| Achaacha | ||||
Le Barrage de Kramis à Achaacha | ||||
| Noms | ||||
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| Nom arabe algérien | عَشْعَاشَة | |||
| Nom amazigh | ⵄⴰⵛⵄⴰⵛⴰ | |||
| Administration | ||||
| Pays | ||||
| Wilaya | Mostaganem | |||
| Daïra | Achaacha | |||
| Président de l'APC | Benselama Djamel-Eddine | |||
| Code postal | 27009 | |||
| Code ONS | 2717 | |||
| Démographie | ||||
| Gentilé | Achaachi(e) | |||
| Population | 34 789 hab. (2008) | |||
| Densité | 561 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 36° 14′ 47″ nord, 0° 38′ 03″ est | |||
| Superficie | 62 km2 | |||
| Localisation | ||||
Localisation de la commune dans la wilaya de Mostaganem. | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie (nord)
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Achaacha (en arabe : عَشْعَاشَة , en berbère : ⵄⴰⵛⵄⴰⵛⴰ) est une commune de la wilaya de Mostaganem en Algérie. Elle formait le dernier îlot berbèrophone en Dahra occidental.
Le nom "Achaacha" provient du radical berbère Aachouch /aɛcuc/, qui signifie hutte ou bicoque. Ce terme fait référence à une fraction de la confédération tribale berbère des Maghraouas qui s'était installée sur les rives de l'oued Khemis et vivait dans ces petites habitations construites en paille.
Achaacha se situe sur le Dahra occidental avec Mostaganem à l'ouest et Ténès à l'est se trouvant à peu près à égale distance, 75 à 80 kilomètres.
en 1984, la commune de Achaacha est constituée à partir des localités suivantes
L'oued Kramis appelé aussi l'oued Khamis est la rivière la plus importante qui accueille un barrage. Les autres rivières présentes sur le territoire de la commune sont l'oued Bezougert et l'oued Roumane.

La commune de Achaâcha est desservie par plusieurs routes nationales, notamment la RN11 (Route d'Oran).
Les Achaachas, d'origine berbère zenète sont mentionnés dès le début du XVe siècle par Ismail ibn el-Ahmar dans son ouvrage Rawḍat al-nisrīn fī dawlat Banī Marīn, rédigé en 1404. L’auteur les cite parmi les différentes tribus zénètes qu’il rattache à la descendance de Madghis al-Abtar
Dans les sources plus tardives, les Achaachas apparaissent comme une fraction des Maghraoua établie dans le Dahra. Leur installation autour de l’Oued-Khemis est traditionnellement rapportée au VIIᵉ siècle. Au fil des siècles, ils s’intégrèrent à l’ensemble tribal maghraoui de la région, aux côtés notamment des Zeriffa, des Ouled Younès et d’autres fractions dahraniennes.
Cette appartenance est encore attestée à l’époque moderne. En 1738, Thomas Shaw situe les Maghraoua au nord de Mazouna, dans la région correspondant au territoire des Achaachas. Plus tard, Abou Ras mentionne dans le Dahra, face aux Béni Zeroual, une tribu maghraoua occupant ce même espace. Ces deux témoignages concordent ainsi pour situer les Achaachas, en tant que fraction des Maghraoua, au nord de Mazouna et face aux Beni Zeroual sur la côte

Les Achaachas n’adoptèrent que tardivement la langue arabe, dont la maîtrise demeura longtemps partielle, et conservèrent une large autonomie tribale, y compris sous le régime ottoman.
En 1558, ils participaient à la bataille de Mazagran contre les forces espagnoles, dirigés par leur chef "Sidi Lakhdar Ben Khlouf El-Maghraoui" qui les évoque dans son poème " Kissat Mazaghrane " :
يا مغراوة أتحزموا للكيد *** منكم خلفت سلاطن و أجواد
Ô Maghraoua armez vous pour la lutte opiniâtre *** de vôtre race sont sortis des sultans et de nobles seigneurs

Après le départ des Beys, les Maghraouas choisirent Mazouna comme capitale, ou résidait leur caïd, qui avait sous ses ordres les Achaachas, Ouled Riah, Ouled Khelouf et Beni Zentis
Pendant la conquête de l'Algérie par la France, Les Achaachas furent impliqués dans les enfumades du Dahra en 1845, des populations civiles des Ouled Riah réfugiées dans des grottes entre Nekmaria et Achaacha, furent asphyxiées.
Le territoire des Achaachas devint ensuite l’un des principaux foyers de la révolte menée par Boumaza, qui y trouva un important soutien jusqu’à sa soumission en 1847. Malgré cette soumission, la résistance ne prit pas immédiatement fin. En 1848, les Achaachas refusèrent de s’acquitter de l’impôt imposé par l’administration française. En 1851, ils furent encore la dernière tribu du Dahra à tenter de se soulever contre l’autorité française. Le mouvement fut cependant rapidement réprimé par deux colonnes militaires venues d’Orléansville et de Mostaganem. La soumission définitive des Achaachas eut lieu en 1852 ,
La langue berbère connu sous le nom de Chelha localement y était encore parlée par les vieillards jusqu'au fin XXe siècle.

En 1895, l'ethnologue René Basset fait un voyage à Achaacha et Zerrifa dans la région du Dahra, où il étudia leur dialecte zenète, encore utilisé par les personnes âgées chez les fractions des Beghadias, des Ouled Boughalem et des Ouled Belazereg. Toutefois, en 1913, lors d'une nouvelle enquête sur la dispersion de la langue berbère menée par Edmond Doutté et Émile Félix Gautier, la Chelha de Achaacha était complètement éteinte. Un seul vieillard interrogé nommé Zerkane Kaddour Ben Mohammed a retenu quelques mots et expressions de ce langage mais il ne pouvait plus tenir une conversation complète.
Selon le recensement général de la population et de l'habitat de 2008, la population de la commune de Achaacha est évaluée à 34 789 habitants contre 31 360 en 1998.
Liste des présidents successifs de l'Assemblée populaire communale :
Achaacha recèle un potentiel touristique impressionnant. La nature a doté ces territoires d’une beauté paradisiaque. Les 40km de rivage méditerranéen sont sublimes. Achaacha peut s’enorgueillir d’avoir des plages féériques comme Kherbatt et Bahara à Ouled Boughalem, Sidi Abdelkader et kaf El Kadous à Achaacha et Sidi El Adjel à Khadra
