| Grande-Synthe | |||||
Mairie de Grande-Synthe. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Dunkerque | ||||
| Intercommunalité | Communauté urbaine de Dunkerque | ||||
| Maire Mandat |
Arnaud Declunder 2026-2032 |
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| Code postal | 59760 | ||||
| Code commune | 59271 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Grand-Synthois | ||||
| Population municipale |
20 239 hab. (2023 |
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| Densité | 944 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 51° 00′ 50″ nord, 2° 18′ 10″ est | ||||
| Altitude | Min. 0 m Max. 17 m |
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| Superficie | 21,44 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Dunkerque (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Dunkerque (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Grande-Synthe (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Treizième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.ville-grande-synthe.fr | ||||
| modifier |
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Grande-Synthe (en flamand occidental et néerlandais : Groot-Sinten) est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
Avec ses 20 239 habitants, Grande-Synthe est la principale ville de la périphérie de Dunkerque, dont elle abrite d'ailleurs une partie du port.
Limitrophe de Dunkerque, à 6 km à l'ouest de son centre, Grande-Synthe est située sur la façade maritime du triangle le plus densément peuplé, urbanisé et équipé de voies de communication du continent européen [réf. souhaitée]. En effet, Grande-Synthe est reliée à Lille par l'autoroute A25, au Tunnel sous la Manche via Calais et à Bruxelles par l'A16.
Cette proximité maritime confère à la ville un climat océanique tempéré. La ville a été amenée à renoncer à sa côte naturelle pour mieux accueillir les bateaux du monde entier grâce au port en eau profonde de Dunkerque.
Dans la Flandre française s'achevant sur les monts d'Artois, Grande-Synthe dispose d'un tissu d'axes de communication diversifié : autoroutes gratuites sur de longues distances, gare TGV à Dunkerque mettant Paris à 1 h 30 de la côte, proximité du tunnel sous la Manche, voies navigables intérieures, première gare de triage de France en volume traité, etc.
Les communes limitrophes sont Armbouts-Cappel, Brouckerque, Dunkerque et Spycker.
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le canal de Bourbourg, le bassin maritime de Dunkerque, la dérivation Ouest du Noortgracht, le Noortgracht Est, le Noortgracht Ouest de Grande Synthe, le watergang de l'Ouest, la Ferme Swaenepole, la Nieuw Aelbeke et divers autres petits cours d'eau,.
Le canal de Bourbourg relie l'Aa à l'ouest de Bourbourg aux ports intérieurs de Dunkerque.

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le bassin de Mardyck, d'une superficie totale de 124,9 ha (72,5 ha sur la commune) et le bassin Maritime, d'une superficie totale de 235 ha (59,4 ha sur la commune),.
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Delta de l'Aa ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 208 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Aa. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'Institution intercommunale des Wateringues.
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 711 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dunkerque à 6 km à vol d'oiseau, est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 690,8 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
16,4 1.1.2022 |
19,1 24.2.2021 |
24,8 24.3.1896 |
28,4 29.4.1955 |
34 31.5.1892 |
34,8 11.6.1900 |
41,3 25.7.2019 |
36,2 19.8.1932 |
35,2 8.9.1898 |
28 1.10.1908 |
20,3 2.11.1899 |
16,6 23.12.1977 |
41,3 2019 |
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| Maximale moyenne | 7,6 | 8 | 10,2 | 13,1 | 16 | 18,9 | 21,2 | 21,7 | 19,3 | 15,6 | 11,1 | 8,3 | 14,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 5,5 | 5,7 | 7,7 | 10,3 | 13,3 | 16,1 | 18,4 | 18,8 | 16,5 | 13 | 9 | 6,2 | 11,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 3,4 | 3,5 | 5,3 | 7,4 | 10,5 | 13,3 | 15,5 | 15,8 | 13,6 | 10,4 | 6,9 | 4,2 | 9,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−13,4 17.1.1985 |
−18 12.2.1929 |
−7 2.3.1929 |
−5,2 5.4.1911 |
−1 4.5.1929 |
3 30.6.1892 |
6 4.7.1911 |
4 28.8.1927 |
3,4 27.9.1912 |
−4 21.10.1908 |
−7 10.11.1908 |
−13,4 20.12.1938 |
−18 1929 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 53,9 | 45,4 | 41,9 | 36,7 | 45,5 | 54,5 | 58,5 | 64,2 | 64,9 | 73 | 79,5 | 72,8 | 690,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 11,4 | 9,9 | 9,2 | 7,9 | 8,6 | 8,8 | 8,5 | 9,4 | 9,9 | 11,9 | 13,1 | 12,8 | 121,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 3,5 | 3,1 | 2,8 | 2,4 | 3,3 | 3,7 | 4 | 4 | 4 | 5,1 | 5,4 | 5,2 | 46,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 1,2 | 0,8 | 0,6 | 0,6 | 0,9 | 1,4 | 1,8 | 1,8 | 1,9 | 2 | 2,2 | 1,9 | 17,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
28,8 12.1.2017 |
27 4.2.1930 |
23,7 2.3.1970 |
32,3 19.4.1988 |
55 30.5.1981 |
45,2 12.6.1933 |
48 13.7.1995 |
79,1 29.8.1996 |
61,6 2.9.1998 |
38,6 9.10.2009 |
49,2 19.11.1991 |
29,4 8.12.1949 |
79,1 1996 |
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La commune s'inscrit dans les « paysages des dunes de la mer du Nord » tels qu’ils sont définis dans l’atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL),.
Ces paysages concernent 23 communes du Nord et du Pas-de-Calais avec trois pôles d’attraction que sont Calais à l'ouest et Dunkerque à l’est et, dans une moindre mesure, Gravelines au centre où se trouve le delta du fleuve côtier l’Aa. On y distingue trois parallèles : la frange côtière avec son cordon dunaire ; l'ancienne route nationale 1 et l'Autoroute A16.
Ces paysages sont composés d’un cordon dunaire de 60 km typique des paysages nordiques et que l’on retrouve aux Pays-Bas et en Belgique. Ce cordon littoral datant du VIIIe siècle s’est constitué durant la dernière transgression marine et joue un rôle de digue en protégeant la plaine maritime de l’invasion de la mer. Sa taille n’excède pas, en largeur, quelques centaines de mètres et, en hauteur, une dizaine de mètres.
Une particularité de ces paysages est la présence de moëre (marais en flamand), point le plus bas du territoire français, avec une altitude de - 4 m. leur assèchement est entrepris dès 1619 par 23 moulins à vent qui vont pomper l’eau et l’acheminer vers la mer par des watringues. Ces polders, terres gagnées sur la mer, ainsi constitués sont les plus anciens de l’Europe du Nord.
Les cultures ne représentent que 35 % de ces paysages des dunes de la mer du Nord.
Concernant l'activité humaine, à l’ouest de ces paysages se trouve : la région de Calais, avec le tunnel sous la Manche et l'activité portuaire de Calais tournée vers l’Angleterre ; à l’est, la zone urbaine de Dunkerque et ses installations portuaires et, au centre, la zone de Gravelines avec son port de plaisance et sa centrale nucléaire.
Sur le plan de la biodiversité, on y observe de nombreux déplacements d’oiseaux marins, côtiers ou terrestres ainsi que des phoques veau-marin installés sur les bancs de sable.
La commune est l'une des premières de l'ancien Nord-Pas-de-Calais et de France à avoir largement appliqué les principes de la gestion différentiée de ses espaces verts pour y restaurer une certaine biodiversité. Elle dispose de plusieurs milieux importants pour la trame verte locale, dont le « Puythouck » (130 ha incluant 3 ha de verger pédagogique) et le « Prédembourg » (81 ha). Bien que très industrialisée, la commune voit aussi passer de très nombreux oiseaux en migration, grâce à sa position sous un corridor de migration d'importance paneuropéenne.
Ceci lui a permis d'obtenir le titre de Capitale française de la biodiversité, décerné par NatureParif, lors du 1er concours pour ce titre lancé en 2010, année mondiale de la biodiversité.
La commune a ainsi pu co-représenter la France au Japon lors de la Conférence mondiale sur la biodiversité de Nagoya (2010).
Grande-Synthe et le proche site industriel d'ArcelorMittal-Dunkerque sont aussi et pour trois ans (à partir de 2012) le lieu d'une étude scientifique pluridisciplinaire sur la biodiversité. Cette étude, dite « CUBA », financée par le Conseil régional et sélectionnée avec le soutien de la FRB (Fondation pour la recherche pour la biodiversité) a été lancée dans le cadre d'un appel à projets Biodiversité.
L'acronyme CUBA signifie « les Corridors de l'Un sont les Barrières des Autres », car il s'agit ici d'étudier plus finement (échelles des micro-paysages) l'intégrité écologique d'un territoire et la fonctionnalité du maillage des corridors via les interactions entre corridors biologiques naturels ou semi-naturels. Un des sujets d'étude est le fait qu'un corridor pour une espèce peut être une barrière écologique (voire quand il s'agit d'un milieu artificiel, un piège écologique) pour une autre ; dans un même environnement (urbain en l'occurrence), certaines espèces ont des besoins différents voire contradictoires (espèces aquatiques et terrestres, par exemple). Les chercheurs tenteront ici de mesurer la fonctionnalité de la trame verte à l'échelle communale en étudiant la distribution et les déplacements de quelques espèces animales indicatrices, aux exigences écologiques connues et contradictoires en termes d'habitats, de gestion et de sensibilité à la fragmentation. Différents taxons de papillons, amphibiens, oiseaux et mammifères seront suivis à différentes échelles (individus, populations et communautés d'espèces), avec « analyse critique des méthodes de suivi […] état de référence et recommandations en termes d'aménagement et de gestion ».
Pour cela, de nombreux scientifiques et ingénieurs vont in situ étudier ces interactions, sur la base d'observations des déplacements de la faune dans le paysage communal et du site industriel (Le porteur du projet est le BE Biotope, en partenariat avec le Muséum national d'histoire naturelle, l'Université d'Angers, le Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier et l'Université de Lille 1 (sciences et technologies), avec aussi les bagueurs locaux de Cap Ornis Baguage et des ONGE spécialisées dans le domaine de la biodiversité et de l'écologie.
Une « écomaison » préfigure aussi un écoquartier de 400 logements écologiques intégrant un souci de mixité sociale, conçu avec les concepteurs de BedZED. C'est une maison « zéro carbone » (à émissions de CO2 très réduites et compensées par une production d'énergie) construite par les auteurs du quartier de BedZED en Angleterre (Zedfactory) et Claude Debrock. C'est l'ancienne « maison témoin » d'une foire expo qui joue ici un rôle de vitrine, préalable à l'un des écoquartiers qui naissent dans la région. Le public peut la visiter en semaine.
En , le maire de la ville, Damien Carême, (élu EELV) annonce qu'il souhaite implanter des fermes urbaines bios dans le centre-ville de Grande-Synthe. Ces fermes fourniront les cantines de l'école et les légumes seront également vendus aux habitants. Dans cette stratégie, la commune a mis à disposition de ses habitants des chevaux pour le transport, et utilise l'éco-paturage pour entretenir ses zones vertes.
En , Grande-Synthe est la première commune à lancer le Revenu de transition écologique. Lors d'une conférence de presse, le , la mairie annonce qu'« il s'agit de verser une aide financière et d'offrir un accompagnement à toutes les personnes ayant une activité à incidence écologique et sociale ». Cela se fait sous l'égide de la Coopérative de transition écologique qui est chargée d'accompagner les projets et de déterminer les critères de leur éligibilité. L'outil juridique en est une société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) dont le nom est TILT. Elle a été créée le .
Au , Grande-Synthe est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Dunkerque, une agglomération intra-départementale regroupant huit communes, dont elle est une commune de la banlieue,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dunkerque, dont elle est une commune du pôle principal,. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.
La commune, bordée par la mer du Nord, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (75 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (68,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (48 %), zones urbanisées (21,7 %), zones agricoles hétérogènes (11,3 %), eaux continentales (8,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (5,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,7 %), terres arables (2,6 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le réseau de transports en commun de la communauté urbaine de Dunkerque, DK'Bus, dessert la commune avec les lignes C1, C2, C4, 15, 17, 18, 19 et 23. Le réseau est entièrement gratuit. Le pôle d'échange Grande-Synthe Puythouck situé à l'ouest de la commune centralise toutes ces lignes. Les lignes Chrono (Lignes C..) ont une fréquence de 10 minutes du lundi au samedi, 15 minutes pendant les vacances d'été, et 30 minutes les dimanches et jours fériés.
Grande-Synthe a d'abord été un village rural de fermes entourées de champs gagnés sur la mer au fil des siècles. La première mention des Synthes date de 648. Le mot Synthe serait apparenté au néerlandais sint « saint » et au latin sanctus « sacré », à cause d'une relique. À partir du VIIIe siècle, les Bénédictins canalisent les eaux, en ayant recours aux wateringues qui drainent le sol et s'écoulent dans les fleuves comme l'Aa, ou directement dans la mer.
De nouvelles terres sont ainsi rendues cultivables par les seigneurs et abbayes. La puissance vient de la terre, de sa possession et de sa capacité à nourrir les familles. Les Synthois restent des agriculteurs à l'abri des dunes. Le village s'appelle Sentinas au IXe siècle.
Avant la Révolution française, la paroisse était incluse dans le diocèse de Thérouanne, puis, à la disparition de celui-ci, dans le diocèse de Saint-Omer.
Le comte Jean fait édifier une première digue dès 1280 au niveau de l'actuelle rue qui porte son nom. La Flandre maritime vit une suite d'alliances, mariages, successions, hégémonies cycliques abbayes diverses ; elle devient un enjeu stratégique entre les trois grandes puissances des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles : Espagne (qui occupe alors les Pays-Bas), Angleterre et France.
En 1558, après la reprise de Calais par les Français, le Maréchal de Thermes, Paul de La Barthe de Thermes, mène une expédition française en Flandre, alors terre espagnole (Charles Quint puis Philippe II), et prend Grande-Synthe.
Le , Dunkerque et les bourgades environnantes changent de nationalité trois fois dans la même journée : espagnole le matin, française à midi, anglaise le soir. En 1662, Louis XIV rachète la place aux Anglais. Grande-Synthe, qui dépend du châtelain de Bergues, entre dans le territoire de Dunkerque.
À la veille de la Révolution, en 1750, l'église du village détient quelques terres, (d'une église à une autre, les situations sont très inégales) situées pour l'essentiel dans la paroisse. Ces biens sont administrés par un « conseil de fabrique »; les terres sont louées et le produit de la location entre dans les recettes de l'église. L'église de Grande-Synthe est pauvre, et possède moins d'une mesure de terre, soit quelques ares.
La fin du XIXe siècle fut une époque stable et prospère pour les familles synthoises.
Lors de la Première Guerre mondiale, les rives de l'Yser deviennent une ligne de front. Dunkerque ne « tombe » pas et sert de « camp retranché ». Les plages permettent d'amener les troupes du Commonwealth grâce aux aérodromes aménagés autour de la ville. En 1916 et jusqu'en , Grande-Synthe est placée sous l'autorité du « commandement d'étapes » de Gravelines, de même que Bourbourg-ville et Bourbourg-Campagne, Saint-Pierre-Brouck, Cappelle-Brouck, Loon-Plage : c'est un service de l'armée qui organise le stationnement et le passage de troupes, en arrière du front). Il organise le passage et le cantonnement des troupes, soldats français et belges ; il répartit, entre les communes, les travailleurs agricoles (136 à 143 selon les moments) ; il décide de fermer les cabarets ayant servi à boire aux soldats en dehors des heures réglementaires sont fermés. À Grande-Synthe, se trouve un parc de bétail pour l'ensemble du « commandement d'étapes ». En , la distillerie Trystram, située au pont de Spycker, bénéficie de l'arrivée de dix prisonniers allemands sous la garde d'un brigadier et de deux hommes. La commune dépend à partir de du « commandement d'étapes » de Spycker puis Steene, puis, en 1917-1918, de ceux de Petite-Synthe transféré à Coudekerque-Branche et de celui de Téteghem.
Dès le retour de la paix, la première usine locale est créée le long du canal de Bourbourg. Le groupe Carel et Fouché y fabrique des péniches ; jusqu'à 400 salariés y travaillent entre les deux guerres, alors que la ville comptait moins de 3 500 habitants. La « cité des Deux-Synthe » est construite pour héberger ouvriers et contremaîtres.
L'électricité arrive en 1923 ; le village est prospère : il permet la transformation des produits agricoles et une substantielle valeur ajoutée.
La Seconde Guerre mondiale est un bouleversement pour Grande-Synthe. L'offensive allemande par la Meuse et la Somme encercle les troupes anglo-françaises dans la poche de Dunkerque. L'opération Dynamo permet à de nombreux soldats, britanniques et français, de rembarquer pour l'Angleterre. Le 60e anniversaire fut célébré en 2000 à Dunkerque. Freinés par l'ouverture des vannes qui inondent les sols en dessous du niveau de la mer, les Allemands se replieront sur la ville en 1944. Ils ne se rendront qu'une fois Berlin tombée, un jour après la signature de l'armistice, le .
Pendant l'Occupation, ils s'intéressent au « terrain d'aviation » ; ils transforment la ferme du petit Prédembourg en Kommandantur. Les Anglais bombardent le village en voulant détruire ces aéroports, d'où décollaient des avions allemands participant au blitzkrieg contre l'Angleterre.
Après le débarquement de , après la fin de la bataille de Normandie, la percée alliée va se heurter à un ennemi sur la défensive. Dans la nuit du au , les villageois encore présents furent chassés de leur domicile en quelques heures. L'église est dynamitée et 239 des 371 maisons de la commune furent complètement détruites, et 132 sinistrées.
De retour 8 mois plus tard, les habitants doivent tout reconstruire, doivent rendre la terre cultivable de nouveau, traumatisés les mines. Les marraines de guerre américaines et canadiennes envoient des chèques et des colis. Le , le Général de Gaulle accorde au village une « croix de guerre ».
Le , le chef du gouvernement provisoire de la République française, Charles de Gaulle, en tournée dans le Nord-Pas-de Calais, s'arrête à Grande-Synthe après un passage par Bruay-en-Artois, Béthune, Frévent, Saint-Pol-sur-Ternoise, Dunkerque, avant de gagner Gravelines, Calais, Marquise, Boulogne-sur-mer, Le Portel. Partout l'accueille une foule enthousiaste même si marquée par la guerre et le ravitaillement difficile. Partout le message du chef de gouvernement est le même : « au travail pour reconstruire le pays ».
Pour retrouver son rang de puissance économique, il faut de l'acier issu d'une usine performante : elle sera implanté sur les terres synthoises ; les premières expropriations ont lieu à la fin des années 1950, (ArcelorMittal Dunkerque). Autour du site industriel, une véritable ville est bâtie pour loger ceux qui y travailleront. Une ville-champignon sort de terre.
On découvre des vestiges de galions en creusant les fondations de l'usine. Les logements sont déjà occupés : en « cité » ou en HLM. Grand-Synthois de souche et nouveaux arrivants ont en commun que leur vie est faite de ruptures… surtout les femmes qui suivent leurs maris.
En juin 1965, le stade de football Jean-Deconninck est inauguré, l'église Saint-Jacques est consacré en , en même temps que la gare de triage.
Des groupes industriels s'implantent en Flandre maritime : transports, énergies, main-d'œuvre… Vers 1975, le choc pétrolier inaugure une réfléxion sur l'amélioration du cadre de vie, et une aspiration au retour à la nature. Le quartier de Courghain sera conçu pour valoriser le « bien-être familial dans un paysage respectueux de la Flandre » ; un « poumon vert » sera créé artificiellement au Puythouck. Beaucoup de jeunes adultes se souviennent avoir planté « leur » arbre avec leur classe.
Le , le quartier de l'Albeck, qui dépendait de Dunkerque, est rattaché à Grande-Synthe. Dès 1982, des HLM, construits 20 ans avant, sont détruits. La ville utilise les financements gouvernementaux dans le cadre du plan « Développement Social des Quartiers » et lance les axes fondamentaux de la ville aujourd'hui. En 2015, le quartier de l'Albeck est classé quartier prioritaire.
Le lundi , un jeune homme, Philippe 22 ans, est agressé et tué par deux mineurs, un autre se sort vivant d'un traquenard du même genre. Sa mort entraîne un déferlement de haine et d'appels à la vengeance, sur les réseaux sociaux. Le maire de la ville et la famille appellent au calme et à la paix sociale,,.
Depuis 2006, la ville est touchée par la crise des migrants voulant rejoindre l'Angleterre : un camp de réfugiés se forme dans la pépinière de Le Basroch. En décembre 2015, 2 400 réfugiés y vivent. Les travaux publics Setra vont déménager à Saint-Pol-sur-Mer : le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, et Stéphane Roques, directeur général de Médecins sans frontières, décident, le , de transférer le camp sur ce site de 5 hectares, coincés entre les km 8 et 9 de la voie ferrée et les km 290 et 291 de l'A16.
Le camp de La Linière aura une capacité de 2 500 places, 500 tentes chauffées, plusieurs douches, plusieurs sanitaires, une collecte des déchets et un centre de soins, pour un coût de 2 millions d'euros pris en charge par MSF et de 400 000 euros par la municipalité. Une fois les migrants partis de la forêt de Basroch, un écoquartier de 500 logements y sera construit.
La mairie a accordé, en , un permis de démolir pour les bâtiments désaffectés de La Linière, ainsi qu'une suppression des sanitaires ; Médecins du monde dénonce cette décision.
La ville est membre de la communauté urbaine de Dunkerque (Dunkerque grand littoral).
La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2004.
La ville de Grande-Synthe a obtenu de nombreuses récompenses pour ses efforts environnementaux :
Grande-Synthe compte quatre collèges : Collège Anne Frank, Collège Jules Verne, Collège du Moulin, Collège René Bonpain et trois lycées : le lycée du Noordover, le lycée des Plaines du Nord, et le lycée automobile.
Grande-Synthe compte également 17 écoles : Federico García Lorca, René Bonpain, Jacques Brel, Buffon, Chabrier, Clemenceau, Pierre-et-Marie Curie, Julie-Daubié, Francisco Ferrer, Jules Ferry, Célestin Freinet, Victor Hugo, Blaise Pascal, Paul Verlaine, Jean Moulin, Jacques Prévert, Des Deux-Synthe.
La médiathèque Nelson-Mandela est un des lieux privilégiés de partage de la culture. Elle compte pas moins de 4 700 adhérents et organise régulièrement des animations comme des lectures publiques, des contes…
La galerie Robespierre propose une dizaine d'expositions d'arts plastiques par saison culturelle : peintures, sculptures, vidéo, photographies, installations. Les œuvres des artistes locaux et professionnels s'y croisent. Des visites guidées des expositions sont possibles pour les groupes. Des stages d'arts plastiques ainsi que des conférences ont également lieu dans une perspective de sensibilisation à l'art moderne et contemporain.
Le cinéma Le Varlin programme des films « grand public » et met en place des actions de sensibilisation à l'image : projections débat, expositions, projections vidéo, diaporamas… Les habitants peuvent intégrer la commission du Varlin afin de proposer de nouveaux projets et bénéficier d'un accompagnement professionnel dans la mise en œuvre d'actions.
L'école municipale des arts de la scène et lieu musical, située à l'Atrium, accueille des cours de danse classique, modern-jazz, hip hop et contemporain, formant des danseurs qui depuis des années ont su se faire remarquer dans divers concours régionaux, nationaux et internationaux.
Le Palais du littoral a été reconstruit entièrement et inauguré en 2007, il comporte désormais une grande salle de Théâtre et une grande salle de concert de 3 000 places.
L'Atrium a été construit et inauguré en 2006 dans le quartier de l'Albeck, nouvelle maison de quartier, il comporte une grande salle de réception disponible pour les mariages et autres évènements, une salle de danse, une salle de musique, des bureaux, une garderie pour tout-petits.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 20 239 habitants, en évolution de −11,87 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 53,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (51,1 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 16,7 % la même année, alors qu'il est de 18,1 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 9 787 hommes pour 10 452 femmes, soit un taux de 51,64 % de femmes, inférieur au taux départemental (51,70 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Le Syndicat d'Initiative de Grande-Synthe accueille les visiteurs et leur présente les activités possibles.
Un festival de blues, le Bay Car Blues Festival, a lieu chaque année en septembre/octobre à Grande-Synthe.
Un festival de Musiques du Monde, le Festival des Mondes Pluriels, a lieu chaque année en avril/mai à Grande-Synthe.
Grande-Synthe compte, en 2005, 6 327 licenciés sportifs, soit 20,8 % de la population. 33 disciplines pratiquées grâce à 42 sections sportives. La ville, propose 17 248 m2 de surface couverte et 68 500 en extérieur. Le ministère des sports a décompté 83 équipements sportifs sur le territoire de la commune en 2013.
Équipements sportifs spécifiques grand-synthois :
La ville propose également un circuit pédestre de 10 km « Grande Synthe, grandeur nature » pour découvrir sa diversité.
En 1965, la cloche de l'église de Paul-Robert actuellement Taougrite en Algérie, ramenée en France par le secours catholique, est installée dans l'église Saint-Joseph de Grande-Synthe.
Une chaîne de télévision locale, l'Association synthoise pour la télévision locale, peut être regardée à Grande-Synthe mais aussi sur internet (voir lien plus bas) et sur la Freebox. Il s'agit de la première télévision associative de France, créée par Patrice Vermeersch.
Simple hameau au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, elle connaît un essor rapide à partir des années 1960 porté par le développement de l'industrie sidérurgique.
La commune bénéficie d'une situation géographique privilégiée : à proximité immédiate de l'ensemble des villes de la Communauté urbaine de Dunkerque, elle est desservie par de grands axes routiers reliant directement Bruxelles, Lille et Calais, ainsi que par une liaison rapide avec les ports de Dunkerque et le port de Loon-Plage. Autant d'atouts qui assurent à Grande-Synthe une large ouverture sur le littoral du Nord de la France et aussi sur la Grande-Bretagne et la Belgique.
Terre d'accueil de la métallurgie et de ses corollaires, Grande-Synthe s'est aussi dotée d'équipements sportifs et culturels conséquents et rassemble aujourd'hui des activités économiques qui conjuguent tradition et modernité.
La ville s'est également distinguée en accueillant la première étude menée en France sur les potentialités de l'écologie industrielle, réalisée avec le soutien d'entreprises comme Gaz de France. L'expérience est pilotée par l'association Ecopal, qui rassemble 200 entreprises de la région de Dunkerque. Cette étude visait à identifier des opportunités pour un meilleur usage des ressources, et à élaborer une méthodologie applicable à une zone industrielle française standard.
Deux marchés ont lieu chaque semaine sur la commune : le mardi matin et le jeudi matin.
En 2021, la commune compte 7 568 ménages fiscaux, regroupant 19 629 personnes.
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département et de la métropole sont les suivants :
La Seconde Guerre mondiale a eu raison de la mairie en brique de sable, de style flamand, aux pignons caractéristiques, typique de la région. Les volets et boiseries étaient souvent repeints de couleurs pimpantes pour Pâques. Elle se situait entre le cimetière et le Crédit agricole, avec l'école.
Totalement détruite pendant la guerre, la municipalité, à l'image de beaucoup de Grand Synthois, se contenta alors d'un chalet anglais provisoire qui symbolise bien la vie difficile qui s'organisa dans ces baraquements de fortune, faits de bois et de carton bitumé, désignés UK100… (UK pour United Kingdom et 100 pour le nombre de pièces constituant le chalet).
Les lignes modernes des années 1950-1960 caractérisent la nouvelle mairie inaugurée en 1958 par Julien d'Hulster. Elle fut rapidement le théâtre d'un bouleversement total puisque l'arrivée d'Usinor allait « booster » le village de façon très artificielle. Elle sert désormais aux réunions des associations.
Sa taille, répondant aux nécessités d'un village, n'était plus adaptée à la ville moderne qui a vu la population décupler et son centre déplacé autour de l'actuelle maison communale conçue par le cabinet d'architectes Allain et Prieur (voir photo). Elle a connu un petit agrandissement au deuxième étage qui n'a pas dénaturé l'ensemble.
L'église Saint-Jacques de Grande-Synthe : il ne reste que quelques clichés de l'église trapue de style roman construite en 1757 et dynamitée avec 600 kg d'explosifs par les Allemands la nuit du 1944. Seule une partie du bronze de la cloche a pu être récupérée pour fondre la « Jacqueline » qui résonne à l'église Saint-Jacques de Grande-Synthe. Point de passage d'un des chemins vers Compostelle au XIe siècle en raison notamment de la légende du Kruysbellaert, cette particularité justifie le saint qui donne son nom à l'église. D'ailleurs un autre vestige de l'ancienne église — une statue en bois représentant saint Jacques — est enchâssé dans l'actuelle. Une autre reproduction plus contemporaine décore la façade principale.
Les vitraux sont d'une époque qui dura peu[pas clair] et pourraient intéresser les futurs historiens de l'art : ils sont l'œuvre d'un 1er prix de Rome et consistent en une représentation des personnages saints avant que l'abstraction ne se généralise dans les églises modernes.
L'église Saint-Joseph de Grande-Synthe : l'église moderne Saint-Joseph a été construite dans la moitié orientale du territoire par l'évêché qui voyait la population synthoise augmenter. Avec ses volumes et l'usage du béton typique des années 1970, et à l'inverse de certains bâtiments de cette époque, elle traverse bien le temps et garde une forte personnalité même si elle est désormais inutilisée.
La ville compte plusieurs lieux de culture scientifique et techniques :
- le Musée de la mine, créé par d'anciens mineurs venus travailler dans les usines sidérurgiques.
- le Musée de la Sidérurgie, crée par d'anciens sidérurgistes d'Usinor
- L'Aquavivarium, créé par l'association terrariophile de la ville, qui permet de découvrir entre autres : poissons, tortues, araignées, phasmes, serpents... ainsi que de récolter de précieux conseils pour le bien-être des animaux.
Les armes de Grande-Synthe se blasonnent ainsi : « D'azur à une fleur de lis d'or, au chef d'argent chargé d'un lion léopardé de sable. » |
La ville de Grande-Synthe possède son propre drapeau : il est « divisé en deux verticalement et d'azur et d'or ».