Affaire Courtade

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L'affaire Courtade est une affaire criminelle française survenue le à Plaisance, dans le Gers. Au cours d'une visite des lieux ordonnée à la suite d'un litige locatif, Auguste Philippe Courtade, un ancien garde particulier, tue quatre personnes, dont le juge de paix du canton, avant de tenter de se donner la mort. Condamné à mort par la cour d'assises du Gers le , il est gracié.

Contexte

Auguste Philippe Courtade, né vers 1832, est garde particulier à Plaisance. Il aurait été garde-chasse du château de Lascazères, dont il aurait été renvoyé pour inconduite[réf. nécessaire]. Il a, selon la tradition locale, la réputation d'un homme violent et emporté[réf. nécessaire].

Il occupe la partie antérieure d'une maison dont l'autre partie est habitée par son propriétaire, Rémi Dulin (1845-1878). Les deux hommes sont en conflit : Dulin reproche à son locataire des retards de loyer, tandis que Courtade l'accuse de l'avoir trompé au sujet de la suppression d'un acte qui lui aurait garanti encore vingt mois de logement sans paiement[réf. nécessaire]. Condamné devant la justice de paix à payer ses arriérés, Courtade est menacé d'expulsion par Dulin. Il demande alors au juge de paix une visite des lieux.

Les faits

La visite est fixée au . Y participent le juge de paix du canton, Antoine Louis Hybre (1826-1878), le greffier Jean Louis Lasserre (1836-1878), l'huissier Jean-Marie Burgan (1824-1878), ainsi que Dulin et sa femme[réf. nécessaire].

Courtade, d'abord calme en apparence, expose ses griefs et se déclare prêt à payer, tout en réclamant la jouissance de la grange et du puits. Il rentre chez lui « chercher l'arrangement » et ressort armé de deux fusils et d'un revolver[réf. nécessaire]. Il tire à bout portant sur le juge de paix Hybre et sur Dulin, tous deux tués sur le coup. Il blesse mortellement l'huissier Burgan, qu'il achève au revolver, puis poursuit le greffier Lasserre, qui s'était caché derrière un arbre. Lasserre est recueilli par des voisins et meurt une quinzaine de minutes plus tard[réf. nécessaire].

Courtade se dirige ensuite vers la maison de Dulin et tire à travers la porte fermée sur l'épouse de ce dernier, qu'il blesse à la hanche. Elle simule la mort et échappe à un second tir. Courtade se retire dans sa chambre et tente de se suicider avec un fusil ; il survit, le visage mutilé, lorsque les gendarmes enfoncent la porte[réf. nécessaire].

Suites judiciaires

Au terme de trois jours d'audience, Courtade est condamné à mort le par la cour d'assises du Gers, siégeant à Auch, faute de circonstances atténuantes. L'exécution est prévue à Plaisance. Le président prononce également la dégradation militaire, Courtade étant titulaire de la médaille militaire[réf. nécessaire].

Il est finalement gracié le . Les motifs de cette grâce ne sont pas connus.

Bibliographie

Notes et références

  1. 1 2 3 4 « Condamnations à mort de 1870 à 1981 », liste non exhaustive, en ligne.

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