| Soignies | |||||
La Place Verte et la collégiale Saint-Vincent. | |||||
Héraldique |
Drapeau |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Soignies | ||||
| Bourgmestre | Fabienne Winckel (PS) | ||||
| Majorité | PS- Les Engagés | ||||
| Sièges PS-LB Ensemble MR Ecolo AS |
29 12 7 8 1 1 |
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| Section | Code postal | ||||
| Soignies Horrues Casteau Thieusies Naast Chaussée-Notre-Dame-Louvignies Neufvilles |
7060 7060 7061 7061 7062 7063 7063 | ||||
| Code INS | 55040 | ||||
| Zone téléphonique | 065/067 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Sonégien(ne) | ||||
| Population – Hommes – Femmes Densité |
29 397 (2026) 48,66 % 51,34 % 264,20 hab./km2 |
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| Pyramide des âges – 0–17 ans – 18–64 ans – 65 ans et + |
() 19,23 % 60,67 % 20,10 % | ||||
| Étrangers | 11,19 % () | ||||
| Taux de chômage | 13,09 % (2026) | ||||
| Revenu annuel moyen | 19 353 €/hab. (2021) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 34,7697′ nord, 4° 04,19′ est | ||||
| Superficie – Terr. non-bâtis – Terrains bâtis – Divers |
111,27 km2 (2023) 83,98 % 7,12 % 8,9 % |
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| Localisation | |||||
Situation de la commune dans l'arrondissement de Soignies et dans la province de Hainaut | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : Hainaut
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| Liens | |||||
| Site officiel | soignies.be | ||||
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Soignies (prononcé /swaɲi(ə)/, en néerlandais Zinnik, en wallon Sougniye) est une ville francophone de Belgique, située en Région wallonne, chef-lieu d'arrondissement en province de Hainaut. La ville de Soignies est une cité millénaire fondée au VIIe siècle par Vincent Madelgaire (saint Vincent). L'entité de Soignies est composée depuis la fusion des communes en 1977 des villages d'Horrues, de Naast, de Thieusies, de Casteau, de Neufvilles et de Chaussée-Notre-Dame-Louvignies. Soignies est considérée comme le centre européen de la pierre de taille.

Sennonagus pagus ou sennonicus mentionnés au VIIe siècle dans la chronique de Frédégaire (Chron. c. 48) ou Sengaw sont les noms primitifs et Gaulois du territoire de la Senne. Le nom de la localité est attesté sous les formes Sunniacum [in Hannonia] en 870 (traité de Meerssen), Soniacas au Xe siècle (copie XIe siècle), Sonegias au Xe siècle et vers 1070, Sungeias vers 1040, Sognies en 1149 - 1153, Soignies en 1198, Sonnies en 1199 - 1204, Soingnies au XIVe siècle,.
Diverses hypothèses, considérées aujourd'hui comme fantaisistes, ont été émises au cours des siècles qui ont précédé le début du XXe siècle. Elles ont été formulées avant le développement de la toponymie méthodique en tant que branche de l'onomastique, elle-même reposant sur les travaux des lexicographes et des philologues, qui ont utilisé la linguistique, et dont l'initiateur en Belgique est Auguste Vincent.
Au XIVe siècle, Jacques de Guyse et, à sa suite, Jacques de Leussach dit Lessabé (XVIe siècle) affirmaient que Soignies devait son nom au séjour qu'y firent les Sénons sous la conduite de Brennus, 4 siècles av. J.-C. Cette explication est incompatible avec les formes anciennes et basée sur des faits historiques non vérifiés. Au XVIe siècle, l'historien Pontus Heuterus prétendait qu'il fallait rapprocher Soignies du peuple des Sègnes, qui selon lui donnèrent également leur nom à la Senne et à la forêt de Soignes. (Les Sègnes étaient un petit peuple de la région de Spa). Jean de Petit, quant à lui, rapproche le nom de la ville de celui de la forêt de Soignes (en dialecte brabançon : Sonie bosch), la racine sonne serait une référence au soleil dans la mythologie germanique. Au XXe siècle, Amé Demeuldre souligne que Soignies était habité depuis des siècles avant que Madelgaire y fondât son monastère. À l'époque romaine, Sennona désignait la Senne et Sennonagus pagus, le pays de la Senne. Pour Demeuldre, les formes de Sougnies, en patois, et de Soignies ont une origine celtique : sunak (sun « soleil », ak « habitation »). Ces hypothèses, qui ne reposent pas sur des connaissances en linguistique et en onomastique, sont aujourd'hui toutes abandonnées.
En revanche, d'autres sources anciennes ont rapproché avec pertinence Soignies du nom de la Senne (Sunna, Senna). C'est déjà le cas au XVIe siècle, avec Lodovico Guicciardini, comme Alexandre-Guillaume Chotin qui, au XIXe siècle, explique que Sunniacum signifie ville sur Senne. De même Charles Grandgagnage remarque que si Sunniacum désigne Soignies, il faut admettre que la forme Sunniacas devait exister parallèlement pour évoluer en Sonnegias, remarque phonétique tout à fait juste.
Plus récemment, Albert Carnoy rattache Soignies au nom de la Senne qui avait deux formes : Sinna et Sunna. Maurits Gysseling considère qu'il s'agit de la formation romano-germanique *Suniacas « qui appartenait aux riverains de la Suna » et également que Suna désignait la Senne. Enfin, plus récemment Jean-Jacques Jespers, s'appuyant sur les travaux de Gysseling, explique que Soignes est issu du germanique Sagunnia, de Sunnia, Suna « car cette forêt s'étendait jadis jusqu'à la vallée de la Senne »[pas clair], le suffixe d'origine celtique -(i)acas marquant l'appartenance et Suna (du germanique Suna, néerlandais Zenne ou dialectalement Zinne) désignant la Senne, d'où le sens global de « propriété des riverains de la Senne ».
Normalement, le suffixe -(i)acum à l'accusatif pluriel -(i)acas plus tardif, caractéristique des régions septentrionales du domaine d'oïl (Wallonie, Picardie, Haute-Normandie…), est précédé d'un anthroponyme, le plus souvent germanique. C'est en effet ce que notent Albert Dauzat et François de Beaurepaire à sa suite dans des exemples comme Landrecies (Nord, Landrecias 1142, nom de personne germanique Landerik), Romeries (Nord, Romerias [*Romeriacas] 1046, nom de personne germanique Hrotmar), Guiseniers (Eure, Gisimacas lire *Gisiniacas, Gisiniacus 1025, Guisegnies 1235, Gysegnies 1237, nom de personne germanique Giso), etc.,. En outre, il existe des homophones tels que Soigny (Marne, Soigni 1131), sans doute à rapprocher de Sogny-en-l'Angle (Marne, Sugniacum 1152) ; Sonnay (Isère, Sunnayo XIIe siècle avec -(i)acum au nominatif singulier. Ces auteurs considèrent qu'il s'agit d'un nom d'homme latin Sonius ou germanique Sunna, Sunna que l'on rencontre également dans Sonneville (Charente, Sonovilla 1151).
Remarque : Au Moyen Âge, soigne, soignée, soignies, sougnie, sougne, sougnie, et seignies étaient des termes juridiques qui revêtaient plusieurs acceptions : ce pouvait être une redevance qui se payait originairement en cire ou en chandelles et qui fut ensuite étendue à tous types de redevance (XIIIe siècle). Une soignie était également un droit de gîte que les habitants d'un lieu étaient tenus d'offrir à certains dignitaires. Enfin, une soignies était une redevance due par une église à une autre, mais il s'agit d'une coïncidence sans rapport avec l'étymologie de Soignies.
Hormis la ville de Soignies, la commune est constituée depuis la fusion des communes du , des villages de Casteau au sud, Chaussée-Notre-Dame-Louvignies, Horrues, Neufvilles à l'ouest, Naast et Thieusies au sud-est. L'altitude de la commune varie entre plus ou moins 70 et 140 mètres (100 à 110 mètres pour le centre-ville). Malgré l'évolution urbanistique, la ville a gardé sa structure médiévale. En effet, on perçoit encore aisément sur une vue aérienne la structure circulaire qu'occupaient les remparts ainsi que, intra-muros, les axes courbes formés par les principaux accès qui, au départ des portes, convergent vers la collégiale.
| # | Nom | Superf. (km2) | Habitants (2025) | Habitants par km2 | Code INS |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Soignies | 22,89 | 15.105 | 660 | 55040A |
| 2 | Naast | 13,79 | 2.997 | 217 | 55040B |
| 3 | Thieusies | 11,80 | 1.022 | 87 | 55040C |
| 4 | Casteau | 10,48 | 3.170 | 302 | 55040D |
| 5 | Neufvilles | 18,47 | 3.529 | 191 | 55040E |
| 6 | Chaussée-Notre-Dame-Louvignies | 12,13 | 944 | 78 | 55040F |
| 7 | Horrues | 21,70 | 2.482 | 114 | 55040G |
Soignies est traversée par la Senne qui prend sa source sur le territoire de la commune dans le village de Naast et qui arrose également Bruxelles. Différents ruisseaux, affluents de la Senne, traversent également la ville, dont le Calais, le Perlonjour, la Cafenière, le Saussois, la Gageole, le Plantin, le Cognebeau…


Le sous-sol de Soignies est constitué de couches datant du Tournaisien (Carbonifère), il y a environ 350 millions d'années. La pierre calcaire (teinte gris-bleu) est très dure et est appelée « Pierre Bleue » ou « petit granit » ou encore, tout simplement, « pierre de Soignies ». Elle est composée à plus de 93 % de CaCO3. C'est une excellente pierre de construction. Ces pierres ont été utilisées lors de la construction de grands édifices en Belgique et à l'étranger (hall des expositions à Bruxelles, promenade en front de digue à La Panne, fontaine place Saint-Michel à Paris, etc.). Voir la carte géologique.
Le climat de la région de Soignies est un climat tempéré océanique comme pour l'ensemble de la partie occidentale de la Belgique et cela grâce à la proximité de l'océan Atlantique qui régule le temps grâce à l'inertie calorifique de ses eaux. Le climat peut-être influencé par des zones humides et douces en provenance de l'océan mais aussi par des zones sèches (chaudes en été et froides en hiver) en provenance de l'intérieur du continent européen. En moyenne (moyenne faite sur une période couvrant les 100 dernières années), on observe environ 200 jours de pluie par an dans la région de Soignies tout comme dans la majeure partie de la Belgique (plus dans les Ardennes et moins à la côte).
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Moyenne annuelle |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) (sous abri, moyennes) | 1,8 | 2,7 | 4,8 | 8,0 | 11,7 | 14,9 | 16,5 | 16,3 | 13,9 | 9,7 | 5,4 | 2,4 | 9,0 |
| Précipitations (hauteur moyenne en mm) | 58 | 47 | 50 | 54 | 66 | 72 | 78 | 76 | 70 | 70 | 66 | 65 | 772 |
Ces chiffres reprennent toutes les personnes inscrites dans la commune le premier janvier écoulé, dans le registre de la population ou le registre des étrangers sans le registre d'attente.
| 1784 | 1806 | 1825 | 1830 | 1846 | 1860 | 1870 | 1880 | 1890 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 4 581 | 4 668 | 5 027 | 6 318 | 6 677 | 6 754 | 7 097 | 8 236 | 9 225 |
| 1900 | 1910 | 1915 | 1920 | 1930 | 1939 | 1945 | 1950 | 1960 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 9 927 | 10 936 | 11 007 | 10 446 | 10 634 | 10 472 | 10 104 | 10 330 | 10 912 |
| 1965 | 1970 | 1975 | 1976 | 1977* | 1980 | 1991 | 2001 | 2008 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 11 336 | 12 006 | 12 297 | 12 776 | 23 050 | 23 245** | 23 961 | 24 750 | 25 678 |
| 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 26 247 | 26 258 | 26 502 | 26 667 | 26 796 | 26 998 | 27 257 | 27 489 | 27 573 |
| 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | 2026 | 2027 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 28 007 | 28 287 | 28 313 | 28 523 | 28 725 | 29 045 | 29 249 | - | - |
| *1977 : fusion des communes ** extrapolation Sources : Théophile Lejeune, histoire civile et ecclésiastique ; Soignies, ville millénaire, bulletin communal officiel 1975-1976, Union des villes et des communes de Wallonie. | ||||||||

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.
| Année | Population | Évolution 1992=index 100 |
|---|---|---|
| 1992 | 23 954 | 100,0 |
| 1993 | 24 086 | 100,6 |
| 1994 | 24 135 | 100,8 |
| 1995 | 24 286 | 101,4 |
| 1996 | 24 367 | 101,7 |
| 1997 | 24 430 | 102,0 |
| 1998 | 24 443 | 102,0 |
| 1999 | 24 572 | 102,6 |
| 2000 | 24 582 | 102,6 |
| 2001 | 24 741 | 103,3 |
| 2002 | 24 750 | 103,3 |
| 2003 | 24 794 | 103,5 |
| 2004 | 24 854 | 103,8 |
| 2005 | 25 190 | 105,2 |
| 2006 | 25 420 | 106,1 |
| 2007 | 25 700 | 107,3 |
| 2008 | 25 859 | 108,0 |
| 2009 | 26 022 | 108,6 |
| 2010 | 26 169 | 109,2 |
| 2011 | 26 258 | 109,6 |
| 2012 | 26 502 | 110,6 |
| 2013 | 26 667 | 111,3 |
| 2014 | 26 796 | 111,9 |
| 2015 | 26 998 | 112,7 |
| 2016 | 27 257 | 113,8 |
| 2017 | 27 447 | 114,6 |
| 2018 | 27 603 | 115,2 |
| 2019 | 28 016 | 117,0 |
| 2020 | 28 271 | 118,0 |
| 2021 | 28 311 | 118,2 |
| 2022 | 28 523 | 119,1 |
| 2023 | 28 741 | 120,0 |
| 2024 | 29 032 | 121,2 |
| 2025 | 29 249 | 122,1 |
| 2026 | 29 397 | 122,7 |
Il existe de nombreuses traces d'occupation du territoire de Soignies à l'époque gallo-romaine (Coulbrie, Espesse). De nombreux vestiges découverts lors de campagne de fouilles sont conservés au musée du Vieux cimetière. De haute antiquité, son territoire connut l'installation de populations nerviennes originaires de Germanie. Ces populations furent romanisées lors de la guerre des Gaules,,.

Saint-Vincent, le fondateur de la ville qui allait devenir Soignies, s'appelait Madelgaire de Famars de Hainaut. Il était le fils de Mauger et d'Onugerra (Omigère). Issu de l'aristocratie franque, il est né vers l'an 607 au château de Sotteville à Strépy et est mort à Soignies en 677. Mauger, son père, était l'un des leudes les plus puissants du royaume d'Austrasie.
Une église existait déjà à Soignies au VIIe siècle : un sarcophage mérovingien découvert en 1900 dans la nef centrale de la collégiale et aujourd'hui conservé au musée du Vieux-Cimetière l'atteste. La ville de Soignies est citée pour la première fois dans le traité de Meerssen () sous le vocable : Sunniacum in Hannonia pour en attribuer le territoire à Charles le Chauve. Achevée vers le milieu du XIIe siècle, la collégiale apparaît à ce moment comme une église de communauté et une église de pèlerinage.
L'abbaye fondée vers 640 par Madelgaire, seigneur de Strépy, au VIIe siècle donc, connut une période trouble au IXe siècle puisque ce monastère situé en bordure de Senne (à l'emplacement de l'actuel Centre culturel Victor Jara) et son église primitive (probablement sur le site de l'actuelle collégiale) nécessitaient d'importantes restaurations. L'hypothèse la plus couramment admise serait une destruction du site lors des invasions barbares dans le dernier quart du IXe siècle. Régnier au long col, comte de Hainaut, avait tenté, sans y parvenir, de repousser le normand Rollon qui avait pris pied sur l'île de Walcheren. De retour en Hainaut, face à la menace imminente de voir déferler les Normands, il plaça les reliques de Soignies en lieu sûr à Mons. On raconte que nus pieds, il porta personnellement la châsse de Vincent accompagné d'une foule nombreuse. « Brunon, archevêque de Cologne et duc de Lotharingie, ayant été délégué par l'empereur Otton Ier et autorisé par le pape Jean XIII, vers 965, à rétablir dans le Hainaut les églises dévastées par les Barbares, institua dans celle de Soignies qu'il avait fait rebâtir, trente et un chanoines sous l'observance de la règle de saint Augustin et auxquels il accorda les biens et les privilèges concédés primitivement au monastère de Soignies,. » C'est donc vers cette époque (deuxième moitié du Xe siècle que l'on doit situer la construction de la collégiale romane de Soignies (Théophile Lejeune mentionne l'année 959 mais ne cite pas ses sources). Elle ne sera terminée qu'au XIe siècle. Ce chapitre ayant reçu une triple et haute protection (le Souverain Pontife, l'empereur Otton Ier et le duc de Lotharingie, Brunon de Cologne) ne tarda pas à devenir florissant. Il reçut nombre de droits, privilèges et autres franchises. En 1142, Baudouin IV, le Bâtisseur dote la ville d'une charte-loi : la Keure, (première charte-loi connue en Hainaut). Les propriétés terriennes du Chapitre dépassèrent largement les territoires limitrophes de Soignies. Les papes Lucius III et Urbain IV renforcèrent par différentes bulles confirmatives les prérogatives et avoirs du Chapitre Royal de Saint-Vincent allant même jusqu'à lui attribuer la « protection spéciale » du Saint-Siège. Outre cet indéfectible soutien papal, les Comtes de Hainaut, les ducs de Bourgogne, les souverains de la maison d’Autriche vouèrent un véritable culte à leur aïeul : Vincent Madelgaire de Famars de Hainaut. Nombre d'entre eux vinrent à Soignies prêter serment sur les reliques du saint (voir, ci-dessous, la liste des « avoués de Saint-Vincent »).


Aux premières heures du XIVe siècle, une importante récession frappe le Hainaut, les métiers ruraux ne suffisent plus à occuper les populations grandissantes. Il est nécessaire de créer de nouvelles activités économiques. C'est dans ce cadre que la Guilde des drapiers voit le jour, son document fondateur est daté du . Une lettre de confirmation de Guillaume Ier de Hainaut dit « le Bon », Comte de Hainaut, vient entériner cette création. La guilde des drapiers était soumise à l'autorité de deux chanoines qui étaient élus chaque année, le .
Au XVe siècle, un petit in-folio reprend les prérogatives et règlements de la corporation des drapiers de Soignies : c'est la « charte de la grande draperie de Songnies ». Afin de ne pas pénaliser les drapiers dont le commerce aurait été moins bien situé, il leur est interdit de vendre leurs étoffes ailleurs qu'en la halle aux draps (bâtie durant la première moitié du XIVe siècle). La guilde dispose d'inspecteurs, les rewards. Ce sont eux qui vérifient la bonne qualité et l'exécution selon le prescrit des draperies, ils ont droit de sanction. Les règles sont strictes et le contrevenant se voit infliger une amende. Les draps qui réunissaient toutes les qualités requises étaient scellés par ces mêmes rewards du sceau de la ville. Sans ce cachet, les étoffes ne pouvaient tout simplement pas accéder aux Halles pour être mises en vente. le marché franc s'y tenait le mardi. Deux fois l'an, le dimanche suivant l'Ascension et le (fête de Saint-Vincent), une foire avait lieu. Elles duraient deux jours. Ces foires drainaient une foule immense venue de la région, mais aussi de l'étranger. Les drapiers sonégiens se rendaient fréquemment au-delà des frontières pour y vendre leurs étoffes. L'instauration à Soignies au XIVe siècle d'un Lombard, (Bureau de change) atteste du caractère international de ce commerce. Si les draperies sonégiennes étaient réputées à l'étranger, il était toutefois interdit de vendre des étoffes étrangères à Soignies.
À la fin du XVIe siècle, les guerres de religion porteront un coup fatal à ce commerce qui fut pourtant florissant pendant près de trois siècles.
La plus ancienne carte connue de Soignies a été réalisée par le géographe Jacques Deventer au XVIe siècle. Joseph de Ferraris au XVIIIe siècle réalise deux cartes de la région. Il existe également une illustration de la ville de Soignies dans un des albums de Croÿ, elle fut réalisée entre 1598 et 1602. Les archives du Chapitre de Soignies conservent également un plan terrier datant de 1770. Le , l'ingénieur en chef du Waterstaat et des Travaux Publics, Urban, signe un plan de Soignies en vue du réaménagement de ses voiries. L'Institut géographique national est fondé en 1831. Une carte de 1869 représente Soignies avant le voûtement de la Senne. Il existe différents plan cadastraux de la ville, un premier, dit plan napoléonien a été réalisé en 1810, un second, appelé plan primitif est réalisé vers 1830-1834, un troisième relevé cadastral de la ville est réalisé par Philippe Christian Popp en 1865. Enfin, il existe différentes cartes de campements militaires dont celle réalisée par un des cartographes de Louis XIV en 1691.
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On peut distinguer quatre périodes dans la réalisation des travaux de fortification de la ville,.
Le chantier dura plusieurs années, pour en financer le coût, les chanoines prélevèrent un impôt extraordinaire sur différentes denrées de consommation courante qui dura quinze ans (la maltôte).
De 1364 à 1379, des levées de terre sont pratiquées sur le pourtour de la ville, elles sont bordées d'un profond fossé. Quatre portes furent pratiquées dans l'enceinte : celle de Braine au nord (ou du vieux-marché), celle de Mons au midi et celles d'Enghien (ou du « Noeufbourg ») et de Neufvilles, à l'ouest. À la fin du XIVe siècle, Soignies est l'une des treize « bonnes villes » du Hainaut,,.
Durant la période espagnole, à partir de 1677, les remparts devinrent obsolètes et cessèrent d'être entretenus. En 1690, le Maréchal de Luxembourg en ordonna le démantèlement afin d'empêcher tout retranchement de troupes ennemies à la recherche de quartiers d'hiver. Après la paix d'Aix-la-Chapelle, en 1748, les portes avec leurs tours furent rasées. Entre la porte de Braine et la tour Willot, le fossé est comblé puis transformé en jardin puis en jeu de balle vers 1764. En 1819, le fossé qu'occupaient depuis des siècles les Archers de Sainte-Christine (entre la tour Willot et la porte de Mons) est transformé en voirie (Rue Neuve). Ils s'établiront à cette époque sur le rempart (leur local est construit à cette date (1821)). Certaines parties du rempart ont toutefois échappé au démantèlement, le plus important tronçon (entre la rue Chanoine-Scarmure et la rue Félix-Éloy) a fait l'objet d'une mesure de classement, tout comme celui situé rue du Rempart, restauré en 2011.

Durant plus de huit siècles (de 935 à 1793), la vie de la cité fut réglée par le chapitre de Soignies. Trente-et-un chanoines administraient la « franchise » et leurs importants territoires. Ils incarnaient le pouvoir spirituel et temporel. Aucun domaine ne leur était étranger. Le chapitre de Soignies, à l'époque féodale, était le seigneur du lieu. Ils nommaient les baillis, les maïeurs, ou tout autre fonction relative à la ville. Ils contestaient à toutes juridictions (aussi hautes fussent-elles) le droit de pouvoir juger leurs sujets. Ils consignaient leurs privilèges dans un liber catenatus (livre enchaîné — datant du XIIIe au XVe siècle). À Soignies, on appelait les chanoines les « messieurs ». Ces « moines séculiers » ne faisaient pas vœu de pauvreté, ils pouvaient par conséquent disposer d'un patrimoine qui se révélait parfois être important. Ils n'étaient pas tenus de vivre dans l'enceinte même de la collégiale mais devaient y résider au moins 32 semaines par an,. « Malgré les dissensions intestines et les embarras en tout genre qui affligèrent souvent la communauté de Soignies, ce corps religieux ne cessa de veiller au bien-être et à la prospérité des populations placées sous son patronage. En parcourant les monuments écrits qui nous ont été légués par les chanoines, on constate avec plaisir que bien des personnes ont été l'objet de leur générosité et de leurs soins les plus constants. »
Les chanoines occupaient différentes fonctions.
Elles étaient au nombre de cinq : la prévôté, le décanat, la trésorerie, l'écolatrie et la chanterie.
La collégiale fut surtout réputée pendant des siècles pour les musiciens et les chantres qu'elle produisit. En 1534, Lessabæus écrivit : « Je ne sais si le Hainault tout entier possède collégiale plus généreuse et plus musicienne… Les musiciens chantres y affluent de toute part, pareils à des abeilles dans une ruche. Pour y faire un large butin. » Lodovico Guicciardini explique dans sa description des Pays-Bas : « De Soignies sortent particulièrement de très bons musiciens ayant les meilleures et plus douces et harmonieuses voix qu'en autre endroit des Pays-Bas ; et c'est là où ordinairement le Roy apointe et récompense les chantres qui lui ont fait service. »
Gontier de Soignies, XIIIe siècle ; Johannes Regis, XVe siècle ; Gilles Binchois, XVe siècle ; Guillaume Malbecque, XVe siècle ; Nicolas Payen, XVIe siècle ; Gaspard Payen, XVIe siècle ; Étienne Bernard, XVIe siècle ; Philippe Dubois, XVIe siècle ; Jean de Ham, XVIe siècle ; Nicaise Houssart, XVIe siècle ; Pierre Philippe, XVIe siècle ; Charles Chastelain, XVIe siècle ; Pierre-Joseph Leblan, XVIIIe siècle.

En 1792, le chapitre tente de s'opposer aux révolutionnaires. 32 civils sont arrêtés à Soignies à la suite de leurs actes contre-révolutionnaires. Ils sont transférés à Mons. Alors qu'il est question de les faire juger à Paris, une ordonnance de la Convention nationale datée du les fait libérer en qualité de « victimes de la séduction employée sur eux par lesdits Prévôt, Doyen et chanoines ». En revanche, l'ordonnance précise que l'ensemble du chapitre doit être arrêté et « réparti dans les citadelles de Lille, Valenciennes, Douai, Cambray et Arras ».
La « Municipalité de Soignies » intervient pour faire libérer le curé et le citoyen Polliot (tous deux chanoines). Le citoyen Polliot est libéré en revanche, l'ordonnance du préfère sursoir à l'élargissement du curé.
Le commissaire Gondran supprime le chapitre en 1793.
La loi du 15 fructidor de l'an IV (1796) ordonne la dispersion des religieux et la mise en vente de leurs propriétés : les « biens noirs ».
Quatre cartulaires du Chapitre de Saint-Vincent ont été conservés.
sauf mention contraire, nous empruntons la liste à Théophile Lejeune. Les dates, relatives aux mentions dans la littérature, ne sont qu'indicatives

Les Comtes de Hainaut, la famille de Bourgogne, la maison d'Autriche avaient pour coutume de prêter le serment d'honneur sur les reliques de saint-Vincent ce qui en faisait des « avoués de saint-Vincent ».
La charge de Bailli était conférée par le Chapitre de Saint-Vincent pour une durée d'un an. Le Bailli incarnait le pouvoir temporel et spirituel et, à ce titre, il rendait la justice. Il était responsable de la Haute Justice à l’extérieur de la « Franchise ». À son entrée en fonction, il faisait une profession de foi et jurait par serment de garder, de défendre et de soutenir les droits, les juridictions, l'autorité et les hauteurs du chapitre royal de saint-Vincent. Sur le sujet également : ceci.
La fin du XVIIe siècle fut une période particulièrement trouble en Hainaut. À de nombreuses reprises, Soignies dut accueillir les troupes françaises de Louis XIV sous le commandement du maréchal de Luxembourg. Le premier campement connu eut lieu du 7 au , un second eut lieu en septembre de la même année, le , les troupes françaises sont à nouveau à Soignies, ce qui fut à nouveau le cas du au et, enfin, en 1708, l'armée française campe à Soignies et à Naast sous le commandement du Duc de Vendôme, Louis Joseph de Vendôme. Le campement s'établissait en bordure de Soignies entre Naast, Neufvilles, Chaussée-Notre-Dame-Louvignies et Horrues. Le quartier général de l'armée était hébergé dans l'enceinte même de la ville. Même si la ville ne connut pas de bataille, elle eut à pâtir de ces présences militaires répétées qui pesaient largement sur ses finances et celles de ses habitants qui devaient pourvoir aux charges qu'imposaient ces campements (nourriture, avoine, bois… pour une armée comptant 60 000 hommes, 20 000 chevaux). Les finances de la ville à cette époque sont au plus bas et ne commenceront à se relever qu'après la paix de 1748.
Lors des guerres révolutionnaires, le Prince Cobourg, Frédéric Josias de Saxe-Cobourg-Saalfeld, Reichsgeneralfeldmarschall et commandant en chef de l'armée impériale des Pays-Bas autrichiens est contraint d'abandonner Mons, le et de se retrancher à Soignies. Il fortifie la place qu'il l'est déjà naturellement. Les républicains français forts de leurs victoires chargent baïonnette au canon, font 7 000 morts dans les rangs autrichiens et contraignent les troupes du Prince Cobourg à reculer vers Bruxelles.
La situation sanitaire du quartier des carrières était déplorable. La gestion des immondices n'était prise en charge qu'intra-muros, la Senne était le réceptacle des détritus générés par l'activité industrielle et humaine naissante. L'alcoolisme y faisait également des ravages. Cette précarité, ce paupérisme, furent à l'origine d'une prise de conscience qui contribua grandement à la mise sur pied de mécanismes de solidarité et à l'instauration d'un rapport plus égalitaire avec le patronat.


Soignies a obtenu le statut de ville en 1825.
Écu timbré de Soignies
Blasonnement : Écu timbré d'une couronne d'or, parti senestre de sinople à la croix d'argent, parti dextre d'or à trois chevrons de sable
Source du blasonnement : Si les chevrons de sable (noir) sur fond or sont bien les armes de Sainte-Waudru et les armes primitives du Comté de Hainaut, la croix d'argent sur fond de sinople (vert) semble résister à l'analyse. Certains pensent que ces couleurs furent celles de Madelgaire, d'autres veulent y voir un lien avec la maison de Savoie ou à la Gascogne. L'hypothèse de la maison de Savoie a été avancée par Amé Demeuldre pour qui la croix d'argent serait à rapprocher des armes de Thomas II de Savoie, époux de la Comtesse Jeanne de Constantinople. Le vert et le blanc sont également les couleurs de Saint Patrick. Aucune de ces hypothèses ne semble toutefois satisfaisante.
Ces armoiries furent maintenues, le , par un diplôme émané du conseil supérieur de noblesse. C'est à cette date que l'écu fut timbré d'une couronne d'or. Le , Léopold Ier promulgue un arrêté qui autorise la commune de Soignies à utiliser ses armes « considérant qu'il est suffisamment établi par une tradition immémoriale que la ville de Soignies est en possession depuis une époque très reculée d'armoiries particulières ».
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| Collège communal | ||
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| Bourgmestre | Fabienne Winckel | PS - PS-Liste du Bourgmestre |
| 1er Échevine | Sonia Depas-Lefebvre | Les Engagés - Ensemble |
| 2e Échevine | Julie Marcq | PS-Liste du Bourgmestre |
| 3e Échevin | Ilias Lamdouar | PS - PS-Liste du Bourgmestre |
| 4e Échevin | Vincent Host | Ensemble |
| 5e Échevine | Sandra Volante | PS - Ensemble |
| Président du CPAS | Hubert Dubois | PS - PS-Liste du Bourgmestre |
Soignies avait un maïeur dès le XIIe siècle, il était nommé par le Chapitre (et pouvait être révoqué par lui). Durant l'Ancien Régime, le conseil municipal était composé d'un commis du chapitre, du bailli, du maïeur, de sept échevins, d'un commis des bourgeois et de douze jurés :
Les bourgmestres de la ville de Soignies de 1830 à aujourd'hui :
Lors de l'aide « Villages Roumains » (fin de règne de Nicolae Ceaușescu), Soignies a beaucoup aidé le village de Gherăseni (près de Buzău) Les Routiers de Soignies (mouvement de jeunesse) ont continué cette aide en 2002 et 2004 (rénovation de l'école).



Chaque année, le lundi de la Pentecôte, les Sonégiens (habitants de Soignies) se réunissent tôt le matin pour « le grand tour » durant lequel ils « processionnent » la châsse de Saint-Vincent autour de la cité (11,2 km). Cette tradition fut mentionnée pour la première fois en 1262 (acte officiel du par l'évêque de Cambrai Nicolas III de Fontaines) mais il est probable que la coutume lui soit antérieure de quelques années. À six heures du matin, après la descente de la châsse et une messe solennelle, le cortège s'élance. Il sera accompagné par les tambours jusqu'aux portes de la ville (Cense del'Baille) d'où le Grand Tour démarrera véritablement. Un homme de fer, à cheval, accompagne le pèlerinage, il veille sur la châsse du Saint-Patron. Les confrères de la confrérie Saint-Vincent, se relaient pour porter la pesante châsse. De proche en proche, le cortège s'arrête aux différentes chapelles que compte le parcours. La foule entonne des sante vincenti, ora pro nobis, le panégyrique de Vincent est fait à la chapelle du Marais Tilleriau lors d'une halte plus importante. Une messe sera célébrée à l'église des Carrières. Avant de se remettre en route et de rallier la Cense del'Baille d'où démarrera la procession historique à 11 h. Cette procession est de tradition plus récente. Elle est constituée de différents tableaux vivants retraçant la vie du Saint et est clôturée par la châsse de Saint-Vincent et son gardien fidèle : l'Homme de fer.
Les festivités se clôturent par la remontée de la châsse en la collégiale Saint-Vincent qui reprend sa place dans la chapelle supérieure aménagée en 1720 au-dessus de l'autel du Chœur.

Les préparatifs : le samedi qui précède la Pentecôte, un « grand pavois d'oriflammes » est tendu entre les deux flèches de la collégiale. Ce sont familièrement les « caleçons de Saint-Vincent ». Le soir, les confrères se réunissent pour le « tour à foyas » (de fagus: hêtre) durant lequel ils disposent autour des chapelles du parcours des rameaux de hêtre. Anciennement, durant cette reconnaissance des lieux, ils avaient également la tâche de réparer les routes. Le mardi suivant a lieu la messe des confrères à l'issue de laquelle se déroule la passation de pouvoir du Grand-maître et du Sous-maître de la confrérie. Charges qu'ils occuperont durant une année. (cf. infra : La Confrérie de Saint-Vincent). En 2012, le Tour a fêté ses 750 ans.
Cette tradition séculaire compte parmi les chefs-d'œuvre du Patrimoine oral et immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles depuis 2020 sous le nom de Grand tour Saint-Vincent.
Chaque année, le dimanche le plus proche du 9 juillet, se déroule le cortège historique de Saint-Martin à Horrues. Ce cortège, depuis 1956, retrace la vie de Saint-Martin, saint-patron de l'église romane d'Horrues (XIIe siècle).
La confrérie Saint-Vincent, érigée tout à la fin du XVIe siècle, veille au bon déroulement des évènements liés au culte de Saint Vincent. Au premier rang desquels, celui du lundi de la Pentecôte (cf supra: Tradition). Voici un extrait des statuts de la confrérie. Pour en savoir davantage, on lira : ceci.
« Érigée canoniquement dans la collégiale de Soignies en vertu d'une bulle de Clément VIII en date du et dans l'église paroissiale de Saint-Vincent par Monseigneur Dumont, évêque de Tournai, en date du .
La véritable tradition, ce n'est pas seulement refaire les gestes que les autres ont fait, c'est aussi et surtout conserver l'esprit qui les a fait faire, et qui pourrait en susciter d'autres en d'autre temps.
- ART. 1 - Siège et but de la Confrérie
La Confrérie de Saint-Vincent, établie dans la collégiale de Soignies devenue église paroissiale, a pour but d'aider ses membres à pratiquer la vie évangélique, à la suite de saint Vincent, fondateur de la communauté chrétienne de Soignies et des confrères qui l'ont honoré au cours des siècles. Gardienne de la Tradition, elle veille à maintenir les gestes et pratiques du culte de saint Vincent, en préservant leur signification fondamentale : témoignage de fidélité au message chrétien apporté par Vincent à Soignies et transmis par les générations précédentes. Elle décide de l'opportunité et de l'utilité de la mise à jour de l'un ou l'autre point du rituel de la Confrérie et de l'apport au culte de saint Vincent de nouveaux témoignages et pratiques correspondant aux vœux de l'ensemble de la population. »
— Préambule et article 1er des statuts de la confrérie Saint-Vincent

La Simpélourd (contraction de « simple » et « lourd ») ou la fête du Mononk (mon oncle) se déroule le samedi précédent le troisième dimanche d'octobre, entre 18 h et 22 h 15.
La fête, tire son origine de l'histoire d'un pauvre savetier qui était régulièrement trompé par sa femme et qui fit l'objet de bien des moqueries au XVIIIe siècle. Piqué au vif, il décida de réunir les principaux colporteurs de ces médisances autour d'un repas. Interloqués, ils s'y présentent néanmoins et se virent servir un jambon en bois. Chaque année, les sonégiens commémorent cette farce. Simpélourd traverse la ville, distribuant des bonbons aux enfants (les carabibis), il est accompagné, en cortège, par de nombreux groupes folkloriques et les géants Dudule et Joséphine, Charlotte, Nénesse. L'événement se termine par un rondeau final et un feu d'artifice. Simpélourd salue ensuite la foule massée sur la Place Verte du balcon d'une maison où il sera bien vite remplacé par un mannequin qui sera brûlé le mardi en autodafé.
Une Ducasse a lieu ce même week-end sur différentes places de la Cité. Ces festivités sont pour les sonégiens l'occasion d'une liesse populaire à l'esprit bon enfant.
Sociétés présentes à Soignies :
La ville de Soignies est notamment reconnue pour ses carrières de pierre bleue (petit granit) et son industrie du verre.
Les premières traces d'utilisation de matériaux pierreux à Soignies datent du IIe ou du IIIe siècle. En effet, on retrouve des mœllons de pierre bleue assez grossiers dans les fondations et les caves de la villa romaine de la Coulbrie. Le recours à la chaux atteste également de l'existence de fours à chaux dans le secteur de Soignies à cette époque. Il faut cependant distinguer ces premières utilisations « opportunistes » d'affleurements naturels des premières exploitations (nécessitant des techniques d'extraction) qui ne verront le jour qu'un millénaire plus tard. En effet, les premières mentions connues d'une exploitation de la pierre bleue locale remonte au premier quart du XVe siècle tandis que le chapitre décide de doter la ville d'une enceinte de pierre (1421 - 1470). Cela dit, la pierre bleue locale fut largement employée pour la construction de la collégiale (Xe siècle). Le grès faménien utilisé pour la construction de l'édifice provenant quant à lui des carrières de Longpont ou de la Cafenière.
Les carrières de Longpont se situaient dans le triangle délimité par Soignies, Chaussée-Notre-Dame-Louvignies et Horrues. Les débuts d'exploitation de son grès faménien se situent durant la seconde moitié du XIIe siècle. L'église romane d'Horrues et la collégiale Saint-Vincent de Soignies furent (en partie du moins pour ce qui concerne la collégiale) construites avec ce matériau. La carrière appartenait au Chapitre royal de Soignies. Le , le Chapitre cède en location la carrière de Longpont à Huon le Glaineur.

Il semble qu'entre le XVIe et le XVIIe siècle, l'exploitation de la pierre ait connu une période de relative léthargie dans la région. À l'inverse des exploitations de Feluy - Arquennes qui sont alors en plein essor. Il fallut attendre un transfert de compétences lié au déménagement d'une famille feluysienne, les Wincqz, jumelé au développement des techniques d'exhaure pour connaitre l'avènement de l'ère moderne de l'exploitation de la pierre bleue à Soignies vers 1720. L'utilisation de l'énergie éolienne (moulins d'exhaure), de la vapeur (machines à feu) puis de l'électricité allaient en effet de pair avec le déploiement de cette industrie qui connut son apogée (du moins du point de vue du nombre de travailleurs employés par le secteur) aux premières heures du XXe siècle. L'exploitation industrielle de la pierre bleue à Soignies débute donc au XVIIIe siècle, lorsque la famille Wincqz vient s'y installer (1720). Originaire de Feluy, elle démarre une exploitation à proximité du site de l'actuel Château Paternoster. Un nouveau site est ensuite ouvert, non loin de là : la « Grande carrière Wincqz » (rue Mademoiselle Hanicq). Cette exploitation est à l'origine d'un incroyable essor de ce quartier qui devient une ville dans la ville, avec ses écoles, son église, ses commerces, sa coopérative. Soignies-Carrière, est également un des lieux (avec les tanneries) de la prise de conscience de la condition ouvrière à Soignies. La Révolution française faillit bien sonner le glas de l'exploitation de la pierre qui ne redémarra vraiment qu'après 1800. Vers 1850, les Wincqz continuent à investir et à développer leurs carrières. D'autres voient le jour dans « l'ancien monde » (comme celle du perlonjour). Les Wincqz obtiennent « le concédé » qui leur permet, via une voie ferrée privée, de rallier le réseau ferroviaire. Leur carrière, la « Grande Carrière » connaît d'ailleurs un essor extraordinaire de 1840 à 1850. En 1855, ils exposent à Paris. Leur « carte de visite » est une pierre de huit mètres de haut, 2,53 mètres de large et épaisse de 18 centimètres. Vers 1879, profitant également du déploiement du réseau ferroviaire et des connaissances accrues en matière de géologie, sont ouvertes les carrières du « nouveau monde », à l'ouest de la ville.

Tanneries van Cutsem, Gérard (incendie en 1923), et d'autres, de moyenne importance : Coppin, Spinette, et la tannerie du chemin Saint-Landry.


Au nord de Soignies se trouve l'axe Tournai-Bruxelles (A8). Au sud, on retrouve la E19 (Amsterdam-Paris) et la E42 (Dunkerque-Aschaffenbourg).

Soignies compte, entre autres sports, des équipes de football, de basketball, de water polo (3e division en 2010) et de rugby à XV (Rugby club Soignies, 1re division). Ainsi qu'un club de scrabble, l'Association Sonégienne, dont la première équipe joue, bon an, mal an, en première ou deuxième division.
Ne sont reprises ici que les personnalités qui sont nées à Soignies (ou pour certaines d'entre elles, qui y ont vécu la majeure partie de leur vie).



