| Dinan | |||||
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Basilique Saint-Sauveur, port de Dinan le long de la Rance depuis le belvédère du jardin anglais, remparts depuis le château, panorama de la vieille ville et de la rue du Jerzual du haut de la porte médiévale du Jerzual. |
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Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor (sous-préfecture) |
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| Arrondissement | Dinan (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Dinan Agglomération (siège) |
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| Maire Mandat |
Didier Lechien (HOR) 2026-2032 |
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| Code postal | 22100 | ||||
| Code commune | 22050 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Dinannais | ||||
| Population municipale |
14 764 hab. (2023) | ||||
| Densité | 1 695 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
29 139 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 27′ 23″ nord, 2° 02′ 56″ ouest | ||||
| Altitude | 76 m Min. 7 m Max. 92 m |
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| Superficie | 8,71 km2 | ||||
| Type | Centre urbain intermédiaire | ||||
| Unité urbaine | Dinan (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Dinan (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Dinan (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | dinan.fr | ||||
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Dinan /di.nɑ̃/ ⓘ est une commune nouvelle française, créée le par fusion des communes de Dinan et Léhon. Sous-préfecture du département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne, c'est une ville du Poudouvre, pays traditionnel du nord de la Haute-Bretagne.
La ville de Dinan est fortifiée par une ceinture de remparts et était défendue par un imposant château. Point stratégique pour la circulation entre la Normandie et la côte nord de Bretagne, Dinan est construite principalement sur une colline. La cité domine de 75 m la Rance qui coule vers le nord pour se jeter dans la Manche entre Saint-Malo et Dinard. Dinan proposa longtemps le pont le plus au nord pour traverser la Rance et son large estuaire.
Dinan est le siège de Dinan Agglomération, communauté d'agglomération créée en 2017.
Ses 14 764 habitants en 2023 sont les Dinannais et Dinannaises.
Dinan est située à l'est du département des Côtes-d'Armor.

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance et le canal d'Ille et Rance,.
La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes.
Le canal d'Ille-et-Rance est un canal, chenal et un cours d'eau naturel navigable, d'une longueur de 84 km. Il prend sa source dans la commune de Montreuil-sur-Ille et se jette dans l'Ille à Saint-Grégoire, après avoir traversé 25 communes.

La route nationale 176 (2 × 2 voies) passe au nord de la commune (liaison Saint-Brieuc-Avranches). Dinan est également proche de la route départementale 137 (2 × 2 voies) qui relie Rennes à Saint-Malo.
La gare de Dinan, sur la ligne de Lison à Lamballe, reçoit 5 TER Bretagne par jour en semaine depuis Saint-Brieuc et 7 depuis Dol-de-Bretagne (respectivement 3 et 5 le week-end).
L'aérodrome de Dinan - Trélivan se trouve sur la commune de Trélivan à 3 km à l'ouest - sud-ouest de Dinan.

Depuis le , Dinan possède, avec son agglomération, un service de transports urbains : les Dinamo !. Elle est reliée au reste de l'agglomération grâce aux 5 lignes régulières du réseau desservant Dinan, Quévert, Taden, Lanvallay, Trélivan et la zone de L'Aublette. La particularité de ce réseau est la gratuité totale pour les voyageurs. En trois mois d'exploitation, le réseau de bus aura transporté environ 70 000 passagers.
Le réseau est exploité par le transporteur Transdev CAT 22 pour un montant annuel de 783 136 €,. Le réseau régional BreizhGo complète la desserte d'autres communes de l'agglomération telles que Aucaleuc.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 742 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à 14 km à vol d'oiseau, est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Dinan est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Dinan, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dinan, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.
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Attestations anciennes.
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L'étymologie du nom de la localité est discutée (grammatici certant).
D'après Bernard Tanguy et Hervé Abalain, Dinan est un nom qui repose sur le vieux breton din (variante moderne du gaulois dun), « forteresse » ou « fortin », suivi du suffixe diminutif -an. Dinan désignerait la « petite forteresse ». Il serait donc à rapprocher du Kastell Dinn, le château de Dinan, une formation rocheuse sur la presqu'île de Crozon, ainsi que de Kastell-Dinan ou Castel Dinan, une motte féodale à Plouigneau,. Léon Fleuriot et Claude Evens présentent également Dinan comme un dérivé du vieux breton Din, auquel ils donnent le sens de « forteresse ». Francis Favereau reprend cette explication en comptant Dinan parmi les toponymes formés sur le breton Din en Bretagne, avec le même sens de « forteresse ».
L'étymologie de Dinan a cependant donné lieu à plusieurs autres hypothèses et conjectures.
Pour Jean-Marie Ploneis également, le nom provient du breton Din (découlant lui-même du gaulois Dun), « colline fortifiée ». Mais selon lui, il est suivi du mot breton nan[t], désignant une « vallée ». Dinan signifirait littéralement « la hauteur fortifiée dominant la vallée ».
Pour le linguiste Jacques Lacroix, la racine din renvoie au gaulois deva, devonna, désignant l'eau sacrée, la rivière des ondes divines, d'où le sens global de « vallée des eaux divines ». Cet adjectif substantivé issu de devo- (« dieu ») est un proche parent du mot latin deus (« dieu »), et de divinus (« divin »). Il est également attesté dans des hydronymes caractéristiques dénommant des rivières « la Déesse, la Divine », en lien avec le culte de l'eau (en) chez les Celtes : Deva, Diva (la Dives, la Desges ou la Diège) ; Devona, Divona (la Divonne, la Dionne, la Jouanne, la Juine).
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, le nom de la localité est attesté sous la forme Dinan, prononcée [dinɑ̃], avec 17 attestations orales et 4 attestations écrites recensées dans plusieurs communes des Côtes-d’Armor et d’Ille-et-Vilaine par l'association Chubri. Une variante graphique Dinaun, prononcée [dinɑ̃ː], est également relevée dans une attestation écrite. Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la graphie Dinan.
En breton, la localité est mentionnée sous deux formes : Dinan, attestée depuis le XVIe siècle, et Dinam, attestée depuis le XVIIIe siècle, qu'Erwan Vallerie présente comme traditionnelle. La première est la forme dominante en breton dans la période contemporaine. L’Office public de la langue bretonne préconise l'emploi de cette forme Dinan en breton. Les prononciations [’dinɑ̃m] et [diˑnɑ̃m] ont été relevées dans la région de Bégard (Trégor) auprès de deux locuteurs bretonnants de naissance. La prononciation normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est [ˈdiːnãn].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 14,2 % des toponymes de l'ancienne commune et 5,0 % de ceux de Léhon sont bretons.
La région de Dinan est habitée depuis le Néolithique, comme en témoigne la présence d'un dolmen en ruines à la sortie de la ville en direction de Lanvallay.
Sa proximité avec la grande cité gallo-romaine de Corseul et le port gaulois puis gallo-romain de Taden permettent d'en déduire une occupation humaine à cette période.
Le territoire de Dinan appartenait il y a plus de deux mille ans au peuple gaulois des Coriosolites. À l'époque gallo-romaine, il fait partie de la Gaule lyonnaise.
L’histoire de Dinan est mieux connue à partir du XIe siècle, bien que le site eût été occupé depuis l'Antiquité. C’est à l’époque une bourgade dans laquelle s’implante un couvent bénédictin. En 1064, les Normands du duc Guillaume le Bâtard assiègent le château sur motte. Cet assaut figure sur la tapisserie de Bayeux.

Organisée autour des paroisses Saint-Malo et Saint-Sauveur, la moitié de Dinan est achetée en 1283 par le duc de Bretagne Jean le Roux. C'est à cette époque que la ville acquiert la ceinture de remparts qu’on lui connaît. Les tours de Beaumanoir, Vaucouleurs, Saint-Julien, Beaufort, du Connétable, de Coëtquen, Penthièvre, Longue et Sainte-Catherine entourent la vieille ville dans le sens trigonométrique. Ce chemin de ronde encore intact sur 2 600 m est percé par les portes du Jerzual, de Saint-Malo, de Brest, du Guichet et plus tard de Saint-Louis (1620).

En 1357, lors de la guerre de succession du duché de Bretagne, Bertrand Du Guesclin et son frère Olivier défendent avec succès la ville assiégée par les troupes anglaises et les Bretons fidèles à Jean de Montfort. Il affronte Thomas de Canterbury en combat singulier et en sort vainqueur. En 1364, après plusieurs tentatives infructueuses, le duc Jean IV parvient à reprendre le contrôle de la ville et y fait construire la Tour ducale.
Les fortifications de la ville sont modernisées dans la deuxième moitié du XVe siècle avec l'addition de plusieurs tours d'artillerie. Cela passe par la destruction de la partie des faubourgs située contre les murailles par l'incendie, afin de dégager un glacis. Le château de Léhon, tout proche, est alors abandonné. Les canons n'ont jamais tiré : le gouverneur de la ville rend les clefs au représentant du roi de France après la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier en 1488. Comme toutes les autres villes bretonnes, Dinan est définitivement rattachée au royaume de France en août 1532.


La ville continue à prospérer, avec une activité artisanale soutenue intra-muros et la présence du port sur la Rance qui favorise le commerce. Dinan contrôle en effet la voie fluviale permettant de transporter les marchandises jusqu’à Saint-Malo. En 1598, Dinan choisit le camp du nouveau roi de France, Henri IV, contre son gouverneur, Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, qui s’y oppose lors des guerres de la Ligue. C’est à partir de cette époque que les fortifications perdent leur usage défensif et ne sont plus entretenues.
Au XVIIe siècle, d’autres ordres religieux implantent de nouveaux couvents : Capucins, Ursulines, Bénédictines, Dominicaines, Clarisses s’ajoutent aux Cordeliers et aux Jacobins. À compter de ce siècle, la ville ouvre une nouvelle porte économique avec sa source minérale « La Fontaine des Eaux ». Un premier livre est publié en 1648 par Jan Duhamel mais le site se développera plus amplement au XVIIIe siècle.
Dinan participe à la Révolte du papier timbré survenue en 1675. Le bailliage de Dinan dépendait de l'abbaye Notre-Dame du Tronchet.
Au XVIIIe siècle, l’activité commerciale est stimulée par l’installation de nombreux tisserands, qui produisent notamment des toiles utilisées pour les voiles des navires, envoyées ensuite à Saint-Malo par la vallée de la Rance. Sous l’impulsion d’une bourgeoisie qui se développe, diverses mesures sont prises pour lutter contre l’insalubrité régnant dans la ville, parallèlement à son développement extra-muros.
À partir de 1769, la ville de Dinan va investir dans sa « Fontaine des Eaux », une source d'eaux minérales qui a des vertus « miraculeuses » selon certains analystes de l'époque. Le vallon sera aménagé pour recevoir de nombreux curistes nobles, venant de la province et de Paris même. Ce développement de la vallée n'est pas négligeable dans l'économie de la ville et va encore s'étoffer au XIXe siècle.
Pendant la Révolution, Jean Jules Coupard, avocat né en 1740, est élu député du Tiers état aux États généraux de 1789 et participe donc à la réorganisation administrative de la France et à la rédaction de constitution de 1791. Il est à nouveau élu député en 1792 à la Convention. Marie Toussaint Gagon du Chesnay, avocat et ancien maire de Dinan, est lui aussi député aux États généraux. Il adhère aux idées nouvelles. La constitution de 1791 prévoyait que les députés des États généraux ne pourraient se représenter à l'Assemblée nationale législative : il se retire donc sur ses terres en 1791. À la fin de la Révolution, il est appelé par Bonaparte au poste de sous-préfet de Dinan.
Pendant les épisodes de la deuxième Commune de Paris, la ville de Dinan connut une exportation de ce modèle politique, et ainsi fut créée la Commune de Dinan toujours officiellement existante[réf. souhaitée].
Au XIXe siècle, le port perd progressivement de son importance, avec la construction d’un viaduc routier qui désenclave la ville, en 1852, et avec l’arrivée du chemin de fer en 1879. La ville voit se construire de nombreuses demeures cossues et se transforme peu à peu en destination de villégiature, particulièrement prisée par les Britanniques.
Lors de son passage dans le pays de Dinan, Thomas Edward Lawrence, dit Lawrence d'Arabie, écrit à sa mère : « Je suis tombé amoureux de la Rance » dans une lettre en date du où il compare le canal aux rives de la Tamise à Londres ainsi qu'à la rivière Isis empruntée par les courses d'aviron de l'université d'Oxford.
Lawrence d’Arabie s’était pris de passion pour le cidre. En Angleterre, il avait découvert les « modern ciders », des cidres élaborés à partir de pommes de table.
Malgré un incendie en 1907 qui a détruit cinq maisons à colombages, et un bombardement en , la ville n'a pas connu de grands changements depuis le début du XXe siècle.
Dinan était alors une ville de garnison (le 10e régiment d'artillerie et le 13e régiment de hussards y étaient basés).
Ange Dubreuil, né et installé à Dinan, fut arrêté pour avoir initié une rixe avec un jeune soldat allemand dans un bar de la rue de la Chaux. Il fut arrêté, jugé et condamné à la peine de mort. Le Préfet des Côtes-du-nord intervint auprès du Général de corps d'Armée (français) afin qu'il demande aux autorités allemandes de commuer cette peine : ce dernier n'en fit rien. Ange Dubreuil fut fusillé le ... pour une simple bagarre.
Anne Beaumanoir, alors étudiante en médecine et résistante, amène à Dinan deux enfants juifs qu'elle a fait échapper à une rafle parisienne et les cache chez ses parents Jean et Marthe Beaumanoir. Ils sont reconnus tous les trois Justes parmi les nations.
Le , les Américains de la 6th Armored Division (6e division blindée US) approchent Dinan. À Lanvallay, ils sont sévèrement accrochés par les troupes allemandes qui résistent. Ils décident de contourner le nid de résistance, et de poursuivre leur course vers Brest. Au cours de leur retraite, un barrage d'artillerie et un soutien aérien sont effectués pour couvrir le repli des troupes américaines. Ce n'est que le qu'un groupe de reconnaissance du 802nd Tank Destroyer Battalion (802e Bataillon antichar) apprend que Dinan et Lanvallay ont été évacués par les troupes allemandes. Ils mènent plusieurs reconnaissances dans la ville et la libèrent. Le lendemain, un régiment et un groupe de reconnaissance passent Dinan, et progressent vers Dinard, qui est un des bastions de la Festung Saint-Malo.
Originaire d'Ille-et-Vilaine, René Fayon s'installe avec sa famille à Dinan en tant que gardien du pont de la Fontaine-des-Eaux. Membre du groupe FTP de Dinan, il est amené, avec ses camarades, à prendre d'assaut la prison de Dinan le afin de libérer deux membres importants de la direction des FTP d'Ille-et-Vilaine. Bien que très risquée, l'opération fut un succès. Le au matin, René Fayon fut arrêté au cours de son service de garde près du viaduc sur la ligne de chemin-de-fer Dinan-Dinard. Soupçonné d'actes de terrorisme et porteur d'un révolver, il fut transféré à la prison de Rennes. Jugé et condamné à la peine de mort le , il fut fusillé le lendemain au camp de la Maltière à Saint-Jacques-de-la-Lande avec 9 autres de ses camarades du secteur de Dinan.
Le monument aux morts porte les noms de 308 soldats morts pour la Patrie :
Les casernes, longtemps occupées par les régiments de hussards et de dragons vont peu à peu se vider de leurs militaires.
En 1979, le 11e Régiment d'artillerie de marine (RAMA), quitte la caserne Duguesclin qu'elle occupait depuis 1948, pour la Lande d'Ouée (Saint-Aubin-du-Cormier). Le 9e régiment de commandement et de soutien (9e RCS) (qui occupait le quartier Beaumanoir) régiment de soutien de la 9e DIMA, restera dans la ville jusqu'en 1986, avant de déménager sur Nantes. En 1998, l'école nationale de Spécialisation du service de santé pour l’armée de terre (ENSSSAT) située à Dinan depuis 1981 est supprimée, 500 militaires quittent la ville.

De nos jours, la ville a largement restauré son patrimoine. Des maisons à colombage bordent encore la place des Cordeliers, la rue de l'Horloge, la célèbre rue du Jerzual et d'autres voies pavées du centre. La basilique Saint-Sauveur et l'église Saint-Malo s'élèvent au milieu des anciennes paroisses de la ville.
Les casernes Beaumanoir et Duguesclin, désaffectées, ont été rachetées par la commune. Elle conserve 60 % des bâtiments pour aménager le nouveau quartier Europe, mêlant constructions militaires réhabilitées, bâtis contemporain et espaces verts. L'ensemble de cet aménagement couvre près de 15 ha, le projet urbain a été conçu par le cabinet d'architecte Philippe Madec.
Dans la nuit du 6 au , une petite portion des remparts s'est effondrée sur la rue principale d'accès (rue du Général-de-Gaulle), et nécessite des travaux de consolidation.
L'agglomération de Dinan déborde aujourd'hui de ses remparts et s'étend jusqu'aux communes de Léhon, Quévert, Taden et Lanvallay.
Depuis , Dinan et Léhon ont fusionné pour constituer la commune nouvelle de Dinan. Par arrêté du préfet des Côtes-d'Armor en date du , publié au JORF no 21 du au , la commune nouvelle de Dinan est créée en lieu et place des communes de Dinan et de Léhon (canton de Dinan, arrondissement de Dinan) à compter du .
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| Détails |
Dinan est le chef-lieu de l'arrondissement et du canton de Dinan depuis le redécoupage cantonal de 2014. Avant cela, la commune était divisée en deux cantons : Dinan-Est et Dinan-Ouest.
Pour l'élection des députés, Dinan fait partie de la deuxième circonscription des Côtes-d'Armor, représentée depuis par Hervé Berville (RE-EPR).
Sur le plan de l'intercommunalité, la commune nouvelle appartient à la communauté d'agglomération Dinan Agglomération et en est le siège et la ville la plus importante démographiquement. Créée le , cette intercommunalité a succédé à Dinan communauté.
Sur le plan des institutions judiciaires, Dinan est le siège du conseil de prud'hommes et relève du tribunal judiciaire (qui a remplacé le tribunal d'instance et le tribunal de grande instance le 1er janvier 2020), du tribunal pour enfants et du tribunal de commerce de Saint-Malo, de la cour d'appel et du tribunal administratif de Rennes et de la cour administrative d'appel de Nantes.
De la création de la commune nouvelle aux élections municipales de 2020, le conseil municipal de Dinan comptait 56 sièges (33 pour Dinan, 23 pour Léhon). Puis à partir de 2020, le nombre de membres du conseil municipal est de 35, inchangé lors des élections municipales de 2026.
À l'exception des élections européennes de 2024, où la liste RN conduite par Jordan Bardella remporte le scrutin avec 20,97 % (mais suivie de très près par la liste Besoin d’Europe de Valérie Hayer qui recueille 20,07 %), la commune nouvelle de Dinan-Léhon a toujours placé le courant centriste en tête au cours de la présidence d'Emmanuel Macron.
Lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2022, Emmanuel Macron arrive largement en tête devant Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Yannick Jadot. Au second tour, le président sortant remporte 71,49 % des suffrages exprimés face à la candidate du Rassemblement national, un niveau bien supérieur par rapport à celui constaté au niveau national. Aux élections législatives qui suivent, le député macroniste sortant Hervé Berville, investi par la coalition Ensemble, arrive assez nettement en tête au premier tour devant l'écologiste Bruno Ricard, candidat de la Nouvelle Union populaire (NUPES) et Antoine Kieffer, représentant du Rassemblement national, qui ne peut se maintenir. Lors du second tour de scrutin, M. Berville remporte la majorité des suffrages avec 56,49 % contre 43,51 % pour M. Ricard.
Lors des élections législatives anticipées de 2024, Hervé Berville est candidat à sa réélection, investi par la coalition Ensemble pour la République et le parti Renaissance. Au premier tour, il arrive en tête avec 38,16 % des voix devant Jérémy Dauphin (NFP-LÉ) et Antoine Kieffer (RN) qui recueillent respectivement 31,95 et 21,81 %. Au second tour, après le retrait du candidat du NFP arrivé en troisième position au niveau de la circonscription, le député sortant est reconduit par un troisième mandat avec 73,71 % (63,63 % au niveau de la circonscription).
Pour les élections municipales de 2026, le maire sortant Didier Lechien est candidat à sa réélection (en tandem avec René Degrenne, maire délégué sortant de Léhon), à la tête d'une liste divers centre intitulée « Dinan-Léhon évidemment », et fait face à une liste classée divers gauche conduite par Clémence Essevaz-Roulet et dénommée « Bien vivre ici ». Avec 69,67 % des suffrages exprimés, le maire sortant est reconduit dans ses fonctions pour la deuxième fois tandis que la liste divers gauche recueille 30,33 % des voix.
| Année | 1er tour | 2d tour | ||||||||||||||||||||||||
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| 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | |||||||||||
| Élections présidentielles | ||||||||||||||||||||||||||
| 2022 | LREM | 34,75 | LFI | 22,30 | RN | 15,46 | EÉLV | 6,45 | LREM | 71,49 | RN | 28,51 | pas de 3e et de 4e | |||||||||||||
| Élections législatives | ||||||||||||||||||||||||||
| 2022 | ENS | 41,66 | NUPES | 30,16 | RN | 10,54 | LR | 7,02 | ENS | 56,49 | NUPES | 43,51 | pas de 3e et de 4e | |||||||||||||
| 2024 | EPR | 38,16 | NFP | 31,95 | RN | 21,81 | LR | 6,08 | EPR | 73,71 | RN | 26,29 | ||||||||||||||
| Élections européennes | ||||||||||||||||||||||||||
| 2019 | LREM | 30,85 | EÉLV | 16,68 | RN | 14,28 | LR | 8,35 | tour unique | |||||||||||||||||
| 2024 | RN | 20,97 | RE | 20,07 | PS | 19,82 | LR | 8,97 | ||||||||||||||||||
| Élections régionales | ||||||||||||||||||||||||||
| 2021 | LREM | 26,49 | EÉLV | 14,81 | PS | 14,49 | LR | 13,83 | LREM | 26,07 | PS | 22,18 | EÉLV | 20,54 | LR | 20,01 | ||||||||||
| Élections départementales | ||||||||||||||||||||||||||
| 2021 | DVC | 55,31 | UG | 32,37 | RN | 12,32 | pas de 4e | DVC | 63,66 | UG | 36,34 | pas de 3e et de 4e | ||||||||||||||
| Élections municipales | ||||||||||||||||||||||||||
| 2020 | UDI | 65,99 | EÉLV | 27,21 | RN | 6,78 | pas de 4e | pas de 2d tour | ||||||||||||||||||
| 2026 | HOR | 69,67 | DVG | 30,33 | pas de 3e et de 4e | |||||||||||||||||||||
Depuis la Libération, cinq maires se sont succédé :
La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21.
En 2018, le budget de la commune nouvelle de Dinan (Dinan et Léhon fusionnées) s'élève à 37 millions d'euros dont 21 millions en fonctionnement et 16 millions en investissement.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2014, la commune comptait 10 919 habitants, en évolution de −1,09 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
À compter du , la commune nouvelle de Dinan est créée en lieu et place des communes de Dinan et de Léhon (canton de Dinan, arrondissement de Dinan). La population municipale légale de la commune nouvelle en vigueur au de chaque année depuis 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur depuis le , est définie dans le tableau suivant.
On dénombre plusieurs établissements scolaires du premier degré à Dinan : l'école de La Garaye, l'école des Fontaines, l'école de la Ruche, sont des écoles publiques. L'école de La Garaye a été ouverte en 1852, sous l'appellation « asile de l'enfance ». Elle était dirigée par les sœurs de la Sagesse.
L'école maternelle du Clos Joli, l'école primaire Sainte-Croix et l'école du Sacré-Cœur sont des écoles privées de l'enseignement catholique. En sus, l'école Diwan est une école sous contrat qui enseigne le breton par immersion. À la rentrée 2018, 96 élèves étaient scolarisés dans l'école Diwan (soit 7,4 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire).
Il y a quatre collèges à Dinan : le collège Roger-Vercel et le collège François-Broussais sont publics, et le collège Notre-Dame de la Victoire, dit « La Victoire » et le collège Les Cordeliers (installé dans l'ancien couvent des Cordeliers de Dinan) sont privés. La ville compte plusieurs lycées : le lycée La Fontaine-des-Eaux (enseignement public, général, technique et professionnel), le lycée public Ker-Siam (lycée professionnel), le lycée Les Cordeliers (enseignement privé catholique général et technique) et le lycée Dominique-Savio (privé professionnel).
En ce qui concerne l'enseignement supérieur, plusieurs établissements proposent des brevets de technicien supérieur. Le BTS Fluides, énergies, environnement, option génie frigorifique, le BTS Assistant de gestion PME-PMI, le BTS Comptabilité et gestion des organisations à La Fontaine-de-Eaux. Et à Notre-Dame de la Victoire, le BTS Communication et le BTS Négociation et relation client.
La direction des écoles primaires privées de l'enseignement catholique est commune, il en est de même pour les établissements La Fontaine-des-Eaux et Ker Siam ainsi que pour les collèges et lycées Notre-Dame de la Victoire, Les Cordeliers et Dominique Savio.
La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Côtes-d'Armor.

Dinan est classée ville d'art et d'histoire. Elle dispose d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur comprenant « la ville intra-muros, le port ainsi que le quartier de la rue Saint-Malo » et s’étendant sur 90 hectares soit près du quart de la superficie de la commune de Dinan,.
Dinan abrite 71 monuments historiques protégés, parmi lesquels :

La commune compte également 41 monuments historiques classés au titre objet.
A la rentrée 2025, 70 élèves sont scolarisés à l'école Skol Diwan Dinan.