| Abbas II | |
Abbas II. | |
| Titre | |
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| Chah d'Iran | |
| – (24 ans, 5 mois et 11 jours) |
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| Prédécesseur | Séfi |
| Successeur | Soleiman Ier |
| Biographie | |
| Dynastie | Séfévides |
| Date de naissance | |
| Date de décès | (à 33 ans) |
| Père | Séfi |
| Mère | Anna Khanum |
| Enfants | Soleiman Ier |
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Abbas II (en persan : شاه عباس دوم / Šâh ʿAbbâs-e Dovvom), né le et mort le , est le septième chah séfévide d'Iran, régnant de 1642 à 1666.
Fils aîné du chah Séfi, arrière petit-fils d'Abbas Ier, il naît sous le nom de Sulṭān Muḥammad Mīrzā le . Il succède à son père le après la mort prématurée de ce dernier,,.
La transition dynastique s'effectue sans affrontement armé. L'administration verse les arriérés de solde aux troupes militaires et accorde un dégrèvement fiscal aux paysans, tandis que les quatre frères du nouveau monarque sont exécutés et ses autres rivaux potentiels neutralisés. En raison du jeune âge du souverain lors de son intronisation, l'exercice de l'autorité revient d'abord aux dignitaires de la cour, notamment le grand vizir Saru Taqi (en), Jani Beg Khan Shamlu (en) et Muḥammad ʿAlī Bey. ʿAbbās II prend réellement la tête de l'État à la suite d'un complot mené par sa mère Anna Khanum (en), qui entraîne l'exécution de Saru Taqī puis le renvoi de Jānī Khān, réduisant ainsi l'influence des chefs tribaux kizilbaches.
À l'exception d'un soulèvement des tribus bakhtiyari et lors, le territoire ne connaît pas de troubles intérieurs prolongés. Les grands vizirs successifs poursuivent la conversion des terres d'État (mamālīk) en domaines de la couronne (khāṣṣa) afin d'accroître les revenus royaux, ces derniers atteignant alors leur plus vaste superficie sous la dynastie séfévide. Après l'intégration des terres bakhtiyari en 1644, le processus reprend après la conquête de Kandahar pour s'appliquer aux régions de Hamadan (1654), d'Ardabil (1656-1657) et de Kerman (1658).
L'extension des domaines de la couronne s'accompagne toutefois d'une pression accrue sur la paysannerie et de difficultés financières. Le pays traverse une crise monétaire caractérisée par la rareté des espèces métalliques, entraînant la fermeture d'ateliers monétaires provinciaux et la réduction des moyens militaires.
Sur le plan sociétal, ʿAbbās II cherche un équilibre entre les factions tribales et les élites de ghulāms d'origine arménienne et géorgienne. Sur le plan religieux, il autorise l'extension des missions chrétiennes dans le pays. Il soutient les cercles soufis tout en intégrant l'appareil religieux chiite. Face aux critiques des oulémas concernant le mode de vie de la cour, il conclut des mariages entre des membres du clergé et plusieurs de ses sœurs et finance la rénovation de monuments religieux. Il n'intervient pas lors des campagnes de conversion ciblées à l'encontre des minorités non chiites. Il est bienveillant à l’égard des voyageurs français Chardin et Tavernier, tolérant envers les chrétiens arméniens que Abbas I avait fait venir à Ispahan pour la construction de sa capitale. Vers 1645 il autorise que des prêtres catholiques viennent à leur service: c'est la mission jésuite en Arménie.
La politique étrangère s'appuie sur des interventions militaires ciblées. ʿAbbās II respecte le traité de paix signé avec l'Empire ottoman en 1639, renonçant aux prétentions sur l'Irak malgré les sollicitations de tribus de la région de Bassora. Les Ottomans abandonnent en retour leurs revendications sur le Chirvan et l'Azerbaïdjan.
Il mène des campagnes dans le Khorassan et le Mazandéran entre 1647 et 1665 contre les Ouzbeks et les Kalmouks. La prise de la ville de Kandahar à l'empereur moghol en 1649 est suivie de tensions diplomatiques et militaires. En 1653, il affronte les forces russes au Daghestan et établit un accord tributaire avec les Lezghiens.
À partir de 1649, après la campagne de Kandahar, il délègue progressivement la gestion des affaires publiques à ses grands vizirs, Khalifeh Soltan (en) puis Mohammad Beg (en), pour se consacrer à la chasse et aux réceptions. Le chah Abbas II meurt le , à Damghan des suites d'un cancer de la gorge. Son fils Ṣafī II, ultérieurement nommé Sulaymān, lui succède.
Abbas a épousé plusieurs femmes dont en 1660 Anouka, une fille de Vakhtang V de Karthli. Il laisse une postérité de trois fils et une fille dont son successeur :