Sa superficie de 213,75 km2 en fait la seconde commune la plus étendue de Belgique après Bastogne, et elle est la plus importante en population du Hainaut occidental. Elle est située à 85 kilomètres à l'ouest de Bruxelles et à 25 kilomètres à l'est de Lille. Elle est constituée de 30 communes avant la fusion.
La ville est également divisée en cinq districts d'états civils où les registres d'état civil de la ville sont divisés et tenus séparément dans chaque district. C'est aussi le cas pour Anvers, mais à Anvers les districts sont des districts urbains, donc dotés d'un conseil élu, d'un bureau et d'un président.
Ceux-ci à Tournai sont:
La «cité aux cinq clochers» est traversée par l'Escaut et fait partie du sous-bassin Haut-Escaut. Elle fait partie du chapelet de villes scaldiennes, toutes distantes entre elles d'une trentaine de kilomètres: Cambrai, Valenciennes, Tournai, Audenarde, Gand, Termonde et Anvers. L'Escaut naît sur les plateaux de la Picardie. Après avoir divagué dans la plaine alluviale, le fleuve se resserre aux environs d'Antoing, en perçant le dôme du Mélantois, jusqu'à Tournai pour ensuite pénétrer la plaine flamande et continuer une route autrefois pleine de méandres. Tournai est donc entre deux régions duales: des plateaux au sud et des plaines au nord, régions de pierre calcaire propice à l'exploitation de carrières en amont et la plaine flamande propice au commerce en aval.
Grâce à cette ouverture de la vallée de l'Escaut, Tournai a eu dès sa fondation une vocation de ville de passage et de contact. La rive gauche est plus redressée que la rive droite, avec un point culminant à 77 mètres (le Pic-Au-Vent). Par contre, la rive droite est occupée par une plaine alluviale d'un petit rieu, le rieu d'Amour. La position surélevée de la rive gauche y a favorisé l'établissement de la ville, en plus de la rencontre entre la voie romaineArras-Asse et l'Escaut, ainsi qu'une voie romaine secondaire, la voie Bavay-Cassel-Boulogne-sur-Mer.
L'Escaut a eu un rôle économique important tout au long de l'histoire de la ville. Le tonnage autorisé de l'Escaut à Tournai est en 2019 de 1 350 tonnes. Des travaux d'agrandissement de l'Escaut ont commencé en 2015 à fin de laisser passer des bateaux à plus grands tonnages. Notons ainsi la démolition du Pont-à-Ponts et son remplacement par un gabarit plus moderne en 2018, la réfection des quais et l'agrandissement des arches du pont des trous.
La qualité de l'eau est contrôlée depuis le début des années 2000 grâce à la construction de stations d'épuration. Ainsi, l'eau est nettoyée régulièrement. Au début du XXesiècle, l'Escaut était réputé pour contenir énormément de poissons, particulièrement des saumons à la belle saison. Les populations de poissons sont assez faibles maintenant.
Nappes phréatiques
La ville est située au-dessus d'un réseau abondant de nappes phréatiques du calcaire carbonifère.
Cette grande nappe phréatique du calcaire carbonifère dépasse les frontières régionales et nationales et est surexploitée. Elle ne connaît pas de frontière administrative. Ce sont d’abord les Français qui ont puisé excessivement, puis les Belges (côté francophone et néerlandophone) sans tenir compte l'un de l'autre. Le niveau piézométrique diminue d’un mètre par an depuis les années 1960 (bien que ce niveau ait tendance à stagner ces derniers temps). La nappe a ainsi perdu près de 70 mètres en 50 ans. Les trois régions (wallonne, flamande et Nord-Pas-de-Calais) ont aujourd'hui[Quand?] instauré une concertation pour mettre fin à cette surexploitation qui entraîne des puits karstiques, plus connus sous le nom de «puits naturels», dans la région de Tournai.
Géologie
Tournai est situé sur un anticlinal, l'Anticlinal faillé du Mélantois-Tournaisis. Cette structure géologique est orientée est ouest et ses failles longitudinales sont pour la plupart décrochantes dextres. Elle s'ennoie à l'est et passe à une dépression synclinale au nord: le Synclinal de Roubaix.
L'Anticlinal faillé du Mélantois-Tournaisis est entaillé par la vallée de l'Escaut, ce qui fait qu'entre Tournai et Antoing, la roche calcaire affleure plus ou moins la surface du sol. Cette roche du socle paléozoïque est appelée «Calcaire de Tournai» et fait partie d'un étage du Carbonifère inférieur, appelé Tournaisien. C'est un calcaire argilo-siliceux formant un ensemble assez monotone de couches dont l'épaisseur totale dépasse les 300 mètres et est large d'environ 25 mètres.
La roche calcaire servit dès l'Antiquité de matériau de construction à la fois brute et taillée mais également transformée en chaux et en ciment. Elle est toujours exploitée à notre époque, même si de nombreuses carrières ont fermé.
L'ensemble de la région de Tournai est recouvert par des limons éoliens du Pléistocène (lœss). Le fond des vallées est colmaté partiellement par des alluvions anciennes (Pléistocène) et récentes (Holocène).
Milieu naturel
Seconde enceinte - XIIIesiècle.
Tournai se trouve entre deux parcs naturels, le parc naturel des Plaines de l'Escaut au sud et le parc naturel du Pays des Collines au nord-est. La région de Tournai a donc vocation à être une zone de liaison entre ces deux parcs naturels.
Il y a quelques types de milieux naturels dans la commune de Tournai: les parcs, les friches, les haies, les zones humides comme les marais du rieu d’amour, les anciennes carrières comme celle de «l’Orient», les rieus et fonds de vallée, et les espaces boisés.
Climat
Tournai jouit d'un climat tempéré océanique. Les principaux traits de ce climat sont les faibles amplitudes thermiques saisonnières et des précipitations modérées tout au long de l'année.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Turris Nerviorum (au Iersiècle), Turnacum (vers 300), qui devient Turnaco (vers 365), ce qui signifie: lieu (suffixe celtique -āko(n) > -ACU) des collines (gaulois turno- «hauteur» [?], cf. breton torn-aot «hauteur du rivage», «falaise»),,. La racine *turn- «hauteur» serait préceltique pour Jean Loicq, celtique pour Xavier Delamarre.
La ville, fondée il y a plus de 2 000 ans, est d'origine gallo-romaine. Située sur la chaussée qui va de Boulogne à Cologne, elle est un poste important. Elle a changé bien souvent de culture dominante: gallo-romaine, franque (cité royale sous le règne de Childéric Ier et de Clovis Ier, et donc ainsi la première capitale du royaume franc).
Au IIIesiècle, saint Piat évangélise la ville qui passe au Vesiècle sous la domination des Francs Saliens. Aux alentours de 850, elle est intégrée dans le comté de Flandre, qui deviendra pays vassal du roi de France.
À partir de 1187, à la suite des luttes des Tournaisiens, la ville acquiert une certaine indépendance vis-à-vis du reste du comté en dépendant directement de la couronne de France (tandis que son pays, le Tournaisis, reste flamand jusqu’à son annexion par Philippe le Bel). Tournai résistera à deux tentatives d'annexion par les troupes du comte de Flandre en 1197 et 1213.
En 1316, la ville connaît une grave crise alimentaire, due aux intempéries qui ont touché une partie de l'Europe occidentale en 1314/1315, engendrant une famine intense. Gilles le Muisit, abbé de Saint-Martin-de-Tournai, a décrit les conséquences de ces intempéries sur Tournai, dans ses Chronique et ses Annales.
Ces bijoux appartenaient au trésor de Childéric Ier découvert en 1653 près du cimetière de l'église Saint-Brice et remis à Louis XIV par l'empereur d'Autriche.Monument de Marcel Wolfers (1936) érigé en hommage à Rogier Van der Weyden. Situé sur la place du Vieux Marché aux Poteries.Pierre Lenfant (1747), La bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745. Château de Versailles.
Au cours du XVesiècle, la ville est réputée pour sa production de tapisseries et pour ses peintres: Jacques Daret, Robert Campin et Rogier van der Weyden (d'abord appelé Roger de La Pasture). Commune libre et petite république à la manière des villes italiennes, la ville est convoitée par HenriVIII qui s'en empare en 1513 et y fait construire des fortifications (Tour HenriVIII). Tournai a alors une représentation au Parlement d'Angleterre. Henri VIII doit toutefois rendre la ville au royaume de France en 1519 à la suite du traité de Londres (1518).
En 1521, le siège de la ville la fait passer aux mains de Charles Quint. Tournai rejoint ainsi les Pays-Bas espagnols. Au XVIesiècle, Tournai, surnommée la Genève du Nord, est le foyer de la résistance contre le régime espagnol dans les provinces wallonnes des Pays-Bas. Elle est également le siège d'une université. La ville, où les protestants sont majoritaires, ratifie l'Union d'Utrecht.
Elle est reconquise par les Espagnols, en 1581, après une résistance héroïque sous la direction de Christine de Lalaing. La répression qui s'ensuit provoque l'exil d'une grande partie de la population.
En 1745 a lieu la bataille de Fontenoy (village situé à plus ou moins 10 km de Tournai), qui se solde par la victoire française contre les troupes anglaises et autrichiennes.
En 1830, la ville de Tournai est intégrée dans la Belgique indépendante.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, les bombardements de la ville par l'aviation allemande puis américaine détruisent une grande partie du centre historique. Par la suite, la ville fut un réel lieu de passage, surtout au niveau de l'aviation militaire.
Armoiries
Blason de Tournai avec la couronne murale reconnu en 1931 et confirmé en 1979.
Blasonnement:De gueules à la tour d’argent ouverte, crénelée d’une pièce et de deux demies, à la herse levée du même, percée de deux meurtrières, maçonnées de sable, au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or rangées, l’écu timbré d’une couronne murale d’or à cinq créneaux.
Un diplôme néerlandais du 31 mars 1824, confirmé par un arrêté royal de 1838, accordait à Tournai les armoiries suivantes:
Blasonnement:De gueules à un fort d’argent, donjonné de 3 tours de même, au chef cousu d’azur chargé de 3 fleurs de lis d’or; l’écu timbré d’une couronne d’or.
- AR 10 mars 1834
Parc de l’hôtel de ville - Pierre décorée du blason de la ville.
Démographie
Démographie: avant la fusion des communes
Source: INS recensements population.
Démographie: commune fusionnée
En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante:
Source: INS, de 1831 à 1981 = recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1erjanvier.
Nombre d'habitants de 1992 à nos jours (au 1erjanvier)
Abbaye Saint-Martin, fondée vraisemblablement au VIIesiècle, s'est maintenue jusqu'en 1796. Le maître-autel de son église détruite a été transféré à la cathédrale de Tournai. Plusieurs confessionnaux sont à l'église Saint-Jacques et à l'église Saint-Nicolas. Le palais abbatial, érigé en 1763 par Laurent-Benoît Dewez, est maintenant l'hôtel de ville de Tournai.
Abbaye de Saint-Médard est le nom que porte actuellement l'ancienne abbaye Saint-Nicolas-des-Près.
Église Sainte-Marie-Madeleine de style gothique, est désaffectée depuis plusieurs décennies. Gauthier de Marvis, alors évêque de Tournai, souhaita la construction de cette église. Le chœur et le transept de l'édifice remontent au XIIIesiècle alors que les tours de la façade datent du XIVesiècle. La vie de sainte Marie Madeleine est retracée par les panneaux de bois sculptés du retable du maître-autel. Il s'y trouve un orgue Delmotte datant de 1897 et comportant 17 jeux sur 2 claviers et pédalier.
Égliise Sainte-Marguerite, désaffectée depuis les années 1960 et vendue en 2004. (Le plus récent projet concernant ces deux dernières églises est leur éventuelle transformation en logements à caractère social.) Elle fut construite en 1760 sous l'égide du supérieur des religieux de Saint-Médard, l'abbé Jean-Baptiste Vanderheyden, afin de remplacer une église plus ancienne mais détruite par un incendie en 1733. Cette particularité fait que l'église Sainte-Marguerite est composée de deux styles d'architecture distincts: le gothique pour la tour du XIVesiècle et le néoclassique pour le corps principal et la façade du XVIIIesiècle. En 1965, elle fut rattachée à la paroisse Saint-Jacques; puis, connut une restauration en 1998. Elle possédait un grand orgue Merklin de 19 jeux répartis sur 2 claviers et pédalier qui était vendu[pasclair] (maintenant est dans l'église Saint-Martin à Callosa de Segura (Espagne). En , l’église est vendue à un promoteur et entrepreneur. Des travaux de transformation et de rénovation de l’église sont confiés à un architecte de Tournai. Les travaux envisagés concernent la création d'appartements et d'un espace public.
Église Saint-Phocas, ancienne église catholique Saint-Lazare, devenue une église orthodoxe du Patriarcat de Constantinople.
Église Saint-Piat: édifiée au XIIesiècle à l'emplacement d'une basilique mérovingienne du VIesiècle. Elle doit son nom à saint Piat, premier missionnaire chrétien à Tournai, qui fonda la première église de la ville, dont l'évêque sera saint Éleuthère.
Église Saint-Brice. D'abord hésitant, car nourrissant des ressentiments vis-à-vis de saint Martin (son prédécesseur), saint Brice, évêque de Tours, se décida à faire construire une chapelle en 437 à l'emplacement où sera érigée plus tard l'église médiévale portant son nom. Le , le tombeau de Childéric Ier, père de Clovis, fut découvert à côté de la dite église.
Un plan-relief de la ville de Tournai a été établi en 1701 par l'ingénieur Jean François de Montaigu. L'original composé de 11 tables (654 × 580 cm) se trouve au sous-sol du musée des beaux-arts de la ville de Lille. Il en existe une copie récente au Musée du Folklore de la ville de Tournai.
Le pavé P de Tournai est situé au milieu de la placette du Bas Quartier parmi un pavage plus récent.
Le «Pavé P de Tournai» est un ancien pavé de pierre sur lequel est gravée la lettre P. Il est situé au milieu de la placette du Bas Quartier, dans le centre historique de la ville. Lors de la transformation de cette placette en zone piétonne dans les années 1980, la décision est prise de garder cet élément particulier.
Statue de Martine, créée, en hommage à la Martine de Marcel Marlier, par Carlos Surquin et située à la rue Perdue près du Fort Rouge.
Naïade: cette œuvre de George Grard fut installée sur le pont à Pont en 1950. Sa nudité fit scandale à l'époque et entraîna sa relégation en bas du pont. Elle regagna son emplacement d'origine en 1983.
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Le parc communal de l'Hôtel de Ville, à côté de la maison communale, dans le centre de la ville, se compose du parc Georges Brassens et du parc Reine Astrid. Fin 1924, un buste de gorille, sculpture en bronze de l’artiste liégeois Yvan Hendrick offerte à la ville de Tournai par Eric Domb, CEO de Pairi Daiza, est installée dans le parc Georges Brassens, en hommage à la chanson Le Gorille. Arguant l'absence d'autorisation de l'Agence wallonne du Patrimoine (AWaP) de placer cette statue dans un parc classé, la nouvelle majorité communale la fait retirer quelques semaines plus tard. L'AwaP affirme toutefois avoir marqué son accord.
Tournai, ville flamande d'expression romane
Tournai est une ville belge de langue française. La langue locale est le picard, comme dans le reste des autres communes du Hainaut occidental et du nord de la France.
La ville de Tournai, qui a par le passé toujours profité d'une assez large autonomie, fait partie de la Flandre romane, tout comme Lille, Douai, Tourcoing ou Mouscron. Ces villes, bilingues ou non, font partie de l'espace culturel flamand et possèdent donc des caractéristiques flamandes que l'on retrouve dans leur héritage artistique (architecture, peinture, sculpture...).
Tournai fut la capitale religieuse du Comté de Flandre durant plus de mille ans (de 496 à 1559).
La tapisserie et la draperie tournaisienne appartiennent à la grande école flamande et Tournai faisait même partie de la Hanse flamande de Londres qui regroupait les villes drapières de Flandre.
L'église Saint-Brice de Tournai est le premier exemplaire du style église-halle typique des villes et campagnes flamandes.
La tradition du lundi perdu ou parjuré (en néerlandais verloren maandag ou verzworen maandag) est une tradition flamande très vivace à Tournai.
Même si elle se situe dans l'espace culturel flamand, Tournai possède également des trésors de l'art mosan, style typique de l'espace culturel wallon. En effet, les deux plus importantes châsses de la cathédrale Notre-Dame de Tournai, les châsses de Notre-Dame et de saint Éleuthère (XIIIesiècle), sont deux œuvres de Nicolas de Verdun (orfèvre né à Verdun en 1130 et mort à Tournai en 1205) à qui l'évêque Étienne avait passé commande. Ces reliquaires témoignent de l'opulence de la ville au Moyen Âge. La châsse de Notre-Dame est considérée comme l'une des «sept merveilles de Belgique».
Rayonnement artistique
Cette «allégorie de l'automne» est un exemple de la production de porcelaine ancienne de Tournai. Collection KU Leuven
La ville de Tournai est le cadre de la farce du XIIIesiècleLe Garçon et l'Aveugle. La ville est citée au vers 30 et d’autres indications du texte le confirment. Cette farce, antérieure de près de deux siècles à celle de La Farce de Maître Pathelin, est le plus ancien texte théâtral en français (picard).
Déjà connue pour son orfèvrerie à l'époque mérovingienne, la ville devint à la fin du Moyen Âge un centre artistique de grande importance, à partir du XIVesiècle organisée en confrérie de Saint-Luc. Avec la châsse de saint Éleuthère, les orfèvres tournaisiens se distinguent de nouveau dans l'art des métaux, et au XVesiècle, les dinandiers de Tournai concurrencent ceux du pays mosan.
Dès le XIIesiècle, l'emploi de la pierre locale dans l'architecture a donné naissance à une école florissante de sculpture. Au XVesiècle, fonts baptismaux et monuments funéraires sont taillés de façon magistrale dans cette pierre au grain très fin et à la couleur gris bleuté, voire dans une pierre blanche importée.
Robert Campin, Triptyque de l'Annonciation ou Triptyque de Mérode (vers 1420)
Au XVesiècle, Robert Campin (mort à Tournai en 1444), contemporain de Hubert van Eyck, et que certains identifient comme le Maître de Flémalle, est l'auteur anonyme d'un groupe de peintures découvertes dans cette localité vers 1900. Les œuvres de cet artiste charment par leur coloris, par la précision avec laquelle sont dépeints les intérieurs et les objets, et par leur sérénité. Dans les sujets les plus graves apparaît une expression plus dramatique, qui rapproche Robert Campin de son élève Rogier de la (ou le) Pasture. Connu également sous le nom de Van der Weyden, ce dernier, né à Tournai (1399–1464), devint peintre de la ville de Bruxelles en 1436.
Dès 1750 apparaissent les premières manufactures de porcelaine. Connue internationalement, la porcelaine de Tournai rivalisera avec celles de Limoges et de Sèvres, gagnant plusieurs concours de qualité dans l'Europe du XVIIIesiècle. L'écrivain réaliste Honoré de Balzac y fait d'ailleurs référence dans Le père Goriot lorsqu'il décrit la pension tenue par Mme Vauquier: «Elle est plaquée de buffets gluants sur lesquels sont des carafes échancrées, ternies, des ronds de moiré métallique, des piles d'assiettes en porcelaine épaisse, à bords bleus, fabriquées à Tournai".»
Né à Tournai en 1855, le poète belge Georges Rodenbach s'installera à Paris dès 1888.
Haute école Louvain en Hainaut (HELHa, regroupant l'École supérieure d’Ingénieurs techniciens, l'École d’Infirmières «Jeanne d’Arc» de l'Institut Don Bosco, et les départements GRH et Communication de l'ancienne Haute école Libre du Hainaut Occidental)
Haute école en Hainaut (HEH, historiquement l'École normale de Tournai, et l'Institut supérieur économique de Tournai)
Condorcet, la Haute école provinciale de Hainaut, qui compte deux sites. L'un à la Rue Paul Pastur pour les secteurs techniques et paramédicales, l'autre au Zoning de Tournai Ouest, dans le quartier Negundo, liée avec l'Eurometropolitan e-Campus.
Enseignement secondaire
La ville de Tournai compte 16 établissements d'enseignement secondaire[sourceinsuffisante]:
Accueille l'arrivée de la deuxième étape (Charleville-Tournai) du Tour de France cycliste en 1966 remportée par Guido Reybroeck et accueille l'étape contre la montre par équipe (3e étape A) du même Tour, remportée par l'équipe hollandaise Televizier. Accueille l'arrivée de la troisième étape (Visé > Tournai) du Tour de France cycliste en 2012 remportée par Mark Cavendish. Tournai est la ville d'arrivée de l'Euro-Métropole Tour pour cycliste professionnels.
Le festival du film Ramdam a lieu chaque année à Imagix
Musique
La Messe de Tournai est la plus ancienne messe polyphonique qui nous soit parvenue jusqu'aujourd'hui. Elle rassemble dans un recueil anonyme des pièces datant de 1330 à 1340 environ.
Distinctions
La ville décerne le Prix artistique de la Ville de Tournai, et, ensemble avec la Commission provinciale des Fondations de Bourses d’Études du Hainaut, décerne le Prix Lucien Dasselborne, d'après le Concours du même nom.
Les apéritifs «Le tournaisien» et «La tournaisienne», «Le pont des trous»
Les produits de l'entité de Tournai:
La bière «La Tournay» de la Brasserie de Cazeau (seule brasserie de l'entité de Tournai)
La bière «Saint-Martin», blonde ou brune, trouve ses racines en 1096. Son verre représente un des nombreux vitraux de la cathédrale de Tournai. (de la brasserie de Brunehaut)
Les Archives de l'État à Tournai hébergent de nombreux documents produits en Hainaut occidental au cours des siècles. Plus récemment, elles ont notamment acquis les archives de l'imprimerie Casterman (2009) ou encore les archives d'Henri Vernes, auteur de Bob Morane (2011).
Médias
Notélé, chaîne de télévision locale qui diffuse ses émissions depuis 1977 et couvre 23 communes autour de la ville.
Pacifique FM, radio locale lancée en et couvrant toutes les entités de la Wallonie picarde ainsi que des communes françaises proches du Tournaisis.
Sud Info - Nord Eclair, journal local du groupe Sudmedia créé le .
Sur la Grand-Place de Tournai, il y a plusieurs commerces (restaurants, bars, bijouteries, etc.).
Tournai possède deux centres commerciaux (Les Bastions et le centre commercial de Froyennes).
Il y a plusieurs commerces dans la Rue Royale, entièrement réaménagée à partir de 2020.
La rue de Courtrai est elle aussi une rue commerçante importante. On y retrouve la célèbre quincaillerie Au Moulin Rouge.
Piétonnier
Le piétonnier est une ancienne zone commerciale qui se trouve dans le centre-ville de Tournai. Jusqu'à la fin des années 90, ce fut une artère commerciale importante dans la ville. Peu à peu depuis, le piétonnier se vida de ses magasins, la clientèle manquant. Cela suit les tendances des principales villes wallonne qui voient leur piétonnier se déserter au profit des centres commerciaux.
Parcs d'activités économiques et zone industrielle
Trois parcs d'activités économiques se situent dans la commune de Tournai et plus précisément à Marquain et Blandain; il s'agit des zonings Tournai Ouest I, Tournai Ouest II et Tournai Ouest III, gérés par Ideta.
rue de la Culture, construite en pour la partie à l'ouest du carrefour avec la rue de la Culture et pour la partie à l'est de ce point.
D
avenue Delmée: Le , la commune de Tournai acquiert de l'État le chemin longeant en rive droite la Petite Rivière et une partie du chemin longeant la rive gauche, l'État restant propriétaire de la rivière et des berges. Ces deux chemins vont en devenir les avenues Delmée, Frères Haghe, Leray, Henri Paris et Van Cutsem à l'occasion d'une vaste opération d'urbanisme menant à la création de parcs sur l'ancienne emprise de la Petite Rivière.
avenue des Frères Haghe: Le , la commune de Tournai acquiert de l'État le chemin longeant en rive droite la Petite Rivière et une partie du chemin longeant la rive gauche, l'État restant propriétaire de la rivière et des berges. Ces deux chemins vont en devenir les avenues Delmée, Frères Haghe, Leray, Henri Paris et Van Cutsem à l'occasion d'une vaste opération d'urbanisme menant à la création de parcs sur l'ancienne emprise de la Petite Rivière.
avenue Henri Paris Le , la commune de Tournai acquiert de l'État le chemin longeant en rive droite la Petite Rivière et une partie du chemin longeant la rive gauche, l'État restant propriétaire de la rivière et des berges. Ces deux chemins vont en devenir les avenues Delmée, Frères Haghe, Leray, Henri Paris et Van Cutsem à l'occasion d'une vaste opération d'urbanisme menant à la création de parcs sur l'ancienne emprise de la Petite Rivière.
rue Saint-Eleuthère, au 19esiècle, elle comprend l'actuelle rue de Lannoy et est appelée «chemin de Templeuve». Avec le démantèlement de l'enceinte dans la seconde moitié du 19esiècle, elle est prolongée en jusqu'au boulevard Léopold construit la même année.
avenue Van Cutsem: Le , la commune de Tournai acquiert de l'État le chemin longeant en rive droite la Petite Rivière et une partie du chemin longeant la rive gauche, l'État restant propriétaire de la rivière et des berges. Ces deux chemins vont en devenir les avenues Delmée, Frères Haghe, Leray, Henri Paris et Van Cutsem à l'occasion d'une vaste opération d'urbanisme menant à la création de parcs sur l'ancienne emprise de la Petite Rivière.
Transports
Réseau ferré
Tournai est située sur la ligne 94 reliant Courtrai et Lille à Bruxelles ainsi que sur la ligne 78 reliant Tournai à Mons.
Réseau de bus
Tournai, et plus principalement la gare de Tournai, est le point de départ de nombreuses lignes de bus, gérées par le TEC Hainaut. La ville est aussi desservie par 7 lignes de bus sous l'appellation de «Le Tournai City»:
Le Tournai artistique. Les œuvres d'art nous racontent l'histoire de Tournai, des origines à 1801, ouvr. coll., 2012? (ISBN978-287561-007-2).
Aurélie Montignie et Pierre Peeters: Le Tournai artistique. Artistes et courants stylistiques à Tournai de 1800 à 1940, Wapica, 2016. (ISBN978-2-87561-028-7).
Édifices religieux
Edwige Colin et Benoît Dochy: L'église Saint-Jean-Baptiste à Tournai, un édifice méconnu, éd. Pasquier Grenier, 2015.
Jean Dumoulin et Jacques Pycke: La cathédrale de Tournai hier et aujourd'hui, Tournai, Casterman, 1985 (ISBN2-203-28761-6).
Aimé-François-Joseph Bozière: Tournai ancien et moderne, description historique et pittoresque de cette ville, de ses monuments, de ses institutions, depuis ses origines jusqu'à nos jours, Tournai, Adolphe Delmée, 1964, rééd. Bruxelles, Culture et Civilisations, 1976.
Damien Breuls de Tiecken: Armorial de Tournais et du Tournaisis, 2010.
Alexandre-Guillaume Chotin: Histoire de Tournai et du Tournésis, Bruxelles, Culture et Civilisations, 1982.
Jean Cousin, Histoire de Tournay, ou quatre livres des chroniques annales, ou démonstrations du christianisme de l'évesché de Tournay, Douai, Marc Wyon, , 380p. (lire en ligne)
Guy Demeulemeester et Serge Le Bailly de Tilleghem: La carte postale raconte Tournai de 1897 à 1914, éd. par Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 1982.
Bernard Desmaele: Le tournoi d'Henry VIII, Tournai 1513-1913, éd. Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 2013.
Yvon Gahide: Tournai sous les bombes, éd. Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 1984.
Gaston Lefebvre: Biographies tournaisiennes des XIXeetXXesiècles, éd. par Archéologie industrielle de Tournai, 1990.
Paul Rolland: Histoire de Tournai, Tournai, Casterman, 1957.
Les ponts de Tournai, d'une rive à l'autre, ouvr. coll. éd. Pasquier Grenier, 2011.
Musique
Abel Delzenne: Le chanoine Nicolas Joachim (1872-1945), un maître de chapelle de la cathédrale de Tournai, Bibliothèque centrale de l'Université de Louvain, 1973.
Stéphane Detournay: L'Académie de Musique Saint-Grégoire à Tournai, in: L'orgue francophone no63/64, revue de la FFAO, 2022.
Stéphane Detournay: La Société de Musique de Tournai (1888-1938), in: Le Courrier de Saint-Grégoire no119, 2023-24/VIII.
Stéphane Detournay: Les Matinées de Saint-Grégoire (1948-1963), in: Le Courrier de Saint-Grégoire n°124, 2024-25/V.
Jean-Pierre Félix et Roland Servais: Les orgues de la cathédrale de Tournai, éd. Louvain-la-Neuve, 1991.
Bruno Lestarquit: Entretiens avec André Dumortier, Tournai, édition Culture, 2001.
Walter Ravez: Jean Noté, La vie d'un Artiste et d'un Philanthrope, Tournai, éd. Lucq et Delcourt-Vasseur, 1923.
Robert Dubois (1709–1769), céramiste, cofondateur de la Manufacture de Vincennes (porcelaine); travailla avec son frère à Valenciennes, Saint-Amand et Tournai où il dirigea la Manufacture en 1750; décédé dans cette ville.
Jules Bara (1835-1900), né à Tournai.Il est un Homme d'État et ministre libéral belge dont le nom est aujourd'hui porté par l'une des deux athénée royal de la ville.
Rudy Demotte, ancien bourgmestre de Tournai de 2012 à 2018.
Léopold Lefebvre (1769-1844), industriel et homme politique belge.
Alphonse Stiénon du Pré (1853-1918), bourgmestre de Tournai (1900-1918), fondateur de la Société de Musique des grands concerts de Tournai et initiateur du Cortège-Tournoi de 1913.
↑Élisabeth Dhanens et Jellie Dilkstra, Rogier de le Pasture van der Weyden, La Renaissance du Livre, Collection Références, Tournai, 23 septembre 1999.
↑Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t.2: Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia, , p.749
↑«Tournai, enclave de France dans les terres de Flandre, siège d'un évêché flamand et boulevard avancé de la France vers les Pays-Bas, ville flamande par ses tendances artistiques et française par sa langue!» Mémoires de la société historique et littéraire de Tournai, vol.21, Tournai, 1888, p.270.
↑«La Châsse de Notre-Dame ou la perfection classique», dans Albert d'Haenens (dir.), Sept merveilles de Belgique, Elsevier,
1234567891011121314151617181920212223«Chronologie des aménagements urbains après le démantèlement», p.134-135, dans Publication extraordinaires de la Société royale d'histoire et d'archéologie de Tournai, Tome II, Les enceintes de Tournai des origines au XIXe siècle, Société royale d'histoire et d'archéologie de Tournai, , 158p.