| Nom de naissance | Libaux |
|---|---|
| Naissance |
Machecoul, Loire-Inférieure |
| Décès |
(à 83 ans) Croix-de-Vie, Vendée |
| Nationalité |
Française |
| Activité principale |
Adeline Boutain, née le à Machecoul, Loire-Inférieure, et morte le à Croix-de-Vie, Vendée, est une photographe et éditrice de cartes postales française.
Ses photographies, essentiellement diffusées par le media des cartes postales, témoignent de l'histoire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et de sa région, de la fin du XIXe au début du XXe siècle.

Adeline Boutain est la fille de Marie-Antoinette et d'Yves Laurent Libaux, éleveurs herbagers à Machecoul. Elle se marie le , à l'âge de 19 ans, avec Yves Gaspard Boutain, son cousin germain. Ils s'installent à Croix-de-Vie. De cette union naissent deux enfants, Yves Joseph Marie, le , puis Jules Rodolphe, le .
Son mari meurt le . Elle ouvre une boutique d'articles de plage et de pêche, quai de la République à Croix-de-Vie, le Grand bazar de la Tentation (que ses petits-fils, Yves et Marcel Boutain, céramistes, transformeront, en 1936, en faïencerie).
La diffusion de ses premières cartes postales de forme précurseurs date de 1902. Des années dix-neuf cent aux années vingt, Adeline Boutain sillonne, avec sa chambre photographique, le pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie dont les paysages et les gens lui inspirent les clichés qu'elle commercialise en cartes postales dans sa boutique.

Adeline Boutain développe ses plaques de verre et réalise ses tirages avec les techniques photographiques de ce début du XXe siècle. Elle réalise, en petite série, les portraits-cartes par tirage sur papier photographique carte postale Guilleminot dit « à la minute », qui porte au verso le logo du fabricant, une tête de cheval harnaché dans un fer à cheval. Les grands tirages, reproduits par phototypie, sont estampillés aux marques des Imprimeries réunies de Nancy et de l'imprimerie A. Dugas, Nantes.
Les cartes Boutain sont identifiables aux mentions suivantes :
Vers 1910, survient un fait divers saugrenu : on trouve sur la côte de Brétignolles-sur-Mer un tonneau échoué contenant un singe. L'histoire rebondit, se colporte et finit en conte populaire raconté sur toute la côte atlantique. Adeline Boutain acquiert la dépouille de l'animal et l'expose au Grand Bazar, à la curiosité du chaland. Elle met en scène dans une série de cartes postales l'histoire des « buveurs d'eau-de-vie de singe ».

Elle dépeint la vie des maraîchins, habitants du Marais vendéen, par une série de clichés publiés en cartes postales accompagnées de dialogues en patois et de poèmes de C. Chaplot :
Elle réalise aussi des portraits-cartes, photographies de commande, prises en extérieur ou en studio, distribuées aux relations. Familles de pêcheurs, d'armateurs ou bourgeois en villégiature à Croix-de-Vie ou Saint-Gilles se font tirer le portrait.
Destinées à l'origine à la correspondance des touristes, les cartes postales d'Adeline Boutain suscitent l'intérêt des cartophiles. Elles sont devenues aussi une source documentaire et de connaissance pour la région de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

