| Athus (nl) Athus (de) Athem | |||||
Vue du vieil Athus et de la Messancy, au printemps 2014. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Arlon | ||||
| Commune | Aubange | ||||
| Section | Athus | ||||
| Code postal | 6791 | ||||
| Code INS | 81004B | ||||
| Zone téléphonique | 063 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Athusien(ne) | ||||
| Population | 8 256 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 885 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 33′ 48″ nord, 5° 50′ 00″ est | ||||
| Superficie | 933 ha = 9,33 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Luxembourg
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Athus (prononcé [aty], luxembourgeois : Attem, allemand : Athem, wallon : Atu) est une localité et une section de la ville belge d'Aubange. Elle est située en Région wallonne, dans la province de Luxembourg, dans le Pays d'Arlon. On y parle le français et la langue vernaculaire traditionnelle est le luxembourgeois (qui est cependant de moins en moins utilisée).
Athus possède la particularité d'être située le long de deux frontières belges : celle avec le grand-duché de Luxembourg et celle avec la France. Le tripoint transfrontalier se situe au sud-est de la cité, jouxtant Rodange (canton d'Esch-sur-Alzette, grand-duché de Luxembourg) et Mont-Saint-Martin (département de Meurthe-et-Moselle, France).
Ce fut une commune à part entière entre 1878 (lorsqu'elle se sépare d'Aubange) et la fusion des communes de 1977 (date à laquelle elle y fut à nouveau rattachée).
Athus connut son essor grâce à l'activité métallurgique et sidérurgique, principalement à partir du XVIIIe siècle, et fut autrefois renommée pour son usine sidérurgique qui ferma ses portes en 1977, dans la foulée du déclin de la sidérurgie dans toute la région.
La localité compte 8 244 habitants au et est, à ce titre, la plus peuplée des entités de la ville d'Aubange (dont elle représente presque la moitié du poids démographique). Elle constitue un continuum bâti avec Aubange, Longeau et Guerlange, portant ce nombre à plus ou moins 13 000. De plus, Athus est intégrée au cœur d'une agglomération urbaine transfrontalière d'environ 130 000 habitants autour de l'avenue de l'Europe : l'agglomération transfrontalière du pôle européen de développement, dont elle est l'une des principales localités avec Longwy, Differdange et Pétange. Cette agglomération tient son nom de l'espace économique et industriel transfrontalier : le Pôle Européen de Développement, bordant tout le sud de la cité.
Les premières appellations d'Athus sont d'origines franques (donc germaniques) : Athem. Le suffixe -hem qui provient du francique -heim. L'appartenance d'Athus au Saint-Empire romain germanique fit que, contrairement à ses voisines, ce suffixe resta et ne se changea pas en -court, comme ce fut le cas notamment pour Battincourt (dont le nom original était Beethem), qui, lui, passa aux mains du royaume de France et non de l'Empire (voir section Histoire). On trouve également deux autres noms pour Athus au temps où le village était divisé entre sa partie haute et sa partie basse, celles-ci respectivement dénommées « Obenathem » (Athus haut) et « Niederathem » (Athus bas). Athem est donc l'écriture la plus ancienne. Par la suite, on trouve plusieurs formes romanes pour l'écrire, comme Attus en 1259, Athue en 1301, pour ultérieurement devenir Atthu en 1677 ou encore Atus en 1777.
La prononciation correcte veut que l'on omette l'« s » finale (Phonétique:[aty]).

Athus est située à l'extrême sud de la Belgique, plus précisément dans le Pays d'Arlon et fait partie de la Lorraine belge. Son territoire s'étend sur 578 hectares si l'on reprend les limites de l'ancienne commune d'Athus d'avant la fusion de 1977 (qui ne comprenait que la localité même). L'altitude moyenne est de 280 mètres au-devant de l'église. Cependant on compte un dénivelé maximum de 100 mètres entre le point le plus haut et le plus bas (au niveau de la Chiers).
Elle possède un emplacement géographique (et économique) notable car elle est située à la limite sud du territoire belge, délimitée à l'est par la frontière luxembourgeoise et au sud par celle avec la France. À ces trois frontières se situe le tripoint Belgique-France-Luxembourg autour de l'avenue de l'Europe.
| Meix-le-Tige | Messancy | Guerlange Longeau |
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| Aubange | N | Pétange (L) | ||
| O Athus E | ||||
| S | ||||
| Longwy (F) | Mont-Saint-Martin (F) | Rodange (L) |
L'actuelle section d'Athus se compose de trois localités :
Elle est, avec 7 646 habitants (au ), la plus peuplée des quatre sections de la ville d'Aubange. Elle est aussi la deuxième en termes de superficie, après Halanzy.
En Belgique, une section est normalement définie par les limites des anciennes communes d'avant la fusion de 1977. À cette date, les quatre (anciennes) communes d'Athus, d'Aubange, d'Halanzy et de Rachecourt créèrent donc la « nouvelle » (et actuelle) commune d'Aubange et leurs anciens territoires en devinrent théoriquement les actuelles sections. Cependant, lors de la fusion, le village de Guerlange et le hameau de Noedelange quittèrent la commune de Messancy pour s'adjoindre à la commune d'Aubange mais, n'étant pas autrefois une commune à part entière, ils ne constituaient pas une section à proprement parler et furent donc rattachés à celle d'Athus.
La section actuelle d'Athus est donc plus grande que les limites de l'ancienne commune d'Athus d'avant 1977.
La Lorraine belge, dont fait partie Athus, est la seule région géologique du Jurassique (Ère secondaire) du pays. Elle est située entre la deuxième et la troisième cuesta de Lorraine : la cuesta charmouthienne au nord et la cuesta bajocienne au sud, cette dernière délimitant la frontière entre la France et la Belgique.
Les sols des environs sont principalement composés de grès tendres et de calcaires gréseux, ferrugineux ou non, qui forment la crête de la cuesta. Une quantité de fer importante est présente dans les calcaires et les calcaires gréseux, ce qui donne aux sols une couleur brun-rouge caractéristique et qui permit le développement de l'activité métallurgique dans la région. À quelques centaines de mètres de là, au grand-duché de Luxembourg, la région est d'ailleurs appelée la région des Terres Rouges.
Athus est traversée par la Messancy qui se jette dans la Chiers (Kuer en luxembourgeois), celle-ci traversant une petite partie du sud de la cité. Leur confluent fut transformé en petite écluse lors de la création de l'usine sidérurgique à la fin du XVIIIe siècle, afin de capter les eaux pour alimenter les systèmes de refroidissement de cette dernière. À cet endroit, la Messancy a un débit quatre fois supérieur à celui de la Chiers. Ces deux rivières sont des affluents de la Meuse. Aucune d'entre elles n'est navigable à cet endroit. Une source d'eau est présente juste avant le confluent entre les deux rivières. Celle-ci créé un étang de 0.51 ha, rue Floréal, où l'on peut pratiquer la pêche.
Athus bénéficie d'un climat tempéré de type subatlantique. Cela signifie que les hivers sont généralement doux, les étés relativement frais (le tout par rapport au climat mondial), et le total des précipitations est élevé.
Voici un tableau représentant les températures maximales et minimales moyennes à l'ombre, en degrés Celsius, ainsi que la quantité de précipitations (pluie, neige, etc.) en millimètres, le tout en moyenne depuis 1984 dans la région d'Athus (le sud-est de la province de Luxembourg).
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Moyenne annuelle |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales (°C) (moyennes et à l'ombre) | 2,7 | 4,6 | 7,9 | 12,8 | 16,8 | 20,1 | 21,7 | 21,1 | 18,5 | 12,7 | 6,8 | 3,2 | 12,4 |
| Températures minimales (°C) (moyennes et à l'ombre) | -2,8 | -1,9 | -0,2 | 3,3 | 6,6 | 10,0 | 11,6 | 11,4 | 8,6 | 4,5 | 1,3 | -1,6 | 4,2 |
| Précipitations (hauteur moyenne en mm) | 93 | 72 | 70 | 68 | 77 | 79 | 80 | 76 | 75 | 87 | 95 | 102 | 81 |
Avec 8 256 habitants au , Athus est, de loin, la plus peuplée des localités de la ville d'Aubange et abrite presque la moitié de sa population (17 845).
Athus est également au cœur d'une agglomération urbaine transfrontalière de 127 622 habitants : l'agglomération transfrontalière du pôle européen de développement.
Le graphique suivant représente l'évolution du nombre d'habitants dans la cité depuis 1570, date du premier recensement connu.

On remarque trois évènements majeurs sur ce graphique :
Athus est officiellement et majoritairement francophone, bien que la langue véhiculaire historique fut l'allemand pendant la plus grande partie de son histoire. La langue vernaculaire traditionnelle est le luxembourgeois ou plus précisément l’areler, qui en est un patois. Cependant, cette langue est de moins en moins parlée, au profit du français, mais aussi d'autres langues amenées par l'immigration, comme le portugais.

Les origines d'Athus sont sujettes à discussion entre trois possibilités : celtes, romaines ou germaniques. Les Celtes vécurent bien dans la région, mais pas à Athus. On trouve leurs traces dans les hameaux voisins de Guerlange et Clemency avec la découverte de plusieurs tombes et grâce à la toponymie de certains lieux comme le Belleshecken, « les haies de Bel » point culminant actuel de la ville d'Aubange, Bel étant l'autre nom pour Belenos, une divinité celte.
Les vestiges les plus anciens de la présence humaine à Athus remontent à la fondation d'un tumulus datant de 600 à 450 ans avant Jésus-Christ[réf. nécessaire]. Celles-ci ont été mises à jour « à 900 mètres au sud-est de l'église d'Athus », près des actuelles rues de Rodange, Cockerill et de la rue du Tumulus. En 1889, Émile Tandel le situe « presqu'au confluent de la Chière et de la Chor », soit de la Chiers et de la Messancy. Le site, un tertre artificiel appelé Römisches Grab, révèle une butte parfaitement circulaire de 4 mètres de hauteur et de 35 mètres de diamètre, faisant une centaine de mètres de circonférence, érodée par le temps qui laisse à penser qu'elle était bien plus imposante autrefois. L'histoire de sa fondation veut que deux peuples, les Rœser et les Rœmer s'y seraient affrontés non-loin du « Titusberg » et que l'un des chefs y aurait trouvé la mort dans la bataille et aurait été enterré non-loin, d'où le tumulus. La légende veut que chacun des soldats auraient vidé un casque rempli de terre sur sa tombe et c'est ainsi que se serait formée la butte. Elle raconte également que les trésors d'un certain « Titus » y sont enterrés, dont son carrosse et son berceau d'or. Dans ses Usages, coutumes et légendes du pays de Luxembourg, Tandel relate, en parlant des athusiens à la fin du XIXe siècle, que : « Les gens du village croient que celui qui, la nuit, en silence, parvient à ouvrir cette élévation, s'enrichira rien qu'en prenant le carrosse ou le berceau d'or pur. » Le site a été fouillé par le baron Alfred de Löe à partir d' après de premiers sondages en 1892 par la société royale d'archéologie de Bruxelles, mais on ne trouve que des fragments de poterie et de silex, avant d'atteindre l'eau à 4,2 mètres de profondeur. De Löe conclut que la butte ne serait en réalité pas un tumulus, car elle n'aurait pas de vocation funéraire mais bien une vocation défensive .
La fondation du premier hameau à Athus se situerait autour de l'invasion romaine, probablement entre -54 et -53. À cette époque, l'ancienne forteresse celte du Titelberg est restaurée par les Romains et quelques colons germains de la tribu des Ubiens s'installent au pied de celle-ci, devenue un camp romain, et y construisent leurs fermes. C'est ainsi que serait née la première vraie bourgade d'Athus, se composant d'agriculteurs qui assuraient le ravitaillement des habitants du Titelberg. Le premier lieu-dit connu est la ferme Am Tumeltgen qui se situait au croisement des actuelles Grand-Rue et Rue Houillon. Au moins deux villas romaines ont été également découvertes : la première le long de la route menant d'Athus à Longeau, près de l'actuelle ligne 167 où, lorsque l'on creusa la déviation de la Messancy sous les voies, plusieurs monnaies romaines furent découvertes, dont une de Valentinien et une autre de Gordien. La seconde est au lieu-dit Hinterweiler, soit dans l'actuel quartier du Dolberg, le long de l'autoroute A28. Athus se situe en effet non-loin de la chaussée romaine de Metz à Tongres. Jules Vannérus la décrit ainsi en 1908 dans les Annales de l'Institut archéologique du Luxembourg :
« Elle contournait Guerlange vers le haut, comme on a pu s'en convaincre en labourant ou en travaillant la terre. Au-delà du village, à 50 mètres à gauche du chemin actuel, elle se dirigeait vers Athus en longeant ce chemin, jusqu'aux prairies, dans lesquelles on l'a mise au jour il y a 20 ans ; on l'y reconnaissait également à une ouverture dans la haie plantée perpendiculairement à cette chaussée. Au-delà de la prairie, elle inclinait à gauche, pour conduire directement au Titusberg, en passant un peu au-dessus de l'église d'Athus. On l'emploie encore comme chemin de culture, en de certaines parties, au delà et en deçà d'Athus. »
Une autre voie romaine menait également du « Titusberg » à Vertunum, l'ancêtre de Virton, en passant donc autour d'Athus. Vannérus la décrit comme suit autour d'Halanzy et de sa villa romaine du Fayt : « Cette voie était bâtie comme les chaussées militaires, mais ne suivait pas hauteur, comme cela arrive généralement pour les routes romaines ; elle suivait le pied d'un versant fort raide, et cela, pendant une lieue. Au sommet du versant, le sol était trop inégal, et au bas, trop meuble, po pouvoir établir une chaussée solide. »

Au IVe siècle commencent les invasions barbares et le déclin de l'Empire Romain d'occident. Vers 459, les Francs, descendant de l'Eifel, chassent les Romains et s'établissent dans nombre de régions, dont celle de l'actuel Luxembourg. C'est avec eux que le christianisme, venant de Trèves va s'introduire dans les populations conquises, remplaçant les religions de la Rome Antique et celles des peuples germaniques. En effet la première église régionale sera construite en 631 dans la bourgade voisine de Mont-Saint-Martin sous le roi mérovingien Dagobert Ier. Athus fait alors partie du royaume de l'Austrasie, dépend du pagus d'Arlon, dans le pays de Woëvre. puis est intégrée au royaume franc en 751 sous Pépin le Bref, ensuite sous Charlemagne, qui crée son propre empire : l'Empire carolingien. À la mort de ce dernier (le ) son immense territoire est scindé en trois parties, du nombre de ses petits-fils (traité de Verdun). Athus se situe dans la Lotharingie, qui est toujours un royaume franc, créée en 855. Le village dépend de la Châtellenie de Longwy et de la seigneurie de Rodange. La Lotharingie est ensuite scindée en 959 entre les duchés de Basse-Lotharingie et de Haute-Lotharingie et c'est dans cette-dernière que se trouve Athus. Lorsqu'Ermesinde de Luxembourg devient l'héritière de la seigneurie de Longwy, intégrée au comté de Luxembourg, elle reconnait la donation de son premier mari, Albert Ier de Dabo, qui dote le prieuré de Mont-Saint-Martin de la chapelle de Longwy ainsi que de toutes ses dépendances, parmi lesquelles, « près d'Athus, une terre qui paie chaque année une dîme ».

À la mort d'Ermesinde de Luxembourg en 1143, la région passe aux mains d'Henri IV de Luxembourg puis de Thiébaut Ier de Bar, dont la fille, Agnès de Bar, épouse Ferry II de Lorraine en 1188 et fait ainsi passer Athus au duché de Lorraine. Le fils de Ferry II, Jacques de Lorraine, mentionne Athus dans un acte de mai 1231 dans lequel il déclare « prendre en loyer par un bail à terme de l'abbé de Saint-Pierremont et du couvent de ce lieu tout ce qu'ils ont dans la châtellenie de Longwy, à savoir : tout l'alleu que Madame Hylluys de Briey avait à Aubange et qu'elle a donné en aumône ; À Athus, 10 sous de deniers châllonais sur ses prés et ses champs ; (...) tous les hommes qui sont à eux dans la terre de Longwy, à savoir à Aubange, à Aix-sur-Cloie, à Athus, à Réhon, à Houdlémont et à Saint-Pancré. ». Athus apparait également dans un registre de 1259, où « Gillekinus de Obenges » (Aubange), lègue à l'église de Sainte-Marie de Differdange un muid de blé à percevoir sur la dîme d'Attus.
En 1264, le village est séparé en deux par le comte Henri II de Luxembourg qui lègue « Athus-bas » (Niederathem) au duc de Lorraine, Ferry III, ainsi qu'Halanzy, Aix-sur-Cloie, Aubange et une partie de Rodange. Henri conserve « Athus-haut » (Obenathem), soit la ferme de Tumelgen et le tumulus, ainsi que Messancy, Longeau ou encore Noedelange. La vie change alors que l'on habite à Athus-haut ou Athus-bas, qui évoluent différemment. Par exemple, dans le duché de Lorraine l'une des monnaie est le denier, tandis que dans le duché de Luxembourg, c'est le florin du Rhin et plus tard le thaler. Le , Ferry III autorise l'application de la loi de Beaumont à l'ensemble de la châtellenie de Longwy. Bien qu'Athus ne soit pas spécifiquement citée dans la charte d'affranchissement, elle fait partie des « bans et appendices » de Longwy.

Le , Ferry III de Lorraine vend la châtellenie de Longwy à Henri III de Bar. Athus-bas passe donc au duché de Bar tandis qu'Athus-haut reste au duché de Luxembourg, dirigé par Henri VII de Luxembourg. On trouve une nouvelle trace d'Athus en 1296, avec le premier curé d'Herserange qui se nomme « Guillaume d'Athus » et est également le doyen du décanat d'Arlon.
En 1311, Wiris de Bergues indique tenir en fief Atue, Mers (Meix-le-Tige) et Harcherange (Herserange) et ces « francs-hommes » doivent assurer la garde du château de Longwy. On note la création d'un cimetière entre 1360 et 1400 au lieu-dit Kirfich ou Kirchhof et un début de population résidente dans des chaumières et non plus dans des fermes, va se grouper tout autour, à l'actuel emplacement de la place Verte. En 1454, une supplication des habitants de la ville de Longwy au duc de Bar, René d'Anjou, que : « Les lieux situés aux extrémités du duché de Bar, en marge du duché de Luxembourg et du pays d'Allemagne, sont pénibles et dangereux à cause des voleurs et des guerres. Le commerce n'y a point de cours ».
La scission est toujours présente dans un dénombrement de Daem de Gonderstorf le , qui déclare à René d'Anjou qu'à la suite de son mariage avec Catherine de Noedelange, il tient du ressort de son château de Longwy, les terres, seigneuries, rentes, etc. de « la moitié de la ville d'Athue ». Le , Jean de Heumont reconnait tenir en fief du duc de Bar, des dîmes et revenus à Athus. Du côté d'Athus-haut, on signale un ménage dans les fermes « Otwen » et « Thumelche » en 1501, comme l'indique Jules Vannérus dans son Dénombrements des feux des duché de Luxembourg et comté de Chiny.
Vers 1500, Athus est prise en charge par les seigneurs de Noedelange et voit la naissance d'une chapelle jouxtant le cimetière (aujourd'hui la place Verte). On recense trois fermes, un moulin et 70 habitants répartis en treize ménages habitants dans des chaumières autour de la chapelle du Kirfig, dédiée à Saint-Étienne, qui paient chacun un florin du Rhin au prévôt de Longwy. À cette période, les guerres d'Italie font rage entre Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique, et François Ier, roi de France. Elles ravagent la région, notamment lorsque les troupes françaises prennent la forteresse de Luxembourg le et pillent les villages de la frontière, incendiant Clemency, Linger, Pétange, Bascharage et Hautcharage. Le passage incessant de troupes exigeant vivres et fourrage épuise la population d'Athus et des villages environnants. Pour ne rien arranger, une épidémie de peste frappe la région en 1554. La paix arrive finalement en 1559 avec les traités de Cateau-Cambrésis et le règne de Charles III de Lorraine et de Bar est prospère. Toutefois, le , une inondation considérable ravage Athus à la suite d'un violent orage.

Le , le traité de Marville est signé afin de régler le partage de certaines terres communes entre le duché de Luxembourg et le duché de Lorraine. Dès les premiers échanges, vers 1580, les délégués lorrains, dont Gilles du Faing, proposent d'offrir Athus, Aubange et le ban de Musson au duché de Luxembourg en échange de Châtillon et de Saint-Léger où l'industrie se développait davantage à l'époque. Il n'en sera rien, au contraire, Athus et Rodange sont conservés par la Lorraine, tandis que le ban de Musson devient luxembourgeois, au même titre que Châtillon et Saint-Léger, mais aussi que d'autres villages comme Halanzy ou Rachecourt. Le traité stipule en effet que : « (...) seront et demeureront à son altesse de Lorraine entièrement et le tout franchement privativement à leurs altesses sérénissimes et à leurs successeurs ducs de Luxembourg, (...), Rodange, et ce qu’à leurs altesses appartient à Russange, à Athus, comme de tous lesdits villages et chacun d‘iceux jouir par son altesse de Lorraine et ses successeurs ducs de Bar, (...) ». Ce traité a pour conséquence l'unification d'Athus-haut et d'Athus-bas : la ferme Tumeltgen et les autres parties du village revenant dans le Barrois-lorrain. La nouvelle frontière entre le duché de Luxembourg et le duché de Lorraine est établie par le ruisseau appelé Wahlesch Gracht ou aussi Landgraff, qui provient de Guerlange et se jette dans le Wässergrund puis dans la Messancy, et qui délimite toujours la frontière entre Athus et Longeau, soit entre les actuelles communes d'Aubange et de Messancy.
En 1632, en pleine guerre de Trente Ans, le royaume voisin, la France de Louis XIII, envahit le duché de Lorraine, et occupe des places fortes, s'assurant des passages qui la relient à ses alliés pour affaiblir le Saint-Empire dirigé par la famille Habsbourg. Dans ce but, Longwy (châtellenie dont fait partie Athus) est prise en 1646, sous les ordres d'Henri de La Ferté-Senneterre. Théoriquement toujours duché de l'Empire, la Lorraine et Athus furent néanmoins occupées par les Français jusqu'à la fin des années 1670. C'est lors du traité de Nimègue, le , que Longwy, et donc Athus, furent officiellement concédées à la France de Louis XIV, par Charles V de Lorraine. Ensuite, jusqu'à la convention du 16 mai 1769, Athus était un village du Barrois, rattaché au bailliage de Villers-la-Montagne.
La guerre et les épidémies ravagent le village : en 1636, Athus est abandonnée, il n'y a plus aucun habitant jusqu'en 1648 où la population revient doucement (on ne compte que 3 habitants l'année suivante). Puis, en 1664, la vocation d'Athus va tout doucement changer, passant de l'agriculture à la métallurgie, entrainant le repeuplement du hameau. En effet, un certain François Thomassin, prévôt d'Arrancy, installe un fourneau, le long de la Messancy près de l'actuel lieu-dit du Brüll, afin d'alimenter en fonte la forge d'Herserange qu'il vient de racheter.
En 1681, Philippe-Ernest de Reifenberg, fait relier au roi de France de nombreuses terres et seigneuries, dont celles d'Atthu. Le , le traité de Paris conclu entre Philippe d'Orléans et son beau-frère, le duc de Lorraine et de Bar, Léopold Ier cède tout le prévôté de Longwy, et donc Athus, à la Lorraine (à l'exception de la place forte et de la ville fortifiée par Vauban de Longwy même). Mais ce n'est que de courte durée car, en 1738, le traité de Vienne, fait repasser la Lorraine de François III, au sein du Royaume de France de Louis XV. En 1769, le village est cédé une nouvelle fois au duché de Luxembourg, alors dépendant des Pays-Bas autrichiens, et se retrouve à nouveau sous le joug des Habsbourg.
Pendant ce temps, en 1751, les forges d'Herserange et donc le fourneau athusien, sont rachetées par la famille d'Huart, qui aura plus tard une grosse importance dans la création de l'usine d'Athus. C'est à partir de ces années que le fourneau va être agrandi et que la population va commencer à croître rapidement. La convention du 16 mai 1769 signée entre le roi de France, Louis XV, et l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche supprime des enclaves et exclaves dans le royaume de France et dans les Pays-Bas autrichiens, organisant petit à petit la future frontière entre la Belgique et la France. Son article XXIII cède l'ancienne seigneurie de Bettenhoven (Battincourt) aux Pays-Bas autrichiens dont les villages avec leurs appartenances, dépendances et annexes, de Battincourt, Aix-sur-Cloie, Aubange, Athus, Rodange, Lamadeleine. Cette année-là, on compte 50 ménages dans les deux parties d'Athus et en 1786, 75 maisons sont déjà recensées pour un total de 313 habitants.
Après la Révolution française de 1789, les troupes révolutionnaires se lancent dans les guerres de la Révolution et annexent les Pays-Bas autrichiens à la première République dès 1795. Ils y organisent le territoire en départements, en arrondissements, en cantons, puis en commune.
Athus relève alors de la commune d’Aubange, située dans le canton de Messancy, lui-même faisant partie de l'arrondissement de Luxembourg, l'un des quatre composants le département des Forêts. D'un point de vue religieux, le village fait partie de diocèse de Metz et du doyenné de Messancy. Il se sépare de la paroisse d'Aubange en 1808 et Victor Croat devient premier curé d'Athus.
En 1804, la République devient le Premier Empire après la proclamation de Napoléon Bonaparte d'être devenu Empereur des Français.
Après les défaites françaises lors de la campagne d’Allemagne les grandes puissances se réunissent au congrès de Vienne pour débattre du sort à réserver aux anciens territoires annexés par le Premier Empire. Souhaitant disposer d'un rempart contre les éventuelles nouvelles ambitions expansionnistes françaises, elles décident de créer un nouvel état, « tampon » entre le nouveau royaume de France et la Prusse. C'est ainsi que, le , le royaume uni des Pays-Bas voit le jour avec, comme souverain, Guillaume Ier de la maison d'Orange-Nassau. Au sud de ce nouvel état, Guillaume reçoit des territoires à titre personnel en échange de la cession à la Prusse des principautés d'Orange-Nassau, situées près de Coblence. Ces nouvelles possessions sont réunies sous la forme d'un grand-duché : le grand-duché de Luxembourg qui devient en outre un état-membre de la nouvelle confédération germanique. Athus fait alors partie de ce nouveau territoire.
Guillaume 1er devient donc grand-duc du Luxembourg et roi des Pays-Bas, les deux territoires formant une union personnelle, mais il gère son Luxembourg comme la dix-huitième province de son royaume. En effet, il y réorganise le territoire, notamment en 1823 lorsqu'il modifie l'attribution des anciens cantons français et créé de nouveaux arrondissements administratifs dont l'arrondissement administratif d'Arlon, auquel Athus appartient. Cette même année, Athus est rattachée au diocèse de Namur et l'on compte 453 habitants.
En 1827 est créée la première école : l'école des garçons. Trois ans plus tard, la Grand-Rue est construite, reliant physiquement une bonne fois pour toutes « Niederathem » et « Obenathem », pour former un grand village. En 1833, l'actuelle église Saint-Étienne est édifiée (le chantier ayant débuté quatre ans plus tôt), mais elle ne possède pas encore son clocher (il sera installé en 1863).
Deux bornes délimitant la frontière belgo-luxembourgeoise portent le n°1 et sont situées de part et d'autre de la Chiers, autour du tripoint Belgique-France-Luxembourg. Elles furent érigées en 1843 après le traité de Maastricht. | ||
Après la révolution belge, à laquelle bon nombre de luxembourgeois se rallient, les huit provinces méridionales du royaume uni des Pays-Bas déclarent « l'indépendance du peuple belge, sauf les relations du Luxembourg avec la Confédération germanique. » mais en profitent pour annexer unilatéralement le grand-duché de Luxembourg au nouvel état, ouvrant à la « question du Luxembourg ». Celle-ci ne sera résolue qu'avec la signature du traité des XXIV articles, le qui applique la scission du Luxembourg sur base d'un traité signé lors de la conférence de Londres huit ans plus tôt : le traité des XXVII articles, mais qui n'avait jamais été appliqué. L'article 2 dudit traité définit clairement la nouvelle frontière entre la Belgique et le Luxembourg :
« Dans le grand-duché de Luxembourg, les limites du territoire belge seront telles qu'elles vont être décrites ci-dessous :
À partir de la frontière de France entre Rodange, qui restera au grand-duché de Luxembourg, et Athus, qui appartiendra à la Belgique, il sera tiré, d'après la carte ci-jointe, une ligne qui, laissant à la Belgique la route d'Arlon à Longwy, la ville d'Arlon avec sa banlieue, et la route d'Arlon à Bastogne, passera entre Messancy, qui sera sur le territoire belge, et Clémency, qui restera au grand-duché de Luxembourg, pour aboutir à Steinfort, lequel endroit restera également au grand-duché. (...) »
Le Grand-duché est en fait divisé en deux parties selon des critères linguistiques : le « quartier wallon », de langues romanes (ardennais, gaumais, lorrain, wallon etc.), est octroyé à la Belgique, tandis que les territoires de langues germaniques (luxembourgeois, moyen allemand, moyen francique etc.) restèrent grand-ducaux, à l'exception du Pays d'Arlon auquel appartient Athus et qui, bien que d'idiome luxembourgeois, fut également attribué à la Belgique. La raison est politique et stratégique : lors de la signature du premier traité de Londres, l'ambassadeur plénipotentiaire du roi des français, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, insista pour que la route menant de Metz à Liège, en passant par Thionville, Longwy, Arlon, Martelange et Bastogne (dont une partie du tronçon deviendront les actuelles routes nationales N883, qui traverse Aubange, N81 et N4), fût attribuée à la Belgique avec les villages des alentours. Ceci dans le but de la soustraire à l'influence de la confédération germanique, dont le Grand-Duché de Luxembourg demeurait un état-membre.
Il faut attendre le traité de Maastricht pour que la frontière entre la Belgique et le Luxembourg soit tracée avec précision et que les 507 bornes, dont 287 en fonte, soient installées. Les deux premières bornes se situent au tripoint Belgique-France-Luxembourg de part et d'autre de la Chiers, au sud d'Athus, et portent toutes les deux le numéro 1.

La stabilité politique du nouveau Royaume belge et le début de la révolution industrielle en Europe vont permettre à Athus de se développer autour de l'activité du fer. En 1840 on entreprend d'extraire le minerai d'alluvions depuis le bois, le tout sur 8 ha, aux lieux-dits Hertschlberg et Langfeldt afin d'alimenter le fourneau.
Le chemin de fer arrive en 1862 avec la construction de la ligne 167 entre Athus et Arlon. La gare d'Athus sera édifiée cette même année par la Grande compagnie du Luxembourg. Pour ce faire, le cours de la rivière toute proche, la Messancy, sera détourné de quelques mètres par le tunnel que l'on connait aujourd'hui sous le nom de « Pont noir ». La gare sera connectée à Longwy un an plus tard et à Rodange en 1874 (ligne 171). En 1877 la ligne sera prolongée jusqu'à Signeulx puis petit à petit vers Virton et Bertrix créant la célèbre ligne 165 dite « l'Athus - Meuse ». Un passage à niveau sera édifié dans la Grand Rue pour aller vers Aubange en 1860. Il fut remplacé en 1938 par l'actuel pont, qui n'est plus en ligne droite dans le prolongement de la Grand Rue comme l'était le passage à niveau, et qui donna naissance à la rue de la Jonction (d'où son nom). Une passerelle pour les piétons sera également construite, d'abord en métal et en bois, puis une première fois en béton (en 1960) suivi d'une nouvelle, l'actuelle, toujours en béton, installée fin des années 1990.
En 1872, un arrêté royal autorise la formation d'un corps de sapeurs-pompiers volontaires afin de couvrir la cité ainsi qu'Aubange et Longeau. Il est commandé par le Lieutenant Joseph Michaelis et se compose de deux pompes à bras. (Ce corps de pompiers sera dissous en 1906 puis recréé sous sa forme actuelle en 1937).
Après plusieurs améliorations du fourneau athusien, les propriétaires, Fernand et Hippolyte d'Huart, décident de créer une véritable usine sidérurgique dans la cité. C'est la naissance de l'Usine d'Athus, le sous le nom officiel de Société Anonyme des Hauts Fourneaux d'Athus. C'est le début de l'âge d'or. Progressivement, la sidérurgie va prendre de l’ampleur, ce qui amène une désaffection de plus en plus marquée de l’agriculture. La terre à fer prend le pas sur la terre à blé. Lentement, l’Athus commercial s’ébauche, le village s’enrichit et construit sa notoriété. De nombreux cafés, boutiques et commerces en tous genres commencent à jalonner l’artère principale (Grand-Rue - Rue de Rodange).
En 1870, Athus compte 613 habitants et commence à devenir plus importante que sa voisine, Aubange. Les Athusiens lancent alors l'idée de se détacher de cette dernière et de créer leur propre commune. Ce sera chose faite le . La cité devient donc une commune à part entière. On y organise les premières élections communales le . La première séance du conseil a lieu le avec à sa tête le premier bourgmestre d'Athus : Jean-Baptiste Arend. L'Hôtel de ville est alors situé à la Rue du Centre (aujourd'hui devenu une école). Cette même année, le premier marché hebdomadaire est tenu et un an plus tard la deuxième école, libre celle-là, voit le jour. En 1889, Athus compte 1546 habitants, dont 1323 catholiques, 20 « israëlites » et un protestant. On dénombre 254 maisons, 280 fermes, 58 granges et 150 écuries. Émile Tandel décrit la cité comme de langue allemande, mais précise que « la plupart des habitants parlent aussi le français ».
En 1891, une « prison de passage » est construite dans la Grand-Rue et le premier poste de police voit le jour en 1899 au Quartier Pesch, suivi bientôt par un poste de gendarmerie. En 1913, l’Hôtel de ville déménage de quelques mètres pour s'installer dans l'actuel centre culturel, rue du Centre. Un nouveau bâtiment sera construit afin d'abriter les fonctions communales en 1928, dans la Grand-Rue à côté du pont de la Chiers. Ce sera donc le troisième Hôtel de ville d'Athus. Le premier téléphone public y est installé.
Athus et son usine seront occupées par les Allemands pendant la Première Guerre mondiale. L'usine accueilli d'ailleurs des prisonniers russes venus y travailler, comme l'attestent certains clichés d'époque.
Elle le fut une nouvelle fois, pendant la seconde. En effet, la cité sera prise le premier jour de l'invasion, le , par les nazis pour n'en être libérée que le par les Américains venus de l'ouest (Virton, Musson puis Aubange) par l'actuelle nationale 88 qui sera d'ailleurs renommée « avenue de la libération » sur sa portion ouest qui pénètre la cité.
Parmi les nombreux dégâts de la deuxième guerre, citons celui de la destruction de la caserne des pompiers (située au Quartier Pesch) en , qui fut détruite par des obus français provenant de la ligne Maginot. Elle fut reconstruite en 1942. La passerelle du chemin de fer fut également détruite par les allemands, le premier jour de l'invasion, puis reconstruite par les pionniers tyroliens. On notera également que deux des cloches de l'église Saint-Étienne seront volées par les Allemands à la fin de la guerre, la plus grosse le et la moyenne le lendemain, dans le but d'être envoyées en Allemagne pour être refondues et soutenir l'effort de guerre. Elles seront retrouvées par chance à Arlon et replacées dans le clocher le par les monteurs de l'usine.
Plusieurs vestiges et monuments souvenirs de la guerre sont encore visibles aujourd'hui un peu partout dans la localité, comme sur la place des Martyrs (en face de la gare), où trône un obusier de la seconde guerre, mais aussi sur le site de l'ancienne usine, avec un monument commémorant les résistants locaux retranchés dans cette dernière, et finalement exécutés par les Allemands.
Athus fut également l'une des communes où se trouvait l'un des 90 postes d'alerte de la frontière est de la Belgique, construits avant l'invasion allemande et le début de la seconde guerre mondiale. Celui d'Athus étant le dernier et portant le numéro « PA 90 ». Le premier se situant à Lixhe, le long du Canal Albert (« PA 0 »).
La population s'accroît énormément au cours de la première moitié du XXe siècle, passant de 1 550 habitants en 1889 à 5 550 habitants en 1947. Les immigrés d'origine italienne notamment, arrivent en masse pour travailler à l'usine. Il faudra néanmoins attendre que les barrières douanières s’ouvrent complètement pour permettre à l’activité commerciale de s’épanouir. C’est dans ce marché commun d’ouvriers du fer et de frontaliers qu’Athus va trouver sa vocation de ville industrielle et commerçante, due notamment à sa gare ferroviaire se situe, comme la cité, aux trois frontières avec la France et le grand-duché de Luxembourg. C'est alors une cité florissante où se mêlent commerçants et ouvriers, bourgeois et paysans. On voit apparaître des commerces et services en tous genres dont plusieurs hôtels, deux cinémas (le Palace et le Conty), plusieurs grands magasins attirant une clientèle aisée venant de toute la région (Hachel...). En 1945, un projet de construction d'une nouvelle église de 1 500 places sera émis, mais finalement il ne verra jamais le jour. Il se chiffrait à l'époque à 2,5 millions de francs belges. À la place, ce sera la construction de l'Athénée Royal d'Athus qui sera retenue, celui-ci verra le jour en 1949.
La cité va beaucoup se développer pendant les Trente Glorieuses sous la tutelle du bourgmestre Jean Gillet qui va contribuer énormément à son urbanisation et à sa renommée. Plusieurs quartiers sortiront de terre pendant son mandat (comme les quartiers résidentiels du Dolberg et la cité sociale dite du Home Lorrain) et elle se verra attribuer son blason par arrêté royal, le . En 1972 la population atteint son apogée en dépassant les 7 500 habitants.
L'ouverture des frontières augmente la présence des marchés étrangers et la concurrence accrue dans le milieu de l'industrie et particulièrement dans celui de la sidérurgie. L'usine d'Athus doit fermer ses portes le après de nombreuses luttes syndicales, toutes restées vaines. Elle sera la première grosse usine sidérurgique à fermer ses portes dans le Royaume, annonçant le déclin de cette activité dans le nord de l'Europe.
Les conséquences socio-économiques sont désastreuses pour la cité, qui perd ainsi sa principale source de richesse et de prospérité. Nombreux commerces et marchands périclitent dans la foulée et la démographie entame une phase dégressive qui dure plusieurs années. Afin de relancer l'économie locale, plusieurs initiatives sont mises en place notamment par l'intercommunale IDELUX ou la création du pôle européen de développement dans le but d'attirer de nouvelles entreprises dans la région du tripoint transfrontalier Belgique-France-Luxembourg.
Toujours en cette même année 1977, la Belgique entame la fusion des communes et Athus s'unit à celles d'Aubange, d'Halanzy et de Rachecourt. Le nom de la nouvelle commune fait débat mais est choisi selon un critère historique : Aubange est en effet le nom de la première commune formée lors de la période française de l'histoire de la Belgique après le rattachement à la Première République et au département des Forêts en 1795. Le choix fait polémique et suscite l'indignation de nombreux athusiens qui protestent, estimant que le rayonnement d'Athus depuis lors mérite de lui faire conserver le nom de la nouvelle commune, ajoutant que la cité est, de loin, la plus peuplée et la plus développée du futur territoire. Cependant rien n'y fait : le nom d'Aubange est adopté, mais l'administration communale et la majeure partie des services (poste, pompiers, police, bibliothèque, centre culturel, ...) est maintenu à Athus.
Du fait de sa proximité avec le grand-duché de Luxembourg, la localité est à présent, pour une bonne partie, devenue une ville dortoir pour de nombreux travailleurs frontaliers. Néanmoins, des commerces locaux subsistent encore et une volonté politique s'affiche depuis quelques années pour redynamiser cette ancienne cité ouvrière. La population revient petit à petit, entre autres grâce à l'afflux majeur d'étrangers (un septième de la population actuelle).
Dans les années 1990 et 2000, Athus est parfois qualifiée de « Chicago belge » à cause de la criminalité importante qui y sévit. Une série d'actions sont alors entreprises comme l'augmentation de la présence policière ou la fermeture de certains établissements posant régulièrement problèmes, ce qui permet de redorer peu à peu le blason de la localité.
L'idée d'un réaménagement urbain du centre-ville d'Athus est née en 2006 au début de la législature du bourgmestre cdH Jean-Paul Dondelinger. Des comités de quartier, trois groupes de travail, le comité de pilotage emmené par IDELUX et la « Commission consultative d’aménagement du territoire et de mobilité » se sont concertés et ont travaillé ensemble pour qu'en 2007 la commune d'Aubange lance officiellement le projet. Il est adopté par le conseil communal le et le plan de financement fut reconnu par le Gouvernement wallon le avec l'appui du ministre Paul Furlan.
Il s'agit de dix projets géographiquement différents axés sur l'embellissement et la ré-urbanisation de la ville, de plus en plus délabrée et en manque d'investissement depuis la fermeture de son usine sidérurgique en 1977. Parmi ces projets se trouvent :
Le coût estimé des projets est de 81 829 600 € dont 53 577 300 € subventionnables par la Région wallonne. Le reste devrait être pris en charge par la commune et les investisseurs privés. Pour certains projets le long de la frontière luxembourgeoise, une collaboration avec ces voisins est également à l'étude. La durée de cette vaste opération de dix projets est estimée à 10 ans (estimation en 2012).
Voici les armoiries de la cité d'Athus, concédées par Arrêté Royal le .
Les armoiries d'Athus sont celles des seigneurs de Reifenberg.
Blasonnement : D'argent à trois bandes de gueules, l'écu surmonté d'un heaume d'argent, colleté et liseré d'or, doublé et attaché de sable aux lambrequins, â dextre d’argent et de gueules, semestre d'argent et de sable. Cimier, un vol à l'antique aux armes de l'écu. Supports, deux lions d'or, tenant chacun une bannière aux armes de l'écu.
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Athus était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. À cette date, elle fusionna avec les communes d'Aubange, Halanzy et Rachecourt, pour former la commune d'Aubange (qui a obtenu le statut de ville depuis le ). Vu sa population ouvrière importante due à son usine, la cité a été longtemps dirigée par les socialistes.
La commune d'Athus fut créée le par la séparation de celle d'Aubange. Elle vécut ainsi jusqu'à la fusion des communes de 1977. Athus connut sept bourgmestres :
L'église d'Athus est dédiée à saint Étienne[Lequel ?]. Sa construction débute en 1829, pour s'achever quatre ans plus tard. Le presbytère ne sera ajouté qu'en 1860 et le clocher en 1863. Finalement, le transept sera construit en 1894. Au-dessus de l’entrée principale est gravé en latin : « Hic domus Dei ». Ce qui peut se traduire « Ici [se trouve] la maison de Dieu ».
Le clocher abrite trois cloches fondues à Athus même :
Deux des cloches de l'église sont volées par les occupants allemands à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la plus grosse le et la moyenne le lendemain, dans le but d'être envoyées en Allemagne pour être refondues et soutenir l'effort de guerre. Elles seront retrouvées par chance à Arlon et replacées dans le clocher le par les monteurs de l'usine.
Situé au cœur de la ville, le parc animalier d'Athus fut créé en même temps que le parc public longeant la Messancy au début des années 2000. Des espèces d'animaux fort différentes comme des daims, des chèvres, des moutons, des oies ou diverses variétés d'oiseaux y vivent dans des enclos. L'accès est libre et soumis aux horaires d'ouverture du parc. Une aire de jeu pour enfants s'y trouve également.
Aujourd'hui l'un des rares vestiges qu'il reste de l'usine et de ce qui s'y rapportait est ce que les gens de la région appellent « le Crassier ». C'est en fait un terril le long de la Chiers qui servait autrefois de décharge pour les scories en fusion non-utilisables. Ces déchets étaient amenés depuis les usines (en l’occurrence celle d'Athus et également celle de Rodange) par des trains de wagons à benne basculante qui déversaient des centaines de kilos de matière en fusion. Les anciens Athusiens racontent que c'était très joli à voir la nuit, le ciel se teintant d'orange et de jaune dans une légère fumée.
On peut aujourd'hui aller se promener dans un de ces crassiers, notamment celui de l'usine de Rodange qui borde un chemin le long de la Chiers, reliant Athus à la ville de Pétange de l'autre côté de la frontière. On admirera donc ces monticules ressemblant à des falaises que le vent a taillées et où la nature a repris ses droits, rares témoins du passé sidérurgique si important dans la région et pour la cité.

Athus possède un centre culturel : le Centre Culturel Hubert Juin, situé Rue du Centre. Dans cet espace s'organisent de nombreuses expositions, spectacles et pièces de théâtre tout au long de l'année. Ses abords devraient être réaménagés dans le plan de rénovation urbaine (voir plus haut).
La cité dispose d'une bibliothèque emménagée dans l'ancien bâtiment Hachel, Grand-Rue. Véritablement située au cœur de la ville, elle se déploie sur trois étages avec une salle de lecture, une salle d'exposition et une ludothèque. Le projet était à l'étude depuis les années 1990 mais de nombreux problèmes, notamment la découverte d'amiante et d'instabilité du bâtiment, en ont retardé l'échéance. La nouvelle bibliothèque s'est donc finalement ouverte ce . La salle d'exposition se nomme salle Jean Lebon, du nom d'un écrivain local.
En 2007, un théâtre construit avec des conteneurs provenant du Terminal conteneurs d'Athus et nommé Pôle Européen Culturel (le P.E.C.) (clin d'œil au Pôle Européen de Développement (P.E.D.)), fut implanté à Athus au milieu de la zone industrielle et ce pour une durée de trois mois. De nombreuses activités y furent proposées comme des concerts, des projections cinématographiques ou des représentations théâtrales. Le projet, pour le moins original, se solda néanmoins par un déficit.
Athus compte parmi ses diverses associations culturelles :
La principale religion de la cité est le catholicisme même si la pratique religieuse est en forte diminution. La paroisse d'Athus fait partie du diocèse de Namur et du doyenné de Messancy. La cité dispose d'une église et d'une chapelle (cette dernière dédiée à saint Éloi se situe Rue de Rodange).
À noter qu'il n'y a pas d'école communale sur le territoire d'Athus.

Les premières traces d'exploitation de fourneaux dans la région remontent à 1551 : Clément de Rouvroy installe une forge à Herserange, bientôt complétée par le premier fourneau d’Athus en 1662. Le minerai de fer est extrait sur place et le charbon de bois provient des forêts avoisinantes.
Le naît la Société Anonyme des Hauts Fourneaux d'Athus. Les fondateurs sont Fernand et Hippolyte d’Huart, maîtres de la forge à Longwy et à Lasauvage. L'installation comprenait deux hauts fourneaux de 3 mètres de creuset et une batterie de 50 fours à coke. Mais cette dernière peu rentable est arrêtée assez tôt. L'usine est créée et demande l'autorisation de construire un pont sur la Messancy pour la relier à la Rue de Rodange, ainsi que d'établir un petit barrage dans la rivière pour en extraire l'eau afin d'alimenter les circuits hydrauliques de refroidissement de l'entreprise. Cette eau, une fois chaude, sera redistribuée dans les maisons ouvrières jouxtant l'usine afin de les chauffer.
En 1880, la société prend le titre de S.A. des Hauts-Fourneaux et Aciérie d'Athus. L’usine vend son acier sous forme de lingots ou barres martelées. L'usine est alors composée de deux hauts fourneaux qui produisent 240 tonnes de fonte d'affinage par jour. En 1911 arrive la première fusion, signée avec la Société Anonyme de Grivegnée afin de complémentariser les deux sites. La nouvelle société prend le nom de S.A. d'Athus - Grivegnée.
Au début de la Première Guerre mondiale, le travail sera interrompu. Le haut fourneau de Grivegnée est démoli pendant celle-ci et on décide de le reconstruire à Athus. L'usine est ainsi dotée d'un quatrième haut fourneau de 3 mètres 50 de creuset. En 1927, deuxième fusion : La S.A. Athus - Grivegniée fusionne avec la S.A. des Aciéries d'Angleur et des charbonnages Belges. Cette nouvelle société prend le nom de S.A. d'Angleur - Athus et en 1928 un cinquième haut fourneau est érigé ainsi qu'un cinquième convertisseur à l’aciérie en 1937. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupent l'usine et expatrie l'acier pour leurs propres fonds. Athus et l'usine seront libérées en .
En 1945, nouvelle fusion : la S.A. d'Angleur - Athus fusionne avec la S.A. John Cockerill. L'usine modernisée produit 358 000 tonnes d'acier et se voit dotée d'un moulin à scories et d'un complexe à production d’oxygène. Le , Cockerill cède sa division d'Athus à la Métallurgique et Minière de Rodange et la nouvelle dénomination est changée en Métallurgique et Minière de Rodange Athus (MMRA). Mais cette fusion est purement axée sur le financier et n'est pas profitable. De plus, la concurrence se fait rude et la situation empire malgré les promesses et les garanties des dirigeants.
Après plusieurs exploitations, stoppées, reprises, fusionnées et les manifestations ouvrières extraordinaires (notamment à Bruxelles), le l’usine d’Athus ferme définitivement ses portes et sera entièrement démantelée. Elle sera la première grande usine sidérurgique et métallurgique à fermer en Belgique, annonçant le déclin de cette activité dans toute l'Europe du Nord.
Cet événement marqua profondément l'histoire de la ville ainsi que son économie et restera profondément gravé dans la mémoire de la population de toute la région. Certains employés ont été transférés sur le site sidérurgique de Rodange au grand-duché de Luxembourg. Aujourd'hui ne subsistent que quelques bâtiments comme le Musée « Athus et l'Acier » ainsi que les « cités » d'ouvriers, faites de maisons typiques (Rue Ougrée, Rue de la Chiers...).
L'usine se situait à l'emplacement actuel de la Rue du Terminal, à côté du confluent de la Messancy et de la Chiers, non loin de la Rue de Rodange. Elle a également été un bastion de la résistance sud-luxembourgeoise dans lequel elle s'était barricadée lors des derniers jours de l'occupation allemande à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Lors de la fermeture de l'usine en 1977 et avec le déclin de l'activité sidérurgique dans la région, Athus n'était plus que l'ombre d'elle-même, l'ombre de cette ville riche et florissante qu'elle était autrefois grâce à ses travailleurs de l'acier. Pour remédier à l'après sidérurgie et tenter de créer de nouveaux emplois, les politiciens locaux invitèrent plusieurs grandes entreprises à s'installer dans la région telles que Champion (à Aubange) ou Ampacet (à Messancy).
Le Pôle Européen de Développement est un espace économique, commercial et industriel situé autour des « trois frontières », à l'extrémité sud d'Athus et de Rodange (Luxembourg), et au nord de Mont-Saint-Martin (France). Il fut créé en 1985 par un accord signé avec ces deux autres pays afin de redynamiser la région d'un point de vue économique. Une politique commune d’aménagement du territoire fut déterminée en 1993 via la signature d’une charte entre les différents membres de l’association. Ces dernières années, le P.E.D. a noué des contacts avec le projet luxembourgeois voisin d'Esch-Belval afin d'étendre encore la zone de coopération à cet ancien site sidérurgique, également en gros travaux de réaménagement.
On trouve plusieurs types d'industries ou de services sur le site :
Implanté au cœur du P.E.D., le TCA fut créé en 1979, avec l'appui d'IDELUX. Il est spécialisé dans la gestion de conteneurs par rail depuis la mer du Nord (principalement les ports d'Anvers, Zeebruges et Rotterdam via la ligne « Athus - Meuse » notamment) vers l'arrière-pays européen (France, Allemagne, Luxembourg). Cette entreprise est le porte-drapeau de la cité et de la région d'un point de vue international. En effet le TCA ne cesse d'accroître son activité, reconstruisant petit à petit la renommée internationale et commerciale d'Athus.
Le TCA c'est, en quelques chiffres :

La gare se situe sur deux lignes SNCB: la ligne 167 vers Arlon et la ligne 165 vers Bertrix et Namur (dite aussi L'Athus - Meuse). Elle est également connectée au réseau luxembourgeois vers Rodange et un projet de reconnexion vers Longwy (France) est prévu. Tout comme la ville, la gare a beaucoup souffert de la fermeture de l'usine sidérurgique. En effet, le trafic des voyageurs était bien plus important avant 1977, pendant les années d'or de la ville.
Voici les différentes lignes passagers :
Athus est desservie par l'A28 (qui devient la N81 jusqu'à Arlon au nord (connectant l'E411 vers Bruxelles et Luxembourg-Ville à l'échangeur de Weyler, sortie 32) et jusqu'à l'échangeur avec la E42, vers Metz et Nancy, à Guénange (France) au sud, changeant de nom après la frontière française pour s’appeler N52 puis A30.
Elle est également traversée par la N88, qui relie Florenville à Pétange (frontière luxembourgeoise) et longée au sud par la N830, nommée Avenue de l'Europe sorte de contournement de la ville, qui est le prolongement de l'A13, jusqu'à Esch-sur-Alzette (et Luxembourg-Ville) dans un sens et jusqu'à Mont-Saint-Martin dans l'autre.
Du fait de sa situation géographique, Athus est tous les jours traversée par des centaines de navetteurs transfrontaliers venant de Lorraine belge en direction du Luxembourg, ce qui ne manque pas de créer des soucis de trafic dans le centre-ville.
La finalisation de l'autoroute A28 (voir A28) côté belge avec une connexion à la E411 et à l'A13 côté Luxembourgeois, ainsi que la mise en autoroute de l'actuelle nationale N52 côté français (prolongeant l'A28), comme imaginé dans les années 1970, serait une possibilité pour réduire le trafic motorisé en transit dans le centre d'Athus. Mais tout ceci s'avère trop coûteux pour la région wallonne et l'État français (ainsi que des tensions avec les riverains qui se retrouveraient proche de cette nouvelle autoroute: à Longeau, à Sélange). La mise à 2X2 voies du contournement a déjà été envisagé à plusieurs reprises. Mais cette fois-ci, c'est côté luxembourgeois que le projet n'est pas soutenu.
La cité est desservie principalement par des lignes de bus belges de la société TEC section Namur-Luxembourg. Ces lignes sont les suivantes (à l'exception de la ligne 16, les autres numéros ne sont plus d'actualité):
D'autres lignes de bus traversent également la ville :
Athus étant la plus grande et la plus peuplée des sections de la ville d'Aubange, beaucoup de services s'y trouvent. Parmi ceux-ci :
Autrefois s'y trouvait également un hôpital aujourd'hui transformé en maison de soins psychiatriques, où se trouve également le CPAS. À côté, une maison de retraite de 90 lits a été construite (clinique Belle-Vue, Avenue de la Libération).
Athus possède un complexe sportif : le Joli-Bois, du nom de son emplacement jouxtant le bois. Il est composé d'une salle multisports, d'une piscine et d'un mur d'escalade. C'est le lieu de départ de promenades sur chemins balisés et d'un parcours santé dans la forêt voisine.
Voici la liste des clubs sportifs de la cité :
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