| Broons | |||||
Broons, la place Du Guesclin et l'église Saint-Pierre. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Dinan | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Dinan Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Quentin Renault 2026-2032 |
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| Code postal | 22250 | ||||
| Code commune | 22020 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Broonais, Broonnais | ||||
| Population municipale |
2 943 hab. (2023 |
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| Densité | 84 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 19′ 05″ nord, 2° 15′ 34″ ouest | ||||
| Altitude | 94 m Min. 45 m Max. 143 m |
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| Superficie | 35,21 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Broons (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Broons (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Broons (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.broons.fr/ | ||||
| modifier |
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Broons [bʁɔ̃] ⓘ est une commune française, chef-lieu du canton de Broons, située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. C'est une commune du Poudouvre, pays traditionnel de Haute-Bretagne.
Ses habitants sont les Broonais ou Broonnais et les Broon[n]aises.
Labellisée « Village étape » depuis 2018, la commune est le berceau du chevalier breton et connétable de France Bertrand du Guesclin.
Broons est une des 344 communes des Côtes-d'Armor, située à mi-chemin entre Saint-Brieuc et Rennes, et à proximité des villes de Dinan et de Lamballe.
La commune est traversée par deux axes majeurs : la RN 12 et la ligne de Paris-Montparnasse à Brest. Elle dispose d'une gare SNCF.
Le sud-ouest de la commune est occupé par le bois de Broons, qui à l'origine devait aller jusqu'aux abords du bourg, comme l'attestent les noms des lieux-dits Penhoët et Pen-an-Hoët (littéralement bout du bois).
Broons est traversée par trois rivières : la Rosette et son affluent la Damiette, qui doivent leur nom à ceux des deux branches du delta du Nil, ainsi que le Frémeur.
Les communes limitrophes sont, dans le sens horaire et en commençant par l'ouest, Sévignac, Trémeur, Trédias, Yvignac-la-Tour, Caulnes et Plumaugat (les deux dernières sont dans le canton de Caulnes, les autres dans le canton de Broons).
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la rivière la Rosette, la Rosette, le Frémeur et le Mirbel,,.
La Rosette, d'une longueur de 31 km, prend sa source dans la commune de Éréac et se jette dans l'Arguenon à Jugon-les-Lacs, après avoir traversé huit communes.
Le Frémeur, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune de Plumaugat et se jette dans la Rance à Caulnes, après avoir traversé cinq communes.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 733 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 18 km à vol d'oiseau, est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Broons est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Broons, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Broons, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 2 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,7 %), zones agricoles hétérogènes (19 %), prairies (12 %), zones urbanisées (6 %), forêts (5,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,8 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Brohon en 1108, Brohun en 1182, Broon en 1184, Broun en 1199, Broon en 1205 et 1210, Bron puis Broum en 1224, Broon en 1252, Brom en 1374, Broon en 1411 et 1420, Bron en 1490, Brons au XVe siècle, Bron en 1654 et 1636.
La graphie du toponyme Broons a changé au cours du temps. L'une des formes primitives est Bron, comme l'attestent des textes du XIIe siècle. Plus tard, vient s'ajouter un deuxième o, puis le -s final peu après la Révolution française. Le XIXe siècle voit l'ajout d'un accent circonflexe sur le premier ou le second o, ou même parfois un accent large sur les deux à la fois, bientôt remplacé par un tréma durant la première moitié du XXe siècle, lui aussi placé indifféremment sur l'un ou l'autre o. Aujourd'hui, les trois orthographes Broons, Broöns et Bröons cohabitent dans les textes, mais la première est plus répandue. Quoi qu'il en soit, cela se prononce toujours « bron ».
Ce nom est d'origine celtique et signifie, selon La Borderie, « tertre, mamelon », motte, ici pris dans le sens de « colline », employé au pluriel « les collines », ou encore s'agit-il d'un nom de saint celtique Brochan (gallois Brychan), ou du gaulois braconnos « marécageux », bien que l'absence de formes suffisamment anciennes ne puisse confirmer l'une ou l'autre de ces hypothèses. Bernard Tanguy s'appuie sur la forme ancienne Bragonnus (datée de 791) du village de Bron au Coudray-Macouard, pour conclure que Broons procède du gaulois *braconnos « bourbeux, marécageux ». Il indique que le toponyme de Broons ne peut être assimilé au breton bron « mamelon, colline ». Selon Erwan Vallerie, la forme ancienne terminée par -hun indique l'évolution finale dans les langues d'oïl de l'élément gaulois -dūnon signifiant « citadelle ».
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la graphie Bron. L'association Chubri relève plusieurs attestations orales et écrites et restitue la prononciation [bɾɔ̃] qu'elle retranscrit sous la forme Bron.
La base de données toponymiques Kerofis de l'Office public de la langue bretonne recense la forme parres Bron en 1656 et Bron en 1830. La forme Bron est également attestée en 1905 dans un almanach édité par Le Courrier du Finistère. En 1936, Raymond Delaporte fait éditer une carte de la Bretagne pour l'enseignement du breton. Les noms de lieux de Bretagne orientale y sont traduits en breton. Broons apparaît sous la forme Broc'hon,. Kerofis recense la forme Bronn à partir de 1974 dans la littérature de langue bretonne. Cette graphie est la forme bretonne normalisée proposée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1998 puis par l'Office public de la langue bretonne,.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 16,0 % des toponymes de la commune sont d'origine bretonne.
L'occupation humaine est attestée à Broons depuis la Préhistoire, notamment à l'âge du bronze et l'âge du fer. Des coins en bronze ont été découverts au lieu-dit le "Pont du Château".
À l'époque gauloise, Broons se situait dans le territoire des Coriosolites, dont la capitale se trouvait à Aleth. Des pointes de flèches en silex, dentelées en scie ont été découvertes en labourant un champ à Broons. Elles semblent être gauloises d'après les spécialistes qui les étudièrent en 1842. D'origine gauloise aussi, un «souterrain» fut mis au jour près du village de Brangalo, à mi hauteur de la côte entre le Pont Plisson et l'actuel bourg de Broons. Ce sont deux boyaux accolés qui permettaient aux gaulois de mettre à l'abri des céréales et diverses matières entreposées à même des poteries.

À l'époque gallo-romaine, les terres riches et fertiles de Broons étaient cultivées par les habitants de ce territoire d'Armorique. Le site d'une villa gallo-romaine a été localisé au lieu-dit Carhalo, dans un champ entre le bourg de Broons et Brondineuf. Ce site fut occupé durant tout le IIIe siècle. À la suite d'une campagne de fouilles au XIXe siècle, une plaque en schiste fut retrouvée, ainsi que des fragments de tegulae, de céramiques ainsi que des débris de ciment et des monnaies remontant aux époques des empereurs Gallien (253-268) et Postume (260-269). La plaque de schiste, conservée aujourd'hui au musée de Dinan, devait décorer une pièce dévolue aux bains compte tenu du sujet représenté, un triton tenant un bâton ou stimulus, qui guide au moyen d'une bride un hippocampe. L'usage de plaques décoratives en schiste est très fréquent dans les villae et les thermes de la cité des Coriosolites. La plaque de Broons présente des caractéristiques remarquables ; la tête du triton semble directement inspirée des statères coriosolites, tandis que des emblèmes prophylactiques représentent des peltae ainsi que des boucliers hexagonaux ou cylindriques.
À partir du haut Moyen Âge, Broons devient un bourg commerçant et une seigneurie, laquelle aurait dépendu de la paroisse primitive d'Yvignac. Cette seigneurie était assez importante et bien plus étendue que les limites actuelles de la commune.
La relative richesse et puissance des seigneurs de Bron a laissé quelques traces écrites depuis le XIIe siècle : en 1109, Pleardus, seigneur de Bron, est témoin dans l'acte de fondation du prieuré de Jugon par Olivier de Dinan, ce qui atteste qu'il est un des principaux vassaux de celui-ci. De la même manière, le seigneur de Bron en 1205 est témoin de la fondation de l'abbaye de Boquen, à laquelle les sires Ollivier et Geoffroy de Bron donnent leur terre de l'Hermitage en perpétuelle aumône en 1211.
Au début du XIIe siècle, le siège de la Seigneurie de Bron est le château de la Motte-Bron, probablement une motte féodale, jusqu'en 1158, où deux frères jumeaux, Robert et Hamon de Bron, se disputent la succession, prétendant tous deux être l'ainé. Le duc Conan IV intervint pour régler la question, partageant Quota tibi (à parts égales) la seigneurie entre deux nouvelles de taille égale, donnant la partie contenant le château de la Motte-Bron au premier, et faisant construire pour le second un château identique appelé Bron dit Neuf.

En 1248, Guillaume de Bron participe à la septième croisade, dans laquelle il se distingue en couvrant saint Louis de son corps à la bataille de Mansourah en 1250. Les noms des rivières (Rosette et Damiette) de Broons portent souvenir de cet événement, puisque ce sont à l'origine le nom des bras du Nil.
En 1251, le seigneur de Pontorson et autres lieux, Robert du Guesclin, devient seigneur de Bron en épousant l'héritière. Leur fils aîné, Robert, lui succédera et épouse Jeanne de Malemains, qui lui donnera plusieurs enfants, dont l'aîné et héritier Bertrand Du Guesclin en 1320. On peut aussi citer son frère et compagnon d'arme Ollivier, et leur sœur Julienne, qui fut abbesse de Saint-Georges de Rennes et défendit Pontorson contre les Anglais en 1364.
Le château lui-même, modernisé pour résister à l'artillerie apparue entre-temps, a eu une importance stratégique pendant la guerre de Succession de Bretagne et la guerre de Cent Ans. Occupé aux alentours de 1350 par Olivier de Clisson, ami de du Guesclin et vassal des comtes de Penthièvre, il est repris à ceux-ci en 1420 par les troupes du duc Jean V, qui le donne à Jacques de Dinan, lequel le revend au sire de Brezé pour 13 000 écus. Il est à nouveau vendu, cette fois à la famille de Villeblanche.
Pierre de Villeblanche, en compagnie d'autres grands seigneurs bretons ambitieux, signe en 1484 avec Anne de Beaujeu un traité visant à remettre la Bretagne au roi de France.
La seigneurie change ensuite à nouveau de mains, passant dans celles de la famille d'Espinay. Puis vient la guerre de la Ligue, conduite par le duc de Mercœur dont les troupes occupent Broons. Henri IV, puis sa veuve Marie de Médicis en 1614, ordonnent ensuite la destruction du château de la Motte-Bron, qui sera rasé en 1616, le marquis d'Espinay recevant en compensation une indemnité de 15 000 livres.
La seigneurie change une fois de plus de propriétaire, en 1689 par mariage avec la famille des Lorraine Brionne, ce qui explique la présence de nombreux calvaires en formes de croix de Lorraine.
Par la suite, la population de Broons se tient calme durant l'agitation des XVIIIe et XIXe siècles, ne participant ni à la révolte des Bonnets rouges, ni à la chouannerie, ce qui lui permet d'échapper aux répressions qui s'ensuivirent.

Bertrand du Guesclin est né vers 1320 au château de la Motte-Broons. Il est l'aîné d'une famille d'ancienne noblesse bretonne. D'une laideur que les historiens ont soulignée à l'envi, c'est un enfant au caractère difficile et dont la disgrâce physique et l'humeur batailleuse font le désespoir de sa mère, Jeanne de Malemain. Son passe-temps favori est d'organiser des luttes et des combats avec ses jeunes compagnons de Broons. Vers l'âge de 17 ans, il s'illustre brillamment dans une grande joute donnée à Rennes.
La guerre de Succession de Bretagne (1341-1364) oppose Charles de Blois à Jean de Montfort. Charles de Blois reçoit l’aide du roi de France, Montfort a le soutien du roi d’Angleterre. Du Guesclin prend le parti de Charles de Blois, dont l'épouse, Jeanne de Penthièvre, est la suzeraine des seigneurs de la Motte-Bron.
La guerre, entrecoupée de trêves, s’enlise. C’est dans ces circonstances qu’avec quelques compagnons, recrutés dans les environs de Broons et de Dinan, Bertrand mène une guerre de partisans, harcelant les garnisons anglo-bretonnes. Il trouve refuge dans les forêts avoisinantes, comme celle de Paimpont. Il fait preuve de ruse et d’audace. Avec une soixantaine de compagnons, dont il déguise l’avant-garde en bûcherons, il prend l’importante forteresse de Fougeray.
Devenu seigneur de Broons à la mort de son père en 1353, Du Guesclin peut recruter une petite compagnie d’hommes d’armes et se met au service du capitaine de Pontorson, Pierre de Villiers. Il se distingue dans la défense de Rennes assiégée par les troupes du duc de Lancastre (1357). Dans ces temps, il défait en champ clos à Dinan, un chevalier anglais, Thomas de Cantorbéry qui, malgré une trêve, avait capturé son frère Olivier.
Charles de Blois lui confie la garde de la seigneurie de la Roche-Derrien, et le Dauphin Charles le nomme capitaine de Pontorson et du Mont-Saint-Michel. Du Guesclin combat alors en Normandie, où il est capitaine souverain, contre les Navarrais, partisans de Charles d’Évreux, roi de Navarre, dit Charles le Mauvais.
Quelques expéditions le ramènent aussi en Bretagne, au cours de l'une d'elles, il épouse Tiphaine Raguenel, savante en astronomie. En 1364, il remporte l’éclatante victoire de Cocherel (Eure). Le nouveau roi Charles V lui fait don du comté de Longueville. Il participe, la même année, à la bataille d'Auray qui met fin à la guerre de Succession de Bretagne : Charles de Blois y trouve la mort, Du Guesclin est fait prisonnier.
Sa rançon payée, le roi envoie Du Guesclin en Espagne. Il y sert les intérêts de Henri de Trastamare en lutte contre son demi-frère, le roi Pierre le Cruel. La bataille de Montiel (1369) et la mort de Pierre le Cruel, tué par Henri de Trastamare, met fin à cette guerre fratricide. En récompense, le nouveau roi de Castille, Henri II, fait don à Du Guesclin du duché de Molina et du comté de Soria.
Cependant, la guerre entre la France et l’Angleterre a déjà repris. Charles V rappelle Du Guesclin et lui confie la charge de connétable de France en 1370 ; il devient le chef des armées royales. Commence alors la reconquête des territoires perdus lors du traité de Brétigny-Calais.
Du Guesclin doit aussi délivrer quelques places fortes qui sont encore aux mains de compagnies de routiers qui oppriment les populations locales. Après avoir enlevé Chaliers, Du Guesclin se porte devant la citadelle de Châteauneuf-de-Randon (Lozère) où il meurt le , non dans un combat, mais de maladie. Il aurait, dit-on, bu de l’eau trop froide. Son squelette fut conduit à l’abbaye de Saint-Denis, la nécropole royale : dernier et prestigieux hommage du roi à son fidèle connétable.
En 1790, Broons devient une commune, et le chef-lieu du district de Broons, qui comprenait, outre le canton de Broons alors amputé de Mégrit, l'éphémère canton de Mégrit, mais aussi les cantons de Caulnes, de Merdrignac, de Plénée et de Plumaugat. À la suppression des districts, Broons devient attaché à l'actuelle sous-préfecture de Dinan.
Le général Vachot écrit le au Comité de salut public de Segré : « J'ai exterminé et presque entièrement détruit les Chouans qui ravageaient les districts de Broons, Saint-Méen, Montfort, Châteaubourg, Vitré, La Guerche, etc. »
Après la Révolution, l'histoire de la commune se confond à nouveau avec celle de France. On peut noter :
Le Monument aux morts de Broons porte les noms de 136 soldats morts pour la France :
Broons est le siège de la congrégation des Filles de Sainte Marie de la Présentation, créée en 1828 par Louise Lemarchand, en religion mère Saint-Louis, et par sa sœur Laurence.
Jusqu'en 2015, le canton de Broons comprenait les communes de Broons, Éréac, Lanrelas, Mégrit, Rouillac, Sévignac, Trédias, Trémeur, Yvignac-la-Tour. Depuis cette date, Broons est le chef-lieu d'une circonscription plus vaste qui regroupe les anciens cantons de Broons, de Merdrignac et de Caulnes.
Depuis le , Broons fait partie de la communauté d'agglomération de Dinan Agglomération.
La commune de Broons compte 1500 emplois sur son territoire communal, pour une population active de 1100 personnes, ce qui en fait une aire d'attraction au sens de l'INSEE.
Près de 200 entreprises sont enregistrées sur le territoire de Broons. Les principaux employeurs de la commune sont la coopérative agricole Eureden (Coop de Broons jusqu'en 2020) et l'usine de fabrication Mademoiselle Desserts.
En plus des commerces du centre-ville, Broons compte deux zones d'activités intercommunales de part et d'autre de l'échangeur de la RN12 :
Broons est au cœur d'un bassin d'activités et d'emplois fortement lié au secteurs agricoles et agroalimentaires bretons.
Broons possède plusieurs établissements scolaires.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.
En 2023, la commune comptait 2 943 habitants, en évolution de +1,98 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La commune compte un grand nombre de clubs sportifs : club de football, club de handball, club de tennis, club de basketball, club cyclotouriste, école de VTT, club de gymnastique, club de judo , de Badminton.
Football : la commune de Broons est associée avec Trémeur au sein du club AS Broons Tremeur, créé au début des années 1980 par regroupement des anciens clubs FC Broons et FRL Trémeur et qui évolue en championnat départemental. Elle est équipée d'un terrain municipal au stade du Chalet, qui accueille en particulier les rencontres de ce club. Une section féminine a été créée en 2018.
Compétitions : chaque année, comme dans de nombreuses communes bretonnes, une compétition cycliste est organisée, de même qu'une course à pied appelée « Les Bosses de Broons » au mois de mai.
La commune de Broons compte plusieurs équipements sportifs structurants :



Au fil du temps, plusieurs monuments ont été élevés à la mémoire de Bertrand Du Guesclin.

| Blasonnement :
D'argent à une aigle bicéphale éployée de sable, becquée et armée de gueules, et une cotice brochant en bande de gueules.
Commentaires : il s'agit des armes de Bertrand Duguesclin,. |
| Blasonnement :
D'azur à la croix d'argent frettée de gueules, qui est Broons.
Commentaires : anciennes armoiries : sur les armoiries de Guillemette de Milon, abbesse de Saint-Sulpice vers 1435, une des parties est blasonnée comme précédemment écrit. On trouve également ces armes sur le blason de la famille de Derval. De telles armoiries sont attestées pour une famille Bron, originaire de Lutry (Vaud, Suisse), dès le XVIIe siècle. Ce blason est aussi utilisé par la ville de Cholet, dont René-François Broon y fut marquis de 1668 à 1701,. |
Broons est jumelée avec la commune bavaroise de Neufahrn i.NB (
Allemagne) depuis le .
Broons apparaît bien sûr dans toutes les biographies, romancées ou non, de Bertrand du Guesclin : c'est le lieu où il a passé son enfance. Le , une oblitération « premier jour » s'est tenue dans la commune pour la célébration de la sortie d'un timbre postal à l'effigie de Bertrand du Guesclin.
La commune apparaît aussi dans certains des romans policiers de la série Léon Sublet - Garde champêtre de Bernard Le Guével, dont le cadre principal est la commune voisine de Trémeur.
Enfin, dans le jeu de rôle post-apocalyptique Cendres, Broons apparaît comme étant un village de la communauté de Rophemel et le camp de base d'une bande de pillards.