| Affaire Jean le Charton | |
| Fait reproché | Meurtre par empoisonnement |
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| Pays | |
| Ville | Paris |
| Nombre de victimes | 1 (Jean le Charton) |
| Jugement | |
| Statut | affaire jugée |
| Tribunal | à Paris |
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L’Affaire Jean le Charton est une affaire criminelle relative à l’empoisonnement de maître Jean le Charton, jugée en 1402.
Maître Jean le Charton est procureur au parlement. Un jour de Carême, il consomme une sole dont le goût lui paraît inhabituel; il décède quatre jours plus tard. Le défunt ne laisse aucun enfant, mais possède des parents lesquels sont ses héritiers. Peu de temps après le décès, la veuve de Jean le Charton épouse le clerc de ce dernier. Après que leur mariage est accompli, le nouveau couple fait assigner les héritiers du défunt devant le prévôt de Paris au sujet de l’héritage. Au cours des procédures, les héritiers avancent que l’épouse a mauvaise réputation et qu’elle a empoisonné son premier mari, Jean le Charton,. Une enquête est alors ouverte. À son issue, le lieutenant du prévôt de Paris fait emprisonner la veuve et son nouveau mari. Les deux accusés nient d’abord toute implication dans un empoisonnement. Pour obtenir leurs aveux, le lieutenant recourt à un stratagème. Il « fait venir la femme et lui dit que son mari s’est décidé à tout avouer, qu’elle n’a donc plus à nier, mais à implorer la clémence de ses juges. Puis, elle est amenée devant son mari et elle le traite de traître pour avoir avoué, alors qu’en réalité il n’en était rien. » ,. À la suite de cette ruse, les deux accusés avouent leur crime.
En 1402, la sentence est exécutée : « la femme est brûlée en présence du mari. Ensuite, le mari est conduit au gibet et pendu ». Les sources indiquent que la pendaison a lieu au gibet de Montfaucon.