| Famille d'Agoult | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | D'or au loup ravissant d'azur, armé, lampassé et vilené de gueules. | |
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| Devise | 1- « Hospitalité d'Agoult » 2- « Avidus committere pugnam » (avide de livrer bataille) |
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| Branches | voir section Branches | |
| Période | Xe – XXe siècles | |
| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Fiefs tenus | Apt, Caseneuve, Goult, Montmorin, Sault, etc. | |
| Titres obtenus | comtes, barons | |
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La famille d'Agoult, parfois Agout, est une famille de la noblesse française, d'extraction féodale, originaire de Provence apparue vers la fin du XIe siècle dans le comté d'Apt et éteinte en 1915.
Elle donna plusieurs branches et rameaux, installés en Provence et en Dauphiné et occupa l'une des premières places de la noblesse de Provence jusqu'à l'extinction de la branche aînée au début du XVIe siècle.
La famille Séguier relève le nom, le titre et les armes de la famille d'Agoult à la suite d'une alliance avec la dernière du nom.
La famille Agoult ou Agoult-Simiane est mentionnée pour la première fois dans un acte daté de 992,. Il s'agit, pour les historiens, d'une apparition tardive, « dans la documentation, par rapport à d'autres familles » de la région.
L'acte du est une donation de Garac [de Castellane-Lacoste] à Imbert/Humbert [I] [d'Agoult], en réparation d'un forfait, à savoir le meurtre du père d'Imbert,. Imbert reçoit, à la demande de l'évêque Thierry, plusieurs domaines allodiaux.
Le domaine des Agoult-Simiane semble être constitués d'alleux, c'est-à-dire des terres qui étaient exemptes de droits seigneuriaux, situées autour d'Apt (actuel département du Vaucluse), à partir du Xe siècle. Leurs possessions sont situées au nord du comté d'Apt, où ils contrôlent les castra des plateaux de Viens, avec Viens et Alpester, et de Caseneuve, ainsi que Castillon,, où se trouve un monastère (monasteriolum S. Martini). Au nord-est, ils contrôlent le plateau d'Albion, avec Sault, Simiane et Banon,. Dans la partie ouest, « à la frontière des comtés d'Apt et de Cavaillon », ils possèdent les castra de Goult et de Gordes, ainsi que les villae de Beaumettes et de Sorguette,. Le contrôle de ce territoire ne se fait pas sans heurts puisque les Agoult-Simiane sont opposés aux Castellane-Lacoste, alliés aux vicomtes de Cavaillon. La première mention de cette opposition correspond à l'acte de 992.
L'historien Jean Barruol (1898-1984), à partir de son étude « L'influence de saint Mayeul et de sa famille dans la renaissance méridionale du XIe siècle, d'après une documentation nouvelle du Cartulaire d'Apt », attachait plusieurs personnalités de la région possédant des biens à Apt et ses environs à la famille du saint Mayeul de Cluny. Jean Méhu fait remonter l'origine à Fulcher l'Ancien, grand-père de Saint Mayeul à travers son frère puiné Eyric. Imbert/Humbert [I] est ainsi considéré comme l'un des cinq fils d'Éric, frère de Maieul. Leurs terres proviendraient alors des immenses propriétés foncières du grand père de saint Mayeul, Fulcher (ou Foucher) l'Ancien. Ce grand propriétaire terrien d'origine gallo-romaine possédait au milieu du VIIIème siècle de très nombreuses villae en Provence, dans les pagus de Riez, Sisteron, Fréjus, Apt et Venasque.
La médiéviste Eliana Magnani (1999) apporte une critique à cette analyse et considère ces « rattachements douteux ». Elle souligne que si les Agoult possèdent des biens à Apt, ceux-ci ont pu être obtenus non par héritage, mais plus probablement par accaparation.
Dans un article consacré aux « Noms propres, dévolution du nom et dévolution du pouvoir dans l'aristocratie provençale (milieu Xe-fin XIIe siècle) » (2003), Florian Mazel, reprenant notamment les travaux de Poly (1976), relève que les premiers membres de cette famille sont associés à des surnoms toponymiques à partir XIIe siècle, ce qui est plutôt tardif par rapport à la période d'apparition des seigneuries castrales. Il indique que la première attestation du cognomen [d'Agoult], qui va se transmettre aux générations suivantes, remonte à 1120. Cependant, sa première attestation remonte à 1094,.
Au milieu XIe siècle, les premiers membres sont associés au cognomen toponymique « d’Apt »,. Ce dernier est cependant rapidement abandonné au profit de « d’Agoult » (1094), puis « de Simiane », utilisée à partir de 1126,.
Dans la branche principale, certains membres portent le cognomen « de Simiane » parallèlement au cognomen « d'Agoult ». Une branche secondaire, plutôt méconnue, prend le cognomen « de Viens ». Cette branche s'éteint au XIIIe siècle.
Mazel observe que la « généralisation de ces surnoms ne met pas fin à la reprise du nom propre du père […] qui se maintient au XIIe siècle, avant de se fixer en nom double au XIIIe siècle ». Ainsi « à partir de 1120, le fils cadet de Raimbaud I se nomme Bertran Raimbaud ; à partir de 1173, le fils aîné de Guiran I de Simiane se nomme Raimbaud Guiran (Raimbaudus Guiranni). »
Le leitname (de), ou nom de lignée, des premiers degrés, Imbert, disparait, à l'exception pour la branche secondaire. De nouveaux noms apparaissent, Raimbaud, Guiran, Bertran, Rostaing, Raimon, « attribués aux fils de la famille à partir du début du XIIe siècle. » Mazel constate enfin que le cognomen « d'Agoult » n'est associé qu'aux noms Rostaing, Raimon et Raimbaud, et que celui « de Simiane » ne l'est qu'à Guiran, observant pourtant que « les droits seigneuriaux sur les castra de Goult et de Simiane demeurent possédés en indivision par les différents frères et cousins ».
L'essor de la famille débute vers le début du XIe siècle avec son implantation à Apt. La famille semble soutenir la réforme de l'Église. Mazel (2000 a) souligne qu'il s'agit cependant d'une stratégie dans sa lutte de pouvoir avec les autres familles aristocratiques. Tant leurs biens que leur alliance avec le seigneur Raimbaud de Nice, dit de Reillanne, appartenant au lignage vicomtal des Nice-Orange, leur permet de se placer comme les protecteurs de l'Église d'Apt. On trouve ainsi ses premiers membres dans l'entourage du comte et ils contrôlent l'espiscopatus (« épiscopat ») d'Apt.
Guillem/Guillaume Ier († v. ) qui épouse Azalaïs/Adélaïde, probablement [de Reillanne]. Leur fils, Alfant, monte au début de l'année 1048 sur le siège épiscopal d'Apt, sous les auspices de Raimbaud de Nice. La participation des différents parents à la reconstruction de la cathédrale permet d'en faire une « véritable fondation religieuse »,.
En 1056, les deux frères de l'évêque Alfant/Aufant, Rostaing/Rostang et Guillaume, coseigneurs d'Apt, donnent le monastère de Saint-Pierre à la cathédrale.
Rostaing/Rostang (1031 - fin XIe siècle) épouse en secondes noces Gisla/Gisle, fille du seigneur Raimbaud de Nice, dont est issu Laugier, qui monte à la suite de son oncle sur le siège d'Apt,,.
La famille d'Agoult-Simiane est à l'origine de plusieurs branches.
Raimbaud, fils de Rostaing/Rostang, épouse Sancia/Sancie, dite dame de Simiane,. Raimbaud épouse Sancia/Sancie, dite dame de Simiane. Leur fils, Guiran/Guirand, qui prend le nom de Simiane est à l'origine de la famille de Simiane. Leur second fils, Bertrand, pourrait être le père de Raimon/Raymond, chevalier, seigneur d'Agoult et de la vallée de Sault, à partir duquel la filiation est prouvée.
Raimon/Raymond, pour qui la filiation est connue, épouse Isoarde, fille du comte de Die, Isoard [II],. Raimon/Raymond [I] est présent, en , à Arles, lors du couronnement de l'empereur Frédéric Barberousse comme roi de Bourgogne. À la suite de cet événement, il obtient de l'empereur « une bulle solennelle qui lui assurait toute juridiction féodale sur la vallée de Sault et lui reconnaissait les droits de péage, tant par eau que par terre, qu'il exerçait ou auxquels il pouvait légitimement prétendre dans l'étendue du comté de Die. » Le couple a notamment trois fils : Raimon/Raymond [II] [d'Agoult], Bertrand [I] [de Mison] et Isnard [I] [d'Entrevennes],. Isnard est à l'origine de la branche aînée qui s'installe en Provence et Raimon/Raymond [II] est l'auteur de la seconde, dite des seigneurs de Beaurières, qui s'installe en Dauphiné.
En 1182, Raimbaud d'Agoult remet au comte de Forcalquier, Guillaume IV, les châteaux de Montfort, d'Arnoux et de Piouzin ainsi que toutes ses possessions au diocèse de Sisteron, contre une garantie de 5 000 sous au comte.
Mabille d'Agoult, dite d'Entrevennes, épouse Bergundio/Burgundion/Burgundius, issu de la famille vicomtale de Marseille, seigneur de Trets et d'Ollières, et portant le titre vicomte de Marseille (1213),. Leur fils, Isnard, prend le nom et les armes de sa mère, donnant naissance à la famille d'Agoult d'Ollières,.
Au début du XIIIe siècle, un deuxième ensemble s'installa dans la région de Sisteron (Mison) et est à l'origine des nombreuses branches des d'Agoult du Dauphiné, qui au début du XVIIe siècle se fixent par mariage dans la région de Grenoble. Hector d'Agoult, baron de Montmaur, conseiller au Parlement de Dauphiné, épouse Uranie, la petite-fille de Soffrey de Calignon, chancelier du roi de Navarre. Elles se divisent en trois branches principales : d'Agoult-Montmaur, éteinte avec le comte Charles Louis Constant d'Agoult (1790-1875) époux de Marie de Flavigny, la branche de Voreppe (avec ses deux rameaux de La Varenne et de Beauplan), éteinte avec Hector d'Agoult (1860-1915), député du Sénégal, et la branche de Beauvesin, éteinte dès 1837,[réf. à confirmer].
La famille d'Agoult s'éteint en ligne masculine en 1915 avec Hector d'Agoult, député du Sénégal, dernier du nom, mort au champ d'honneur en 1915. De son mariage en 1891 à Valentine d'Estampes, il a trois fils, morts en bas âge, et une fille, Clémentine (1897-1991), mariée, en 1924, à Antoine, baron Séguier (1891-1978). Leurs trois fils sont autorisés à relever le nom d'Agoult, sur leur demande en 1963, d'où la modification du patronyme en Séguier d'Agoult.
Les armes de la famille d'Agoult se blasonnent ainsi : D'or au loup rampant d'azur. (Armorial de la noblesse de Languedoc, 1860) D'or au loup ravissant d'azur, armé, lampassé et vilené de gueules. (Rivoire de La Bâtie, 1867 ; Chaix d'Est-Ange, 1922). L'écu enveloppé d'un manteau de pair de France — Couronne : de Prince, sur l'écu et de Marquis (alias de Vicomte) sur le manteau. Devise : Avidus committere pugnam(avide de livrer bataille). Cri de guerre : Sault au seigneur. |
Un acte forgé au XIIe siècle prétend que le premier auteur de la Maison, un certain Loup (Wolf), fils d'une princesse, aurait été recueilli par une louve. Il aurait alors reçu ces armes de l'empereur germanique Henri II ainsi que les terres de la vallée de Sault.
Sobriquet donné par le roi René d'Anjou (roi de Naples, duc d'Anjou et de Lorraine, comte de Provence) : « Hospitalité d'Agoult ». Le roi René donna des sobriquets à diverses (27) familles aristocratiques de la Provence : « libéralité de Villeneuve », « gravité d'Arcussia », « grandeur des Porcellets », « Fidélité de Bouliers » , etc.
Présentation de la filiation des premiers Agoult-Simiane, selon les travaux du médiéviste Florian Mazel (2000, 2002),. Les dates correspondent aux premières et aux dernières mentions dans la documentation.
Selon la notice de Gustave Chaix d'Est-Ange (1922), « Le chevalier de Courcelles en a donné une généalogie complète dans la tome VII de son Histoire généalogique des pairs de France ». Il produit ensuite un extrait du mémoire que Chérin « chargé de vérifier les preuves de noblesse qu'elle fit sous Louis XVI pour jouir des honneurs de la Cour ». Ce dernier donne une filiation prouvée à partir de Raymond. Chérin avance qu'il serait vraisemblablement le fils de Bertrand.


La famille d'Agoult est à l'origine des branches suivantes :