| Bastogne | |||||
La place McAuliffe (anciennement place du Carré). | |||||
Héraldique |
Drapeau |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Bastogne | ||||
| Bourgmestre | Benoît Lutgen (Les Engagés) (Liste du Bourgmestre-Les Engagés) |
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| Majorité | LDB-Les Engagés | ||||
| Sièges LDB-Les Engagés) Ensemble |
27 18 9 |
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| Section | Code postal | ||||
| Bastogne Longvilly Noville Villers-la-Bonne-Eau Wardin Bertogne Flamierge Longchamps |
6600 6600 6600 6600 6600 6687 6686 6688 | ||||
| Code INS | 82039 | ||||
| Zone téléphonique | 061 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Bastognard(e) parfois Bastognais(e) |
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| Population – Hommes – Femmes Densité |
21 010 (2026) 49,70 % 50,30 % 79,38 hab./km2 |
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| Pyramide des âges – 0–17 ans – 18–64 ans – 65 ans et + |
() 21,35 % 61,88 % 16,77 % | ||||
| Étrangers | 8,51 % () | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 00,25′ nord, 5° 43,2′ est | ||||
| Superficie – Terr. non-bâtis – Terrains bâtis – Divers |
264,69 km2 (2023) 91,47 % 2,67 % 5,86 % |
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| Localisation | |||||
Situation de la ville dans son arrondissement et la province de Luxembourg | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Luxembourg
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| Liens | |||||
| Site officiel | www.bastogne.be | ||||
| modifier |
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Bastogne (de même en wallon : Bastogne ; en allemand : Bastnach ; en luxembourgeois : Baaschtnech ; en néerlandais : Bastenaken) est une ville francophone de Belgique et un chef-lieu d'arrondissement situé en Région wallonne dans la province de Luxembourg.
Nichée au coeur de l'Ardenne belge, Bastogne est surtout connue pour le siège qu'elle a subi durant la bataille des Ardennes en 1944. Elle conserve d'ailleurs plusieurs monuments commémorant ces événements, dont le plus important est le mémorial du Mardasson, inauguré en 1950.
Elle constitue par ailleurs l'une des étapes-clefs de la « classique » Liège-Bastogne-Liège, la « doyenne » des courses cyclistes, créée en 1892, et c'est dans cette ville que fut organisé, de 1902 à 1907, le Circuit des Ardennes, la première course automobile majeure disputée sur circuit fermé.
Il y a plusieurs hypothèses se rejoignant quant à l'origine et la signification de « Bastogne ». Le nom du lieu est notamment pour la première fois mentionné dès 634 en tant que Bastoneco ou Bastonego. En 887 mentionné comme Bastonica. La signification serait : lieu aux (suffixe -acum) arbres (venant du bas latin bastos, bastonis qui donna en francique baston « bâton »), donc une « futaie » ou lieu aux bardeaux (germ. bast « écorce », cf franç. « bâtir »).

La commune de Bastogne est située en Ardenne belge, dans l'est de la province de Luxembourg, frontalière du Luxembourg (le centre-ville étant à 12 km de la frontière luxembourgeoise), à 515 m d'altitude sur la ligne de crête qui sépare les bassins versants du Rhin et de la Meuse. Avec ses 264,69 km2, elle est la plus grande commune de Belgique. Au regard de la population, c'est la deuxième commune de la province après Arlon.
Le 50e degré de latitude nord traverse la ville.
| La commune est délimitée à l'est par la frontière luxembourgeoise qui la sépare du canton de Clervaux et du canton de Wiltz.
Les communes limitrophes sont Bertogne (d), Boulaide, Fauvillers, Houffalize, Lac de la Haute-Sûre, La Roche-en-Ardenne, Sainte-Ode, Tenneville, Vaux-sur-Sûre, Wincrange et Winseler. |
La commune de Bastogne, assez vaste, compte huit sections comportant, au total, septante-trois villages et hameaux.
| # | Nom | Superf. (km2) | Habitants (2025) | Habitants par km2 | Code INS |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Bastogne | 30,87 | 10 043 | 325 | 82003A |
| 2 | Bertogne | 23,34 | 1 120 | 48 | 82005A |
| 3 | Flamierge | 37,63 | 1 241 | 33 | 82005C |
| 4 | Longchamps | 30,69 | 1 511 | 49 | 82005B |
| 5 | Longvilly | 32,46 | 1 487 | 46 | 82003E |
| 6 | Noville | 42,35 | 2 305 | 54 | 82003D |
| 7 | Villers-la-Bonne-Eau | 23,69 | 520 | 22 | 82003C |
| 8 | Wardin | 43,66 | 2 712 | 62 | 82003B |

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.
En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes du , on peut dresser l'évolution suivante :

| Année | Population | Évolution 1992=index 100 |
|---|---|---|
| 1992 | 14 847 | 100,0 |
| 1993 | 15 012 | 101,1 |
| 1994 | 15 092 | 101,7 |
| 1995 | 15 389 | 103,7 |
| 1996 | 15 421 | 103,9 |
| 1997 | 15 595 | 105,0 |
| 1998 | 15 741 | 106,0 |
| 1999 | 15 914 | 107,2 |
| 2000 | 16 115 | 108,5 |
| 2001 | 16 419 | 110,6 |
| 2002 | 16 526 | 111,3 |
| 2003 | 16 767 | 112,9 |
| 2004 | 16 892 | 113,8 |
| 2005 | 16 981 | 114,4 |
| 2006 | 17 076 | 115,0 |
| 2007 | 17 388 | 117,1 |
| 2008 | 17 635 | 118,8 |
| 2009 | 17 815 | 120,0 |
| 2010 | 18 030 | 121,4 |
| 2011 | 18 227 | 122,8 |
| 2012 | 18 310 | 123,3 |
| 2013 | 18 512 | 124,7 |
| 2014 | 18 594 | 125,2 |
| 2015 | 18 836 | 126,9 |
| 2016 | 19 063 | 128,4 |
| 2017 | 19 279 | 129,9 |
| 2018 | 19 473 | 131,2 |
| 2019 | 19 644 | 132,3 |
| 2020 | 19 932 | 134,2 |
| 2021 | 20 046 | 135,0 |
| 2022 | 20 361 | 137,1 |
| 2023 | 20 524 | 138,2 |
| 2024 | 20 688 | 139,3 |
| 2025 | 20 940 | 141,0 |
| 2026 | 21 010 | 141,5 |
Bastogne est située sur la ligne de crête qui sépare les bassins versants du Rhin et de la Meuse. Cette ligne constitue une des voies utilisées dès la préhistoire par les populations non encore sédentarisées et reprise plus tard par les Romains. Elle est en effet située à un endroit stratégique à la croisée de trois chaussées antiques : Reims - Cologne (qui suit la ligne de crête autour de la ville), Metz (Arlon) Tongres et Bavay - Trèves (qui se croisaient en fait entre Bastogne et Senonchamps, à l'ouest de la ville).
On retrouve aux alentours de Bastogne des traces qui remontent aux époques celte (territoire des Trévires) et romaine (territoire de Gaule Belgique) comme le tumulus Miltombe près de Bizory. Mais ce n'est qu'en l'an 634 (période Franque) qu'un premier document écrit est attesté (jusqu'à présent). Ce document parle d'un don fait par le diacre Grimon, diacre austrasien de Verdun en Argonne, à l'abbaye Saint-Maximin de Trèves, qui le transmit à l'Abbaye de Prüm.

Au IXe siècle, L'empire Carolingien a été divisé entre les trois petits fils de Charlemagne. Bastogne fait partie de la Lotharingie dont la succession attise la convoitise des deux autres héritiers. Les textes sont imprécis et les médiévistes Léon Vanderkindere et Paul Bonenfant rattachent la ville tantôt au comté d'Ardenne, tantôt à un comté de Bastogne qui pourrait en être l'une des subdivisions.
Une maison forte est érigée hors des murs durant cette période, au nord de ce qui deviendront les remparts quelques siècles plus tard. Cernée de 6 tours et entourée d'un fossé (probablement sec), elle est la demeure et la résidence de fonction des maires héréditaires et on y a frappé monnaie. C'est là que Charles le Chauve fait frapper le denier à la légende Hin fisco Bastonia vers 870.
La ville accueille plusieurs communautés religieuses :
Avant 1332, la paveye (la rue principale) séparait deux entités dépendant de juridictions distinctes : au nord, les beaux quartiers du Sablon relevaient du chapitre impérial d'Aix-la-Chapelle (et donc du Saint Empire Germanique) alors qu'au sud s'étendaient le populaire quartier du vivier, autour de la rivière Wiltz, dépendait du comté d'Ardenne méridionale, dit « de Bastogne », héritier de la Seigneurie de Chantraine. De cette spécificité reste la double dénomination de la rue selon le côté concerné.
Comme Ciney, située de l'autre côté du massif ardennais, la ville est réputée pour ses foires aux grains et aux bestiaux où affluent des marchands des régions environnantes durant tout le Moyen Âge. En 1332, le comte de Luxembourg promeut Bastogne au statut de ville, pour peu que celle-ci se dote de remparts. La muraille de 6 à 7 m de haut et 2 m d'épaisseur, comportant deux portes (dont étonnamment aucune ne livre un accès direct vers la maison forte) et environ 15 tours, sera démantelée en 1668 à la suite des guerres de Louis XIV. Il en subsiste aujourd'hui la porte basse, dite porte de Trèves, quelques fondations visibles notamment rue de la porte haute, ainsi que le tracés des rues qui suivaient ces remparts, notamment celle qui en porte le nom (rue des remparts) et les rues Delperdange, des jardins, du vieux Moulin, de Beaumont et Lamborelle.
Au XVIe siècle, François Guichardin dit de Bastogne qu'elle est le « Paris en Ardenne » grâce à la renommée de ses foires aux bétails et aux grains sur la place du Carré. Elle partage d'ailleurs les mêmes couleurs que la ville lumière dans ses armoiries et son drapeau.
Durant la période française de l'histoire de Belgique, le duché de Luxembourg, qui faisait jusqu'alors partie des Pays-Bas autrichiens, est annexé à la Première République française après la seconde annexion française des États de Belgique en 1795. Il est remplacé par le département des Forêts dans lequel Bastogne est le chef-lieu du canton éponyme. Le , un incendie ravage une partie de la localité, dont le premier hôtel de ville construit sous le régime autrichien. Le , Napoléon Ier signe un acte autorisant l’évêque de Metz (diocèse dont la région dépendait) à faire construire « pour lui et ses successeurs » un séminaire à Bastogne.
Après la fin du Premier Empire français, le congrès de Vienne crée le grand-duché de Luxembourg, dont fait partie Bastogne. Il octroie ce territoire à titre privé et héréditaire à Guillaume Ier d'Orange-Nassau, qui n'est autre que le nouveau souverain du royaume uni des Pays-Bas. Cela provoque une situation d'union personnelle entre les deux territoires qui conduit Guillaume à administrer le Luxembourg comme la XIXe province de son royaume, la soumettant à la loi fondamentale du royaume uni des Pays-Bas.
C'est lors de la période luxembourgeoise qu'est créé l'arrondissement administratif de Bastogne en 1823 ainsi que la nationale 4, inaugurée en 1827 et qui relie désormais directement Bastogne à Bruxelles via Marche-en-Famenne au nord et à Luxembourg-ville via Arlon, au sud.

L'autoritarisme de Guillaume Ier conduit à une large coalition favorable à sa destitution voire à une indépendance des Pays-Bas méridionaux. Lorsque la révolution belge éclate par les émeutes d'août 1830 à Bruxelles, les élites grand-ducales suivent ce mouvement et participent aux événements de l'insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux. Le , François d'Hoffschmidt rapporte à Bastogne le premier drapeau « noir-jaune-rouge », calqué sur celui de la révolution brabançonne, par la diligence venue de Bruxelles. Celui-ci est hissé en haut du clocher de l'église Saint-Pierre de Bastogne par une troupe d'insurgés menée par le commandant de la maréchaussée grand-ducale locale, Charles Mathelin. Le , une garde bourgeoise est constituée afin de prémunir la ville des troubles liée à l'afflux massif d'ouvriers sans emploi, renvoyés de la construction du tunnel de Bernistap, ouvrage du projet de canal Meuse et Moselle, arrêté à la suite des troubles. Le Pierre-Urbain Brincourt et le brigadier de gendarmerie Kempen sèment la révolte parmi un détachement de militaires des forces armées du royaume uni des Pays-Bas qui loge au gîte étape de Bastogne. L'officier « hollandais » est arrêté et les armes des soldats sont distribuées à la garde bourgeoise bastognarde. Le gouverneur du Luxembourg, Jean-Georges Willmar, écrit alors au bourgmestre Thomas en lui intimant de remettre de l'ordre dans sa commune. Ce-dernier fait retirer le drapeau brabançon du clocher de l'église le et dissout la garde bourgeoise le . Mais Charles Mathelin ne l'entend pas de cette oreille et fonde une nouvelle garde bourgeoise composée de 371 personnes le , date du début des Journées de Septembre. Il se met ensuite en route accompagné de François d'Hoffschmidt et d'autres bastognards, se joignant aux volontaires de la révolution belge qui participent aux Quatre Jours de Bruxelles. Après la victoire du , la garde bourgeoise de Bastogne exige le départ des fonctionnaires locaux jugés trop orangistes.
Le , Philipe Tosquinet recrute une douzaine d'autres habitants et s'en va rejoindre le corps franc luxembourgeois qui s'engage dans la guerre belgo-néerlandaise lors de laquelle ils s'illustrent tout particulièrement dans la campagne d'Anvers. Quelques jours plus tard, le , le gouvernement provisoire proclame unilatéralement l'indépendance de la Belgique et, le , il annexe le Grand-Duché, créant la neuvième province belge : la province de Luxembourg. C'est à cette date que Bastogne devient officiellement belge. L'arrondissement administratif de Bastogne perdra toutefois plusieurs entités, rétrocédées à Guillaume Ier lors de la scission du Grand-duché de Luxembourg par le traité des XXIV articles du . La délimitation finale de la frontière entre la Belgique et le Luxembourg a lieu le lors de la signature du traité de Maastricht : la Belgique perd les territoires de langues germaniques du Luxembourg, à l'exception du Pays d'Arlon.
Pour sa participation à la révolution belge, Bastogne est l'une des cent communes récipiendaires de l'un des drapeaux d'Honneur de 1830, décernés par le premier roi des belges, Léopold Ier, le , et toujours visible actuellement dans la salle du conseil de l'hôtel de ville.


En 1836, la Grand Rue voit se construire l'Institut des Sœurs de Notre-Dame, toujours debout aujourd'hui. En 1844, la ville se dote d'un corps de sapeurs-pompiers. Le , le train arrive à Bastogne lorsque la Grande compagnie du Luxembourg inaugure la première gare de Bastogne sur la ligne 163 qui la relie à Libramont au sud et à Gouvy au nord. La gare de Bastogne-Nord est, quant à elle, inaugurée le par les chemins de fer de l'État belge et permet de connecter la ville au Grand-duché de Luxembourg via la ligne 164, puis la ligne luxembourgeoise 1b, qui la relie à Wiltz.
En 1892 a lieu la première édition de la course cycliste Liège-Bastogne-Liège. En 1906, la SNCV met en service deux lignes de tramways dans la ville : la ligne 516/1 qui la relie à Marche-en-Famenne et la ligne 516/2 qui va jusqu'à Martelange.

Dès le début de la Première Guerre mondiale des combats ont lieu autour de Bastogne : le , vers 8 h du matin, une escarmouche a lieu dans les environs de Bourcy, à 500 mètres de la halte de Bizory, entre une trentaine de soldats du 22e régiment de dragons de l'armée française et des Uhlans de la Deutsches Heer, faisant de nombreux morts. En souvenir de cet épisode, les Allemands, qui occupent la Belgique, érigent un monument à leurs morts dans le cimetière de Bastogne le . Non loin de là se trouve aujourd'hui la tombe d'un soldat russe inconnu parmi quinze autres tombes de soldats tombés dans la région lors de la Première Guerre mondiale dont un « carré d'honneur » dédié aux soldats français.


Lorsque la Seconde Guerre mondiale se déclenche, l'Allemagne envahit la Belgique en 1940. Dans les environs de Bastogne, des Chasseurs ardennais résistent aux troupes allemandes venues du Grand Duché de Luxembourg lors de violents combats. Cela provoque l’exode massif de la population, principalement vers la France. À Bastogne, il ne reste qu'entre 300 et 400 habitants sur plus de 5 000 avant l’arrivée des Allemands.
Après quatre années d'occupation, la ville est finalement libérée par l'armée américaine le . On note quelques accidents à la suite d'un lâcher de bombes incendiaires par un avion en perdition ainsi que quelques escarmouches aux abords de la ville où les Allemands perdent 4 SS, tandis que les Américains perdent trois des leurs. Cependant, quelques mois plus tard, la commune se retrouve au centre de la bataille des Ardennes quand l'armée allemande revient lors de l'« Offensive Von Rundstedt » lancée le . Dès le , des réfugiés luxembourgeois arrivent de de Longvilly et le siège de Bastogne débute le , lorsque la ville et les soldats américains qui s'y trouvent sont encerclés par la 5. Panzerarmee du général Hasso von Manteuffel. Le , le général américain Anthony McAuliffe, commandant de la 101e division aéroportée, est réveillé en sursaut quand on lui annonce qu'il est invité à se rendre aux Allemands. Sa réponse abrupte « Nuts » (littéralement : « des noix » mais en argot américain : « Mes couilles ! ») à cet ultimatum décide du siège de Bastogne. Le 23, le ciel s'est dégagé, permettant à l'aviation de ravitailler les troupes. Néanmoins, le 25, l'avancée allemande atteint sa pointe maximum. Les Alliés vont mettre tout en œuvre pour reprendre le dessus. La 3e armée, sous les ordres du général Patton, contre-attaque sur le flanc sud-est et pénètre dans Bastogne le 26. L'aviation alliée parvient à empêcher le ravitaillement en carburant des blindés allemands. Début janvier, c'est l'arrivée au nord de la 1re armée du général Hodges. Enfin, le , le saillant de l'armée allemande dans l'Ardenne belge est résorbé, alors qu'il s'était étendu jusqu'à quelques kilomètres de la Meuse. La ville est en ruines à la suite des bombardements de la Luftwaffe.
Le mémorial du Mardasson, inauguré en 1950, commémore ces événements. On trouve également une large collection d'objets liés à la Seconde Guerre mondiale au Bastogne War Museum. En souvenir du siège, la place du Carré, place principale de la ville, est renommée « place McAuliffe ». On peut y voir un buste du général Anthony McAuliffe, un char Sherman, ainsi que l'antépénultième borne de la « voie de la Liberté ».
Le , les deux lignes de tramways de la SNCV qui desservaient Bastogne sont fermées : à savoir la ligne 516/1 qui la reliait à Marche-en-Famenne et la ligne 516/2 qui la reliait à Martelange.
En 1964, la Maison Forte, ancienne résidence des maires héréditaires, puis propriété de la famille Mathelin, est détruite et remplacée par l'Institut Communal d'Enseignement Technique. Le , le roi Baudouin inaugure l'hôtel de ville actuel, dans la Grand Rue. Le , à l'occasion de la fusion des communes de Belgique, Bastogne fusionne avec Flamierge, Longvilly, Villers-la-Bonne-Eau et Wardin.
En 1990, l'autoroute A26 (portion de la route européenne 25) est inaugurée, reliant Bastogne à Liège au nord et à l'échangeur de Neufchâteau, au sud, qui la connecte à l'autoroute A4 (portion de la route européenne 411) et permet le désengorgement de la route nationale 4. Quelques années plus tard, le trafic ferroviaire de passagers est arrêté en 1993 sur la ligne 163, qui est déferrée dès 1998, marquant la fin de la desserte de Bastogne par le train.
Le est créé l'Institut provincial de formation de la province de Luxembourg, adossé à la nouvelle caserne des pompiers de la zone de secours Luxembourg, sur le zoning industriel « Bastogne 1 ».
Le , Bastogne fusionne avec Bertogne et devient la plus grande commune de Belgique avec une superficie de 263,7 km2 mais une population d'un peu moins de 21 000 habitants.
La ville possède des armoiries.
Blasonnement : Parti de gueules et d’azur, et brochant sur la partition, la Sainte Vierge avec l’enfant Jésus de carnation, vêtus d’or et ceints d’une couronne à trois fleurons du même, la Vierge tenant de sa dextre un sceptre fleurdelisé aussi d’or.
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, .
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Le , les bourgmestres de Bastogne (Benoit Lutgen) et de Bertogne (Christian Glaude) annoncent par surprise la fusion des deux communes lors d'une conférence de presse. La principale raison est financière : la région wallonne ayant voté un décret organisant la fusion de communes sur base volontaire, offrant une reprise de dettes des entités avec un montant de 500 euros maximum par habitant avec un plafond de 20 millions d'euros par entité fusionnée. Le tout à condition que le dossier soit rentré avant le . L'accord de principe fut adopté le et la décision finale fut votée au conseil communal de Bastogne le , sans attendre la consultation populaire demandée par l'opposition de Bertogne, qui s'étonne de la fusion si rapide d'une ville de 16 000 habitants avec une commune rurale de 3 500 habitants. La population de Bertogne ayant, en effet, signé une pétition de 1 623 signatures, ce qui représente plus de la moitié des habitants majeurs de la commune, réclamant une consultation populaire à ce sujet. Entre-temps, le , le bourgmestre de Bertogne, Christian Glaude, annonça sa démission. Le poste fut repris par Jean-Marc Franco, favorable au projet.
La fusion est réalisée le . Elle crée la plus grande commune de Belgique avec une superficie de 264,69 km2, détrônant Tournai et ses 215,34 km2. En ce qui concerne la population, la nouvelle entité approche les 21 000 habitants, devenant la deuxième commune la plus peuplée de la province de Luxembourg, derrière Arlon (30 000 habitants) et dépassant Aubange (17 000 habitants) et Marche-en-Famenne (17 500 habitants).
Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024.
| Parti | Voix (2024) | Voix (2018) | % (2024) | % (2018) | +/- | Sièges | +/- | Collège | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| RESPECT | 655 | - | 5,36 % | - | Non | ||||
| ENSEMBLE | 3 891 | - | 31,83 % | - | Non | ||||
| LDB | 7 677 | 6 529 | 62,81 % | 64,00 % | Oui | ||||
| PP | - | 157 | - | 1,54 % | Non | ||||
| CITOYENS + | - | 3 272 | - | 32,07 % | Non | ||||
| ALTERNATIVE(S) | - | 244 | - | 2,39 % | Non | ||||
| Total | 12 223 | 10 202 | 100 % | 100 % | 27 | ||||
| Collège communal | ||
|---|---|---|
| Bourgmestre | Benoît Lutgen | Les Engagés - Liste du Bourgmestre |
| 1er Échevin | Philippe Collignon | Indépendant - Liste du Bourgmestre |
| 2e Échevin | Jean-Marc Franco | Les Engagés - Liste du Bourgmestre |
| 3e Échevine | Françoise Georges | Les Engagés - Liste du Bourgmestre |
| 4e Échevin | Jean-Pol Besseling | Les Engagés - Liste du Bourgmestre |
| 5e Échevine | Margot Kech | Liste du Bourgmestre |
| Président du CPAS | Jean-Michel Gaspart | Les Engagés - Liste du Bourgmestre |
| Portrait | Identité | Période | Durée | Étiquette | |
|---|---|---|---|---|---|
| Début | Fin | ||||
| Louis Olivier ( - ) | 11 ans | Mouvement réformateur | |||
| Guy Lutgen ( - ) | 24 ans | Les Engagés | |||
| Philippe Collard (né le ) | 11 ans | Mouvement réformateur | |||
| Benoît Lutgen (né le ) | En cours | 13 ans | Les Engagés | ||
Un pacte d'amitié a été conclu avec la commune de Tulette en France le . Bastogne est jumelée à Périers en Normandie.
La ville fait partie de la zone de police Centre Ardenne pour les services de police, ainsi que de la zone de secours Luxembourg pour les services de pompiers. Elle abrite d'ailleurs l'école provinciale de formation des sapeurs-pompiers. Elle disposera de nouveaux locaux adaptés dans la nouvelle caserne des pompiers de Bastogne qui a ouvert en 2017.
Le numéro d'appel unique pour ces services est le 112.

Bastogne est le nom commercial d'un biscuit à la cannelle et au sucre candi (proche du Spéculoos) fabriqué à l'origine en Alsace et fabriqué aujourd'hui industriellement par LU depuis le rachat. Aucune explication claire n'existe pour expliquer ce choix de nom pour ce biscuit.

La ville est à la croisée de deux voies de communication importantes de la province de Luxembourg : l’A26/E25 (Gênes-Berne-Luxembourg-Maastricht-Rotterdam) et la route nationale 4 (Bruxelles-Namur-Luxembourg).
Autrefois, la ville était également desservie par le chemin de fer : la ligne 163 (Libramont-Bastogne-Gouvy) et la ligne 164 (Bastogne-Wiltz).
La ville est également un nœud du réseau des bus des TEC, notamment avec les différentes liaisons express qui la connecte à des villes importantes :
• la ligne express E78 la reliant à Marche-en-Famenne en 50 minutes et à Namur en 1 h 30, parcourant la N4 ;
• la ligne express E69 la reliant à Arlon en 40 min et à Liège en 1 h 20 (elle est la continuité de l’historique ligne 1011 Athus-Arlon-Bastogne-Houffalize-Liège) ;
• la ligne express E67 qui la relie à Luxembourg en 1 h 30.
