58 Persei

58 Persei
e Persei
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 04h 36m 41,430s
Déclinaison +41° 15′ 53,32″
Constellation Persée
Magnitude apparente 4,26

Localisation dans la constellation : Persée

(Voir situation dans la constellation : Persée)
Caractéristiques
Type spectral K1II + B7V
Indice U-B +0,81
Indice B-V +1,24
Astrométrie
Vitesse radiale +9,8 ± 0,3 km/s
Mouvement propre μα = −4,56 mas/a
μδ = −17,84 mas/a
Parallaxe 4,09 ± 0,38 mas
Distance 800 ± 70 al
(240 ± 20 pc)
Magnitude absolue −2,67
Caractéristiques physiques
Masse 6,8 ± 0,2 M☉ / 3,3 + 1,2 M☉
Rayon 86,7+4,6
−5,1
 R☉
Gravité de surface (log g) 2,21
Luminosité 1 731 ± 323 L☉
Température 4 432 ± 43 K
Métallicité [Fe/H] = −0,20
Rotation 1,0 km/s
Âge 50,1 ± 6,8 Ma
Composants stellaires
Composants stellaires 58 Per A, 58 Per B
Orbite
Compagnon 58 Per B,
Demi-grand axe (a) 0,051″
Excentricité (e) 0,64
Période (P) 28,8 a
Inclinaison (i) 81°
Argument du périastre (ω) 191°
Longitude du nœud ascendant (Ω) 237°
Époque du périastre (τ) 1 978,65 a
Demi-amplitude (K1) 12,5 km/s

Désignations

e Per, 58 Per, 58 Per, HD 29094, HD 29095, HIP 21476, HR 1454, BD+40°1000, Boss 1074, FK5 2338, GC 5609, SAO 39639, WDS 04367 +4116

58 Persei (en abrégé 58 Per), est une étoile binaire ou possiblement triple, de la constellation boréale de Persée. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,26. Elle porte également la désignation de Bayer de e Persei, 58 Persei étant sa désignation de Flamsteed. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, le système est distant d'approximativement ∼ 800 a.l. (∼ 245 pc) de la Terre. Il s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +10 km/s.

58 Persei est une binaire spectroscopique à raies simples avec une longue période orbitale de 28,8 ans et une excentricité de 0,64. La composante primaire, désignée 58 Per A, est une étoile géante lumineuse rouge de type spectral K1II. On estime qu'elle est âgée d'environ 50 millions d'années et qu'elle est 6,8 fois plus massive que le Soleil. Le rayon de l'étoile est autour de 87 fois plus grand que le rayon solaire, elle est approximativement 1 700 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 4 432 K.

La composante secondaire, 58 Per B, apparaît être une étoile bleue de la séquence principale de type spectral B7V. Elle est suspectée d'être elle-même une binaire de période inconnue, et dont les deux étoiles seraient 3,3 et 1,2 fois plus massives que le Soleil.

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 6 (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752, lire en ligne).
  2. 1 2 3 4 (en) J. R. Ducati, « Catalogue de données en ligne VizieR : Catalogue of Stellar Photometry in Johnson's 11-color system », CDS/ADC Collection of Electronic Catalogues, 2237, 0,‎ (Bibcode 2002yCat.2237....0D).
  3. 1 2 3 4 (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878).
  4. 1 2 (en) G. A. Gontcharov, « Pulkovo Compilation of Radial Velocities for 35 495 Hipparcos stars in a common system », Astronomy Letters, vol. 32, no 11,‎ , p. 759 (DOI 10.1134/S1063773706110065, Bibcode 2006AstL...32..759G, arXiv 1606.08053).
  5. 1 2 (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
  6. 1 2 3 (en) N. Tetzlaff, R. Neuhäuser et M. M. Hohle, « A catalogue of young runaway Hipparcos stars within 3 kpc from the Sun », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 410, no 1,‎ , p. 190–200 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.17434.x, Bibcode 2011MNRAS.410..190T, arXiv 1007.4883, lire en ligne).
  7. 1 2 3 (en) Sidney B. Parsons, « New and Confirmed Triple Systems with Luminous Cool Primaries and Hot Companions », The Astronomical Journal, vol. 127, no 5,‎ , p. 2915–2930 (DOI 10.1086/383546 Accès libre, Bibcode 2004AJ....127.2915P).
  8. 1 2 (en) Ellyn K. Baines et al., « Vintage NPOI: New and Updated Angular Diameters for 145 Stars », The Astronomical Journal, vol. 169, no 6,‎ , article no 293 (DOI 10.3847/1538-3881/adc930, Bibcode 2025AJ....169..293B, arXiv 2506.02912).
  9. ↑ (en) Caroline Soubiran et al., « The PASTEL catalogue: 2016 version », Astronomy & Astrophysics, vol. 591,‎ , article no A118 (DOI 10.1051/0004-6361/201628497, Bibcode 2016A&A...591A.118S, arXiv 1605.07384).
  10. 1 2 3 (en) Gerard T. van Belle et al., « Direct Measurements of Giant Star Effective Temperatures and Linear Radii: Calibration against Spectral Types and V - K Color », The Astrophysical Journal, vol. 922, no 2,‎ , article no 163 (DOI 10.3847/1538-4357/ac1687, Bibcode 2021ApJ...922..163V, arXiv 2107.09205, lire en ligne).
  11. ↑ (en) J. R. De Medeiros et M. Mayor, « A catalog of rotational and radial velocities for evolved stars », Astronomy & Astrophysics Supplement Series, vol. 139, no 3,‎ , p. 433 (DOI 10.1051/aas:1999401, Bibcode 1999A&AS..139..433D, arXiv astro-ph/0608248, lire en ligne).
  12. 1 2 (en) W. D. Heintz, « Photographic astrometry of binary and proper-motion stars. VII », The Astronomical Journal, vol. 105, no 3,‎ , p. 1193 (DOI 10.1086/116503 Accès libre, Bibcode 1993AJ....105.1188H).
  13. 1 2 (en) « Sixth Catalog of Orbits of Visual Binary Stars », sur www.astro.gsu.edu, United States Naval Observatory (consulté le ).
  14. 1 2 (en) N. D. Kostjuk, « HD-DM-GC-HR-HIP-Bayer-Flamsteed Cross Index », Centre de données astronomiques de Strasbourg, (consulté le ).
  15. ↑ (en) * 58 Per -- Spectroscopic Binary sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.

Liens externes