| Présidente de Wikimédia France (d) | |
|---|---|
| - | |
Pierre-Yves Beaudouin (d) |
| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Adrienne Charmet |
| Surnom |
Serein |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Wikimédienne, militante associative |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Distinction |
Adrienne Charmet, née le à Semur-en-Auxois (Côte-d'Or), est une responsable associative et militante française. Elle est connue pour défendre les libertés numériques.
Elle est la présidente (de 2009 à 2011) puis la directrice des programmes (de 2011 à 2014) de l'association Wikimédia France, qui soutient notamment Wikipédia en français en Europe francophone. À partir de 2014, elle est la coordinatrice des campagnes de l'association La Quadrature du Net (LQDN), qui défend spécifiquement les libertés sur Internet. Trois ans plus tard, elle rejoint l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI).
Née le à Semur-en-Auxois, en Côte-d'Or, Adrienne Charmet grandit dans une famille nombreuse et catholique. Elle est guide scout durant dix ans.
Elle poursuit ensuite des études d'histoire à Rennes et à Paris ; elle se spécialise dans le jansénisme, ce qui l'amène à obtenir un diplôme d'études approfondies (2002), puis à commencer une thèse doctorale — abandonnée « faute d'argent » — sur ce sujet, puis, après un séminaire au cours duquel elle découvre Wikipédia, à y rédiger des articles en lien avec ce thème sous le pseudonyme « Serein »,,,. Elle devient également administratrice du site.
Chargée de cours à l'université Sorbonne Paris Nord, puis enseignante d'histoire-géographie au collège durant un an, elle devient ensuite salariée dans une entreprise toulousaine de vente en ligne.
Après avoir assuré la présidence de l'association Wikimédia France de 2009 à 2011, elle en devient salariée comme directrice des programmes, poste qu'elle occupe trois ans.

En 2014, elle est nommée chevalier des Arts et des Lettres par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti au titre de sa participation à Wikipédia,.
La même année, en avril, elle entre à La Quadrature du Net (LQDN) en tant que porte-parole et coordinatrice. Elle y est remarquée lors de l'opposition au projet de loi relative au renseignement,, – finalement adoptée. En , elle annonce le changement de stratégie de LQDN, et son recentrage en direction de la sensibilisation de l'opinion publique.
Le , elle annonce son départ de LQDN pour rejoindre début septembre l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), où elle entend continuer son travail « au service de l'intérêt général, d'une autre manière mais dans le même esprit ». Anticipant les éventuelles polémiques, elle déclare : « Je sais que ce n’est pas ultra consensuel, mais je ne considère pas que l’ANSSI soit l’ennemi. (...) Si j’avais eu le moindre problème moral, je n’y serais pas allée ».