| Rennes | |||||
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De haut en bas, de gauche à droite : la statue Jean Leperdit sur la Place du Champ-Jacquet ; le quai Saint-Cyr ; le Parlement de Bretagne; le palais du Commerce ; une rame de la ligne A du métro de Rennes ; le palais Saint-Georges. |
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Blason |
Logo |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne (préfecture) | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine (préfecture) |
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| Arrondissement | Rennes (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Rennes Métropole (siège) |
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| Maire Mandat |
Nathalie Appéré 2026-2032 |
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| Code postal | 35000 35200 (sud-est) 35700 (nord-est) |
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| Code commune | 35238 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Rennais, Rennaises | ||||
| Population municipale |
230 890 hab. (2023 |
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| Densité | 4 582 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
381 156 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 06′ 53″ nord, 1° 40′ 46″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 20 m Max. 74 m |
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| Superficie | 50,39 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Rennes (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Rennes (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Bureau centralisateur de six cantons | ||||
| Législatives | 1re, 2e, 3e et 8e circonscriptions | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | metropole.rennes.fr | ||||
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Rennes ⓘ (en gallo : Rene /rən/ ; en breton : Roazhon /ˈrwɑːzõn/) est une commune du nord-ouest de la France, chef-lieu du département d'Ille-et-Vilaine et de la région Bretagne. La ville se situe en Haute-Bretagne — partie orientale de la Bretagne — à la confluence de l'Ille et de la Vilaine.
Située sur l'arc atlantique européen, Rennes compte 230 890 habitants intra-muros, ce qui fait d'elle la première ville de la région Bretagne, la deuxième ville du Grand Ouest et de la Bretagne historique, après Nantes, et la onzième commune la plus peuplée de France en nombre d'habitants. L'unité urbaine est peuplée de 381 156 habitants en 2023 et son aire d'attraction, qui comprend 789 516 habitants en 2023, est la dixième au niveau national. Rennes est le siège d'une métropole de 451 762 habitants en 2018, faisant ainsi partie des douze grandes métropoles françaises de droit commun (depuis ).
À l'époque gallo-romaine, la cité fondée par les Riedones porte le nom gaulois de Condate. La ville voit son pouvoir politique s'accroitre au Moyen Âge en devenant successivement forteresse des Marches de Bretagne puis capitale du duché de Bretagne. Sous l'Ancien Régime, l'union de la Bretagne à la France range progressivement Rennes au rang de grande ville provinciale. L'implantation du Parlement de Bretagne à Rennes au XVIe siècle — devenu palais du Parlement de Bretagne au XVIIe siècle — a cependant permis à la Bretagne de conserver jusqu'à la Révolution française une certaine autonomie à l'égard du pouvoir royal de l'époque. Rennes a notamment joué un rôle important dans la révolte du Papier timbré en 1675. Victime d'un terrible incendie en 1720, le centre médiéval en bois de la ville est partiellement reconstruit en pierre (granit et tuffeau). Restée majoritairement rurale jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, Rennes se développe véritablement au XXe siècle.
À partir des années 1950, la commune surnommée « ville des administrations » connaît un essor économique, urbain et démographique lié notamment à l'exode rural et à une industrialisation nouvelle (usine automobile de PSA La Janais). Durant les années 1980 et 1990, Rennes acquiert une position stratégique dans les télécommunications (création du Minitel et Transpac). Elle est depuis devenue un pôle important du secteur tertiaire en se tournant vers le numérique et les nouvelles technologies (technopole Rennes Atalante, pôle de compétitivité Images et Réseaux, labellisation French Tech, IRT b-com, choix du métro automatique VAL). En 2018, le bassin d'emploi de Rennes comprend 704 933 habitants. Elle est l'une des villes les plus productives et dynamiques de France, avec un taux de chômage autour de 6,5 % en 2018.
Rennes fait partie des grandes villes estudiantines françaises, en étant en 2024 la deuxième ville universitaire avec près de 73 000 étudiants, derrière la ville de Montpellier. Labellisée ville d'art et d'histoire, elle a conservé un important patrimoine médiéval et classique au sein de son centre historique. 90 édifices sont ainsi protégés au titre des monuments historiques,.
La ville de Rennes est située en Bretagne, dans l'Ouest de la France, à 308 km en distance orthodromique (à vol d'oiseau) de Paris. Elle est donc excentrée par rapport à l'axe Lille-Paris-Lyon-Marseille structurant le territoire français et elle l'est plus encore par rapport à la dorsale européenne qui relie Londres à Milan ou du pentagone européen. La ville cherche cependant à tirer parti de sa position centrale dans l'arc atlantique pour affirmer son rôle de ville européenne. C'est d'ailleurs à Rennes qu'a été créée en 2000 la conférence des Villes de l'Arc Atlantique qui y a son siège.
Excentrée au niveau national et européen, la ville de Rennes l'est aussi au niveau régional. Située à moins de 50 km de la limite orientale de la Bretagne à La Gravelle, Rennes se situe à plus de 250 km de l'île d'Ouessant. En distance orthodromique, elle est ainsi plus proche d'Angers (128 km) que de Brest (210 km) et plus proche de Caen (154 km) que de Quimper (180 km).
De plus, Rennes se situe au point de jonction de la liaison Manche-Atlantique constituée par la Vilaine et le canal d'Ille-et-Rance. La ville est plus proche des côtes de la Manche (55 km) que de celles de l'océan Atlantique (90 km), et est la seule ville bretonne de plus de 25 000 habitants qui ne soit pas située en bord de mer ou d'estuaire.
Selon les données établies par l'Insee, Rennes est la commune centre de l'unité urbaine de Rennes, formée de 16 communes et plus largement de l'aire d'attraction de Rennes (183 communes) et de son espace urbain.
La métropole de Rennes comprend 43 communes.
La ville de Rennes s'étend quant à elle sur 50 km2 dont 8,6 km2 d'espaces verts et jardins publics.
Bien que globalement plat – l'altitude de la commune est comprise entre 20 et 74 mètres – le relief de la commune est marqué par les vallées creusées par l'Ille et la Vilaine.
Le site choisi pour la fondation de la ville est celui d'un promontoire dominant le confluent de l'Ille et de la Vilaine. Le développement de la ville s'est tout d'abord fait sur les terrains hauts au nord de la Vilaine ; les terrains marécageux situés au sud du fleuve n'ont été urbanisés qu'au XVe siècle. Le relief n'a jamais constitué un frein au développement urbain. La ville s'est progressivement développée de part et d'autre des cours d'eau pour s'étendre au XXe siècle sur les hauteurs environnantes : plateau du Haut-Quineleu, au sud de la gare, hauteurs de Maurepas et de Villejean, au nord-est et au nord-ouest du centre-ville.
En raison d'un lit peu profond, la Vilaine provoque de fréquentes inondations qui ont conduit les autorités municipales à prendre de nombreuses mesures pour les limiter. Dès le XVIe siècle, des travaux de canalisation sont envisagés afin d'améliorer sa navigabilité mais, malgré de nombreux projets élaborés à la suite de l'incendie de 1720, il faut attendre le XIXe siècle pour que les travaux soient entrepris. Après l'achèvement des travaux de canalisation, des inondations se sont encore produites, parfois catastrophiques comme en 1966 et en 1974, conduisant la municipalité à se doter d'un large éventail d'équipements. L'état de catastrophe naturelle a été constaté à la suite des inondations des et , consécutives à des orages exceptionnels.

La région de Rennes est localisée dans le domaine centre armoricain, dans la partie médiane du Massif armoricain qui est un socle ouest-européen de faible altitude (maximum 400 m), caractérisé par des surfaces d'aplanissement et qui résulte d'une histoire complexe composée de trois orogenèses : icartienne (Paléoprotérozoïque,ca. 2,2-1,8 Ga), cadomienne (Édiacarien 750-540 Ma) et surtout varisque (ou hercynienne, au Dévonien-Carbonifère, 420-300 Ma). La structure du Massif armoricain résulte de la superposition de l'héritage de ces deux derniers orogènes.
La ville se trouve au centre du bassin de Rennes constitué de sédiments détritiques essentiellement silto-gréseux (notamment les schistes verts de Rennes utilisés en matériau de construction) issus de l'érosion de la chaîne cadomienne et accumulés sur plus de 1 500 m d'épaisseur. Les différentes couches briovériennes qui le composent ont été plissées et remaniées par la suite, notamment lors de l'orogénèse hercynienne, d'où une succession irrégulière où dominent les schistes, mais où s'intercalent des grès, des conglomérats et de nombreux faciès dont on connaît mal la répartition, faute d'affleurements. Cette irrégularité se traduit dans les reliefs caractérisés par une succession de collines et de vallées généralement peu marquées.
Une tectonique de distension E-W, associé à la phase distensive qui a affecté l'Europe de l'Ouest à partir de l'Éocène (phase de rifting liée à l'orogenèse alpine et à l'origine du rift ouest-européen), affecte également ce bassin. Il en résulte le demi-graben de Rennes – Chartres-de-Bretagne, dirigé par la faille de Pont-Péan qui a joué un rôle de drain à l'échelle régionale. Cet étroit bassin d'effondrement, s'évasant vers le nord-ouest, à fond incliné vers l'est, favorise le dépôt de sédiments observés dans de petites accumulations : les parties les plus encaissées du bassin, autour de Saint-Jacques-de-la-Lande et Le Rheu conservent les traces de la sédimentation marine au Miocène (mer des Faluns), ou de celle des sables rouges pliocènes. Ce socle, profondément altéré et régulièrement masqué par des dépôts de limons issus de l'érosion éolienne durant la dernière glaciation, donne des sols bruns à hydromorphie variable.
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vilaine, un bras de la Vilaine, le canal d'Ille et Rance, l'Ille, le Blosne, le Pont Lagot,,.
La Vilaine, d'une longueur de 218 km, prend sa source dans la commune de Juvigné et se jette dans l'Océan Atlantique à Camoël, après avoir traversé 56 communes.
Le canal d'Ille-et-Rance est un canal, chenal et un cours d'eau naturel navigable, d'une longueur de 84 km, prend sa source dans la commune de Montreuil-sur-Ille et se jette dans l'Ille à Saint-Grégoire, après avoir traversé 25 communes.
L'Ille, d'une longueur de 49 km, prend sa source dans la commune de Dingé et se jette dans la Vilaine sur le territoire de la commune, après avoir traversé onze communes.
Le Blosne, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune de Domloup et se jette dans la Vilaine au niveau du Rheu, après avoir traversé huit communes.

Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : les gravières de la Piblais (30,84 ha), l'étang d'Apigné (17,63 ha) et l'étang des Longs Champs (2,75 ha),.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 677 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande à 6 km à vol d'oiseau, est de 12,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,0 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
16,8 27.1.2003 |
20,9 27.2.2019 |
24,1 30.3.2021 |
28,7 17.4.1945 |
33,5 28.5.2026 |
41,5 23.6.2026 |
40,5 18.7.2022 |
40,2 13.8.2026 |
35,1 9.9.2023 |
30 2.10.2023 |
21,4 7.11.2015 |
18 31.12.2022 |
41,5 2026 |
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| Maximale moyenne | 9,2 | 10,2 | 13,2 | 16 | 19,3 | 22,6 | 24,8 | 24,7 | 21,9 | 17,2 | 12,5 | 9,6 | 16,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 6,2 | 6,6 | 8,8 | 11 | 14,3 | 17,3 | 19,2 | 19,3 | 16,6 | 13,2 | 9,2 | 6,6 | 12,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 3,3 | 2,9 | 4,5 | 6 | 9,3 | 12,1 | 13,7 | 13,8 | 11,4 | 9,3 | 5,9 | 3,6 | 8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−14,7 17.1.1985 |
−11,2 22.2.1948 |
−7,3 1.3.2005 |
−3,2 3.4.1984 |
−1,2 1.5.1945 |
2,2 2.6.1962 |
5,5 11.7.1972 |
4 30.8.1956 |
1,9 30.9.1972 |
−4,6 29.10.1947 |
−7,5 28.11.1955 |
−12,6 29.12.1964 |
−14,7 1985 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 66,6 | 51,6 | 48,9 | 51,2 | 58,1 | 50,9 | 44 | 43,5 | 56,6 | 73,1 | 73,2 | 73,3 | 691 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 11,5 | 10,1 | 8,9 | 9,9 | 8,9 | 7,4 | 7,1 | 7,1 | 7,8 | 11 | 12,5 | 12,3 | 114,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 4,7 | 3,8 | 3,4 | 3,6 | 3,9 | 3,5 | 2,9 | 2,8 | 4,2 | 4,7 | 5,1 | 5 | 47,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 1,7 | 1,1 | 1,1 | 1,2 | 1,7 | 1,4 | 1,2 | 1 | 1,7 | 2,4 | 2 | 2 | 18,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
70,4 19.1.1995 |
34,5 4.2.1951 |
35,6 24.3.2001 |
28,3 30.4.1991 |
35,1 30.5.1981 |
56,2 10.6.1993 |
39,4 26.7.2003 |
50,2 16.8.1997 |
45,3 26.9.1952 |
66,4 6.10.2018 |
34,4 13.11.2010 |
38,7 23.12.2013 |
70,4 1995 |
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| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 68,3 | 92,7 | 134,1 | 173,8 | 202,1 | 213,3 | 220,2 | 207,2 | 180,7 | 116,7 | 83,5 | 69 | 1 761,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Au , Rennes est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Rennes, une agglomération intra-départementale regroupant 16 communes, dont elle est ville-centre,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris),.
Rennes est en 2014 la « ville la plus durable de France » selon le magazine Terra eco, se distinguant notamment par la qualité de ses services de transports en commun, son taux de chômage, et sa vie associative.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (78,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (74,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (45,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (27,2 %), zones agricoles hétérogènes (10,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (5,3 %), terres arables (5 %), prairies (4,5 %), eaux continentales (1,5 %), mines, décharges et chantiers (0,5 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

En 2019, Rennes comptait 129 917 logements, dont 89,5 % sont des résidences principales, 3,8 % des résidences secondaires et 6,7 % de logements vacants. 85,9 % de l'ensemble des logements sont des appartements.
Rennes est une ville qui se densifie, avec 29,3 % des résidences principales qui ont été construites après 1990. Concernant les constructions antérieures à 1949, elles représentent 10,9 % du parc. Avec 22 703 logements HLM, soit 21,7 % du parc en 2019, la ville respecte les dispositions de l'article 55 de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains de fixant alors à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes.

La plupart des habitations possédaient quatre pièces ou plus (37,6 %), ou trois (25,8 %), puis deux pièces (22 %). Les petits logements représentent 14,6 % du parc immobilier rennais. Il faut préciser que ces logements sont bien dotés et équipés puisque 99,5 % ont le chauffage central ou individuel et 56,3 % possèdent un garage, box ou parking. En 2012, 28,4 % du parc est constitué de logements de moins de 18 ans, ce qui fait de Rennes la 3e ville de France dans cette catégorie en 2012,.


En 2016, la ville compte 868 hectares d'espaces verts entretenus (dont 50 % de parcs, bases de loisirs, terrains de sports), soit 17 % de la superficie de la ville et 41 mètres carrés d'espace vert par habitant. On compte notamment :
En 2015, Rennes est récompensée par trois fleurs au palmarès du concours des villes et villages fleuris.


À son apogée au IIe siècle, lors de la période gallo-romaine, Condate est un centre urbain important qui s'étend sur 90 ha sur les hauteurs dominant le confluent de l'Ille et de la Vilaine. Les invasions barbares vont conduire la ville à se resserrer sur une superficie de 9 ha au sein d'une enceinte longue de 1 200 mètres.

Jusqu'au XVe siècle, la ville se développe à l'abri de cette muraille à mesure que son rôle politique et économique croît. Au début du XVe siècle, la ville de résidence des ducs de Bretagne ne compte cependant aucun monument marquant en dehors de sa cathédrale. La ville connaît alors une période de développement démographique en raison d'une forte immigration normande à la suite de l'occupation anglaise au début du siècle et, surtout, d'un important exode rural. Les faubourgs se développent hors des murs : La Baudrairie, Saint-Aubin, Bourg-l'Évesque, Saint-Étienne, Toussaints… Dans sa Chronique d'Arthur de Richemont, Guillaume Gruel, écuyer d'Arthur III de Bretagne, note : « La ville qui pour lors estoit trop petite pour loger ung tel peuple comme le peuple renays, et estoient les faulxbourcs plus grans troy foiz que la Ville ».
Deux nouvelles enceintes sont donc construites au XVe siècle afin d'assurer le développement de la ville. En 1422, le duc Jean V décide de construire une enceinte à l'est qui entoure la « Ville Neuve », marquée par les commerces et les congrégations religieuses. Cette nouvelle enceinte est achevée en 1452, mais déjà une autre extension est en cours. En 1449, le duc François Ier prend la décision d'étendre les murs de la ville au sud de la Vilaine. La « Nouvelle Ville » ainsi protégée par les remparts est avant tout un ensemble de terrains malsains et inondables où s'entasse une population modeste. L'intérêt est pourtant réel d'assurer une protection efficace des deux rives du fleuve et de protéger les quartiers industrieux. En 1473, cette enceinte est à son tour achevée. La ville s'étend alors sur 62 ha et compte environ 13 000 habitants. C'est au cours de ce siècle que la ville s'embellit en se dotant en 1467 de son premier monument civil : la tour de l'Horloge, citée par François Rabelais dans Pantagruel.
Après la fin de l'autonomie bretonne, marquée par l'acte d'union de 1532, le rôle administratif de Rennes s'accroît. En 1561, le Parlement de Bretagne se fixe dans la ville. Le Palais du Parlement de Bretagne est édifié entre 1618 et 1655. En parallèle, la ville se transforme profondément grâce aux nombreux hôtels particuliers édifiés pour les « messieurs du Parlement », comme les hôtels de La Noue et Racape de La Feuillée, édifiés sur la place des Lices en 1658. La ville s'embellit ainsi au cours du XVIIe siècle mais reste enserrée dans ses remparts et les bâtiments sont pour la grande majorité construits en bois. Lors de la nuit du , la ville s'embrase. Pendant six jours, l'incendie va ravager le centre-ville : près de 10 ha sont touchés, 945 bâtiments sont détruits. Au total, on estime que le grand incendie a coûté au total la somme de neuf millions de livres aux particuliers.
La reconstruction de la ville est l'occasion de mettre en application les idées des urbanistes de l'époque ; les vues doivent être dégagées et les rues plus larges. Avant tout, il s'agit à tout prix d'éviter un nouvel incendie. Pour mener à bien ce chantier, l'intendant de la ville s'adresse à Isaac Robelin, un ingénieur militaire directeur des fortifications à Brest. Cependant son projet présenté au Conseil le ne convainc pas, notamment en raison de ses vues radicales qui heurtent les nobles de la ville. En 1724, c'est l'architecte Jacques V Gabriel, plus diplomate, qui est finalement chargé de la reconstruction.
Dans les grandes lignes, le plan ambitieux de Robelin est conservé : la partie incendiée de la ville est totalement réorganisée selon un plan en damier avec des îlots carrés d'environ 65 m de côté et des voies de 10 m de large. Les immeubles sont construits en pierre (granit pour le rez-de-chaussée et étages en tuffeau) et les toits sont couverts d'ardoises. La ville s'organise autour de deux places disposées en quinconce : la place Royale où trône le Parlement de Bretagne et la place Neuve dominée par la mairie, moins monumentale et obéissant à des canons moins rigoureux que sa voisine. La place Royale sert d'écrin à une monumentale statue de Louis XIV réalisée par Antoine Coysevox.
Au cours du XVIIIe siècle, la ville se développe peu à peu hors de ses murs. Certes, des rues avaient été créées en dehors des remparts depuis parfois longtemps, mais il ne s'agissait alors que de faubourgs comme celui de la rue de Nantes dont il est fait état dès le XVe siècle. La promenade du Mail, prolongeant la ville vers l'ouest, est ainsi créée au cours de ce siècle.
Le XIXe siècle est marqué par un développement important des infrastructures de transport qui vont conduire à une profonde restructuration de la ville, notamment de ses quartiers sud. La canalisation de la Vilaine est entamée en 1841 et s'achève en 1861. Elle permet l'assainissement des quartiers situés au sud du fleuve, jusqu'alors sujets à de fréquentes inondations. L'arrivée du train en gare de Rennes en 1857 entraîne l'urbanisation de la plaine alluviale située au sud de la ville. Sur la base du plan d'urbanisme conçu entre 1852 et 1855 à l'initiative du maire Ange de Léon, de larges boulevards sont tracés : cours de la Gare (actuelle avenue Jean-Janvier) pour rejoindre directement le centre-ville depuis la gare, boulevard de La Tour-d'Auvergne permettant de faciliter la liaison entre Saint-Malo et Bordeaux (route impériale no 137), boulevard de la Liberté entre ces deux axes sur les douves remblayées des anciens remparts déjà démolis à l'époque. Ce plan sera globalement réalisé ; seul le Champ de Mars sera réorganisé pour permettre l'extension de la caserne du Colombier.
En parallèle à ce développement, l'urbanisation se développe aussi au nord-est de la ville : un boulevard de contournement, le boulevard de la Duchesse-Anne, est créé au milieu du siècle afin de relier les faubourgs de Saint-Hélier, de Paris, de Fougères et d'Antrain ; le boulevard de Sévigné est percé en 1864. Ces axes vont permettre de structurer le développement d'un quartier marqué par des hôtels particuliers et des riches demeures. En 1880, un nouveau boulevard circulaire, situé plus à l'est (boulevards de Strasbourg et de Metz), permet une urbanisation cohérente de l'est de la ville.
Le XIXe siècle est celui où la ville s'affirme dans son rôle de capitale régionale. Dans La Bretagne Contemporaine, parue en 1865, il est fait état du développement connu au cours des premières décennies du siècle : « Dans l'espace des soixante années de ce siècle, Rennes a vu sensiblement croître son importance et son commerce et son industrie. Sa population a doublé : elle atteint aujourd'hui le chiffre de 50 000 âmes. Elle a […] la physionomie d'une grande et belle cité, calme plutôt qu'active. ». Elle est cependant mal considérée par les guides touristiques du XIXe siècle La ville se dote d'équipements structurants : lycée impérial (1803), palais universitaire (1847-1855), nouvel hôpital de l'Hôtel-Dieu au Nord la ville (1855), prison (1863-1876). En 1897, Rennes inaugure son réseau de tramway, facilitant les déplacements urbains.
En ce qui concerne l'assainissement, la municipalité dirigée par Pierre Martin, demande les conseils de l'ingénieur parisien Eugène Belgrand, qui après avoir été le constructeur des égouts de Paris (réseau débuté en 1854), est très demandé en France pour la construction d'autres réseaux d'assainissement et d'adduction d'eau potable. 1881 marque le début de la construction du premier réseau d'égouts. En 1883, les 23 premiers kilomètres du réseau souterrain sont réalisés, reliés à deux grands collecteurs de chaque côté de la Vilaine. Les eaux usées sont rejetées en aval du fleuve, près du Moulin du Comte,. Entre 1884 et 1890, le réseau d'assainissement est étendu de 3,6 kilomètres supplémentaires, avec en parallèle depuis 1882, la mise en place d'un réseau d'adduction en eau de source à partir des sources de la Loisance et de la Minette, projet suivi par le conseiller municipal François Massieu, chargé des problèmes d'hygiène et d'assainissement depuis 1873.
Le développement de la ville se poursuit au XXe siècle. Selon un mouvement déjà amorcé à la fin du siècle précédent, le développement urbain se fait de façon cohérente par le biais de lotissements qui permettent d'éviter une urbanisation linéaire sous forme de faubourgs. La loi Loucheur votée en 1928 va accélérer le développement pavillonnaire de la ville dans l'entre-deux-guerres. Ainsi des quartiers se développent au sud de la voie ferrée, notamment le quartier Sainte-Thérèse et le quartier des Sacrés-Cœurs, et dans le prolongement des lotissements du XIXe siècle au nord-est (quartiers Jeanne-d'Arc et Maurepas). Le Foyer Rennais, premier projet d'habitations à bon marché de la ville, est initié en 1922 pour s'achever en 1933. La ville se dote en 1925 d'un premier plan d'extension, d'aménagement et d'embellissement qui permet de définir les axes de développement urbain futur.
La ville se dote de nouveaux équipements comme la piscine Saint-Georges, achevée en 1926, le Palais du commerce achevé en 1922 et les halles centrales achevées en 1926.
L'immédiate après-guerre est marquée par la reconstruction de la ville touchée par d'importants bombardements,.
Dès 1944, l'architecte Georges-Robert Lefort est chargé de mettre en place un « Projet de reconstruction et d'aménagement de la ville ». Il s'agit tout autant de reconstruire les quartiers détruits que de résorber l'habitat insalubre et de permettre d'accueillir des populations nouvelles par le développement de quartiers d'habitat collectif. L'arrivée d'Henri Fréville à la tête de la municipalité en 1953 va marquer un tournant dans la politique urbaine de la ville avec la mise en place d'une politique d'aménagement planifié et de forte maîtrise foncière. Henri Fréville justifie ainsi sa politique à propos de l'opération de rénovation urbaine du Colombier dans son autobiographie : « La rénovation urbaine étant, à la fois, une mesure d'assainissement et de modernisation, sa réalisation exigea un plan d'ensemble, d'où l'ampleur du projet initial. ». Au cours des décennies 1950 et 1960, les vastes opérations d'urbanisation vont se multiplier dans la ville :

Le développement de l'offre en logement s'accompagne aussi d'un fort développement industriel et commercial. L'objectif poursuivi par la municipalité est de « faire de Rennes le moteur du nouveau dynamisme breton et de retenir les migrants ruraux qui partent chercher du travail à Paris. ». La croissance urbaine de cette période va donc également conduire à la mise en place d'importantes zones d'activités :
D'autres activités se développent en périphérie :
La construction progressive de la rocade de Rennes, à partir de 1968, permet de fixer les limites de la zone urbanisée et limiter l'étalement urbain. Aucun nouveau quartier d'habitation n'est prévu au-delà et la densification est privilégiée. Cela se traduit par le concept de ceinture verte (ou ville archipel) adopté successivement dans les schémas de cohérence territoriale (SCOT) de la ville : la ville est considérée comme une île entourée d'un océan de nature et de terres agricoles qu'il faut préserver; l'urbanisation linéaire qui ferait se rejoindre deux centre-ville est donc exclue. Les opérations d'urbanisation des années 1980 vont viser à densifier le tissu urbain en urbanisant les derniers terrains vacants par le biais de ZAC de moindre envergure que les ZUP. Les quartiers de la Poterie au sud-est et des Longs-Champs au nord-est,.
À la fin du XXe siècle, « la ville de Rennes s'arrête progressivement sur la limite constituée par la rocade ». Le territoire communal compris à l'intérieur de la route de contournement est presque entièrement urbanisé et il s'agit donc de reconstruire la ville sur elle-même à travers des opérations de renouvellement urbain.
Le début du XXIe siècle voit la création de nouveaux quartiers. La ville organise son développement urbain via le programme « Projet urbain 2015 », qui définit de nouvelles ZAC :

En 1983, la commune de Rennes a été divisée en douze quartiers administratifs (eux-mêmes divisés en sous-quartiers), dotés chacun d'un élu référent et d'un agent chargé du quartier :
Cette division correspond aujourd'hui aux conseils de quartier de la ville. Les conseils de quartier sont un dispositif de la loi Vaillant visant à instaurer plus de démocratie locale. Les conseils de quartier se regroupent afin d'échanger sur leurs problématiques communes lors des Assemblées des Conseils de Quartier,.
Certains de ces quartiers sont prioritaires et possèdent également un conseil citoyen (Blosne, Villejean…).
Rennes est divisé en 45 sous-quartiers.
La gare de Rennes est la principale gare ferroviaire de Bretagne avec un important trafic TGV vers Paris notamment (trajet en 1 heure 30) et régional avec le TER Bretagne.
Deux autres gares sont situées sur le territoire communal (Pontchaillou et Rennes-La Poterie).
La ville dispose d'une rocade.
Rennes dispose du Service des transports en commun de l'agglomération rennaise (STAR), un réseau de transport en commun porté par son métro et complété par un maillage de lignes de bus placé sous l'autorité de Rennes Métropole ; sa fréquentation a explosé depuis l'ouverture de la première ligne de métro en 2002,. D'ici 2030, un réseau de quatre lignes de bus à haut niveau de service baptisés « trambus » devrait voir le jour et relier les communes de Rennes Métropole à la ville de Rennes.
En 1999, la ville est la seconde en France après La Rochelle à mettre en place un service de vélos en libre-service et le premier informatisé au monde. Le système actuel fonctionne depuis 2009 et sous son nom actuel STAR, le vélo depuis 2018,. Depuis les années 1990, les pistes cyclables se sont développées, avec un rythme accéléré dans les années 2020 par les coronapistes pérénisées et l'aménagement progressif du réseau express vélo.
À l'enquête du Baromètre des villes cyclables, Rennes est classée, dans sa catégorie, troisième ville la plus cyclable de France derrière Grenoble et Strasbourg en 2021. À l'enquête 2021 du Baromètre des villes marchables, Rennes est classée, dans sa catégorie, seconde ville la plus marchable de France (derrière Strasbourg).
Rennes dispose de l'aéroport de Rennes-Bretagne, situé à sept kilomètres du centre-ville, au sud-ouest dans la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande. Avec la Vilaine et le canal d'Ille-et-Rance, la vile dispose d'axes fluviaux relativement importants mais peu exploités.
À l'origine le nom celtique (gaulois) de la commune est Condate, ce qui signifie « confluent » et souligne l'emplacement de la ville, entre l'Ille et la Vilaine.
Le toponyme actuel est issu du nom du peuple gaulois, les Riedones, occupant cette partie de l'Armorique au IIe siècle av. J.-C..
Le nom de ce peuple vient d'une racine celtique red signifiant « aller à cheval » ou « aller en char ». D'après Xavier Delamarre le sens global de Riedones serait « les conducteurs de chars », l'élément redo- étant le celtique rēd, qui explique aussi le vieil-irlandais riad- « aller à cheval ou en voiture » (cf. néanmoins l'anglais to ride). Le terme latin reda, raeda désignant un véhicule à quatre roues est un emprunt au vieux-celtique.
Suivant les siècles, Rennes est attesté sous différents noms. Chronologiquement :
Quelques noms de lieu indiquent la présence ancienne de bretonnants. Ces noms de lieux sont rares, :

En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, le nom de la localité est restitué sous plusieurs formes et selon plusieurs graphies. Le nom a pour forme Resnn, selon l'orthographe ELG[réf. à confirmer] , prononcée [rɛn][réf. nécessaire]. L'association Chubri rapporte les prononciations suivantes, présentées de la plus fréquente à la moins courante : [rən], [rɛn], [rɛ̃ːn] et [rɛ̃n]. Elle les retranscrit respectivement Rënn, Rènn, Rein·n et Rin·n, suivant l'écriture MOGA, élaborée en 2007. Pour l'Institut de la langue gallèse, la forme est Rene, d'après la liste des communes de Haute-Bretagne en gallo produite en 2021.
En breton, la forme est Roazhon, suivant l'orthographe unifiée. C'est également la forme normalisée préconisée par l'Office public de la langue bretonne. En breton, on trouve aussi des variantes plus anciennes, depuis le XVe siècle : Roazon (en KLT) ou Roahon,, Roéhon, Roaon (en vannetais). Grégoire de Rostrenen utilise les graphies Roazoun, Roazon, Roéson, Roaon, Roën, ; des variantes ont perduré jusqu'au XXe siècle et on retrouve ainsi plusieurs noms et prononciations différentes dans l'Atlas linguistique de la Basse-Bretagne de 1927 de Pierre Le Roux : Roazon et Raozoun dans le Léon, Roazen, Roazon ou Raon en Cornouaille, Rawon ou Raon dans le Trégor, Roéhon, Rwan ou Rwéwon dans le Pays vannetais.
Le nom s'est stabilisé à la période gallo-romaine, le nom de la civitas remplaçant condate. La limite de l'usage du breton au haut Moyen Âge suivait les limites occidentales de l’évêché de Rennes.
Les formes Roazon (moyen-breton) et Rennes (en langue romane) supposent deux accentuations différentes à partir de la même forme initiale (il en va de même pour le nom de Nantes Naoned / Naunt. Cela s'explique : ces noms de peuples celtiques étaient connus des Bretons, voisins de Grande-Bretagne, alors que leur entrée en latin n'est survenue qu'après la conquête romaine[Information douteuse].
En langue des signes française, la ville se signe comme un renne,.

Vers le IIe siècle av. J.-C., la ville aurait été fondée par la tribu des Riedones qui choisit le site du confluent de l'Ille et de la Vilaine pour capitale, et prend le nom de Condate (ce qui signifie « confluent » en gaulois). D'autres sources, plus récentes, mettent en doute les interprétations passées, et indiquent une fondation au Ier siècle, sur la butte au-dessus du confluent (actuel emplacement de la cathédrale Saint-Pierre).
Un nombre important de fouilles archéologiques depuis 1980 permettent une meilleure connaissance de la ville de Rennes à l'époque gallo-romaine. Ces travaux ont permis d'estimer une urbanisation de la cité au cours du Ier siècle de notre ère et jusqu'au IVe siècle après J.-C. Durant la Pax Romana, la ville, chef-lieu des Riedones et garnison militaire, se développe jusqu'à occuper un territoire de 80 à 100 hectares. Vers le IIIe siècle, des remparts sont érigés pour protéger la ville.
Les vestiges archéologiques témoignant de la présence et de l'occupation d'un peuple sont nombreux. Ils ont permis d'identifier une vie artisanale forte à Condate, notamment en métallurgie et en céramique, ainsi que des lieux publics et des habitations, ou encore des nécropoles. L'ensemble des vestiges est actuellement conservé au Musée de Bretagne.
Certaines études et certains archéologues[Lesquels ?] se sont penchés sur la question de l'oppidum. En effet, la topographie de la ville ressemble de loin à un oppidum, une sorte d'éperon. Cependant, cela n'est pas clair ni évident, la surface concernée est trop large pour correspondre entièrement à la définition. De plus, nous n'avons pas de sources écrites ou matérielles qui puissent affirmer que la cité fut fortifiée avant l'époque romaine pour résister. Il est plus évident de considérer Condate comme une construction similaire aux autres chefs-lieux de la péninsule armoricaine, c'est-à-dire une construction ex nihilo à la suite de la conquête romaine[réf. nécessaire].

Erispoë, fils de Nominoë, inflige en une défaite cuisante à Charles le Chauve lors de la bataille de Jengland. Ce dernier, par le traité d'Angers, reconnaît Erispoë comme roi de Bretagne, cette dernière étant dans le même temps augmentée des comtés de Rennes et de Nantes ainsi que du pays de Retz. Rennes passe ainsi du statut de ville franque mineure et excentrée à celui de l'une des principales villes du nouveau royaume de Bretagne,.

En 1064, le duc de Normandie Guillaume, futur conquérant de l'Angleterre, mène une expédition contre la Bretagne à laquelle participe activement Harold Godwinson, qui sera ensuite son adversaire à la bataille d'Hastings. La tapisserie de Bayeux, scène 18 à 20, relate les sièges et prises successives des forteresses de Dol-de-Bretagne, Rennes, où Conan II de Bretagne s'est réfugié après avoir fui Dol-de-Bretagne, et Dinan, où Conan rend les clefs de la ville au bout d'une lance.

La ville a deux enceintes successives. Les remparts existants datent du XVe siècle.
Toujours au XVe siècle, Rennes fut le refuge d'Anne de Bretagne, héritière du duc François II de Bretagne. Alors en très mauvaise posture, elle se réfugia à Rennes où elle fut couronnée duchesse de Bretagne dans la cathédrale Saint-Pierre le .
Au XVIe siècle, la ville devient le siège du Parlement de Bretagne[réf. nécessaire].
Le , Rennes connaît une journée des barricades qui permet aux Ligueurs locaux de prendre le contrôle de la ville.
En 1720, un incendie détruit les trois quarts de la ville. La reconstruction de la ville peut alors commencer. Elle dure de 1726 à 1754. Un nouveau port est établi dans le prolongement du port Saint-Yves, pour permettre la réception des matériaux de reconstruction.
En début de l'année 1789, le prix du pain augmente, menant à la journée des bricoles (26 et 27 janvier 1789),.
En 1806, l'Amiral de Villeneuve de retour de la bataille de Trafalgar séjourna quelques jours rue des Foulons (au 21, de nos jours rue Le Bastard). Il y trouva la mort le 22 avril. Il s'y serait suicidé mais un doute persiste sur un possible assassinat.

En 1857, l'arrivée du chemin de fer au sud de la ville permet le développement urbain entre la ville « noble » située au nord de la Vilaine et la gare située au sud de la partie insalubre de la ville.
En 1899, la révision de l'affaire Dreyfus a lieu à Rennes dans l'actuel lycée Émile-Zola.
Rennes était alors une ville de garnison (le 41e régiment d'infanterie, le 24e régiment de dragons et le 7e régiment d'artillerie y sont basés).
Le 7 août 1932, un attentat détruit le monument, niché dans la façade de la mairie, symbolisant l'union de la Bretagne à la France. L'attentat est revendiqué par une organisation indépendantiste, Gwenn ha Du (blanc et noir, soit les couleurs du drapeau breton). Pour ce petit groupe de clandestins, la statue de Jean Boucher est considérée comme le « monument de la honte nationale » depuis son inauguration en 1911. Ils n'acceptent pas l'attitude jugée humiliante de la duchesse Anne de Bretagne agenouillée devant Charles VIII, roi de France.
Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville est occupée à partir du par l'armée allemande. Elle subit de nombreux bombardements dont celui du 8 mars 1943, lorsque l'aviation anglo-américaine pilonne la ville d'une hauteur de 6 000 mètres tuant près de 300 personnes, puis du 8 mai, qui sera particulièrement exploité par la propagande. Le 8 juin 1944, les Martin B-26 Marauder pilonnent la gare de triage utilisée par la 17e Panzerdivision. Le 9 juin, la Royal Air Force vise des cibles stratégiques allemandes, remplacée trois jours plus tard par les Boeing B-17 Flying Fortress. Le bilan des bombardements s'élève à 655 victimes. Rennes est libérée le .
À partir des années 1950, la ville connaît un développement important lié notamment à l'exode rural.
À partir des années 1970, la ville connaît une industrialisation nouvelle avec l'installation de l'usine Citroën.
La ville mène à des réhabilitations massives tels que Bourg-l'Évesque ou Maurepas,,.
Rennes est la préfecture du département d'Ille-et-Vilaine et le chef-lieu de la région Bretagne.
Lors des élections présidentielles de 2022, Emmanuel Macron est élu avec 84,15 %.
Lors des élections législatives de 2024, Marie Mesmeur est élue sur une liste NFP.
Candidats ayant obtenu plus de 4 % des suffrages exprimés :
| Candidat | 1er tour | 2e tour | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Rennes | National | Rennes | National | ||
| François Mitterrand | 39,11 % | 34,11 % | 59,92 % | 54,02 % | |
| Raymond Barre | 18,75 % | 16,54 % | |||
| Jacques Chirac | 16,89 % | 19,96 % | 40,08 % | 45,98 % | |
| Jean-Marie Le Pen | 9,09 % | 14,38 % | |||
| Antoine Waechter | 5,62 % | 3,78 % | |||
| Votants | 77,22 % | 81,35 % | 81,74 % | 84,06 % | |
| Candidat | 1er tour | 2e tour | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Rennes | National | Rennes | National | ||
| Lionel Jospin | 33,06 % | 23,30 % | 56,86 % | 47,36 % | |
| Édouard Balladur | 18,93 % | 18,58 % | |||
| Jacques Chirac | 17,27 % | 20,84 % | 43,14% | 52,64 % | |
| Jean-Marie Le Pen | 7,54 % | 15,00 % | |||
| Robert Hue | 7,23 % | 8,64 % | |||
| Arlette Laguiller | 7,05 % | 5,30 % | |||
| Dominique Voynet | 5,48 % | 3,32 % | |||
| Votants | 76,66 % | 78,38 % | 74,72 % | 79,66 % | |
| Candidat | 1er tour | 2e tour | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Rennes | National | Rennes | National | ||
| Lionel Jospin | 22,67 % | 16,18 % | |||
| Jacques Chirac | 16,87 % | 19,88 % | 92,34 % | 82,21 % | |
| Noël Mamère | 9,59 % | 5,25 % | |||
| Jean-Marie Le Pen | 8,38 % | 16,86 % | 7,66 % | 17,79 % | |
| François Bayrou | 8,07 % | 6,84 % | |||
| Arlette Laguiller | 6,07 % | 5,72 % | |||
| Jean-Pierre Chevènement | 6,06 % | 5,33 % | |||
| Olivier Besancenot | 5,72 % | 4,25 % | |||
| Votants | 68,78 % | 71,60 % | 78,70 % | 79,71 % | |
| Candidat | 1er tour | 2e tour | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Rennes | National | Rennes | National | ||
| Ségolène Royal | 38,02 % | 25,87 % | 62,71 % | 46,94 % | |
| Nicolas Sarkozy | 23,24 % | 31,18 % | 37,29 % | 53,06 % | |
| François Bayrou | 22,26 % | 18,57 % | |||
| Olivier Besancenot | 4,45 % | 4,08 % | |||
| Jean-Marie Le Pen | 4,01 % | 10,44 % | |||
| Votants | 85,99 % | 83,77 % | 85,31 % | 83,97 % | |
| Candidat | 1er tour | 2e tour | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Rennes | National | Rennes | National | ||
| François Hollande | 39,80 % | 28,63 % | 67,09 % | 51,64 % | |
| Nicolas Sarkozy | 20,92 % | 27,18 % | 32,91 % | 48,36 % | |
| Jean-Luc Mélenchon | 13,44 % | 11,10 % | |||
| François Bayrou | 10,50 % | 9,13 % | |||
| Marine Le Pen | 7,33 % | 17,90 % | |||
| Eva Joly | 5,03 % | 2,31 % | |||
| Votants | 80,33 % | 79,48 % | 80,50 % | 80,35 % | |
| Candidat | 1er tour | 2e tour | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Rennes | National | Rennes | National | ||
| Emmanuel Macron | 31,86 % | 24,01 % | 88,39 % | 66,10 % | |
| Jean-Luc Mélenchon | 25,86 % | 19,58 % | |||
| François Fillon | 16,53 % | 20,01 % | |||
| Benoît Hamon | 13,82 % | 6,36 % | |||
| Marine Le Pen | 5,21 % | 21,30 % | 11,61 % | 33,90 % | |
| Votants | 79,03 % | 77,77 % | 73,91 % | 74,56 % | |
| Candidat | 1er tour | 2e tour | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Rennes | National | Rennes | National | ||
| Jean-Luc Mélenchon | 36,31 % | 21,95 % | |||
| Emmanuel Macron | 29,47 % | 27,85 % | 84,15 % | 58,55 % | |
| Yannick Jadot | 9,96 % | 4,63 % | |||
| Marine Le Pen | 7,29 % | 23,15 % | 15,85 % | 41,45 % | |
| Éric Zemmour | 4,48 % | 7,07 % | |||
| Votants | 75,74 % | 73,69 % | 72,02 % | 71,99 % | |
| Scrutin | 1er tour | 2d tour | |||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | 1er | % | 2e | % | 3e | % | ||||||||
| Municipales 2014 | PS | 35,57 | UMP | 30,12 | EELV-PG | 15,09 | FN | 8,37 | UG | 55,83 | UMP | 44,17 | Pas de 3e | ||||||||
| Européennes 2014 | PS | 21,45 | EELV | 18,90 | UMP | 13,91 | UDI-MODEM | 13,38 | Tour unique | ||||||||||||
| Régionales 2015 | PS | 40,11 | LR | 20,26 | EELV | 13,01 | FN | 11,16 | PS | 63,08 | LR | 25,81 | FN | 11,11 | |||||||
| Présidentielle 2017 | EM | 31,86 | LFI | 25,86 | LR | 16,53 | PS | 13,82 | EM | 88,39 | FN | 11,61 | Pas de 3e | ||||||||
| Européennes 2019 | LREM | 25,85 | EELV | 24,33 | PS | 10,91 | RN | 7,89 | Tour unique | ||||||||||||
| Municipales 2020 | PS | 32,78 | EELV | 25,37 | LREM | 14,29 | UD | 12,21 | UG | 65,35 | LREM | 17,49 | UD | 17,16 | |||||||
| Régionales 2021 | EELV | 26,1 | PS | 20,37 | LREM | 13,5 | LR | 13,31 | EELV | 36,48 | PS | 29,2 | LR | 15,34 | |||||||
| Présidentielle 2022 | LFI | 36,31 | LREM | 29,47 | EELV | 9,96 | RN | 7,29 | LREM | 84,17 | RN | 15,85 | Pas de 3e | ||||||||
| Européennes 2024 | PS | 24,93 | LFI | 17,85 | LREM | 14,96 | EELV | 14,20 | Tour unique | ||||||||||||
| Municipales 2026 | PS | 34,53 | HOR | 22,47 | LFI | 18,61 | RN | 6,67 | PS | 43,78 | HOR | 36,38 | LFI | 19,84 | |||||||

Rennes est dirgée par Nathalie Appéré, en poste de 2014. Elle est également présidente de Rennes métropole depuis le 9 juillet 2020.
Outre l'hôtel de ville, la commune a implanté quatre mairies de quartier au Blosne, aux Hautes-Chalais, à Maurepas et à Villejean afin de faciliter l'accès aux administrations de la ville.

Rennes est le chef-lieu d'un arrondissement et le siège d'un tribunal judiciaire, d'une cour d'appel, d'un tribunal pour enfants, d'un conseil de prud'hommes, d'un tribunal de commerce et d'un tribunal administratif. Par ailleurs, Rennes relève de la cour d'appel administrative de Nantes.
Rennes est divisé en six cantons (Rennes-1, Rennes-2, Rennes-3, Rennes-4, Rennes-5 et Rennes-6) et partagé en quatre circonscriptions législatives (première circonscription d'Ille-et-Vilaine, deuxième circonscription d'Ille-et-Vilaine, troisième circonscription d'Ille-et-Vilaine et huitième circonscription d'Ille-et-Vilaine).
Selon Le Télégramme, les fusillades sur fond de trafic de stupéfiants se multiplient dans la ville ces dernières années. Ainsi, entre 2020 et mars 2024, 24 fusillades sont liées au trafic de drogue. Certaines fusillades ont des conséquences tragiques comme la mort d'un jeune Tchétchène à Cleunay, en mars 2021, ou encore le double meurtre du quartier de Maurepas en mars 2023. Le quotidien désigne la place du Banat comme étant « connu pour être l'un des plus gros points de deal de la capitale bretonne ». Le quartier de Maurepas - situé au nord de Rennes - concentre la majorité des faits recensés entre 2020 et 2024. Le quartier a vécu plusieurs guerres de territoire pour le contrôle des points de deals. Plus à l'ouest, le quartier de Cleunay et de Blosne connaissent également leur lot de violences sur cette période.
Le 18 décembre 2023, plusieurs écoles du quartier de Blosne sont confinées après qu'un homme armé d'une kalachnikov a mis en joue un point de deal à proximité en pleine journée,.
Dans la nuit du 10 au 11 mars 2024, une fusillade avec des armes de guerre en plein cœur de Rennes dure 67 minutes, un record depuis les attentats du 13 novembre 2015 en France. « Plus d'une centaine de douilles » d'armes automatiques (9 mm et 7,62 mm) sont découvertes sur place,.
En 2021, la Ville crée la charte de la démocratie locale et de la participation citoyenne. La démocratie locale est pilotée avec la Fabrique citoyenne.
Les conseils de quartiers sont des lieux d'information, de consultation, de concertation et de co-construction sur l'ensemble des politiques publiques et des projets du quartier. Ils sont animés par des co-animateurs habitants élus. Chaque quartier de Rennes possède un conseil de quartier.
Le budget participatif est un dispositif permettant aux habitants de proposer des projets.
La charte de la construction et citoyenneté encadre certains projets urbains.
La région rennaise est impliquée dans le développement durable et la protection de l'environnement notamment sous l'impulsion de Rennes Métropole qui développe un Agenda 21 local depuis 2004. On y trouve de nombreux organismes, dont l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME délégation Bretagne), la Maison de la consommation et de l'environnement (MCE) depuis 1983, l'association d'initiatives locales pour l'énergie et l'environnement (Aile), l'Agence locale pour l'énergie et le climat (ALEC), la Ligue pour la protection des oiseaux - Ille-et-Vilaine depuis 1988 ainsi que l'écocentre de la Taupinais.
L'association étudiante Ar Vuhez organise depuis 2004 la semaine de l'environnement en lien avec les acteurs locaux comme l'École des métiers de l'environnement.
Les plans et cours d'eau sont envahis par des espèces invasives comme la jussie rampante ou la renouée du Japon.
Rennes est élue capitale de la biodiversité en 2016 parmi 72 collectivités candidates. Elle est notamment récompensée pour la gestion écologique de ses espaces verts et de ses espaces publics, tout comme son travail de protection des espaces naturels et de prise en compte de la trame verte, bleue et noire dans ses documents d'urbanisme et de planification.
Depuis le 1er janvier 2020 Rennes a par exemple interdit les terrasses chauffantes.
En 2022, Rennes s'est classée 2e du classement des villes de France de plus de 100 000 habitants, où l'on consomme le moins d'électricité par habitant (derrière Saint-Étienne). Ce classement a été réalisé par Upenergie avec des données de l‘Agence ORE, d'Enedis et de l'Insee.
Le budget 2023 de la Ville de Rennes s'élève à 459 millions €, répartis entre 332 millions € en fonctionnement et 127 millions € en investissement. Le montant de la dette s'élève au à 270,2 millions €, soit une augmentation de 64,6 % en dix ans.
Taux de fiscalité directe
| Taxe | 2023 | |
|---|---|---|
| d'habitation | 21,99 % | |
| foncière sur le bâti | 45,66 % | |
| foncière sur le non-bâti | 39,33 % | |
| Sources des données : Site du ministère de l'Intérieur, Fiscalité locale Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale. | ||
La ville de Rennes est jumelée avec treize villes d'autres pays, dont sept en Europe :

| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Almaty | Kazakhstan | depuis le | ||
| Brno, | Tchéquie | depuis le | ||
| Cercle de Bandiagara | Mali | depuis | ||
| Cork | Irlande | depuis | ||
| Erlangen | Allemagne | depuis le | ||
| Exeter | Royaume-Uni | depuis | ||
| Jinan, | Chine | depuis le | ||
| Louvain | Belgique | depuis le | ||
| Poznań | Pologne | depuis le | ||
| Rochester | États-Unis | depuis le | ||
| Sendai | Japon | depuis le | ||
| Sétif | Algérie | depuis le | ||
| Sibiu | Roumanie | depuis le | ||

Rennes est engagée dans un jumelage-coopération avec :
Rennes est aussi jumelée avec deux communes françaises :
Rennes parraine aussi la commune française de :
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 230 890 habitants, en évolution de +6,49 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Rennes est le siège d'une métropole où vivaient 447 429 habitants. L'unité urbaine de Rennes, la 20e de France par sa population, comptait 318 127 habitants dans la nouvelle délimitation de 2010 où elle était alors composée de treize communes. La ville est au centre de la 10e aire urbaine française qui accueillait 727 357 habitants répartis dans 190 communes,.
Preuve de son dynamisme démographique, Rennes est classée troisième ville la plus attractive de France en 2013 selon Le Parisien, en observation du solde migratoire des 100 plus grandes agglomérations françaises.
Le nombre d'immigrés à Rennes est passé de 14 962 en 2006 à 27 037 en 2021. Leur part dans la population communale est ainsi passée de 7,14 à 12,01 %, soit une augmentation de 68 %, ce qui fait de Rennes la sixième grande ville française dont la proportion d'immigrés a le plus fortement augmenté sur cette période,.
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 62,3 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (50,0 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 14,3 % la même année, alors qu'il est de 18,9 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 110 416 hommes pour 120 474 femmes, soit un taux de 52,18 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,12 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
En 2022, le nombre total de ménages rennais est de 120 235. Les ménages ne comportant qu'une seule personne sont surreprésentés à Rennes, par rapport à la moyenne nationale. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.
| Ménages de | 1 personne | 2 pers. | 3 pers. | 4 pers. | 5 pers. | 6 pers. ou + |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Rennes | 46,6 % | 28,6 % | 11,6 % | 8,7 % | 3,2 % | 1,4 % |
| Moyenne Nationale | 31 % | 31,1 % | 16,2 % | 13,8 % | 5,5 % | 2,4 % |
| Sources des données : INSEE | ||||||

L'enseignement primaire et secondaire à Rennes relève de l'académie de Rennes, la septième de province en 2023 par sa population scolaire avec 610 000 élèves en Bretagne. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'éducation nationale. L'inspection académique d'Ille-et-Vilaine et le rectorat se situent dans la commune. En 2023, la ville dispose de 89 écoles, 22 collèges et 29 lycées.
Rennes est la deuxième ville universitaire de France par son nombre d'étudiants, 73 000 étudiants l'ont choisie pour suivre leurs études en 2024(56 200 en 2005-2006).
En outre, Rennes a acquis une position stratégique dans les télécommunications grâce à la présence de la 1re technopole européenne dans le domaine, Rennes Atalante. Ville étudiante, Rennes est dotée de deux universités et d'écoles supérieures (25 au total) réparties sur plusieurs campus. Des 43 villes universitaires majeures, Rennes est généralement bien classée : elle est, à titre d'exemple, 2e du palmarès 2016-2017 L'Étudiant-L'Express des grandes villes de France où il fait bon étudier.

À l'est se trouve le campus de Beaulieu. C'est un campus mixte entre l'université de Rennes et divers établissements d'enseignement supérieur, essentiellement en sciences et technologies (ESIR, INSA, ENSCR, CentraleSupélec (ancien Supélec), IMT Atlantique) qui jouxte la zone Atalante Beaulieu, pôle de compétitivité technologique.
À l'ouest se trouve le campus de Villejean. C'est le principal campus de l'université Rennes-II, établissement membre associé de l'université de Rennes. Il est essentiellement orienté vers le domaine des lettres, sciences humaines, sciences sociales, mais comprend également le domaine de la santé (maïeutique, médecine, pharmacie, odontologie) de l'université de Rennes. L'École des hautes études en santé publique (EHESP), établissement-composante de l'université de Rennes, se trouve également sur le campus de Villejean.
D'autres campus sont présents dans la ville, comme celui de La Harpe (dépendant de Rennes 2, mais où on trouve aussi d'autres établissements), ainsi que dans le centre, principalement spécialisé en sciences économiques et en droit et rattaché à l'université de Rennes.
Sur un total de plus de 65 500 étudiants en 2016, les effectifs universitaires dans l'unité urbaine rassemblent un peu plus de 50 000 étudiants.
Situé aussi à l'ouest sur la rue de Saint-Brieuc (Atalante Champeaux), se trouve le campus de l'Institut supérieur des sciences agronomiques, agroalimentaires, horticoles et du paysage, l'Institut agro Rennes-Angers.
Dans le quartier de Beauregard se trouve la Rennes School of Business et le campus de groupe EPITA / EPITECH.
Excentré au sud-ouest de la ville de Rennes, à Bruz, se trouve le campus de Ker Lann. Il comprend notamment l'École normale supérieure de Rennes (établissement-composante de l'université de Rennes), l'École nationale de la statistique et de l'analyse de l'information et des établissements d'enseignement supérieur privés.
D'autres écoles sont également installées en centre-ville, telles que :
Dans la ZI Sud-Est de Rennes, se trouve l'Institut de Formation aux Affaires et à la Gestion (IFAG).
La ville draine ainsi chaque jour des élèves et étudiants de toute l'agglomération, grâce au système de transport public intégré et dense. C'est une des villes française comptant le plus d'étudiants et de scolaires par habitant.


La ville de Rennes compte cinq établissements publics formant le Centre hospitalier universitaire de Rennes : l'Hôpital Pontchaillou, l'Hôpital Sud, l'Hôtel-Dieu, La Tauvrais et le Centre de soins dentaires. Il est le plus gros employeur de Rennes avec 8 305 salariés en 2014. La même année, il comptabilise 505 998 journées d'hospitalisation par an, 3 994 naissances et 102 157 entrées aux urgences par an.
Pour la santé mentale, la ville de Rennes dispose d'un deuxième établissement public de santé, le Centre hospitalier Guillaume-Régnier qui regroupe, en 2014, 1 753 lits et places à l'est de la ville.
La ville accueille aussi l'École des hautes études en santé publique (EHESP, ex-ENSP, École nationale de la santé publique), qui forme notamment les directeurs d'hôpital.
La métropole de Rennes compte également le Centre Hospitalier privé Saint-Grégoire, qui regroupe sur un site unique les trois cliniques rennaises Saint-Vincent, Volney et Bréquigny.
Depuis 1987, la ville de Rennes a pour objectif de devenir une Ville-Santé en partenariat avec l'OMS. Cela signifie qu'elle s'engage à œuvrer autour de valeurs telles que la promotion d'un environnement favorable à la santé et de l'hygiène et l'équilibre alimentaire, la sensibilisation du public à la santé, la lutte contre les inégalités, la prévention des conduites à risques, la prise en charge de la santé mentale, l'accompagnement du vieillissement et la défense de la santé au travail.
Selon un classement réalisé par Le Point en 2014, le CHU de Rennes est classé dans le top 10 des meilleurs centres hospitaliers de France. Le centre hospitalier privé de Saint-Grégoire est quant à lui une nouvelle fois élu meilleure clinique de France.
Plusieurs clubs professionnels sont présents partiellement ou totalement dans la ville. Le football est représenté au travers du Stade rennais Football Club et évolue en ligue 1 au Roazhon Park. Le handball est présent au travers du Cesson Rennes Métropole Handball, qui évolue en Division 1. Le club évolue à domicile dans l'enceinte de la Glaz Arena à Cesson-Sévigné. Le Rennes Volley 35 évolue lui en Pro A à la salle Colette-Besson.
Le sport amateur compte autour de 50 000 licenciés en 2022, pratiquant 93 disciplines dans 330 clubs recensés. La ville met à disposition de ces pratiquants 64 gymnases et piscines
Les principaux événements sportifs qui se déroulent à Rennes sont :
Le principal équipement sportif est le Roazhon Park. Le stade, d'une capacité d'environ 30 000 spectateurs, est l'enceinte du Stade rennais Football Club. Quelques événements culturels et religieux y ont parfois lieu, comme les Nuits interceltiques de Rennes (2007, 2008) ou les grands rassemblements diocésain (2007, 2012),,.

La presse écrite locale est dominée par le quotidien régional Ouest-France, fondé en 1944 sur les cendres de l'Ouest-Éclair qui avait été interdit de parution à la Libération pour collaboration. On compte aujourd'hui cinq éditions consacrées à Rennes : Rennes (Rennes Ville), Rennes Ouest, Rennes Est, Rennes Nord et Rennes Sud.
D'autres titres de presse sont diffusés localement :
La municipalité édite deux bimestriels officiels gratuits, publiés en alternance, et distribués dans les boîtes aux lettres ainsi qu'en libre-service dans les stations de métro : Les Rennais et Rennes Métropole Magazine.
Une cinquantaine de radios peuvent être reçues à Rennes, parmi elles certaines sont des radios régionales :
Rennes est le siège métropolitain de l'archidiocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo et de la province ecclésiastique de Rennes regroupant les neuf diocèses de la Bretagne et des Pays de la Loire.
Le territoire des communes de Rennes et Saint-Jacques-de-la-Lande est divisé en quinze paroisses regroupées en six doyennés. La ville possède également un séminaire, le séminaire Saint-Yves.
La paroisse Saint-Jean-de-Cronstadt et Saint-Nectaire-d'Égine, aux 1bis et 3, rue de la Crèche, dépend jusqu'en 2019 de l'archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, une juridiction du patriarcat œcuménique de Constantinople. L'archevêque de celui-ci ayant décidé de rejoindre le patriarcat de Moscou, la paroisse choisit de rester fidèle à Constantinople et rejoint la Métropole orthodoxe grecque de France.
Sans être une place forte de la Réforme, la Bretagne a connu quelques foyers protestants à partir de 1558, à la suite de l'action de François de Coligny d'Andelot qui a fondé l'église calviniste de Vitré. Des familles de bourgeois et d'artisans fondent une église protestante à Rennes au cours du XVIe siècle. Cependant, le protestantisme breton est fortement affaibli par l'action du duc de Mercœur, gouverneur ligueur de la province de 1585 à 1597. Malgré la signature de l'édit de Nantes, la pratique protestante décline tout au long du XVIIe siècle. À Rennes, la communauté, qui se réunit au temple de Cleusné, est particulièrement persécutée : en 1613, 1654, 1661 et 1675, le temple est incendié par la fureur populaire. En 1685, la révocation de l'édit de Nantes porte le coup de grâce au protestantisme breton, même s'il n'y a pas eu de dragonnades dans la province.
Le protestantisme fait sa réapparition dans la région au XIXe siècle ; Rennes est ainsi un des principaux foyers de réimplantation du protestantisme en Bretagne. Une nouvelle paroisse est créée grâce à l'aide de la Société évangélique et le nouveau temple protestant de Rennes est construit boulevard de la Liberté en 1872. Ce temple est aujourd'hui rattaché à Église protestante unie de France.
D'autres églises protestantes se sont implantées à Rennes au cours du XXe siècle. Ainsi, sept lieux de culte protestant évangélique y sont recensés. La ville compte également une église adventiste.
En 2005, Ouest-France évalue le nombre de musulmans rennais à « environ 6 000 personnes » en 2005, majoritairement issue de la diaspora marocaine, soit à peu près 3 % de la population municipale de l'époque,. Ce chiffre progresse pour représenter environ 25 000 familles à l'échelle de la métrople en 2023.
Le premier centre culturel islamiques (CCI) de la ville ouvre en , à la suite d'une décision du conseil municipal du . Il se situe au boulevard du Portugal, sous le nom usuel de mosquée Attaqwa. Depuis, plusieurs autres CCI ont ouverts dans les différents quartiers de la ville (Maurepas, Villejean, ZI Sud-Est, etc.). En 2026, six lieux de culte sont recensés et une nouvelle mosquée est en construction au nord de la ville.
Depuis janvier 2002, la ville de Rennes a une synagogue, le centre culturel israélite Edmond-Safra, située dans le quartier Saint-Laurent,.
Fin 2011, un centre culturel bouddhique et un temple ont été inaugurés rue des Veyettes.
Implantés à Rennes depuis le début du XXe siècle, les Témoins de Jéhovah comptent deux lieux de cultes réunissant un total de huit congrégations[source insuffisante].
Le revenu moyen par ménage rennais est de 15 940 € par an, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne nationale de 15 027 € par an. Concernant la fiscalité, on dénombre 1 331 Rennais redevables de l'impôt sur la fortune (ISF). L'impôt moyen sur la fortune à Rennes est de 6 270 €/an contre 5 683 €/an pour la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des redevables rennais de l'ISF est estimé à environ 1 567 906 € pour l'année de référence.
En 2021, le revenu médian par unité de consommation s'élève à 22 700 €:
L'économie rennaise repose sur un tissu diversifié d'emplois, avec comme secteurs principaux les services publics, l'industrie et le numérique. Le CHU de Rennes est le premier employeur de la métropole, avec près de 10 000 professionnels en 2024. L'industrie, reste représentée par l'usine Stellantis de Rennes-La Janais, implantée à Chartres-de-Bretagne, qui emploie environ 2 100 salariés en 2026 et a longtemps été le premier employeur privé du territoire avant le déclin dans les années 2010,. L'industrie agroalimentaire y est également présente, notamment avec Bridor, qui compte environ 900 salariés.
Les services marchands et aux entreprises sont bien implantés : Capgemini (1 000 à 1499 salariés), Ouest-France et les centres de développement d'Orange (près de 1 000 salariés chacun) figurent parmi les grands établissements de la zone d'emploi. Le numérique est devenu un moteur majeur : il représente environ 30 500 emplois privés, soit 18 % de l'emploi privé de la métropole, principalement dans les services informatiques, les télécommunications et la cybersécurité. La présence de la DGA Maîtrise de l'information à Bruz renforce cette spécialisation.
En 2023, les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 28,8 % des emplois de la métropole, les professions intermédiaires 28,9 %, et 14,5 % pour les ouvriers.
Rennes est reconnue comme la 2e ville la plus dynamique de France selon le palmarès du magazine L'Express en 2010, d'après 3 000 données analysées et classées en douze catégories, et 3e selon le palmarès 2012 du Journal des entreprises en partenariat avec le magazine Challenges, en se positionnant sur les podiums de cinq catégories (et dans le top 4 de sept catégories), notamment pour l'évolution de sa population et du nombre d'emplois (dont celui des cadres) depuis 1999, son attractivité en 5 ans, son PIB/habitant, la formation de sa population, ou encore la qualité de son parc logement.
En 2000, Rennes Métropole comptait sur son territoire 1 201 exploitations agricoles d'une superficie moyenne de 29 ha. Sur l'agglomération, le nombre d'exploitations agricoles a été divisé par 2,5 entre 1980 et 2000, mais la superficie moyenne des exploitations a été multipliée par deux.
Rennes est un pôle d'activités technologiques important : la ville est au centre du pôle de compétitivité « Images et Réseaux » de Bretagne - Pays de la Loire, grâce au développement de la technopole Rennes Atalante, qui accueille près de 300 entreprises qui emploient plus de 17 200 salariés. Sa métropole est également labellisée French Tech.
La ville compte le siège social de groupes nationaux, dont le groupe Le Duff, Ubisoft (bien que le siège administratif réel soit désormais à Montreuil), Armorgreen, etc.,,. Rennes héberge plusieurs directions régionales administratives, les sièges de plusieurs banques régionales privées ou coopératives, tels que la chambre de commerce et d'industrie de région Bretagne, la Chambre de commerce et d'industrie d'Ille-et-Vilaine, le siège de la Chambre des métiers et de l'Artisanat d'Ille-et-Vilaine, etc.
Rennes est un pôle judiciaire majeur du pays. En plus de la Cour d'appel de Rennes (dont le ressort s'étend sur les départements des Côtes-d'Armor, du Finistère, d'Ille-et-Vilaine, de la Loire-Atlantique et du Morbihan), la ville héberge également une brigade interrégionale d'investigation financière, la JIRS Grand Ouest et la direction interrégionale de l'administration pénitentiaire. Les services du centre automatisé de constatation des infractions routières sont installés dans la zone d'Atalante-Champeaux. En matière de défense, la métropole accueille le siège d'un état-major de soutien défense, le commandement de la Zone de défense ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Normandie, Centre-Val de Loire), gendarmerie de la zone de défense ouest, la DGA-MI à Bruz.
Plusieurs centres de recherche publics sont présents : CNRS (direction ouest), INRAE, IRISA, CEMAGREF…
Elle est l'une des toutes premières en France à créer une zone industrielle dès 1953 (zone industrielle ouest, dite de la route de Lorient)[réf. nécessaire] et la deuxième ville de province à ouvrir en 1971 un centre commercial : le Centre Alma.
La ville de Rennes fait partie du réseau des Villes et Pays d'art et d'histoire. Quatre-vingt-sept édifices ou parties d'édifice sont inscrits ou classés au titre des monuments historiques, notamment les façades des bâtiments de la vieille ville,, qui fait l'objet d'un secteur sauvegardé. D'autres biens immobilier situés en plein cœur du centre-ville de Rennes bénéficient du dispositif Malraux relatif à la protection du patrimoine historique et architectural.

Sur les différentes églises de la ville, 5 sont librement visitables.
Les constructions de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle représentent un patrimoine immobilier riche. Le passé industriel de la ville est toutefois moins important que d'autres villes d'Ille-et-Vilaine, telles que Fougères, car Rennes, du fait de sa position centrale dans le département, était plutôt une plaque tournante commerciale.
De nombreuses halles ont été construites durant cette époque comme les halles Martenot, édifiées de 1868 à 1871 par Jean-Baptiste Martenot, qui accueillent le marché des Lices tous les samedis matin. Les halles centrales, marché couvert de 1922, furent criée municipale puis reconverties en partie en galerie d'art contemporain. Les deux halles d'imprimerie Oberthür, construites par Martenot entre 1870 et 1895 en fonte, brique et schiste, sont quant à elles devenues une zone d'entreprises après le rachat par la ville.
Les anciens locaux de Ouest-Éclair, puis de Ouest-France, dont la façade de brique rouge et rose a été restaurée, sont occupés maintenant par un hôtel Mercure. L'entrée du porche est agrémentée par une marquise en fer forgé de style Art nouveau.
Les aménagements sur la Vilaine permettent la création de moulins tels les moulins d'Apigné construits au cours du XIXe siècle à la frontière avec Le Rheu, ou encore les grands moulins, construits de chaque côté du bras sud de la Vilaine en 1895 et 1902.
L'ancienne brasserie Graff, construite en 1927 par l'architecte Georges-Robert Lefort, est en partie détruite par les bombardements durant la Seconde Guerre mondiale. La brasserie, rachetée par Kronenbourg, a été fermée en 2003. À présent démantelé, le site a donné le jour en 2012 à un ensemble immobilier.
En 1943, René-Yves Creston, Jean Goron et Georges Rual réalisent le décor d'un bar de nuit, situé au 10, rue d'Argentré. Le bar devient ensuite un restaurant, qui s'appelle aujourd'hui L'AlgoRythme.
D'autres édifices de la période industrielle du début du XXe siècle se trouvent dans la commune, comme des tanneries ou des laiteries industrielles.
Les portes mordelaises, un châtelet à deux tours et pont-levis, bordent les restes des anciennes fortifications médiévales du IIIe siècle, jusqu'à la tour Jehan Duchesne du XVe siècle, rue Nantaise, et les remparts du XVe siècle à l'est des fortifications gallo-romaines, place Rallier-du-Baty.
Les maisons à pans de bois aussi nommées maisons à colombage dessinent les limites du vieux Rennes et de ses faubourgs. La ville compte 286 maisons de ce type, ce qui la place au 1er rang des villes bretonnes devant Vannes (171), Morlaix (127), Vitré (119), Dinan (115), et Quimper (74). Rescapées de l'incendie de 1720, elles sont situées principalement dans le quartier Centre, à l'ouest de l'hôtel de ville : elles sont typiquement présentes dans les rues autour de la rue du Champ-Jacquet, et des places Sainte-Anne et des Lices. La rue Saint-Georges a gardé de nombreuses maisons du XVIIe siècle. Au sud de la Vilaine, on rencontre quelques maisons à pans de bois sur la rue Vasselot. De nombreuses façades sont colorées ou sculptées tels les bustes polychromes en bois du XVIe siècle, en façade du 20, rue du Chapitre. Au XVIIIe siècle, ce type de maison n'était plus à la mode, et nombre de façades furent enduites. Des travaux de restauration entrepris par la ville au début des années 1980 ont permis de retrouver l'aspect originel de bon nombre de façades.
Le palais du Parlement de Bretagne, qui donna à Rennes son rôle de capitale de la province de Bretagne, fut longtemps l'un des rares bâtiments de pierres de la ville. Épargné par le grand incendie de 1720, il fut en partie détruit par les flammes plus de deux cents ans plus tard en 1994. La restauration dura dix ans et coûta 53 millions d'euros.
Le grand incendie de 1720 eut pour conséquence positive la réorganisation de la ville. De nombreux aménagements de style classique ont été bâtis, comme la mairie, réalisée en 1730 par Jacques Gabriel. Le modèle architectural du Parlement de Bretagne est repris à cette époque, avec la construction de bâtiments au rez-de-chaussée de granite et aux étages de pierre blanche. L'hôtel de Blossac qui accueille la Direction régionale des Affaires culturelles est construit sur ce modèle.
Le théâtre de la ville est inauguré en 1836 ; son concepteur, l'architecte Charles Millardet, reprit l'idée de la partie incurvée de l'hôtel de ville pour dessiner un bâtiment convexe. Le plafond peint par Jean-Julien Lemordant en 1913 représente une danse bretonne. À la même époque, le Palais du commerce, situé sur la place de la République, est édifié de 1885 à 1911 par les architectes communaux Jean-Baptiste Martenot, puis Emmanuel Le Ray, et décoré par Isidore Odorico. Ce bâtiment est actuellement utilisé par La Poste.
Au début du XXe siècle, la piscine municipale et bains publics Saint-Georges (1923-1926) est construite par l'architecte Emmanuel Le Ray et décorée par le mosaïste Isidore Odorico et par Gentil & Bourdet pour les décors de grès flammé. Il s'agit d'une des premières piscines chauffées de France. Elle est classée aux monuments historiques.
L'architecture contemporaine est aussi bien représentée à Rennes, avec dès 1968, l'édification du théâtre national de Bretagne ou TNB par les architectes Jacques Carlu, Michel Joly et Patrick Coué. Après trois ans de travaux de rénovation confiés à l'architecte Antoine Stinco, il rouvre en février 2008.
Bon nombre de bâtiments à l'architecture récente se trouvent autour de l'esplanade Charles-de-Gaulle, dans le quartier du Colombier :
On trouve de nombreux immeubles de grande hauteur à Rennes, principalement dans les secteurs urbains programmés dans les Trente Glorieuses : quartier de Cleunay (opération lancée en 1954), quartier de Bourg-l'Évesque (1959), quartier du Colombier (1962). On en trouve également dans les ZUP de Maurepas (construite entre 1956 et 1966), de Villejean (1962-1970) et du Blosne (1965-1983). Les immeubles de grande hauteur les plus remarquables de la ville sont :
La mission de valorisation touristique est confiée par Rennes Métropole à la société publique locale (SPL) « Destination Rennes » dont dépend l'office de tourisme (4 étoiles). Créé en 1909 et auparavant situé dans le centre historique, à la chapelle Saint-Yves, l'office est depuis 2019 localisé au couvent des Jacobins, afin de retrouver une place centrale dans la ville. Il accueille en moyenne 200 000 visiteurs chaque année. En 2014, 30 % des visiteurs sont étrangers, avec en tête les touristes espagnols, suivis des belges et des britanniques,.

Durant les années 1980, Rennes connait une scène musicale florissante, ses groupes, festivals (dont les Rencontres trans musicales) et cafés concerts ont fait d'elle une capitale du rock en France.
De nombreux artistes musicaux sont originaires de Rennes. Parmi ces artistes, on retrouve Billy ze Kick, Psykick Lyrikah, X Makeena, Étienne Daho, DJ Zebra, Marquis de Sade, Les Nus, Frank Darcel, Ubik, Dominic Sonic, Niagara, Shane Cough, Tagada Jones, Sloy, Candie Prune, Percubaba, The Wankin' Noodles, The Popopopops, Bartone, Bikini Machine, Columbine, Joanna, Juveniles ou encore Monsieur Roux.
Pour la musique classique, l'Orchestre National de Bretagne est basé à Rennes.




La ville de Rennes compte six cinémas dont quatre au centre-ville. Deux sont à vocation « art et essai » : L'Arvor et le CinéTNB, ce dernier est rattaché au théâtre national de Bretagne. Le Pathé, situé esplanade Charles-de-Gaulle, assure la programmation grand public, le Cinéville Colombier étant fermé depuis fin septembre 2019. Deux cinémas associatifs et étudiants sont également présents, le Ciné Tambour, à l'université Rennes-II, sur le campus de Villejean, propose environ un film par semaine, tout comme l'association Cinémaniacs de l'université Rennes-I, à Beaulieu.
La métropole compte également d'autres cinémas qu'ils soient généralistes (Méga CGR à Cap Malo La Mézière, et depuis 2019 deux Cinéville à Bruz et Vern-sur-Seiche) ou associatifs comme Le Sévigné à Cesson-Sévigné, l'Espérance à Chartres-de-Bretagne, le Triskell à Betton ou encore le Grand Logis à Bruz.
L'association départementale d'Ille-et-Vilaine du Planning familial est créée en 1965, assez tardivement par rapport aux autres départements limitrophes, par André Cahn, militant socialiste et laïque. À Rennes, le Planning familial va s'attacher à lutter contre l'emprise de l'Église et ne s'implique ni pour les droits des femmes, ni pour l'avortement libre mais pour la libre maternité et la libération sexuelle. Dans les années 1970, les organisations d'extrême gauche et les groupes féministes sur les sites universitaires se développent. Le mouvement MLF est absent à Rennes, les militantes s'organisant plutôt dans des "groupes femmes". En 1978, les lesbiennes s'éloignent du groupe de libération homosexuelle mixte de Rennes pour s'organiser entre elles. Plusieurs groupes de femmes se rassemblent dans l'association Cercle de femmes. À partir de 1981, la Délégation régionale des droits des femmes dynamise l'espace de la cause des femmes en Bretagne. De nouvelles associations Femmes entre elles , Cité d'elles voient le jour. En 1995, la municipalité crée un poste d'élue chargée des droits des femmes et de l'égalité.
La galette de blé noir est une spécialité de Haute-Bretagne. De nombreuses crêperies parsèment ainsi les rues de Rennes, en particulier dans son centre historique.
La galette-saucisse, le parlementin de Rennes, la poule Coucou, le Petit-gris de Rennes (melon), le pommé rennais ou encore le cidre sont des spécialités du Pays de Rennes. Certaines de ses spécialités se retrouvent chaque samedi matin sur les nombreux étals du marché des Lices, aux côtés des spécialités de charcuterie.
En 2018, la ville compte deux restaurants étoilés au Guide Michelin.
Des toponymes médievaux comme Gros-Malhon (Gormalon au XIIIe siècle), le quartier Quineleu (Quineloc en 1271, la houssaie) attestent d'une présence faible mais ancienne de la langue bretonne à Rennes, ou du moins de l'implantation locale d'une classe dirigeante brittophone lors de l'annexion du comté de Rennes au IXe siècle. La présence de communautés bretonnes venues de l'Ouest est attestée au XIXe siècle par la présence d'un aumônier parlant breton dans les prisons de Rennes.
Bien que la ville se trouve en zone gallophone, la langue bretonne prend de plus en plus d'importance à Rennes. Ce regain d'intérêt culturel, qui s'inscrit dans une stratégie touristique dynamique, peut notamment s'observer par le développement de signalétiques en langue bretonne pour certaines rues ou monuments du centre-ville, et a fortiori sur celles à l'entrée de la ville où un panneau Roazhon apparaît sous celui de Rennes (à l'instar de la ville de Nantes).

Les femmes du pays de Rennes étaient coiffées de la catiole, appelée aussi « grande coiffe » qui fut d'abord très grande. La catiole de Rennes, sans changer de forme eut d'abord des proportions monumentales sous Louis-Philippe et jusque vers 1860. De toile, de lin ou de mousseline, elle pouvait déployer une envergure de 1,50 m. Vers 1890, elle est en voie de disparition et remplacée par des coiffes plus discrètes (bonnet, poupette ou polka).


Le regain d'intérêt pour la culture bretonne s'exerce également par l'essor de l'enseignement bilingue français/breton, recoupant parfois des clivages socioculturels (attirance notable des classes moyennes supérieures pour l'enseignement privé bretonnant par rapport à l'enseignement public). À la rentrée 2016, 768 élèves étaient scolarisés à l'école Diwan et dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 3,2 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire). Elle est ainsi la première ville par nombre d'enfants scolarisés et par nombre d'apprenants en cours du soir.
Un comité consultatif à l'identité bretonne (CCIB) est créé en , et rassemble des élus, des représentants associatifs et des personnes qualifiées pour tenter de définir et d'enrichir l'identité de Rennes, à travers des réflexions, propositions et actions qui prétendent valoriser la culture bretonne. Il est présidé par Martial Gabillard, conseiller municipal délégué aux cultures bretonnes[Passage à actualiser]. Lena Louarn et Michel Génin en sont membres. Il est à l'origine de nombreuses actions comme le Festival Yaouank et de la signalisation bilingue/trilingue.
L'adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le . Le a été remis à la commune le label Ya d'ar brezhoneg de niveau 1. Le Mme Apperé, maire de Rennes signe le niveau 2 de la charte Ya d'ar brezhoneg, dont la ville obtient le label en 2022.
Le breton est enseigné à Rennes, de la maternelle à l'université : dans les écoles Diwan (deux sites), dans des écoles publiques (filière bilingue au lycée Jean Macé), et privées, et au département de breton de l'université Rennes 2. Par ailleurs l'association Skol an Emsav assure des formations longues de six mois.
Rennes est le lieu de naissance de nombreuses célébrités et a été marquée par de nombreuses figures de l'histoire nationale.
Parmi les Rennais ayant marqué la ville, on y compte Isidore Odorico, la famille Oberthür. Jacques Gabriel, bien que Parisien, a également été un acteur majeur de la reconstruction de la ville après l'incendie de 1720. Plusieurs natifs de Rennes ont également une renomée nationale, notamment Paul Féval, Charles Tillon ou plus récemment Samuel Étienne et Clarisse Agbegnenou.
Selon la base Léonore, 1 077 personnes dont sept femmes nées à Rennes et décédées avant 1977 ont reçu la Légion d'honneur.
Bien que de nombreux auteurs y ont vécu ou séjourné, rares sont les œuvres qui ont pour cadre Rennes.
Unités ayant tenu garnison à Rennes, principalement durant la première moitié du XXe siècle :
Le blason de Rennes se blasonne ainsi : « Palé d'argent et de sable de six pièces, au chef d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable. » Le nombre de pals et de mouchetures d'hermine varie selon l'époque et la source. La Croix de guerre est appendue à l'écu qui est timbré d'une couronne murale d'or. |
Pendant le Premier Empire, Rennes devient une bonne ville et adopte en 1811 de nouvelles armoiries : « d'hermine, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est le signe des bonnes villes de l'Empire. » Elle conserve ces armoiries jusqu'à la Restauration en 1815. |
Le blason est repris par le mobilier urbain et par des édifices publics, privés ou religieux de la ville ou d'ailleurs.
Ancien logotype de la Ville de Rennes : R de Rennes en hachures blanches et vertes, sous lequel est écrit en capitales noires « RENNES » dont les jambes des deux N sont fusionnées. L'ancien logo de l'office public d'HLM de Rennes est une déclinaison du logo de la ville de Rennes. |
Nouveau logotype de la ville de Rennes : R de Rennes stylisé, à la droite duquel est écrit « Ville de » puis en dessous « RENNES » en capitales. |

La plus ancienne mention connue d'un drapeau rennais (début XVIe siècle) montre l'écu municipal (palé d'argent et de sable de six pièces, au chef d'argent chargé de trois mouchetures d'hermine de sable) sur un fond jaune bistre. Plus récemment, diverses variantes ont été utilisées, tant par la municipalité que d'autres organismes rennais. Le dessin ci-contre est le plus courant. Certains pensent que Morvan Marchal s'en est inspiré pour créer le Gwenn-ha-du. Un autre dessin est utilisé par le Bleuñ-Brug du Finistère et semble provenir de la marque du Cercle celtique de Rennes. Une version qui présente l'écu basculé a été reprise par le bagad de Vern-sur-Seiche.
Un drapeau blanc semé d'hermines noires avec les armoiries de la ville au centre a été utilisé sur la mairie de Rennes à l'époque contemporaine.