Acide sialique

acide N-acétylneuraminique
Acide sialique
Identification
No CAS 131-48-6
No CE 205-023-1
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule C11H19NO9  [Isomères]
Masse molaire 309,269 9 ± 0,013 g/mol
C 42,72 %, H 6,19 %, N 4,53 %, O 46,56 %,

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Acide sialique (du grec τὸ σίαλον (to sialon) « la salive ») est un terme générique désignant une famille de plus de 50 dérivés de l'acide neuraminique, un sucre (ose) acide à squelette de neuf atomes de carbone. C'est aussi le nom du membre le plus commun de ce groupe, l'acide N-acétylneuraminique (Neu5Ac ou NANA), provenant de la condensation de l'acide pyruvique et du N-Acétyl-D-mannosamine.
Ces molécules sont communément présentes chez les organismes vivants (animaux et bactéries, levures et champignons, et plus rarement chez les plantes), principalement dans les glycoprotéines et les gangliosides. Toutes leurs fonctions ne sont probablement pas encore connues. L'acide N-acétylneuraminique est un constituant caractéristique des sucres aminés jouant un rôle important dans les interactions inter-cellulaires, dont chez l'Homme. Le cerveau en contient le plus ; il y joue un rôle dans la transmission neuronale et la structure des gangliosides dans la synaptogenèse.

Histoire

L'expression « acide sialique » (du grec pour la salive, σίαλον - síalon) a été introduit pour la première fois par le biochimiste suédois Gunnar Blix en 1952.

Biochimie

Définition

L'expression acide sialique peut désigner :

  1. L'acide N-acétylneuraminique (NeuNAc ou NANA), que l'on rencontre chez l'être humain ;
  2. Plus de 50 molécules apparentées à l'acide N-acétylneuraminique, par exemple l'acide N-glycosylneuraminique que l'on trouve chez les souris ou l'acide N-glycolylneuraminique, toutes peuvent être dérivés de l'acide neuraminique par substitution d'un de ses groupes hydroxyle par un groupe groupe amino ). Le groupe amino porte généralement soit un groupe acétyle, soit un groupe glycolyle, mais d'autres modifications ont été décrites, qui sont spécifiques au tissu et régulées par le développement (certaines ne se trouvent que sur certains types de glycoconjugués dans des cellules spécifiques). Les substituants hydroxyle peuvent varier considérablement (groupes acétyle, lactyle, méthyle, sulfate et phosphate...).

Fonctions

Elles ne sont probablement pas toutes connues, mais on sait que :

Note : Les plantes sont réputées en contenir peu, mais l'acide neuraminique est un constituant de glycoprotéines végétales qui contiennent un résidu d'acide sialique terminal dans une chaîne glycannique.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

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