| BreizhGo | ||
Logo du réseau de 2018 à 2026. | ||
Un Iveco Bus Crossway du réseau BreizhGo. | ||
| Situation | ||
|---|---|---|
| Type | Transport interurbain | |
| Entrée en service | ||
| Lignes | 110 routières, 17 ferroviaires et 9 navals | |
| Véhicules | Autocars, minibus, bateaux et trains | |
| Fréquentation | 70 millions de voyages (2023) | |
| Autorité organisatrice | Conseil régional de Bretagne (AOT) avec quatre antennes (une par département) | |
| Exploitant | Divers transporteurs, publics (Illevia) et privés (Keolis, Transdev, etc.) | |
| Site Internet | www.breizhgo.bzh | |
| Lignes du réseau | Liste des lignes du réseau BreizhGo | |
| Réseaux connexes | Urbain
Régionaux Grandes lignes |
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| modifier |
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BreizhGo est le réseau de transport en commun de la région Bretagne. Lancé en en remplacement des réseaux départementaux existants (Ti'Bus, Penn-ar-Bed, Illenoo et TIM), et en y intégrant le réseau TER BreizhGo et les liaisons maritimes vers les îles, le réseau BreizhGo reprend l'ensemble des anciennes lignes des anciens réseaux départementaux.
Le nom BreizhGo désigne, à l'origine, un calculateur d'itinéraires intermodal mis en service par la région Bretagne en 2010. Cette plateforme permettait aux usagers des transports publics bretons de définir un trajet en fonction d'une heure de départ ou d'un temps de parcours, en intégrant l'ensemble des modes disponibles : bus, cars interurbains, trains régionaux et liaisons maritimes. Elle proposait également des informations sur l'état du trafic, des prévisions de circulation, des plans de ville facilitant l'identification des arrêts, ainsi que des liens vers des services de covoiturage.
Le système ne permettait toutefois pas l'achat de titres de transport, chaque collectivité conservant ses propres tarifs et dispositifs de tarification sociale. En parallèle, la solution KorriGo assurait la fonction billettique, selon les choix des autorités organisatrices ayant adopté ce support. L'association de l'outil d'information BreizhGo et de la billettique KorriGo a contribué à positionner la Bretagne parmi les régions françaises les plus avancées en matière de facilitation de l'usage des transports publics.
Le , dans le cadre de la loi NOTRe, qui transfère aux régions la compétence d'organisation des transports interurbains réguliers et scolaires, la région Bretagne devient l'autorité organisatrice de la mobilité à l'échelle régionale. Ce changement institutionnel ne s'accompagne toutefois pas d'une fusion immédiate des réseaux départementaux, lesquels continuent à fonctionner selon leurs structures propres,.
La fusion des réseaux est officiellement engagée en , avec l'adoption de la marque BreizhGo pour l'ensemble du système de transport régional. Le calculateur d'itinéraires intermodal est alors renommé Mobibreizh afin d'éviter toute confusion entre l'outil numérique et la nouvelle identité du réseau.
À partir de 2020, la région accélère l'unification opérationnelle des différents réseaux, qui conservaient jusque‑là leurs numérotations de lignes, leurs politiques tarifaires et leurs spécificités locales. Cette harmonisation s'accompagne de la généralisation de la livrée BreizhGo à l'ensemble des autocars, des navires assurant les liaisons maritimes, ainsi qu'aux rames automotrices Regio 2N circulant sur le réseau ferroviaire régional.

Le réseau BreizhGo est officiellement lancé en , marquant l'unification des quatre réseaux départementaux qui assuraient jusqu'alors les transports interurbains en Bretagne. Cette intégration régionale met fin à des organisations distinctes héritées des conseils départementaux, au profit d'une identité unique et d'une gestion centralisée par la région Bretagne[réf. nécessaire].
Avant cette harmonisation, chaque département disposait de son propre réseau :
La nouvelle identité visuelle commence à se déployer au cours de l'année 2018 sur certains véhicules par l'apposition de stickers ou d'une livrée spécifique BreizhGo (pour les véhicules neufs) dévoilée en . La généralisation de cette livrée à l'ensemble des véhicules s'effectuera dans le temps.
L'intégration de ces quatre réseaux sous la bannière BreizhGo a permis d'unifier la communication, la tarification, la numérotation des lignes, la livrée des véhicules, ainsi que les standards de service, tout en conservant certaines spécificités territoriales dans l'organisation des dessertes. Il permet également l'intégration des transports locaux ferroviaires (TER) et maritimes[réf. nécessaire].
À la rentrée de , la région Bretagne expérimente l'introduction d'un autocar fonctionnant au gaz naturel pour véhicules (GNV) sur le réseau BreizhGo. Il s'agit alors du premier autocar au gaz utilisé en service régulier en Bretagne, bien que ce type de motorisation soit déjà présent dans le réseau urbain de Quimper. Le véhicule, un Scania Interlink LD acquis pour un montant de 285 000 €, est successivement engagé sur les lignes Rennes – Bain‑de‑Bretagne – Grand‑Fougeray puis Rennes – Janzé – Retiers, dans le département d'Ille-et-Vilaine. Ce premier essai est prolongé et élargi en 2020, avec l'arrivée de quatre autocars supplémentaires du même modèle, représentant un investissement de 1,25 M€. L'ensemble de ces véhicules poursuit aujourd'hui son service au sein du réseau, contribuant à la diversification des motorisations et à la réduction des émissions polluantes dans l'exploitation routière BreizhGo,,,.
À partir des années 2020, la région Bretagne engage également une modernisation progressive du parc d'autocars utilisés sur les lignes routières BreizhGo. Les véhicules les plus anciens sont progressivement remplacés une flotte plus récente et moins polluante tel que par des Iveco Bus Crossway. Ce renouvellement s'effectue selon les capacités budgétaires des exploitants, la région définissant le cadre général tandis que les transporteurs assurent le remplacement des véhicules au fil des marchés et des investissements disponibles. Cette évolution contribue à l'harmonisation du matériel roulant et à l'amélioration des performances environnementales du réseau routier BreizhGo[réf. nécessaire].
En 2021, la région Bretagne engage la rénovation des rames automotrices Z 21500, également appelées ZTER. Cette opération comprend l'adoption de la livrée BreizhGo en remplacement de la livrée TER, ainsi qu'une modernisation intérieure inspirée de l'aménagement des rames Regio 2N[réf. nécessaire].
En , l'exploitant Transdev reprend l'exploitation de la ligne Pontivy – Loudéac – Rennes et décide d'y déployer des autocars fonctionnant au gaz naturel pour véhicules (GNV). Cinq Iveco Bus Crossway sont ainsi prévus pour équiper la ligne : deux véhicules sont mis en service dès le début de l'année, tandis que trois autres sont intégrés au parc en juillet de la même année.
Parallèlement, la région Bretagne poursuit le développement des infrastructures dédiées au gaz naturel, en implantant un nombre croissant de stations GNV sur le territoire. Cette stratégie s'inscrit dans une volonté régionale de favoriser la production locale de biogaz et de soutenir la transition énergétique du réseau routier BreizhGo.
En 2024, le programme de rénovation est étendu aux rames AGC, qui doivent à leur tour bénéficier d'une mise à niveau esthétique et fonctionnelle conforme à l'identité visuelle et aux standards de confort du réseau[réf. nécessaire].
Le , la numérotation régionale unifiée s'applique au réseau : un numéro à trois chiffres commençant par 5 (évoquant le numéro de département, le 35) avec si possible le maintient d'une correspondance entre ancienne et nouvelle numérotation, Par exemple, pour de département de l'Ille-et-Vilaine, la 3 devient 503 et la 15 devient 515, les indices alphanumériques sont traités différemment puisque 1a et 1b deviennent 500 et 501 tandis que pour les lignes 8a et 8b, 9a et 9b et 17a et 17b elles deviennent respectivement 580 et 581, 590 et 591 et 570 et 571.

Le réseau BreizhGo est composé de lignes TER, de lignes régulières d'autocars et de navettes maritimes. Un service de transport à la demande (TAD) est également proposé dans le département du Finistère. Le territoire est également composé par plusieurs centaines de lignes scolaires d'autocar[réf. nécessaire].
BreizhGo dessert les quatre départements de la région Bretagne : les Côtes-d'Armor, le Finistère, l'Ille-et-Vilaine et le Morbihan. Le réseau régional voit la majorité de ses lignes partir des villes les plus peuplées (Rennes, Brest, Quimper, Lorient, Vannes, Saint-Brieuc et Saint-Malo) puis sont ensuite reliées aux moyennes et petites communes de chaque département : le réseau dessert donc environ 3 millions d'habitants[réf. nécessaire].

L'ensemble des lignes ferroviaires régionales ouvertes au trafic de voyageurs en Bretagne est exploité par la SNCF pour le compte du conseil régional. Elles sont intégrées au dispositif de mobilité régional sous la marque BreizhGo. Les dispositifs tarifaires et les programmes de fidélité propres au réseau régional y sont intégralement applicables.
Le matériel roulant affecté à ces dessertes, ainsi que les automates de vente de titres de transport, portent la livrée BreizhGo. Les trains assurent l'ensemble de l'offre quotidienne de transport ferroviaire inter-régional, couvrant les liaisons entre les principales villes et les territoires de la région[réf. nécessaire].

Le réseau routier BreizhGo constitue l'un des volets du système de transport public du territoire breton mis en place par le conseil régional de Bretagne. Il regroupe l'ensemble des lignes d'autocars assurant des liaisons régulières entre les communes, en complément du réseau ferroviaire régional. Celui-ci se structure autour de deux grandes catégories de lignes, chacune répondant à des objectifs de desserte spécifiques.
La première catégorie correspond aux lignes routières interurbaines, qui assurent la connexion entre les principales villes de chaque département et un ensemble de communes de taille moyenne ou petite. Ces lignes ont pour vocation de garantir un accès au transport public dans des territoires dépourvus d'infrastructures ferroviaires, ou à faible densité. Elles jouent ainsi un rôle essentiel dans la mobilité quotidienne, en reliant des pôles urbains à des zones rurales ou littorales (par exemple, la ligne 202 Saint‑Brieuc – Erquy). Jusqu'en 2018, chaque département breton gérait son propre réseau interurbain, avec des identités et des offres tarifaires distinctes. La fusion de ces quatre réseaux départementaux en un réseau unique a permis d'harmoniser l'offre, de mutualiser les moyens et de renforcer la cohérence du service public régional de transport.
La seconde catégorie regroupe les lignes routières interdépartementales, moins nombreuses mais stratégiques. Ces lignes traversent plusieurs départements et assurent la desserte de villes moyennes ou importantes qui ne disposent pas de liaison ferroviaire directe. Elles permettent ainsi de compléter le maillage territorial en reliant des pôles structurants de la région, comme la ligne 603 Rennes – Pontivy. Historiquement, ces liaisons étaient assurées par les autocars TER, opérés par la SNCF. Leur intégration progressive au réseau BreizhGo a permis d'unifier la présentation, la tarification et la gestion de l'ensemble des services routiers régionaux.
Pour l'exercice de ses compétences en matière de transport public, le conseil régional de Bretagne s'appuie sur quatre antennes départementales, chargées de la déclinaison locale des orientations régionales. Chaque antenne assure la gestion opérationnelle du réseau sur son territoire, incluant le contrôle de l'exécution des contrats et le dialogue avec les collectivités et les entreprises de transport opérant pour son compte.
L'exploitation des lignes routières BreizhGo est confiée à une ou plusieurs entreprises de transport sélectionnées par la Région Bretagne dans le cadre d'appels d'offres. Ces contrats, d'une durée de dix ans, définissent les obligations de service, les normes de qualité, les caractéristiques du matériel roulant, ainsi que les modalités de contrôle et d'évaluation. Les véhicules affectés au réseau arborent la livrée BreizhGo, garantissant une identité visuelle homogène sur l'ensemble du territoire.
L'unification de la numérotation de toutes les lignes a commencé le dans le Finistère, se poursuivant le en Ille-et-Vilaine et c'est terminé en pour les Côtes‑d'Armor et le Morbihan,. Elle consiste à ajouter un chiffre rappelant le numéro du département (2 pour 22, 9 pour 29, 5 pour 35, 6 pour 56) au numéro existant, tandis que les transports à la demande, proposé uniquement dans le Finistère, disposent d'un numéro à quatre chiffres.

Les liaisons maritimes sont effectuées pour le compte de BreizhGo au travers de délégations de service public (DSP). La région Bretagne, à travers le réseau BreizhGo, assure la desserte maritime quotidienne de passagers de toutes ses îles, sauf pour l'Île-de-Batz.
La Compagnie Océane, filiale de Transdev, exploite les liaisons maritimes du secteur de Lorient et de Quiberon. Elle assure les traversées vers Groix, Belle-Île-en-Mer (Le Palais et Sauzon), ainsi que vers Houat et Hœdic[réf. nécessaire].
La Compagnie Penn Ar Bed, filiale de Keolis, exploite les liaisons maritimes du secteur ouest du Finistère. Elle dessert les îles d’Ouessant, de Molène et de Île de Sein[réf. nécessaire].
La compagnie Vedettes de Bréhat assure l'ensemble des liaisons maritimes vers l'île de Bréhat. Elle exploite une ligne directe entre Ploubazlanec et l'île, utilisée pour les déplacements réguliers des habitants et des visiteurs. Elle opère également deux lignes touristiques saisonnières, l'une au départ d'Erquy et l'autre depuis Binic-Étables-sur-Mer, proposant des traversées et excursions dédiées à la découverte du littoral et de l'archipel bréhatin[réf. nécessaire].
La compagnie Bateaux‑bus du Golfe assure la liaison maritime entre Vannes et l'île d'Arz. La traversée s'effectue via Séné, ce qui permet de relier le port de Vannes au cœur du Golfe du Morbihan tout en desservant le littoral sud vannetais[réf. nécessaire].
Ligne de fret exploitée par SARL Transport de Fret - Barge François André : Roscoff ↔ Île de Batz (seulement pour le transport de marchandises).

L'organisation des mobilités en Bretagne repose sur un maillage de pôles multimodaux qui concentrent et articulent les différents modes de transport disponibles sur le territoire. Autour de ces pôles se regroupent les réseaux urbains, les lignes routières interurbaines BreizhGo, les services ferroviaires régionaux et nationaux, les TGV, le métro (pour la ville de Rennes), ainsi que les liaisons maritimes assurant la desserte des îles bretonnes. Cette structuration permet d'assurer des correspondances rapides et lisibles entre les modes, tout en garantissant une continuité de service sur l'ensemble du territoire.
Les pôles multimodaux sont généralement implantés à proximité immédiate des gares ferroviaires, qui constituent les nœuds principaux du système de transport breton. Les grandes villes — Rennes, Vannes, Saint‑Malo, Saint‑Brieuc, Brest, Quimper et Lorient — disposent chacune d'une ou de plusieurs gares routières intégrées à ces pôles. Ces infrastructures regroupent les lignes routières BreizhGo desservant leur secteur et assurent la régulation des flux, l'organisation des correspondances, ainsi que la coordination opérationnelle entre les différents réseaux. Elles sont équipées de quais normalisés, de zones de régulation pour les transporteurs, d'espaces d'information voyageurs et de dispositifs de sécurité permettant une exploitation fiable et homogène.
L'ensemble de ces pôles constitue l'ossature du réseau multimodal breton. Ils facilitent la transition entre les modes, optimisent les temps de parcours et renforcent la lisibilité de l'offre pour les usagers. Les abonnements et dispositifs tarifaires BreizhGo y sont appliqués lorsque les services concernés relèvent de la compétence régionale, assurant une cohérence tarifaire entre les lignes routières, ferroviaires et maritimes intégrées au réseau.

En Ille-et-Vilaine, des arrêts de haute qualité, dénommés par la suite arrêt de connexion intermodale Facillenoo, ont été aménagés dans les communes où la fréquentation est importante « pour faciliter l'utilisation du réseau dans un esprit intermodal (réseaux locaux, vélo, covoiturage...) aux principaux pôles d'échange »,.
Dans le cas du Finistère, sur certains arrêts à Roscoff, Saint-Pol-de-Léon, Henvic et Morlaix, la prise en charge des vélos est permise.
La tarification BreizhGo est harmonisée à partir de avec notamment un ticket unitaire à 2,50 € sauf sur les lignes 501, 503, 505, 506, 507, 510, 580 et 590 où une tarification kilométrique (ticket unité à 2,50 € pour un trajet inférieur à 30 km pouvant monter jusqu'à 10 € pour un trajet de plus de 110 km) est maintenue,.
Le réseau BreizhGo n'utilise qu'un logo depuis son lancement en 2018. Cependant, ce logo peut être utilisé et modifié selon le type de transport (autocar, train, bateau...).
Le réseau BreizhGo a une seule livrée. Les cars de la ligne régionale Nord-Sud (Saint-Brieuc ↔ Vannes/Lorient) ont cependant une déco aux tons plus pâles car étant ils ont servi de test, ce sont les premiers véhicules du réseau à porter la livrée BreizhGo[source secondaire souhaitée]. Les autocars recevant la livrée après 2021 disposent d'inscriptions en breton et en gallo.
En sur la Bretagne, huit véhicules ont été entièrement pédiculé pour le Tour de France[source secondaire souhaitée].
En 2026, la livrée évolue, abandonnant les couleurs bleu et jaune au profit des seules couleurs noir et blanc du drapeau breton.
Les lignes sont opérés par différents exploitants publics ou privés :
La régie Illevia exploite sept lignes du réseau en Ille-et-Vilaine. Il s'agit des lignes 503, 505, 506, 510, 514, 521 et 522.

Le matériel roulant du réseau interurbain est issu des anciens réseaux départementaux, la région reprenant la charge de ces autocars.
Le premier véhicule à avoir reçu la livrée BreizhGo est le roulier Breizh Nevez I de la Compagnie Océane au mois de ; il ne sera cependant mis en service qu'au mois d'avril suivant. La nouvelle livrée est en cours de déploiement, en , sur les navires de la compagnie maritime Penn-ar-Bed.