| Hazebrouck | |||||
L'hôtel de ville. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Dunkerque | ||||
| Intercommunalité | Cœur de Flandre Agglo (siège) | ||||
| Maire Mandat |
Valentin Belleval 2020-2032 |
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| Code postal | 59190 | ||||
| Code commune | 59295 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Hazebrouckois, Hazebrouckoises | ||||
| Population municipale |
21 912 hab. (2023 |
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| Densité | 836 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
25 038 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 43′ 30″ nord, 2° 32′ 21″ est | ||||
| Altitude | Min. 17 m Max. 66 m |
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| Superficie | 26,2 km2 | ||||
| Type | Centre urbain intermédiaire | ||||
| Unité urbaine | Hazebrouck (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Hazebrouck (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Hazebrouck (bureau centralisateur) |
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| Législatives | 15e circonscription du Nord | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.ville-hazebrouck.fr/ | ||||
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Hazebrouck est une commune française dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
La ville, située en Flandre française, ainsi que ses alentours ont appartenu au Comté de Flandre, au royaume de France, aux Pays-Bas espagnols et aux Pays-Bas méridionaux.
Avec ses 21 912 habitants en 2023, Hazebrouck est une ville relativement importante (la 3e de l'arrondissement de Dunkerque et la 16e du département du Nord).
Hazebrouck est située en Flandre française, dans le Houtland (litt. le pays du bois), à 35 km de Dunkerque et de Lille, 50 km d'Arras, 54 km de Calais et à proximité de la frontière belge (située à 15 km environ).
Les communes limitrophes sont Borre, Caëstre, Hondeghem, Morbecque, Vieux-Berquin et Wallon-Cappel.
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le canal d'Hazebrouck, divers bras de la Bourre, la Foene Becque, la Papote Becque Nord, la Becque de la bréarde, la dole Becque, la Noord Becque, le ruisseau de Morbecque, l'Hondsteen Becque et un autre petit cours d'eau,.
La Bourre, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune de Lynde et se jette dans le canal d'Hazebrouck en limite de Morbecqueet de Vieux-Berquin, après avoir traversé huit communes.
Le canal d'Hazebrouck, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Lys à Merville, après avoir traversé quatre communes.

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Sween Pleck (0,4 ha),.
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Lys ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Lys. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte pour l'élaboration du SAGE de la Lys (SYMSAGEL).
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 736 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Steenvoorde à 10 km à vol d'oiseau, est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 727,8 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,4 °C, atteinte le .
Au , Hazebrouck est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Hazebrouck, une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centre,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Hazebrouck, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (79,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (70,5 %), zones urbanisées (21,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,7 %), zones agricoles hétérogènes (2,4 %), prairies (0,9 %), forêts (0,1 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 10 214, alors qu'il était de 9 837 en 2015 et de 9 502 en 2010.
Parmi ces logements, 92,9 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 6,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 73,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 26,6 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Hazebrouck en 2020 en comparaison avec celle du Nord et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,9 %) inférieure à celle du département (1,7 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 56,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (56,9 % en 2015), contre 54,5 % pour le Nord et 57,5 pour la France entière.
| Typologie | Hazebrouck | Nord | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 92,9 | 90,7 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 0,9 | 1,7 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 6,2 | 7,7 | 8,2 |

Aucune autoroute ne dessert Hazebrouck directement. L'A25 et l'A26 se situant respectivement à 15 km et 20 km. Néanmoins, plusieurs routes départementales desservent la ville telles que l'ancienne route nationale 42 (RD 642) qui permet de rejoindre rapidement à l'ouest Saint-Omer en 25 min, Calais en 1 h (via l'A26) et Boulogne-sur-Mer en 1 h 15 et à l'est Armentières en 25 min et Lille en 40 min (via l'A25).
L'ancienne Route nationale 16 (actuelle RD 916) permet aussi de rejoindre rapidement au nord Dunkerque en 40 min (via l'A25) et au sud Béthune en 30 min, Lens en 55 min, Arras en 1 h 15 , Amiens en 2 h et Paris en 3 h (via l'A26)
La gare d'Hazebrouck, 7e du Nord-Pas-de-Calais par sa fréquentation (1 718 719 voyageurs en 2022, sources SNCF[réf. incomplète]) est desservie par le TGV Nord européen (direct Paris Nord en 1 h 50 via Béthune-Lens-Arras) ainsi que par des TER Nord-Pas-de-Calais en direction d'Armentières en 20 min, Lille en 35 min, Saint-Omer en 15 min, Calais en 40 min, Dunkerque en 30 min, Béthune en 25 min, Lens en 45 min et Arras en 1 h.
L'aéroport international d'affaires de Merville - Calonne se trouve à 12 km au sud-est d'Hazebrouck par la D 946 en direction de Merville.
La ville est désignée Hazebroek en néerlandais, c'est-à-dire littéralement marais de/aux lièvres.
On parle parfois d'hazebroucker quelqu'un, en référence au juge Étienne Ceccaldi, que le garde des Sceaux Jean Lecanuet voulut muter à Hazebrouck en 1976 à titre de sanction, pour avoir refusé de modifier un rapport sur les ententes pétrolières conclues entre les grandes compagnies au détriment des petits producteurs,.
Hazebrouck était un village du comté de Flandre. Comme de nombreuses villes de Flandre, Hazebrouck dut tout au long de l'Ancien Régime subir les outrages des guerres entre les Pays-Bas bourguignons puis espagnols et la France, et au XXe siècle des deux guerres mondiales.
Il est coutume de relater que des moines, à l'aube de l'ère chrétienne, sous le règne de Dagobert Ier, défrichèrent les environs et asséchèrent une forêt marécageuse. L'élevage et la culture purent ainsi se développer. C'est à cette époque que saint Éloi serait venu évangéliser la contrée.
Entre 862 et 1384, le titre de comte de Flandre se transmet par neuf familles, de Beaudouin Bras de fer (862-879) à Louis de Male (1346-1384).
En 1122, le comte de Flandre, Charles le Bon attribue le statut et donc le nom de "Ville" à Hasbruc.
On trouve une première mention écrite d'Hasbroec en 1141 par l'archevêque de Reims, Samson de Mauvoisin qui confirme au chapitre de Cassel, la possession de terres, sises à Hasbroec. En néerlandais haas (haze en flamand occidental) signifie « lièvre », et broek « marais ».
C'était à cette époque un grand village vivant de chasse et de pêche qui dépendait de la châtellenie de Cassel et qui fut brûlé par Philippe de Valois en 1347. À cette époque les guildes, corporations d'artisans : boulangers, brasseurs, cordonniers, tisserands, drapiers… vont faire connaître la prospérité à la ville.
Les Gantois saccagèrent la ville en 1436.
Les Français de Charles VIII brûlèrent la ville le ().
En 1512 est construite la flèche de l'église Saint-Éloi (Turris Splendida) par Loocke Sanderus.
Du point de vue religieux, la commune était située dans le diocèse de Thérouanne puis dans le diocèse d'Ypres, doyenné de Cassel.
En 1565-1566, le canal d'Hazebrouck est creusé et le port d'Hazebrouck est implanté. À la même époque, la ville possède une grande place non pavée, au centre de laquelle existait une fosse entourée d'une haie. Les habitations en torchis et aux toits de paille ne possèdent qu'un rez-de-chaussée.
En 1582, la ville est détruite. Le premier hôtel de la ville d'Hazebrouck est construit en 1589. De 1602 à 1635, le Westhoek vit en paix.
En 1610, les Augustins ouvrent un collège dans les bâtiments de l'ancien couvent. Le couvent des Augustins est bâti en 1616. Cependant, la ville connaît de graves épidémies comme la peste en 1637, 1638 et 1646.
La bourgade compte 3 725 habitants en 1701, peu après son annexion au royaume de France sous Louis XIV par le traité de Nimègue en 1678. Ce traité entérine notamment les conséquences de la bataille de la Peene livrée un an plus tôt à Noordpeene.
Joseph Louis Étienne Cordier (1775-1849), ingénieur en chef des ponts et chaussées (et Membre de la légion d'honneur) écrit en 1820 à propos de l'arrondissement d'Hazebrouck qu'il a durant un certain temps constitué une exception juridique et fiscale étonnante : « Sous Louis XIV, les habitans contribuèrent à détruire une armée ennemie engagée dans ce pays coupé de haies, et reçurent pour récompense l'exemption des impôts indirects. Depuis 1790, ils ont perdu cette franchise ».
Selon ce même auteur, « d'après un système de défense qui semble aussi contraire aux lois qu'aux idées militaires, généralement adoptées, on s'oppose (dans l'arrondissement) à l'ouverture des canaux et des routes. En vain les conseils du département et de l'arrondissement, et les Préfets, ont demandé l'exécution des travaux indispensables que les habitans offrent de payer. Les ouvrages sont ajournés, et ces malheureux cultivateurs restent comme séparés de la France par la difficulté des communications ». Depuis 1790, les habitants de cet arrondissement « n'ont point obtenu le droit d'ouvrir des chemins, même de village à village » précise Cordier.



La ville servait essentiellement de base arrière pour les soldats anglais et australiens. Elle fut durement bombardée par les Allemands vers la fin de la Première Guerre mondiale, en 1917 et 1918. Une grande partie de la ville fut détruite.
Pendant la Première Guerre mondiale, un camp de travailleurs chinois venus travailler en France est installé à Hazebrouck.
Durant toute la Seconde Guerre mondiale, mais plus particulièrement après le , l'aviation britannique et américaine détruisit une partie de la ville car les pilotes visaient la gare et son nœud ferroviaire mais manquaient souvent leur cible.
En , des observateurs britanniques cachés dans la tour Saint-Éloi attirèrent le feu d'une batterie allemande située à Morbecque. Le clocher est sérieusement touché et la flèche s'effondra lors d'une tempête en décembre de la même année.
Le mercredi , les troupes allemandes abattent des occupants de la maison de la famille Verlyck. Ce massacre fait 5 victimes dans cette seule famille. Émile Verlyck était âgé de 46 ans, quatre de ses fils sont également assassinés : Émile (20 ans), Robert (19 ans), Paul (18 ans) et Maurice (16 ans). Deux jeunes de 16 ans se trouvent dans la maison des Verlyck au moment où surgissent les soldats allemands : Alfred Bourez et François Annieré. Ils sont eux aussi froidement abattus. Toute la population hazebrouckoise est bouleversée par ce carnage. Le conseil municipal décidera de changer le nom de la rue des Tilleuls pour lui donner le nom de rue Verlyck, y installant une stèle en souvenir du drame.
Le , Raoul Dautry, ministre de la Reconstruction, rend visite à Monsieur Plateel, maire, pour lui présenter le plan de reconstruction de la ville.
De 1971 à 1983, sous une municipalité socialiste (PS), Hazebrouck se dote d'un ensemble d'équipements publics: bibliothèque municipale, centre socio-éducatif (centre André-Malraux) ; projet « Hazebrouck Ville Ouverte » ; développement de logements sociaux et sensibilisation au patrimoine et à la qualité du cadre de vie en Flandre intérieure. Dès 1970, l'association « Menschen Lyk Wyder » sera au cœur de la réflexion sur la qualité de vie à Hazebrouck et en Flandre intérieure. Elle préfigurera la démarche du pays du « cœur de Flandres » du début des années 2000. Hazebrouck passe à cette époque la barre des 20 000 habitants.
En 1991 sous l'impulsion de Georges Degroote, l'association APREC se forme en vue de reconstruire la flèche de Saint-Éloi. Les travaux entrepris en 1993 se termineront en 1995.
Hazebrouck, situé depuis la Révolution française dans le département du Nord, fut chef-lieu de district puis d'arrondissement jusqu'en 1813 (transfert du chef-lieu à Cassel) puis de 1814 à 1815 (nouveau transfert à Cassel) et enfin de 1815 à 1926 année où l'arrondissement devient celui de Dunkerque, auquel la ville est désormais rattachée.
Elle était divisée depuis 1801 entre le canton d'Hazebrouck-Nord et le canton d'Hazebrouck-Sud, cantons dont la ville était le chef-lieu. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un unique canton d'Hazebrouck
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quinzième circonscription du Nord.
Hazebrouck, qui n'était jusqu'alors membre d'aucune intercommunalité à fiscalité propre, a adhéré en 2014 à la communauté de communes de Flandre Intérieure (CCFI) qui s'est alors constitué par la fusion de six petites intercommunalités. En 2024, cette communauté de communes s'est transformée en Communauté d'agglomération baptisée "Coeur de Flandre"
Lors du second tour des élections municipales de 2014 dans le Nord, la liste DVD menée par Bernard Debaecker obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 4 587 voix (44,40 %, 26 conseillers municipaux élus dont 13 communautaires), devançant de 276 voix celle DVG menée par Didier Tiberghien — maire-adjoint sortant, qui avait le soutien du maire sortant qui ne se représentait pas — qui a obtenu 4 311 voix (41,73 %, 7 conseillers municipaux élus dont 4 communautaires).
La troisième liste, FN, menée par Jessy Herlen, arrive loin derrière, avec 1 432 voix (13,86 %, 2 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire).
Lors de ce scrutin, 35,99 des électeurs se sont abstenus.
Lors des municipales 2020 s'opposent Valentin Belleval, divers droite, ancien adjoint au maire, devenu frondeur en 2016, ; Didier Tiberghien, ancien premier adjoint socialiste, ici à la tête d'une liste divers centre, et le maire sortant, Bernard Debaecker, arrivé en troisième position — dont le mandat avait été tumultueux et marqué par la démission de 9 élus de sa liste, qui contestaient la réorganisation totale des services municipaux menée par le maire et son directeur général des services — L'écart n'était que de 189 voix entre Valentin Belleval et Didier Tiberghien.
Le second tour est marqué par la victoire de la liste menée par Valentin Belleval (DVD) avec 41,96 % des suffrages exprimés (25 conseillers municipaux élus dont 12 communautaires), devançant la liste divers centre menée par Didier Tiberghien (34,58 %, 6 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires) et celle du maire sortant Bernard Debaecker, qui n'a obtenue que 23,45 % (4 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires),.
Lors de ce scrution marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 55,10 % des électeurs se sont abstenus.
La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2001.
Une expérience pilote de collecte des déchets avec un cheval de trait du Nord a été menée à Hazebrouck. Celle-ci a été abandonnée en , à la suite de la mort accidentelle d'un cheval.
L'enseignement à Hazebrouck totalise plus de 10 000 élèves et étudiants dans les établissements suivants: Enseignement Public
Le centre Hospitalier d'Hazebrouck est un établissement public de santé implanté sur le territoire de santé Lille Métropole et certifié par la Haute Autorité de Santé en 2019. Il assume les fonctions d'hôpital de proximité pour une population d'environ 124 000 habitants, avec une capacité de 94 lits d'hospitalisation[Quand ?], centrée sur la médecine, la chirurgie et la gynécologie-obstétrique, un Service d'Accueil des Urgences et un service d'Hospitalisation à Domicile d'une capacité de 30 places[Quand ?], d'une structure d'hébergement pour personnes âgées (EHPAD) de 136 places[Quand ?], d'un CSAPA (Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie) et de 20 lits[Quand ?] de Soins de Suite et de Réadaptation. Les patients bénéficient de consultations et d'avis de spécialistes ainsi que d'un plateau technique de qualité disposant d'un service d'imagerie médicale (scanner, IRM), de salles de blocs opératoires, de salles de naissance, d'une pharmacie et d'une stérilisation.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 21 912 habitants, en évolution de +2,2 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement âgée. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 46,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (51,1 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 23,0 % la même année, alors qu'il est de 18,1 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 10 409 hommes pour 11 503 femmes, soit un taux de 52,50 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,70 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Hazebrouck compte de nombreuses associations sportives qui permettent de pratiquer un large panel d'activités sportives et ludiques.
La ville dispose de nombreux équipements sportifs, à savoir :
Ces équipements sont mis à disposition des scolaires des établissements publics, privés, primaires, secondaires ainsi que des associations accueillant des adhérents hazebrouckois et les habitants de la Communauté d'agglomération "Cœur de Flandre"
liste des complexes sportifs de la ville d'Hazebrouck :
En 2021, la commune compte 9 507 ménages fiscaux, regroupant 21 114 personnes.
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département et de la métropole sont les suivants :
Au XVIe siècle, Hazebrouck possédait un port qui fut creusé en 1565-1566 alors que la ville dépendait de Philippe II d'Espagne (1555-1598). Les routes étaient difficilement praticables et on utilisait le canal pour le bois de chauffage et le charbon qui alimentaient les machines à vapeur des filatures et tissages. Le textile employa près de 1 500 personnes plus particulièrement dans le quartier de la rue de Merville. Depuis le port a été comblé, il reste le nom, rue du Rivage.

Au XIXe siècle, la ville dut son développement à la création d'un nœud ferroviaire où se séparaient les lignes Lille-Dunkerque (septembre 1848) et Lille-Calais (1861). D'autres voies uniques desservaient les villes de Merville ou d'Hondschoote mais aussi les villes belges de Poperinge et d'Ypres.
La plus importante zone d'activité d'Hazebrouck est celle du parc de la Creule, d'une superficie de 14 hectares, situé au bord de la rocade contournant la ville (RD 642 Lille-St Omer-Boulogne)
350 commerces présents à Hazebrouck, 4 zones commerciales avec de nombreuses enseignes nationales pour un bassin de population de 100 000 habitants.
L'activité économique et commerciale d'Hazebrouck s'étend sur :
C'est en 1928 que les amis de la société philanthropique Tisje Tasje (légendaire colporteur flamand, 1765-1842) voulurent se doter d'un géant, Roland van Hazebroeck. Ce personnage aurait participé à la quatrième croisade qui n'arriva jamais à Jérusalem.
Lors de la fête et de la foire de la mi-carême, un cortège composé de chars tirés par des chevaux circulait dans la ville. Ils sont désormais tractés par des tracteurs agricoles. Les chars de l'agriculture, de la charité, des noix (en mémoire d'un procès qu'ont gagné au Moyen Âge des avocats hazebrouckois contre un seigneur qui voulait garder ses noix pour lui seul, selon la légende), précédent celui du géant Roland.
Pendant de nombreuses années, un ballon aérostatique prit son envol depuis la grand place, le lundi des fêtes de la mi-carême.
Cette fête demeure toujours d'actualité de nos jours.
Chaque année, le 3e week-end de septembre est animé par l'opération « Ville ouverte » où les artistes de rues déambulent au milieu des brocanteurs et des associations locales.


À Hazebrouck sont nés :