | Christiane Kirsch (Les Engagés) (NUC) |
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| Majorité | Nouvelle Union Communale (NUC) | ||||
| Sièges NUC ICM |
19 10 9 |
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| Section | Code postal | ||||
| Messancy Habergy Hondelange Sélange Wolkrange |
6780 6782 6780 6781 6780 | ||||
| Code INS | 81015 | ||||
| Zone téléphonique | 063 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Messancéen(ne) | ||||
| Population – Hommes – Femmes Densité |
8 637 (2026) 49,48 % 50,52 % 164,14 hab./km2 |
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| Pyramide des âges – 0–17 ans – 18–64 ans – 65 ans et + |
() 20,85 % 61,49 % 17,66 % | ||||
| Étrangers | 19,96 % () | ||||
| Taux de chômage | 8,19 % (2022) | ||||
| Revenu annuel moyen | 24 132 €/hab. (2021) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 35,7′ nord, 5° 49,1′ est | ||||
| Superficie – Terr. non-bâtis – Terrains bâtis – Divers |
52,62 km2 (2023) 85,65 % 5,27 % 9,08 % |
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| Localisation | |||||
Situation de la commune dans l'arrondissement d'Arlon et la province de Luxembourg | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Luxembourg
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| Liens | |||||
| Site officiel | messancy.be | ||||
| modifier |
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Messancy (prononcé /mε.sɑ̃.si/, en allemand Metzig, en luxembourgeois Miezeg) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans le sud de la province de Luxembourg, ainsi qu’une localité où siège son administration. Elle se trouve à la frontière du Grand-Duché de Luxembourg et non loin de la France. Elle fait partie de l'arrondissement d'Arlon et est le siège de la justice de paix du canton de Messancy.
La commune de Messancy est l'une des 25 communes de l'Agglomération transfrontalière du pôle européen de développement. Culturellement, elle fait partie du Pays d'Arlon où la langue vernaculaire est le luxembourgeois, de moins en moins parlé.
La première mention connue est celle de Massencejum en 1096. On trouve ensuite un noble portant le nom d'Anselme de Messancy qui à l'époque s'appelait Metzig, qui est le nom du village actuel en luxembourgeois. Par la suite plusieurs autres orthographes seront utilisées, comme Mescenci en 1290 ou encore Masancy un siècle plus tard. Lors du passage sous le régime français, le village prend finalement le nom de Messancy.
Voir aussi : château de Messancy
La commune de Messancy voit le jour dans les années 1276–1280, affranchie en vertu de la loi de Beaumont, loi promulguée en 1182 par Guillaume de Champagne, archevêque de Reims. Messancy dépendait alors de la châtellenie de Longwy.
En 1802, le siège de la justice de paix de canton est transféré de Bascharage à Messancy.
La commune fait partie du département des Forêts (1796-1814) puis du Grand-duché de Luxembourg (à partir de 1814) ; de l’arrondissement administratif et judiciaire de Luxembourg puis d’Arlon par l’effet de la loi du .
Jusqu'en 1822, la commune de Messancy comprend les villages de Differt, Guerlange, Longeau et Messancy.
En 1825, le titre de maire est remplacé par celui de bourgmestre.
De 1823 à 1876, la commune de Messancy comprend les villages de Differt, Guerlange, Longeau, Messancy, Sélange et Turpange. En 1876, Sélange redevient une commune autonome.
Au XIXe siècle, malgré une augmentation constante de la population, la situation économique est peu favorable. Outre l’artisanat classique, l’activité est principalement orientée vers l’agriculture avec entre autres la culture du tabac. Confrontés à cette stagnation économique, 166 Messancéens décident d’émigrer aux États-Unis d’Amérique. La situation s’améliore progressivement avec le développement des usines d’Athus, Halanzy, Mont-Saint-Martin et Rodange, même si les nouveaux habitants forment une classe ouvrière assez pauvre. Le train arrive à Messancy en 1862. La fin du siècle voit aussi la construction de vastes demeures le long de la route Arlon-Longwy reconstruite en 1846. Au XXe siècle, le secteur secondaire puis tertiaire prend de l’extension.
Le village est libéré de l'occupation allemande par les troupes américaines le .
Le , un train de munitions explose en gare de Messancy, faisant de nombreux dégâts aux alentours. En 1946, la commune est déclarée sinistrée. L’architecte Nestor Deboulle est chargé de dresser le plan d’urbanisation de la commune.
À la suite de la fusion des communes de 1977, la commune de Messancy occupe une superficie de 5 243 hectares, dont 800 hectares de bois communaux, et englobe maintenant les villages de Bébange, Buvange, Differt, Guelff, Habergy, Hondelange, Longeau, Messancy, Sélange, Turpange et Wolkrange. Guerlange faisant à présent partie de la commune d'Aubange.
Le un incendie détruit presque totalement le Château Mathelin au centre du village. Les ruines restantes sont rasées au début des années 1980 à part deux tours extérieures.
Le , Messancy adopte son blason : de gueules à trois pals d'or.
En 2007, le tronçon sud de la ligne de chemin de fer Athus-Meuse est de nouveau exploitée pour le transport de voyageurs. Elle permet de relier Messancy à Arlon, Rodange, Virton, Bertrix et Libramont. Le bâtiment de la gare, lui, a été racheté en juin par la commune et une remise en état d'un quai a été effectuée en 2008 pour permettre la desserte de Messancy sur cette ligne.
En 2009, un plan de rénovation urbaine est adopté, visant à embellir le centre du village.
La commune fait partie de la Lorraine belge, seule région géologique du Jurassique (Ère secondaire) de Belgique. Bien que la région se caractérise par un relief en « cuestas » orientées selon l'axe est-ouest, la vallée de la (rivière) Messancy suit une orientation nord-sud qui entaille donc la cuesta charmouthienne.
D'après les relevés des cartes IGN no 71/3-4, le point le plus élevé de la commune se situe entre Turpange et Sélange à 410 mètres d'altitude sur le versant gauche du ruisseau de la Messancy, au lieu-dit Kiirchbierg ; sur le versant droit, le point le plus élevé s'élève à 375 mètres, entre Bébange et Guelff. Le ruisseau se situe sur la commune à une altitude moyenne de 280 mètres à 320 mètres ; les pentes parfois ardues ont été jadis transformées en terrasses pour permettre l'exploitation agricole des versants bien orientés, les autres étant recouverts de forêts publiques ou privées.
Le village s’étend sur le côté oriental de la route nationale 81, du nord au sud, d’une part depuis le carrefour giratoire sur la N81 d’où part une route vers Bébange jusqu’à hauteur d’Aubange-Nord, et d’autre part, en bordure orientale, depuis le village limitrophe de Turpange jusqu’au village limitrophe de Longeau.
Le village est traversé du nord au sud par la Messancy, ruisseau qui prend sa source juste au nord de la commune à Arlon et qui se jette dans la Chiers quelques kilomètres plus au sud à Athus. Ce cours d'eau fait donc partie du bassin mosan.
La commune de Messancy compte cinq sections, dont certaines comportent plusieurs localités :
| # | Nom | Superf. (km2) | Habitants (2025) | Habitants par km2 | Code INS |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Messancy | 15,49 | 4 768 | 308 | 81015A |
| 2 | Sélange | 7,34 | 771 | 105 | 81015B |
| 3 | Habergy | 11,97 | 809 | 68 | 81015C |
| 4 | Wolkrange | 8,43 | 1 163 | 138 | 81015D |
| 5 | Hondelange | 9,40 | 1 112 | 118 | 81015E |

Messancy et ses sections connaissent depuis de nombreuses années un boom immobilier du fait de la proximité du Grand-Duché de Luxembourg avec la présence de nombreux travailleurs frontaliers.
La commune est délimitée à l'est par la frontière luxembourgeoise qui la sépare du canton de Capellen.
La commune fait partie de la zone de police Sud-Luxembourg pour la police, ainsi que de la zone de secours Luxembourg pour les pompiers. Le numéro d'appel unique pour ces services est le 112.

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

| Année | Population | Évolution 1992=index 100 |
|---|---|---|
| 1992 | 6 492 | 100,0 |
| 1993 | 6 607 | 101,8 |
| 1994 | 6 672 | 102,8 |
| 1995 | 6 778 | 104,4 |
| 1996 | 6 792 | 104,6 |
| 1997 | 6 839 | 105,3 |
| 1998 | 6 883 | 106,0 |
| 1999 | 6 861 | 105,7 |
| 2000 | 6 902 | 106,3 |
| 2001 | 6 917 | 106,5 |
| 2002 | 7 002 | 107,9 |
| 2003 | 7 050 | 108,6 |
| 2004 | 7 086 | 109,1 |
| 2005 | 7 229 | 111,4 |
| 2006 | 7 305 | 112,5 |
| 2007 | 7 466 | 115,0 |
| 2008 | 7 626 | 117,5 |
| 2009 | 7 676 | 118,2 |
| 2010 | 7 741 | 119,2 |
| 2011 | 7 838 | 120,7 |
| 2012 | 7 999 | 123,2 |
| 2013 | 8 087 | 124,6 |
| 2014 | 8 156 | 125,6 |
| 2015 | 8 073 | 124,4 |
| 2016 | 8 082 | 124,5 |
| 2017 | 8 153 | 125,6 |
| 2018 | 8 185 | 126,1 |
| 2019 | 8 218 | 126,6 |
| 2020 | 8 266 | 127,3 |
| 2021 | 8 332 | 128,3 |
| 2022 | 8 339 | 128,5 |
| 2023 | 8 462 | 130,3 |
| 2024 | 8 549 | 131,7 |
| 2025 | 8 627 | 132,9 |
| 2026 | 8 637 | 133,0 |
Liste des localités de la commune par nombre de population au :
| Collège communal | ||
|---|---|---|
| Bourgmestre | Christiane Kirsch | Les Engagés - Nouvelle Union Communale |
| 1er Échevin | Marc Muller | Nouvelle Union Communale |
| 2e Échevine | Laurence Lorgé | Nouvelle Union Communale |
| 3e Échevin | Rémy Biren | Nouvelle Union Communale |
| 4e Échevin | Jean-Raymond Lichtfus | Les Engagés - Nouvelle Union Communale |
| Président du CPAS | Roger Kirsch | Les Engagés - Nouvelle Union Communale |
La commune est très majoritairement catholique même si la pratique de la religion se perd de plus en plus comme partout en Belgique. Messancy fait partie du diocèse de Namur et du doyenné de Messancy. L'église de Messancy a pour patron saint Jacques le Majeur fêté le . La kermesse locale a lieu le dimanche qui suit le . L’église est de style néogothique et a pour particularité d'être une église décanale. La commune compte également deux églises dédiées à Saint-Hubert. Les différentes paroisses de la commune sont les suivantes :
La commune dispose de plusieurs écoles maternelles dans les villages d'Hondelange, Turpange, Sélange, Longeau et Wolkrange ainsi que deux écoles maternelles et primaires dans Messancy même (dites "le Castel" et "le Foyer", cette dernière faisant partie de l'Institut Cardijn-Lorraine). Sur le territoire de la commune se trouve aussi une école secondaire, autrefois internat et maison missionnaire des pères maristes, située à Differt le long de la route nationale 81, faisant également partie du réseau scolaire Cardijn-Lorraine.
Messancy a pu profiter de son implantation sur l'axe routier reliant Liège ou Namur à Thionville (ou Luxembourg) par Arlon, qui a succédé à la fin du moyen-âge à la Chaussée romaine de Metz à Tongres qui, selon l'habitude de l'époque, évitait les fonds de vallées et passait donc par Sélange.
Comme évoqué ci-dessus, Messancy vit principalement de l'agriculture familiale jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. L'indépendance de la Belgique et l'incertitude autour de la question luxembourgeoise induisent toutefois durant ls années 1830 et 1840 une crise de la demande et un exode vers le nouveau monde que l'arrivée du chemin de fer et la proximité du bassin minier lorrain effaceront quelques décennies plus tard.
En 1861, une première briqueterie voit le jour, inaugurant une filière industrielle qui perdura pendant plus d'un siècle. Divers artisans (boucher, cloutier, menuisier, couvreur, cordonnier, tisserands, tailleurs, tanneurs...) sont également attestés.
Une laiterie à vapeur, est construite en 1897 à l'initiative de plusieurs agriculteurs. Le moteur à vapeur devait également alimenter le village en électricité dès 1898, soit 8 ans avant l'installation des premiers raccordements à l'eau courante et 11 ans avant l'arrivée du téléphone. Dès 1899, une nouvelle usine de fabrication d'engrais phosphatés (extraits des scories de haut-fourneaux), une brasserie et une scierie mettent également en œuvre des machines à vapeur. Près de la moitié de la population active travaille dans les mines et surtout les usines sidérurgiques des communes voisines selon le recensement électoral de 1924. La seconde briqueterie, établie à Differt depuis 1903 (sur le site de l'actuel Outlet Center) prend progressivement de l'ampleur.
Au début des années 1970, le développement de l'automobile rend la traversée du village - avec ses rues pentues qui descendent vers la rivière - particulièrement périlleuse et un contournement est aménagé. Une centrale a béton voit le jour à proximité de la gare. Elle cessera ses activités vingt ans plus tard. Des nuages s'amoncèlent au dessus de l'industrie sidérurgique et l'usine de Musson ferme en 1967, d'autres - notamment Athus en 1977 - suivront. Ce sera également le cas de la briqueterie de Differt quelques années plus tard,.
En 1974, la société française Carrefour à construit un supermarché entre Differt et Turpange, sur un terrain marécageux constituant le lit secondaire de la Messancy. Le complexe comporte des salles de cinéma et une piscine (qui fera plusieurs fois les frais des crues de la rivière).
La commune dispose depuis le début des années 1980 d'une petite zone industrielle le long du côté occidental de la N81 (Arlon - Athus), sur les hauteurs entre Messancy et Aubange, aménagée grâce aux budgets libérés pour la reconversion du bassin sidérurgique. Les sociétés Magolux (fonderie spécialisée dans les rouleaux de laminoirs) (déclarée en faillite le 11 mars 2022) et Ampacet (production de colorants pour plastiques) s'y sont installées.
Elle compte également depuis le début des années 2000 une zone commerciale dite: du « triangle d'Or » / « triangle des 3 frontières » composée d'une vingtaine de moyennes surfaces, toujours le long de cette même nationale 81, à proximité du Shopping Cora Messancy (ex Carrefour), où un magasin Delhaize à ouvert ses portes en 2025, à la suite de la fermeture en bloc des magasins belge du groupe Cora, ainsi que le magasin de déstockage (outlet center) « Mac Arthur Glenn » mais aussi de nombreuses autres enseignes.
Messancy fait partie des zones frontalières où la population active est massivement occupée au Grand-Duché, transformant la commune en un pôle résidentiel privilégié pour les travailleurs du secteur financier et des services luxembourgeois.
Par ailleurs le Luxembourg verse chaque année une compensation financière aux communes wallonnes, dont Messancy, du fait que les travailleurs frontaliers y paient leurs impôts sur le revenu, privant leur pays de résidence de recettes fiscales. Ce montant annuel est de plus de 3 millions d'euros.
Messancy est traversée du nord au sud par la route nationale 81, la reliant à la route européenne 411 et à la ville d'Arlon au nord, et vers le sud à la route nationale 88 et à la frontière française à Athus.

La commune dispose d'une gare en service sur la ligne 167 reliant Arlon, Athus, Virton et Libramont.
Autrefois il y avait également une gare à Turpange, mais celle-ci est désormais fermée.
Outre la desserte ferroviaire qu'offre sa gare, la commune est desservie par plusieurs lignes de bus TEC. Parmi elles, la ligne 1011 (Liège - Bastogne - Arlon - Athus).
La commune dispose d'un complexe sportif sur le site du lac de Messancy. S'y trouve une salle multisports ainsi que des terrains de football, siège du RFC Messancy, le club local.
On trouve également un club de tennis de table à Sélange, de volley-ball à Messancy, de pétanque à Longeau et de gymnastique à Messancy, ainsi que différents sports martiaux.