| Créateur | |
|---|---|
| Développé par | Google et Michael T. Jones (d) |
| Première version | |
| Dernière version |
10.75.0.1 (Android, ) 10.75.0 (iOS, ) 7.3.7 (Microsoft Windows, noyau Linux), |
| Écrit en | C++ |
| Interface | Qt |
| Système d'exploitation | Microsoft Windows, macOS, Linux, Android, Android Automotive et iOS |
| Environnement | Navigateur web et Microsoft Windows |
| Formats lus | Keyhole Markup Language, Keyhole Markup Language Zipped (d), Google Earth placemark (d) et Google Earth placemark (Unicode) (d) |
| Formats écrits | Keyhole Markup Language, Keyhole Markup Language Zipped (d), Google Earth placemark (d) et Google Earth placemark (Unicode) (d) |
| Langues | Multilingue |
| Type | Globe virtuel |
| Licence | Gratuiciel |
| Site web | www.google.com/earth, earth.google.com/web |
Google Earth est un programme informatique créé par l'entreprise Google, permettant une visualisation de la Terre avec un assemblage de photographies aériennes ou satellitaires. Anciennement produit par Keyhole inc., alors d'accès payant, ce logiciel permet à tout utilisateur de survoler la Terre et de zoomer sur un lieu de son choix. Selon les régions géographiques, les informations disponibles sont plus ou moins précises. Ainsi un habitant d'une métropole peut localiser son restaurant préféré, obtenir une vue en 3D des immeubles de la métropole, alors que la résolution des photos d'une bonne partie de la Terre est très faible. La modélisation en trois dimensions des constructions, initialement réalisée à l'aide du logiciel SketchUp, est maintenant créée automatiquement à l'aide d'algorithmes utilisant pour une part les prises de vues Street View et des données d'altitude.
En 1994, la société allemande ART+COM présente TerraVision pour la première fois au public lors de la conférence de l'UIT à Kyoto. ART+COM a déposé un brevet aux États-Unis en , reconduit en . Dux ans plus tard, vers 2004, Google note que plus de 25 % de ses recherches ont une dimension géospatiale (dont pour les recherches de cartes et d'itinéraires). En octobre Google achète Keyhole[16] et le logiciel EarthViewer de Keyhole servira de base à ce qui devient Google Earth en 2005, tandis que d'autres aspects de sa technologie sont intégrés à Google Maps.
En 2014, aux USA, la société ART+COM attaque Google pour violation de brevet, via un procès qui dure de 2014 à 2017, visant à savoir si Google Earth s'est inspiré du code de Terravision. ART+COM perd en première instance, puis en appel.
En 2021, Netflix produit une série romancée relatant l'histoire, The Billion Dollar Code. La série Netflix décrit l'invalidation du brevet d'ART+COM lors du procès, mais ne présente pas le témoignage, pourtant décisif, de Stephen Lau, un ancien employé (décédé du COVID-19 en ) du Stanford Research Institute (SRI), organisme à but non lucratif financé par le gouvernement fédéral. Il avait témoigné avoir développé pour le SRI une application de visualisation de la terre appelée TerraVision, dont il avait partagé et discuté le code avec ART+COM. Les systèmes de SRI et d'ART+COM, appelés tous deux Terravision, utilisaient une pyramide d'images multirésolution permettant aux utilisateurs de zoomer de la haute à la basse altitude. ART+COM a ensuite accepté de renommer son produit en raison de l'antériorité de celui de SRI. Comme ART+COM n'a pas fait référence au TerraVision de SRI comme technique antérieure (prior art) dans sa demande de brevet, le brevet d'ART+COM a été invalidé.
Cette même année 2021, Google remplace sa fonctionnalité de calques par une nouvelle version dans son logiciel Google Earth, permettant de regrouper certains calques, mais en supprimant certainnes fonctionnalités.
Google Earth est disponible en 4 versions :
Le logiciel est présent sur diverses plateformes : Linux, macOS, Windows, Android, Blackberry, Storm et iOS.
Le , Google a sorti une version destinée pour le système d'exploitation Mac OS X, téléchargeable à partir du site web de Google Earth. Excepté les quelques remarques faites un peu plus loin dans cet article, la version Mac semble être stable et finie, avec pratiquement toutes les mêmes fonctionnalités que la version originale pour Windows. Le , une version Macintosh fonctionnelle ainsi que quelques captures d'écran ont fuité sur Internet, soit à peu près un mois avant sa sortie. Cependant, cette version paraissait réellement inachevée notamment parce que le menu d'aide et l'affichage de la licence n'étaient pas opérationnels, signe révélateur que cette version était uniquement destinée à un usage interne à Google. Cette dernière n'a pas fait de remarque sur cet événement.
Actuellement, il est nécessaire de posséder la version 10.3.9 ou 10.4 de Mac OS X pour pouvoir utiliser la version Mac de Google Earth. De plus, actuellement, aucune version « Pro » ou « Plus » n'existe en version stable, et il n'y a pas non plus de navigateur embarqué (boussole en haut à droite) et ni d'interface directe vers Gmail. Quelques bugs apparaissent également au niveau de la barre de menu (notamment lors d'un basculement vers d'autres programmes), au niveau des bulles infos et au niveau de l'impression.
La dernière version (la 4.0.2722, sortie le ) est actuellement disponible en tant que version bêta et apporte de nouvelles fonctionnalités avec entre autres une nouvelle interface utilisateur et la possibilité pour les utilisateurs de Mac OS X de passer à la version « Plus ».
Google Earth est apparu sur Linux avec la version 4 bêta, en tant que produit natif utilisant la bibliothèque logicielle Qt.
Le , Google Earth est sorti en version iPhone. Cette version est disponible pour les iPhone et iPod Touch. Cette version a été grandement critiquée par les utilisateurs à cause de sa difficulté d'utilisation. Par contre, une fois que l'utilisateur comprend comment utiliser ce logiciel, il se retrouve alors dans une version très complète de Google Earth. Il suffit de bouger l'appareil afin de voir le relief. On peut aussi dessiner un cercle avec ses doigts afin de faire changer la direction.
La résolution de l'image fournie par le programme Google Earth dépend avant tout de l'endroit géographique. En effet, la résolution n'est pas homogène sur toute la planète et, d'une manière générale, les grandes agglomérations sont beaucoup plus détaillées que les milieux ruraux. L'endroit précis où l'image a une résolution maximale se trouve aux coordonnées 37° 25′ 20,35″ N, 122° 05′ 06″ O ou voici l'adresse : Siège de Google, Mountain View, Californie, USA. Il s'agit du Campus Google, le siège de l'entreprise, où l'on peut observer le logo du moteur de recherche aux abords d'une piscine avec une résolution d'1 pouce par pixel (environ 2,58 cm/pixel).[réf. nécessaire]. Certains endroits sont encore plus précis, notamment ici en Afrique du Sud, où l'on peut observer un troupeau d'hippopotames.
Après son acquisition de Keyhole, Google a ajouté au logiciel une fonction permettant d'afficher des bâtiments en 3D modélisés par des blocs de couleur grise. Ainsi, grâce aux informations fournies par les Sanborn maps[réf. nécessaire], il était possible d'observer de nombreuses villes américaines dès . Le , Google rachète @Last Software (entreprise à l'origine du logiciel SketchUp) qui crée un plugin pour permettre d'obtenir un rendu 3D dans Google Earth.
À l'origine, seules quelques villes américaines étaient concernées par cette fonction. En 2015, certaines villes, même de moyenne importance, sont modélisées en 3D. L'intérieur d'un certain nombre de bâtiments célèbres comme le musée du Prado de Madrid, accessible avec ses principales œuvres, est également modélisé.
Il existait une banque d'images 3D créée par la communauté d'utilisateurs, qui permettait de visualiser directement des œuvres dans Google Earth. En , Google a annoncé que les bâtiments en 3D créés par les utilisateurs seraient progressivement remplacés par une modélisation automatique. Les raisons principales sont une homogénéité plus forte, et le renforcement de la compétitivité vis-à-vis de services utilisant cette technologie, tels que Here Maps ou Bing Maps.
La version du logiciel Google Earth 7 au minimum est requise pour visualiser cette modélisation.
La version 7.3 de Google Earth sortie en est entièrement réalisé en 3D, les reliefs terrestres et maritimes ainsi que les bâtiments sont visibles.
Dans la version 4.2 de Google Earth, un simulateur de vol est inclus. La combinaison de touche (Ctrl + Alt. + A) active cette fonctionnalité.
Dans la version 5.2 de Google Earth, un navigateur web est inclus. Ne pas cocher « Afficher les résultats Web dans un navigateur externe » active cette fonctionnalité.
Dans une nouvelle version de Google Earth, lancée en , un outil permet de mesurer les distances entre plusieurs lieux sur la carte. Cet outil permet aussi de mesurer des surfaces, des périmètres, et des circonférences. Cette fonctionnalité est disponible pour le web (Google Chrome), ainsi que pour Android et IOS.
La fonction Timelapse permet de consulter des images satellites anciennes. Elle est enrichie et unifiée en , permettant alors de consulter partout dans le monde l'évolution d'un espace sur les quarante dernières années.
Pour accéder aux principales fonctionnalités de Google Earth, il n'est plus nécessaire de télécharger une application, mais simplement d'accéder à un lien . Initialement uniquement compatible avec Chrome, Google Earth en ligne est maintenant avec les autres navigateurs (Edge ou Firefox).
Le téléchargement de Google Earth Pro permet des fonctionnalités plus avancées, comme du travail sur SIG ou de l'archivage.
En 2020, Google Earth Engine est une plateforme cloud rendant notamment les données Landsat et Sentinel-2 facilement accessibles aux chercheurs. Google Earth Engine offre un catalogue de données et des ressources de calcul et d'analyse permettant aux scientifiques de collaborer autour de données, d'algorithmes et de visualisations. Des API en Python et JavaScript permettent d'interroger les serveurs et inclut une interface utilisateur graphique[104] pour le développement d'applications.
Un premier prototype d'Earth Engine, fondé sur le système CLASlite de la Carnegie Institution for Science et le Sistema de Alerta de Desmatamento (SAD) de l'organisation Imazon, a été présenté en 2009[105] lors de la COP15 ; Earth Engine a ensuite été officiellement lancé en 2010 lors de la COP16, accompagné de cartes des ressources en eau du bassin du Congo et des forêts du Mexique, réalisées par des chercheurs via cet outil.
En 2013, des chercheurs de l'Université du Maryland ont produit les premières cartes mondiales à haute résolution du couvert forestier et de sa perte en utilisant Earth Engine, confirmant un recul lobal du couvert forestier. D'autres applications initiales d'Earth Engine ont couvert des sujets variés, tels que : la surveillance de l'habitat des tigres, la cartographie des risques de paludisme, le suivi des eaux de surface à l'échelle mondiale, l'augmentation de la végétation autour du mont Everest et l'indice annuel d'intégrité des paysages forestiers. Depuis lors, Earth Engine a été utilisé pour la rédaction de centaines d'articles scientifiques dans de nombreux domaines, notamment : la foresterie et l'agriculture, l'hydrologie, la surveillance et l'évaluation de la qualité de l'eau, la surveillance et l'évaluation des catastrophes naturelles, la cartographie urbaine, les sciences de l'atmosphère et du climat, ainsi que la cartographie des sols. Earth Engine est gratuit à des fins universitaires et de recherche depuis son lancement, mais son utilisation commerciale était interdite jusqu'en 2021, date à laquelle Google a annoncé une version préliminaire d'Earth Engine en tant qu'offre cloud commerciale, avec Unilever, l'USDA et Climate Engine parmi les premiers utilisateurs.
Une extension de Google Earth Engine, est le Google Planetary Engine, un ensemble d’outils et de modèles (intégrés dans l’écosystème Google, dans le Cloud) visant à analyser, simuler et visualiser des données et phénomènes à échelle planétaire. Cette plateforme de calcul géospatial massif permet de traiter des volumes massifs de données environnementales, climatiques, géologiques ou urbaines, provernant notamment des satellites Landsat, MODIS et Sentinel, pour en extraire des modèles prédictifs globaux. En 2026, cette « machine planétaire » est capable (grâce à l'IA) d’agréger des données hétérogènes (satellites, capteurs, archives géospatiales) et de les transformer en représentations dynamiques du système Terre, utilisables pour aider des chercheurs, scientifiques, prospectivistes et décideurs qui doivent comprendre et communiquer sur les impacts des crises écologiques (biodiversité, changement climatique, santé environnementale/pandémies..), par exemple pour améliorer la planification territoriale ou la gestion des risques climatiques,.
Il existe de nombreuses polémiques vis-à-vis de ce logiciel, quant à la possibilité de visualiser des images de zones sensibles (installations militaires, nucléaires) ou des éléments de la vie privée,.
Le logiciel pose également des problèmes de sécurité aux individus, ayant aidé des cambrioleurs à dévaliser des maisons dans un quartier chic de la banlieue de Moscou.
En 1994, la société allemande ART+COM a présenté TerraVision pour la première fois au public lors de la conférence de l'UIT à Kyoto. ART+COM a déposé un brevet aux États-Unis en , reconduit en . La société a attaqué Google pour violation de brevet en 2014. Un procès a eu lieu aux États-Unis entre 2014 et 2017 pour déterminer si Google Earth s'était inspiré du code de Terravision. ART+COM a perdu en première instance, puis en appel.
En 2021, Netflix a produit une série romancée relatant cette histoire, The Billion Dollar Code. La série Netflix décrit l'invalidation du brevet d'ART+COM lors du procès, mais ne présente pas le témoignage, pourtant décisif, de Stephen Lau, un ancien employé (décédé du COVID-19 en ) du Stanford Research Institute (SRI), organisme à but non lucratif financé par le gouvernement fédéral. Il avait témoigné avoir développé pour le SRI une application de visualisation de la terre appelée TerraVision, dont il avait partagé et discuté le code avec ART+COM. Les systèmes de SRI et d'ART+COM, appelés tous deux Terravision, utilisaient une pyramide d'images multirésolution permettant aux utilisateurs de zoomer de la haute à la basse altitude. ART+COM a ensuite accepté de renommer son produit en raison de l'antériorité de celui de SRI. Comme ART+COM n'a pas fait référence au TerraVision de SRI comme technique antérieure (prior art) dans sa demande de brevet, le brevet d'ART+COM a été invalidé.
En , des scientifiques des Jardins botaniques royaux de Kew annoncent la découverte d'un « monde perdu » abritant plusieurs nouvelles espèces animales grâce à Google Earth.
Le , plusieurs paléontologues de l'université de Wits découvrent deux squelettes partiels d'hominidés, conservés depuis environ 1,78 à 1,95 million d'années grâce au logiciel de Google.
D'autres logiciels ou services permettent de naviguer sur des globes virtuels :